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Attribut ou
Prédicat.
- Les deux termes sont synonymes en logique,
mais non en grammaire - en grammaire, on appelle attribut le troisième
terme de la proposition: ce qui est affirmé du sujet. Le prédicat
désigne pour sa part tout accident affirmé du sujet, état
ou action, ce qui est exprimé par le verbe attributif et ses compléments.
Le mot prédicat (généralement préféré
par les logiciens) vient du verbe praedicare, affirmer. C'est ce
qui se dit, ce qui s'affirme d'un sujet.
Dans les vers mnémotechniques, où les logiciens du Moyen
âge ont résumé les quatre figures
du syllogisme :
Sub
prae, tum prae prae, tum sub sub, denique prae sub,
La syllabe prae représente
le mot praedicatum, ou prédicat, de même que la syllabe
sub
représente le mot sutjeclum ou sujet. Enfin Hamilton
a appelé quantification du prédicat l'opération, selon
lui, indispensable, on logique formelle, qui consiste à énoncer
expressément la quantité ou extension
de l'attribut, le plus souvent sous-entendue dans la pensée
et le discours ordinaires. Ainsi, quand on dit, « tout humain
est mortel », la quantité ou extension du sujet humain
se trouve déclarée par le mot « tout »,
mais celle du prédicat « mortel » reste indéterminée,
et deux hypothèses sont possibles-a
priori : ou bien, tout humain est tout mortel ou bien tout humain est
quelque mortel. D'où il suit que la proposition
universelle de l'ancienne logique se dédouble, si l'on quantifie
le prédicat, en toto-totale et parti-partielle. Semblablement la
proposition particulière se dédouble en parti-totale et parti-partielle. |
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