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Porphyre,
philosophe néoplatonicien (dont
le véritable nom était Malk ou Malchus, qui en syrien veut
dire roi, et que l'on a grécisé par celui de porphyrios),
naquit en 233 de J.-C. à Tyr ou à Batane, colonie tyrienne
voisine de Tyr, étudia l'éloquence à Athènes
sous le célèbre Longin, et la philosophie à Rome sous
Plotin,
dont il devint le disciple assidu à partir de 263. Il cultiva avec
succès toutes les sciences connues de son temps, et sa distingua
en même temps par le talent d'écrire. Après la mort
de son maître, il enseigna la philosophie et l'éloquence à
Rome, et mourut dans cette ville en 304. Comme Plotin, son maître.
Porphyre admettait une sorte de Trinité,
et enseignait une philosophie toute mystique, s'efforçant d'unir
l'homme à
Dieu par l'extase : il prétendait
même avoir été une fois honoré de la vue de
Dieu. On doit à Porphyre la révision et la publication des
Ennéades
de Plotin; il composa en outre un grand nombre d'ouvrages originaux qui
sont perdus pour la plupart, entre autres un fameux traité contre
les Chrétiens, qui fut réfuté par plusieurs Pères
de l'Eglise, et que Théodose III
fit brûler.
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En
bibliothèque -
Les principaux ouvrages de Porphyre qui nous sont parvenus sont: une Vie
de Plotin, en tête des éditions de Plotin, trad. par Lévesque
de Burigny; une Vie de Pythagore, fragment d'une Histoire philosophique
en 4 livres (cette Vie a été éditée par Holstenius,
Rome, 1630, et par Kiessling, Leipzig, 1813); un traité de l'Abstinence
des viandes (édité à Rome, 1630, et à Utrecht,
1761, par Roehr; trad. en français par Lévesque da Burigny,
1747); une Lettre à Anébon, prêtre égyptien,
sur les dieux et les démons (dans le Poemander de Venise 1483, et
à Oxford, 1678); une Introduction aux catégories d'Aristote
(Paris, 1546, grec-latin), ouvrage qui, en conservant le souvenir des diverses
opinions des anciens sur la nature des universaux, a donné naissance
pendant le Moyen âge à la célèbre dispute des
Réalistes
et des Nominaux (il a été trad.
par Barthélemy St-Hilaire dans sa Logique d'Aristote); les Principes
des Intelligibles (Aphormae), abrégé de la doctrine
néoplatonicienne, publ. par Holstenius, Rome, 1630, réédité
par Fréd. Creuzer en tête du Plotin
de la collection Didot, et trad., avec plusieurs autres morceaux de Porphyre,
par E. Lévêque (dans le Plotin de Bouillet); des fragments
de la Philosophie des oracles, rassemblés par G. Wolf, Berlin,
1856; l'Antre de Nymphes, et les Questins homériques
(Venise,
1521), commentaire ingénieux de quelques passages du poète
grec; une Lettre à Marcella son épouse, retrouvée
et publiée en 1816 par A. Mai à Milan. Sa
Vie a été
écrite par Eunape et par V. Parisot (De Porphyrio, 1845).
En
librairie - Porphyre, L'antre des
Nymphes dans l'Odyssée, Verdier, 1990. |
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