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Les
gens
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| Jamblique,
romancier grec d'origine syrienne qui vivait au IIe
siècle.
Il écrivit les Babyloniaca en trente-cinq livres; cet ouvrage
renfermait les aventures extraordinaires de deux amants, Simonis et Rhodanes,
que poursuit le roi de Babylone, devenu amoureux de la belle Simonis. La
magie y jouait un rôle important. Nous ne possédons de ce
roman qu'un maigre extrait des seize premiers livres dans la Bibliothèque |
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| Jamblique, Iamblichus,
philosophe grec, né à Chalcis Nous ne connaissons sa doctrine philosophique que par les citations de Proclus (Commentaire sur le Timée de Platon) et celles de Damascius (Traité des premiers principes et Commentaire sur le Parménide). Vacherot en a donné une analyse étendue, surtout d'après Proclus, dans le Dictionnaire des sciences philosophiques, et l'on ne saurait mieux faire que d'y renvoyer le lecteur. Au point de vue philosophique, Chaignet a repris cette analyse en mettant à profit notre édition complétée de Damascius. Jamblique, sur presque tous les points controversés en matière de métaphysique, professait des opinions contraires à celles de Porphyre, d'Amélius et de Numénius. Damascius invoque son autorité en plus de cinquante passages. «Quant à la doctrine des triades, Jamblique, dit Vacherot, semble avoir poussé encore plus loin que Porphyre et Théodore l'abus de l'abstraction. Il se distingue encore de Plotin et de Porphyre par un goût excessif et presque superstitieuxIl disait en parlant de l'opinion de Porphyre sur les rapports du corps avec l'âme : «Cette méthode n'est digne ni de la philosophie, ni de la science; elle est pleine de superstitions barbares. » Il laissait à l'homme une grande part de libre arbitre. «Beaucoup plus superstitieux que Plotin et Porphyre dans sa théologie, il professe une morale plus pratique et plus humaine. » (Vacherot.). « Porphyre et Jamblique, écrit Jules Simon, égaux ou supérieurs à Plotin en réputation et en influence, mais esprits d'un ordre inférieur, qui mirent l'école d'Alexandrie sur la voie du symbolisme, préférèrent la tradition à la dialectique et commencèrent cette lutte impuissante contre le christianisme qui devait absorber les forces vives de l'École et finalement amener sa ruine complète. Le concile de MilanAjoutons qu'elle garda ce caractère jusqu'à sa suppression, prononcée en 529 par décret de l'empereur Justinien. On sait que Constantin fit brûler les écrits de Porphyre, empreints d'un esprit violemment hostile aux chrétiens. Il est probable que la plupart des ouvrages composés par Jamblique ont subi le même sort. Essayons d'en établir la bibliographie, ne fût-ce que pour donner une idée sommaire de son étonnante activité intellectuelle. Jamblique avait composé un vaste ouvrage en 10 livres Sur la secte pythagoricienne, savoir : 1° De Vita pythagorica (édité par J. Darcier en 1598; reproduit avec traduction latine par Kuster, Amsterdam, 1707; rev. par Th. Kiessling, Leipzig, 1815);Les ouvrages dont il nous reste à parler sont tous perdus : 1° Commentaire sur le premier Alcibiade;
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