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Encyclopédie
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jusqu'en 1850 |
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siècle, la civilisation avait jeté, chez les Magyars, d'assez
profondes racines pour qu'une littérature
nationale pût se développer. Malheureusement, à la
suite de l'établissement du christianisme
en Hongrie La langue latine
n'étouffa cependant pas complètement la langue
hongroise; qui se conservait dans les relations de la vie commune,
dans les camps, dans les fêtes domestiques
ou populaires, dans les assemblées politiques. On a recueilli des
fragments d'hymnes guerriers, de chants populaires
et de sermons en hongrois. Les annales de la Hongrie Avec le XVIe siècle s'ouvre une période plus favorable pour la littérature hongroise : les mouvements politiques et religieux donnent aux esprits une vive impulsion. Bien que les princes de la maison de Habsbourg se soient efforcés de faire prédominer l'allemand, ou, à son défaut, le latin, Ferdinand Ier doit s'engager solennellement, en 1526, à respecter la langue et la nationalité des Magyars. Pour instruire le peuple, dans sa propre langue, des destinées de ses ancêtres, Székély, Temesvàri, Heltei, Bartha, Lisznyai, écrivent leurs Chroniques hongroises. Des traductions de la Bible sont publiées par Komjàti, Pesti, Sylvestre, Juhàsz, Félegyhazi, Karolyi, Molnàr, Kéldi, Komàromi, Totfalusi. Des orateurs éloquents se révélent : Gaal, Davidis, Kultsàr, Bornemisza, Telegdi et Detsi au XVIe siècle, Pazman Ketskemeti, Zvonaritz, Koptsanyi, Margitai au XVIIe. Dans la poésie sacrée se distinguent Batizi, Pétsi, Ujfalvi, Skaritzai, Fabricius, Fazékas, Gelei, Dajkà, Megyesi, etc. Jamais on ne composa plus de chants destinés à rappeler les exploits des héros nationaux, à raconter les vieilles histoires ou les vieux contes : parmi ceux qui brillèrent dans ce genre de littérature, on cite, Csàti, Tinodi, Kâkonyi, Tsanàdi, Vàlkai, Tsâktorny, Tserényi, Szegedi, Illesfalvi, Sztary, Balassa, Illisvai, Verès, Enyedi, Szöllösi, etc. La poésie épique prend aussi un grand essor avec le comte Niklas Zrinyi, Ladislas Liszti, Christophe Paskö, le comte Étienne Kohary, et Etienne de Gyöngyösi. Dans la poésie lyrique, Rimai et Benitzky se sont fait un nom célèbre. On publie une foule de Grammaires, de Dictionnaires et d'autres ouvrages de philologie. Cette littérature hongroise, si pleine de sève, si vigoureuse dans ses développements, fut étouffée au XVIIIe siècle par les princes autrichiens, parce que la langue nationale était considérée comme la source des hérésies et des révoltes, et le latin redevint plus florissant que jamais. Toutefois, le hongrois fut encore employé dans la poésie par Faludi, Bessenyei, Paul Anyos, Kàlmar, Bàrotzi, Révai, etc. Mais les efforts de Joseph Il pour abolir la Constitution hongroise et pour imposer l'allemand comme langue des affaires publiques amenèrent une réaction violente. En 1781 Mathieu Ràth publia le premier journal en langue hongroise. En 1790, après la mort de Joseph II, la Diète hongroise rendit l'étude de cette langue obligatoire dans les écoles, et en prescrivit l'emploi dans tous les actes publics, politiques et judiciaires; des théâtres hongrois s'ouvrirent à Ofen et à Pesth ; on fonda des revues purement littéraires. Cette nouvelle période, qui commença à la fin du XVIIIe siècle, a été féconde. Dans la poésie on remarque Joseph Rajinis, Gabriel Dayka, Kasinczy, Verseghi, Csokonai, Viràg, Jean Kis, Berszenyi, Kisfaludy, Paul Szemere, Ràday, Szeutzobi, Kölesey, Witkovics, Szent-Miklosy, André Horvàth, Erdélyi, Kerényi, Lisznyai, Jean Arany, et surtout Czuzcor, Vörösmarty et Petoefi. Parmi les prosateurs nous citerons : le baron Josika, qui a pris pour modèle Walter Scott dans ses romans; les romanciers Kuthy Nagy Pàlfy, Tompa, Dobsza; les historiens Étienne et Michel Horvàth, Szalay, Jaszay; les géographes Fényes et Palugyai; les auteurs dramatiques Coetvoes, Obernyik, Gàl, Czako, Ladislas Teleki, Szigligeti. (B.). |
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© Serge Jodra, 2008. - Reproduction interdite.