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Les
gens
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| Hiéroclès,
philosophe grec, de l'école néoplatonicienne,
qu'on a quelquefois confondu, à tort, avec Hiéroclès
de Bithynie Ces divers écrits témoignent
d'une grande élévation morale, et de sentiments religieux
très sincères. La philosophie
est pour lui la purification et l'achèvement de la vie. Elle la
purifie par la vertu; elle l'achève par la vérité.
Sur ces points, dans la philosophie théorique comme dans la philosophie
pratique, Platon et Aristote
sont d'accord pour l'essentiel, et, malgré des différences
de détail, c'est ce que les stoïciens
et les épicuriens ont eu le tort de
ne pas comprendre. Au point de vue théorique, à côté
du Dieu Hiéroclès se retrouve d'accord
avec les néoplatoniciens pour nier la préexistence de la
matière
et le commencement du monde dans le temps : il
veut que Dieu soit le créateur de toutes choses et que son action,
comme son essence, soit éternelle parmi
les êtres créés; les esprits
seuls ont été immédiatement produits par lui, et sont
l'objet de sa providence; la nature
matérielle a été créée, et est conservée
par Dieu, mais sans avoir égard aux individus,
dont la destinée est réglée,
non comme celle des esprits, par la providence, mais par la nécessité
et le hasard. Hiéroclès croit avec
Platonà
la préexistence Quant au mal, la divinité en est
innocente; il est exclusivement l'oeuvre de l'humain : Dieu se borne à
attacher certaines conséquences aux
actions qui sont librement choisies par les humains. Par là, le
philosophe prétend distinguer sa doctrine
aussi bien du fatalisme-stoïcien
que du naturalisme |
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| Hiéroclès, géographe byzantin du VIe siècle. Il a tracé, dans son Synekdemos le tableau des divisions administratives de l'empire grec d'Orient, telles qu'elles étaient constituées sous le règne de Justinien, antérieurement à l'année 535. Son traité, où sont énumérées 64 provinces (éparchies) et 912 cités, est donc un des monuments les plus précieux que nous possédions pour étudier la géographie politique du VIe siècle. L'ouvrage d'Hiéroclès, que Constantin Porphyrogénète a copié servilement dans son livre des Thèmes, a été édité par Parthey (Hieroclis Synecdemus; Berlin, 1866) puis dans un texte beaucoup plus correct, par A. Burckhardt (Hieroclis Synecdemus; Leipzig, 1893). (Ch. Diehl). |
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