|
|
|
|
Les
textes
|
|
| Lettres.
- Le genre épistolaire comprend les ouvrages de toute nature, composés
sous forme de lettres. Il faut pourtant mettre à part certaines
espèces de lettres dont l'intérêt est pour ainsi dire,
extra-épistolaire; notamment, les lettres en forme de roman
(Clarisse Harlowe Considérons surtout la lettre familière, qui doit sa naissance au besoin de sociabilité humaine et à la nécessité où l'on se trouve, à cause des absences, d'écrire ce que l'on ne peut pas dire. Ainsi entendue, la lettre apparaît (c'est ce qui en fait le charme) comme la sincère expression de la personne qui l'écrit. Les trois chefs-d'oeuvre de la littérature épistolaire sont la correspondance de Cicéron, celle de Mme de Sévigné et celle de Voltaire : la première, attique par la forme, et si profondément attachante à cause des grands intérêts politiques qui s'y trouvent mêlés; la seconde, si vive, si savoureuse; la troisième, immense (plus de neuf mille lettres), merveilleusement souple et variée, ouverte à toutes les idées, à tous les goûts, à toutes les passions, non seulement d'un homme, mais d'un siècle. A côté de ces trois recueils, combien on en pourrait citer d'autres! Presque tous les écrivains ont laissé des lettres. Mentionnons celles de Pline le Jeune, d'un esprit un peu apprêté; celles de J.-L de Balzac, trop éloquentes; celles de Voiture, trop précieuses; celles de Gui Patin, bourgeoises; de Mme de Maintenon, sérieuses et insinuantes; de Mlle de Lespinasse, sentimentales; etc. En fait, le genre épistolaire a
joui a certaines époques d'une grande vogue, à d'autres il
s'est effacé. A certains moments, on a bien à faire à
de vraies lettres, à d'autres la lettre n'est plus qu'un artifice
d'expression. Il ne semble pas que les Anciens Au Moyen âge On trouvera dans ce site de brèves
notices sur les ouvrages suivants, qui se présentent dans leur titre
comme des Lettres :
|
|
© Serge Jodra, 2006. - Reproduction interdite.