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| La vapeur d'eau contenue dans
l'atmosphère peut se condenser sous forme de nuage et passer à
l'état liquide, par suite d'un refroidissement,
par le passage de l'air d'une région chaude
dans une autre plus froide, par détente ou par mélange avec
une masse d'air plus froide. Encore faut-il remarquer que si une masse
d'air contient de l'humidité et qu'elle se refroidisse, soit, selon
la règle, en s'élevant dans des couches plus hautes de l'atmosphère,
soit pour toute autre cause, il pourra se faire qu'elle devienne sursaturée.
En ce cas, son excédent de vapeur d'eau se
transformera généralement en gouttelettes dont le diamètre
peut varier de 6 à 100 microns (millièmes de millimètre).
Cette transformation, comme l'a montré Aitken -
Cumulus humilis... signe de beau temps. © Elsa Soucasse. Toute agglomération de particules
d'eau,
liquides ou solides,
flottant dans l'air, constitue un nuage. Les types de nuages que l'on peut
observer sont extrêmement nombreux, et les classifications qui ont
été élaborées sont souvent complexes. Mais,
en première approche, on peut dire qu'il n'existe, en réalité,
que deux grandes catégories de nuages, les cirrus,
formés de glace, et les cumulus, formés
d'eau; les cirrus proviennent ordinairement des masses d'air, qui, après
avoir été en contact avec la surface de la terre ou des eaux,
sont envoyées à de très grandes altitudes (10 kilomètres
et au delà) par le puissant tourbillonnement ascendant des cyclones
et des bourrasques; les seconds sont produits par un mouvement ascensionnel
vertical, surtout aux heures chaudes de la saison chaude.
Cirrus. Reste, on l'a dit, que ces deux catégories
de nuages présentent de nombreuses variantes. Les premiers, Lamarck
Stratocumulus... là, ça se gâte. © Elsa Soucasse. D'autres classifications sont basées
plutôt sur l'altitude à laquelle se situent les nuages.
La commission internationale des météorologistes, réunie
Munich en 1891, avait, elle pris pour base la classification de Abercromby
et H. Hildebrandsson, en la modifiant un peu par un comité permanent.
Elle se retrouva dans l'Atlas international des nuages, dont la
publication avait été décidée lors de la réunion
du comité permanent à Upsala Les nuages supérieurs, de 9 000
m d'altitude en moyenne, sont : les cirrus, vulgairement
queues-de-cheval, à structure fibreuse, et les cirro-stratus, forme
étalée et presque homogène des mêmes masses
de glace, qui produit parfois des halos autour
du Soleil Les nuages de courant ascendant diurne, ou cumulus, ont leur base à 1 400 m environ d'altitude. On les reconnaît à leur forme arrondie de balles de coton. Leurs sommets sont à 1 800 m. Mais, pendant les journées très chaudes et humides, les courants ascendants peuvent former de grands bancs, des masses énormes de cumulo-nimbus, nuages à averses, nuages d'orage, dont la base est naturellement à 1 400 m, mais dont les sommets peuvent atteindre à 4, 6, 8 kilomètres et davantage. Comme ils pénètrent dans les couches glacées, leurs sommets sont souvent effilochés en cirrus, et forment même des « champignons » ou «-enclumes-» de cirrus, qui surmontent leur masse arrondie ou surélevée en grosses tours. Ces cirrus qui les surmontent, ou qui parfois flottent autour d'eux, sont de vrais nuages de cristaux de glace; on les a pourtant appelés « faux cirrus » pour les distinguer des cirrus ordinaires, qui, formés par le tourbillon ascendant des bourrasques, ne quittent pas les régions supérieures de 9 à 10 kilomètres d'altitude Mais leur seule différence est dans la hauteur. En règle générale, les nuages d'eau étalés se résolvent en pluie; les nuages d'eau divisés restent en suspension, ainsi que les nuages de glace. La pluie d'orage est le résultat du mélange brusque des cirrus bas, ou faux cirrus, avec les sommets en surfusion, des grands cumulus. (E. Durand-Gréville). |