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Noeud (physique).
- Lorsqu'une corde vibre, ses divers points éprouvent des déplacements
très différents : l'écart entre les positions extrêmes
que petit occuper un même point est maximum pour certains d'entre
eux (ventres), minimum pour d'autres; ces points sont les noeuds, car,
tandis ils la corde semble renflée en tous les points où
l'écart des positions extrêmes est sensible, grâce à
la persistance des impressions de la lumière sur la rétine,
en ces points, au contraire, elle semble immobile et comme nouée
à sa position d'équilibre. Les noeuds s'observent dans tous
les corps en vibration dont les dimensions
se rapprochent plus ou moins d'une ligne, c.-à-d. dont l'une des
dimensions est très exagérée par rapport aux deux
autres; pour les corps qui, comme les plaques, ont longueur et largeur,
mais une épaisseur très faible par rapport à ces deux
dimensions, les noeuds, au lieu d'être isolés, sont réunis
les uns aux autres et forment des lignes qu'on appelle les lignes nodales.
Quand le corps vibrant est une masse dont on ne peut négliger aucune
des dimensions vis-à-vis des autres, les nœuds forment des surfaces
nodales. A l'intérieur des tuyaux d'orgue, par exemple, la masse
d'air qui vibre présente certaines tranches
ou le mouvement est minimum et même sensiblement nul : ce sont les
plans nodaux. Lorsqu'une corde est tendue entre deux points fixes, ces
points sort toujours des noeuds : si l'on touche avec le doigt un point
intermédiaire, situé, par exemple, au tiers de la longueur
totale et qu'on fasse vibrer la corde avec un archet, le point touché
par le doigt est aussi un noeud et la corde en présente un autre
situe aussi au tiers de la longueur totale, mais à partir de l'autre
extrémité. La présence des noeuds se reconnaît
facilement en faisant vibrer la corde devant un fond noir, ou bien en employant
un fil métallique que l'on fait rougir par un courant électrique
pendant qu'il vibre; la lumière émise par le fil lumineux
à l'endroit des ventres semble plus pâle parce qu'elle se
répartit sur une plus grande surface, tandis qu'à l'endroit
des nœuds le fil immobile brille avec tout son éclat.
(A. Joannis). |
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Noeud (astronomie).
- On appelle noeuds les points d'intersection de l'orbite d'une planète,
de la Lune ou d'une comète,
avec l'écliptique. Le noeud ascendant
ou noeud boréal, marque l'instant où l'astre
passe de l'hémisphère austral dans l'hémisphère
boréal, où, montant vers le nord, il émerge au-dessus
de l'écliptique; le noeud descendant ou noeud austral, marque l'instant
du passage de l'hémisphère boréal dans l'hémisphère
austral. La longitude du noeud ascendant est
l'un des éléments qui
servent à déterminer l'orbite d'une
planète. Les noeuds des planètes sont d'ailleurs à
peu près fixes, leur mouvement séculaire étant en
moyenne d'environ 1°, dans le sens rétrograde,
et on s'en occupe peu. Les noeuds de la Lune se déplacent, au contraire,
à chaque révolution de cet astre,
d'une quantité très appréciable : environ 19°20'
par an. Le mouvement n'est d'ailleurs pas rigoureusement uniforme, tantôt
accéléré, tantôt retardé; il a lieu,
comme celui des noeuds des planètes, dans le sens rétrograde,
et la durée complète de sa révolution, qui est, à
raison de 19° 20' par an, de dix-huit ans et demi environ, correspond
justement à celle de la période de la nutation.
C'est, du reste, dans le mouvement rétrograde des noeuds de la Lune
qu'on place la cause de ce phénomène. |
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