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Les
textes
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le terme de genre épistolaire, on comprend les diverses lettres
missives (en latin epistola; du grec epistolè, envoi,
message) qui peuvent être écrites par une personne à
une autre, et qui ont le plus souvent pour sujet quelque événement
réel de la vie ordinaire. Il y a des lettres de compliments, de
félicitation, de consolation, de condoléances, d'excuse,
de justification, de demande, de réclamation, de remerciements,
d'offres, de refus, de conseils, de reproches, de plaintes; d'autres qui
traitent d'affaires d'intérêt ou de coeur; d'autres de simple
politesse, d'envoi, d'invitation, etc. Enfin une lettre peut annoncer aussi
une nouvelle politique ou militaire, pourvu qu'elle intéresse particulièrement
la personne à qui on s'adresse.
Si le genre épistolaire comprend
donc les ouvrages de toute nature, composés sous forme de lettres,
il faut pourtant mettre à part certaines espèces de lettres
dont l'intérêt est pour ainsi dire, extra-épistolaire;
notamment, les lettres en forme de roman (Clarisse
Harlowe Quel que soit le sujet de la lettre, elle n'est toujours qu'une conversation écrite; le genre épistolaire se rapproche, par conséquent du ton de la conversation, moins les négligences et les incorrections qui échappent souvent à la rapidité de la parole. Mais le soin donné aux tours et aux expressions ne doit rien ôter à une lettre de cet air d'aisance et d'abandon qui en fait le caractère essentiel, même lorsque le sujet qu'elle traite est grave et important. Elle ne doit rien avoir de désordonné; mais il ne faut pas qu'on y voie une méthode, une régularité étudiée; il faut éviter avec soin les phrases longues, cadencées, périodiques, les figures que l'usage n'a pas rendues simples et naturelles. Quel que soit l'objet de la lettre, on doit se garder d'être long, attaquer son sujet dès le début, sans aucun de ces préambules qui trahissent l'embarras de celui qui écrit la lettre et impatientent la personne qui la lit. Si, cependant, on est obligé de commencer sa lettre avec de certaines précautions, de certains ménagements pour la personne à qui on écrit; si, s'adressant à un inconnu, on est obligé de se faire connaître, de lui expliquer les circonstances par lesquelles on est amené à lui écrire, que ce préambule soit bref et précis. Les lettres qui n'ont
pour objet que l'épanchement des sentiments affectueux ne sont pas
soumises à cette règle de la brièveté : leur
principal mérite est dans l'abandon et la naïveté. Dans
toute espèce de lettre, il faut attacher la plus scrupuleuse attention
à la clarté et à la netteté des termes : la
plus légère équivoque, la méprise la plus insignifiante
en apparence, peuvent avoir les conséquences les plus fâcheuses.
"le vrai caractère du style épistolaire est l'enjouement et l'urbanité."Considérons surtout la lettre familière, qui doit sa naissance au besoin de sociabilité humaine et à la nécessité où l'on se trouve, à cause des absences, d'écrire ce que l'on ne peut pas dire. Ainsi entendue, la lettre apparaît (c'est ce qui en fait le charme) comme la sincère expression de la personne qui l'écrit. Les trois chefs-d'oeuvre de la littérature épistolaire sont la correspondance de Cicéron, celle de Mme de Sévigné et celle de Voltaire : la première, attique par la forme, et si profondément attachante à cause des grands intérêts politiques qui s'y trouvent mêlés; la seconde, si vive, si savoureuse; la troisième, immense (plus de neuf mille lettres), merveilleusement souple et variée, ouverte à toutes les idées, à tous les goûts, à toutes les passions, non seulement d'un homme, mais d'un siècle. A côté de ces trois recueils, combien on en pourrait citer d'autres! Quantité d'écrivains ont laissé des lettres : Fontenelle, Mirabeau, Joubert, Joseph de Maistre, Jacquemont, etc. Mentionnons encore celles de Pline le Jeune, d'un esprit un peu apprêté; celles de J.-L de Balzac, trop éloquentes; celles de Voiture, trop précieuses; celles de Gui Patin, bourgeoises; de Mme de Maintenon, sérieuses et insinuantes; de Mlle de Lespinasse, sentimentales; etc. En fait, le genre épistolaire a
joui a certaines époques d'une grande vogue, à d'autres il
s'est effacé. A certains moments, on a bien à faire à
de vraies lettres, à d'autres la lettre n'est plus qu'un artifice
d'expression. Il ne semble pas que les Anciens Au Moyen âge On trouvera dans ce site de brèves
notices sur les ouvrages suivants, qui se présentent dans leur titre
comme des Lettres :
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