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Clarke (Samuel),
philosophe né à Norwich« L'existence de la cause première est nécessaire, nécessaire, dis-je, absolument et en elle-même. Cette nécessité par conséquent est, a priori et dans l'ordre de nature, le fondement et la raison de son existence. - L'idée d'un être qui existe nécessairement s'empare de nos esprits, malgré que nous en ayons, et, lors même que nous nous efforçons de supposer qu'il n'y a point d'être qui subsiste de cette manière [...]. Et si on me demande quelle espèce d'idée c'est que celle d'un être dont on ne saurait nier l'existence sans tomber dans une manifeste contradiction, je réponds que c'est la première et la plus simple de toutes nos idées, une idée qu'il ne nous est pas possible d'arracher de notre âme
1 ° quelque chose a existé de toute éternité, puisque quelque chose existe aujourd'hui;Samuel Clarke a de plus défendu le libre arbitre contre Collins : Philosophical inquiry concerning human liberty (Londres, 1751, in-8) et l'immortalité de l'âme contre Dodwell : A Letter to Mr Dodwell wherein all the arguments in his epistolary discourse against the immortality of soul are particulary answered, etc. (Londres, 1706, in-8). Samuel Clarke a encore soutenu une célèbre polémique avec Leibniz sur la nature de l'espace et du temps. A la suite de Newton, Clarke faisait de l'espace et du temps les attributs réels de Dieu; Leibniz ne voulait y voir que de pures abstractions. Cette polémique se trouve dans toutes les éditions des oeuvres de Leibniz. Samuel Clarke a aussi écrit un livre intéressant sur la morale où il soutient l'immutabilité de la loi morale et voit le fondement des devoirs dans la convenance : Discourse concerning the unchangeable obligations of natural religion (Londres, 1708, in-8). Les oeuvres de Clarke ont été éditées à Londres en 4 vol. in-fol. (1738-1742). - Sa vie a été écrite par Hoadley. Le Traité de l'existence de Dieu et le Discours de morale ont été traduits en français par Ricottier (Amsterdam, 1744, 2 vol. in-18; Paris, 1843, in-12). (G. Fonsegrive). |
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| Clarke (Henry), mathématicien né à Sallord, près de Manchester (Angleterre), en avril (?) 1743, mort à Islington (Middlesex) le 30 avril 1848. Il fonda à Salford vers 1775 une école commerciale et fut nommé en 1783 répétiteur de mathématiques et de physique au collège de Manchester, puis en 1802 professeur de physique et de géographie à l'école militaire de Marlow. On lui doit un grand nombre d'articles scientifiques insérés dans le Ladie's Diary (1772 à 1782) et une douzaine d'ouvrages publiés à part, parmi lesquels il convient de mentionner : Practical Perspective (Londres, 1776); the Rationale of circulating numbers (Londres, 1777); the Summation of séries (Londres, 4780, in-4); Tabula linguarum (Londres, 1793); the Seaman's desiderata (Londres, 1800). | ||
| Clarke (George Rogers),
pionnier américain, l'un des premiers trappeurs du Kentucky et de
l'Ohio avec Henderson et
Boone. Il s'était
établi quelque temps avant la guerre de l'indépendance entre
les rivières Cumberland et Kentucky, territoire érigé
en 1776 par l'assemblée de Virginie en comté de Kentucky.
La lutte était incessante entre les Blancs établis au sud
de l'Ohio et les tribus indiennes maîtresses de la rive septentrionale.
Après la rupture entre les colons anglais et la métropole,
les Amérindiens furent encore excités contre les rebelles
américains par Hamilton, le commandant de la garnison britannique
du fort de Détroit (Lac Érié).
Tandis que le Congrès continental préparait une expédition contre cet officier anglais, Rogers Clarke, avec l'assentiment des hommes les plus influents de la Virginie, Patrick Henry, gouverneur, Georges Whyte, Georges Mason, Thomas Jefferson, et investi d'une commission régulière de l'État, réunit quelques volontaires en avant-garde, partit en janvier 1778, descendit l'Ohio, établit un noyau de colonie près des Chutes (plus tard Louisville), puis, s'éloignant de la rivière vers le Nord, réussit à s'emparer, par un hardi coup de main (juillet 1778), des anciens établissements français de Kaskaskia et Kahokia, près du Mississippi (État de l'Illinois) et de Vincennes, sur le Wabash (Indiana). Les habitants, instruits de l'alliance conclue entre la France et les ÉtatsUnis, prétérent volontiers le serment d'allégeance à la Virginie. Hamilton reprit bientôt après possession de Vincennes, mais Clarke, par une marche hardie, l'y surprit (février 1779) et l'envoya, prisonnier, en Virginie. L'assemblée de Virginie lui érigea immédiatement tout le territoire au Nord de l'Ohio en comté d'Illinois et récompensa les services de Clarke par le don, pour lui et ses compagnons, de 150 000 acres de terre sur la rive droite de l'Ohio en face des Chutes (anc. comté de Clarke); il fut en outre nommé chef militaire de la région avec le titre de brigadier général. Rogers Clarke était un hardi chef de bandes, plutôt qu'un général et un administrateur. Il ne sut pas toujours protéger le Kentucky contre de nouvelles incursions indiennes et échoua misérablement en 1786 dans une expédition contre les tribus du Wabash. Il tomba on disgrâce et son commandement dans l'Ouest lui fut retiré. L'histoire dès lors le perd de vue. (A. Moireau). |
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| Clarke (Edward Daniel),
minéralogiste et voyageur né à Willington (Sussex)
le 5 juin 1769, mort à Cambridge En 1812, il parcourut la Bulgarie La relation complète des voyages de Clarke a été publiée sous le titre Travels in various countries of Europe, Asia and Africa (Londres, 1849-21, 6 vol. in-4, et 11 in-8, et nombr. édit. et traduct. partielles en français); il a publié encore divers ouvrages et mémoires sur l'archéologie et surtout la minéralogie. (Dr L. Hn.). |
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| Clarke (William), officier
né en Virginie 1er août 1770,
mort à Saint-Louis (Missouri) le 1er septembre
1838. Il passa la plus grande partie de sa jeunesse dans le Kentucky, prit
part de bonne heure aux luttes continuelles des trappeurs et des pionniers
contre les Indiens, puis entra dans l'armée régulière
en 1788, où il devint lieutenant en 1792. Quatre ans plus tard sa
santé lui fit quitter le service, et il alla s'établir à
Saint-Louis. C'est là qu'il reçut en 1803 du président
de l'Union,
Thomas Jefferson, la mission de
commander en qualité de lieutenant d'artillerie l'expédition
confiée au capitaine Meriwether Lewis pour
l'exploration du Far-West américain depuis la versant oriental des
Montagnes Rocheuses jusqu'à l'embouchure du Columbia ( |
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Clarke (Alexander Ross),
né à Readings (Berks) le 16 décembre 1828, de la Royal
Society (1862), est officier ingénieur de l'Ordnance Survey
Office, à Southampton, et a participé à ce titre à
la jonction des triangulations entre la France et l'Angleterre. Parmi ses
écrits, citons un ouvrage (1858) et des mémoires (1856, 1861,
1866) sur la figure de la TerreT.-F. de Schubert avait émis l'idée que la Terre a la forme d'un ellipsoïde à trois axes inégaux. Clarke a calculé en 1858 les éléments de cet ellipsoïde; mais il reconnaît que les données sont insuffisantes pour résoudre définitivement le problème. |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.