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Le
Lycée (Lykeion) était, à Athènes,
un lieu, sur les bords de l'Ilissus. Il tirait son nom de Lycos, fils de
Pandion, et était consacré à Apollon ,
qui en reçut le surnom de Lycien (Lykeios). Son bois
sacré
et son gymnase (le plus ancien d'Athènes) attiraient de nombreux
promeneurs et était aussi fréquenté que le Cynosarge
et l'Académie.
On y trouvait des
cours entourées de portiques, des
salles où les philosophes et les rhéteurs réunissait
leurs disciples, des pièces réservées pour les bains,
des terrains préparés pour la lutte, un stade pour la course,
des jardins et de beaux ombrages de platanes. C'est là qu'Aristote
enseigna sa philosophie, appelée pour
cette raison péripatéticienne
(c.-à-d. qu'on explique en se promenant), ou simplement Le Lycée.
Les murs du Lycée
étaient enrichis de peintures. Plus
tard, ce nom servit, notamment à Rome,
pour désigner des établissements d'enseignement philosophique.
Ce nom, remis à la mode par le roman
du jeune Anacharsis ,
fut repris en France
à l'époque du Consulat. En Bavière ,
les lycées sont des sortes d'universités inférieures
et comptent peu d'élèves. A Berlin,
à Darmstadt, on a désigné par ce nom des établissements
féminins d'enseignement supérieur. |
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