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Boscovich,
Ruggiero Giuseppe, savant jésuite ,
né à Raguse le 18 mai 1711, mort à Milan le 13 février
1787, fut élevé à Rome enseigna la philosophie et
les mathématiques au Collège romain (1740 - 1770) et fut
chargé par le pape de plusieurs missions scientifiques et diplomatiques.
Il eu sans doute sa part dans la décision du pape d'abroger le décret
de mise à l'Index du système de Copernic,
en 1757. Il voyagea en Angleterre et en France, se mit en relation avec
les savants de ces deux pays, fut admis dans leurs académies
et propagea en Italie la philosophie de Newton.
Boscovich
conçut vers cette époque de construire un observatoire pour
le Collège Romain, à partir des structures de l'église
St. Ignace devant porter le dôme qui n'était pas encore achevé.
Les difficultés auxquelles étaient alors confrontés
les jésuites empêcha la réalisation de ce projet. Celui-ci
sera mené à terme seulement à partir de 1850, par
Secchi.
Après la suppression de l'ordre des
Jésuites ,
il alla professer à Pavie ,
puis fut appelé à Paris comme directeur des travaux d'optique
pour la marine (1773-1786); il mourut à Milan, pendant qu'il dirigeait,
avec Le Maire, la mesure d'un degré du méridien .
II a donné le premier, dans De Maculis solaribus (1736),
une méthode géométrique pour déterminer l'équateur
d'une planète
par trois observations d'une de ses taches. On lui doit de très
nombreux autres travaux en astronomie et en optique, consignés notamment
dans : De annuis stellarum fixarum aberrationibus, Rome, 1742; De
orbitus cometarum determinandis ope trium observationem parum a se invicem
remotarum, Paris, 1774; et surtout dans ses Opera pertinentia ad
opticam at Astronomiam maxima ex parte nova et omnia hucusque inmedita,
Bassano, 5 vol. in-4,1785;
Il est en outre auteur d'une théorie
de la nature, Philosophiae naturalis theoria redacta
ad unicam legem virium in natura existentium, Vienne, 1758-59,
dans laquelle il explique tous les phénomènes par le fait
que la matière est composée de
points simples, indivisibles, contigus et sans extension (ce qui les distingue
des atomes) soumis à une force
attractive ou répulsives selon le cas, essayant de concilier ainsi
Leibniz
et Newton. La répusion entre deux points infinitésimaux tend
à devenir indéfiniment grande lorsque la distance des deux
point diminue indéfiniment, et s'affaiblit, quand la distance s'accroît,
pour se transformer ensuite en force attractive.
Boscovich fut aussi bon poète latin;
on a de lui le recueil de poèmes : Carmen de Solis ac Lunae defectibus,
5 vol., Londres, 1760, Rome, 1767. |
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