| . |
| |||||||
| L'Afrique
ancienne
L'Afrique romaine |
Le mot Africa
(Libya des Grecs), avait trois
sens dans l'Antiquité1° Le continent africain 2° Le diocèse d'Afrique, formé au IVe siècle, qui comprenait les MaurétaniesL'Afrique romaine (Afrique propre). La province romaine En 708 (46 av. J.-C.) on ajouta à
cette province le royaume de Numidie En 37 de notre ère, Caligula
subdivisa la province; la région frontière, menacée
sans cesse par les incursions des Maures,
fut confiée au légat de la légion
'lla Augusta, qui campait
dans les environs de Theveste (Tebessa) A partir de Septime Sévère, le légat de la IIIa Augusta (campée depuis Hadrien à Lambessa), s'appelle aussi praeses provinciae Numidiae. Sous Dioclétien on forma quatre provinces de ces deux pays : 1° la Proconsularis, métropole Carthage;La première de ces provinces est gouvernée par un proconsul, la Tripolitaine par un corrector, chef civil et militaire; les deux autres, d'abord par des praesides, puis par des consulares. Ces quatre provinces, réunies à la Mauretania Sitifensis et à la Mauretania Caesariensis, formèrent le diocèse d'Afrique, gouverné par un vicaire du préfet du prétoire d'Italie Après la domination des Vandales
(439-534), Justinien rétablit l'ancien
état de choses, sauf qu'il réunit à l'Afrique la Mauretania
Tingitana, et qu'au lieu d'un vicaire l'Afrique eut pour gouverneur
suprême un praefectus praetorio, possédant en même
temps le titre et les pouvoirs d'un magister militiae. Au temps
de Phocas, l'Afrique est administrée par un exarque. La fin
de la domination romaine en Afrique est marquée par la prise de
Tripoli
par les Arabes vers 644, de Carthage
vers 698.
Ruines romaines en Afrique du Nord (Bulla Regia, Tunisie). Photo : © Angel Latorre, 2008. Les principales villes de l'Afrique romaine
étaient Carthage,
Hadrumète, Utique Quoique l'Afrique ait reçu très vite la civilisation romaine, la population phénicienne et numide persista longtemps : saint Augustin nous apprend qu'on parlait encore punique à Carthage au Ve siècle. La langue punique était même officiellement admise dans les contrats. De même, les Numides formaient encore, au temps de l'invasion vandale, une population très forte et à peine soumise. Néanmoins peu de provinces ont été plus romanisées que l'Afrique, et, en même temps, plus riches, plus prospères, plus peuplées. Le nombre de villes, colonies ou municipes, qu'y fonda la domination latine, fut véritablement prodigieux. Strabon compte 300 villes dans la seule Carthaginoise : les listes d'évêques nous donnent un chiffre à peine inférieur pour le Ve siècle. Il se forma là une littérature, latine à tous égards, mais ayant son originalité propre, caractérisée par certaines bizarreries dans l'expression, l'emploi de locutions et d'expressions populaires, et une singulière force dans la pensée : Apulée et Tertullien sont les représentants les plus connus de ce qu'on a appelé à tort la littérature africaine. La vie matérielle était alors tout autre en Afrique qu'elle est aujourd'hui : la terre, d'une fertilité extrême, produisait assez de céréales pour approvisionner en partie les villes italiennes; les épitaphes nous ont fait connaître un nombre étonnant d'octogénaires et de centenaires. Le christianisme se répandit de bonne heure en Afrique : mais, dès sa première extension, il y donna naissance à plus de sectes que n'importe où : les montanistes, les marcionites, les manichéens, les novatiens, les pélagiens n'eurent nulle part autant d'adhérents qu'en Afrique : c'est là que se forma la secte des donatistes. En somme, l'Afrique est, avec la Gaule |
| . |
| ||||||||||||||||||||||||||||||||