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Sable. - Le sable est une mati√®re min√©rale, pulv√©rulente, compos√©e de grains g√©n√©ralement fins, provenant de la d√©sagr√©gation des roches siliceuses ou calcaires. Les principales formations de sable dans la s√©rie g√©ologique sont : les sables de l'argile plastique, fins et blancs, parfois agglutin√©s en gr√®s; les sables de Beauchamp, tr√®s fossilif√®res et paraissant r√©sulter de la d√©sagr√©gation du calcaire grossier, les sables de Fontainebleau, siliceux, jaun√Ętres ou blancs; les sables glauconif√®res, etc.

Saint-Elme (feu de). - Ph√©nom√®ne m√©t√©orologique rare apparent√© √† la foudre, qui se manifeste sous forme de lueurs lumineuses sur des objets pointus ou saillants tels que les m√Ęts des navires, les fl√®ches des cath√©drales, les antennes, et d'autres structures similaires. Le feu de Saint-Elme est en fait une manifestation du ph√©nom√®ne √©lectrique connu sous le nom de d√©charge coronale. Il se produit lorsque des diff√©rences de potentiel √©lectrique importantes existent entre l'objet pointu et l'environnement environnant, en particulier pendant les orages. Lorsque la tension atteint un certain seuil, l'air autour de l'objet pointu peut devenir ionis√©, cr√©ant ainsi une d√©charge √©lectrique sous forme de lueur lumineuse. Cette lueur peut √™tre bleu√Ętre ou violette et a l'apparence d'une flamme sans chaleur r√©elle.

Saison. - En astronomie, c'est chacune des quatre divisions √† peu pr√®s √©gales de l'ann√©e : les quatre saisons sont le printemps, l'√©t√©, l'automne et l'hiver.   Les saisons sont les parties de l'ann√©e comprises entre les diff√©rents passages du soleil aux solstices et aux √©quinoxes. Les dur√©es des saisons sont in√©gales : cela tient √† ce que l'orbite apparente du soleil sur la sph√®re c√©leste n'est pas circulaire, et que la Terre n'est pas plac√©e au centre. La dur√©e des saisons subit une variation lente. Actuellement, le printemps dure 92 jours 20 heures ; l'√©t√©, 93 jours 15 heures; l'automne, 89 jours 19 heures ; et l'hiver 89 jours. Dans l'h√©misph√®re sud, l'ordre des saisons est inverse de celui de l'h√©misph√®re nord, le printemps rempla√ßant l'automne, et inversement l'√©t√© rempla√ßant l'hiver. - En m√©t√©orologie, c'est la p√©riode pendant laquelle dominent certains √©tats de l'atmosph√®re  (saison des pluies, saison froide, etc.); cette division est assez arbitraire et d√©pend de la r√©gion de la Terre consid√©r√©e. Les saisons correspondent √† des conditions de chaleur et de lumi√®re diff√©rentes, et par suite, elles ont une grande influence sur les vents, la v√©g√©tation, la vie √† la surface de la terre, etc. Dans l'h√©misph√®re nord, c'est en hiver que le Soleil est le plus rapproch√© de la Terre, mais pendant cette saison il est, en revanche, bas sur l'horizon. ses rayons √©chauffent moins la Terre, et l'action se fait sentir pendant un temps relativement court.

Salp√™tre  = nitrate de potassium (KNO3). - Compos√© chimique incolore ou d'un blanc gris. Il est d'une saveur sal√©e et fra√ģche etcolore les flammes en violet. Il se rencontre en petites incrustations sur les roches calcaires, et il se forme journellement dans les caves, les √©curies, les lieux humides, au pied des murailles; il est le fruit du travail d'un organisme microscopique ou ferment. On le m√©lange avec du soufre et le charbon du noir de fum√©e pour fabriquer la poudre noire.

Salse ou volcan de boue. - Type de source chaude bouillonnante, caractérisée par la présence d'une eau bouillonnante et de boues chaudes qui remontent à la surface. Les salses se forment lorsque des gaz volcaniques, tels que le dioxyde de carbone, se dissolvent dans l'eau souterraine, formant une solution acide. Cette solution acide réagit ensuite avec des roches et des minéraux, produisant des boues chaudes et bouillonnantes.

Samarium (Sa). - Corps simple de numéro atomique 62 ; masse atomique : 150,4; densité : 7,75. C'est un métal argenté et mou, rangé parmi les lanthanides. Il s'oxyde rapidement lorsqu'il est exposé à l'humidité.

Saphir (min√©ralogie). - Ce nom d√©signe plusieurs vari√©t√©s de Corindon que les joailliers emploient comme pierres de prix. On les taille avec la poussi√®re de diamant sur des roues en plomb ou en cuivre imbib√©es d'eau m√™l√©e d'√©meri. Les Saphirs du commerce se distinguent en Saphirs blancs dont le volume et l'absence de toute coloration font surtout le prix; Saphirs femelles ou bleu clair; Saphirs bleu-barbeau, d'une nuance velout√©e tr√®s brillante; Saphirs m√Ęles ou bleu-indigo; d'un √©clat tr√®s riche; Saphirs girasols transparents ou l√©g√®rement laiteux, √† reflets bleus et rouges variant suivant la position de la pierre au jour; Saphirs chatoyants, √† reflets nacr√©s sur fond bleu; Saphirs de chat ou S. ast√©ries, √©toil√©es, d'un bleu clair avec des reflets brillants √† 6 rayons; Saphirs polychromes, r√©unissant plusieurs couleurs dans la m√™me pierre et sans valeur dans le commerce. (Ad. F.).

Saros. - Terme de l'astronomie ancienne qui d√©signe la p√©riode de 18 ans et 11 jours au bout de laquelle les noeuds de l'orbite lunaire reprennent la m√™me position par rapport au Soleil; soit en opposition, soit en conjonction (on donne le nom de nombre d'or au rang de l'ann√©e lunaire dans laquelle on se trouve).  Les Babyloniens se servaient de cette p√©riode pour pr√©dire les √©clipses. Ce cycle fut ensuite propos√© par l'Ath√©nien M√©ton

Satellite. - Lorsque deux corps c√©lestes sont en orbite autour d'un centre de gravit√© commun, on nomme satellite celui dont la masse est la plus faible (ex. : La Lune est un satellite de la Terre car toutes deux gravitent autour d'un m√™me point). C'est donc par abus de langage que l'on dit qu'un satellite est un corps c√©leste qui tourne autour d'un autre plus gros (par exemple quand on dit que la Lune tourne autour de la Terre). Quoi qu'il en soit les mouvements de r√©volution consid√©r√©s  sont soumis aux lois de Kepler et les orbites sont des ellipses. Presque routes les plan√®tes (telluriques et g√©antes) du Syst√®me solaire ont des satellites naturels (seules Mercure et V√©nus en sont d√©pourvues). Certains ast√©ro√Įdes poss√®dent aussi des satellites. La Lune et les plus gros satellites naturels des plan√®tes g√©antes sont assez gros pour pouvoir √™tre rang√©s, d'un point de vue plan√©tologique, g√©ologique, dans la cat√©gorie des plan√®tes naines (les satellites galil√©ens de Jupiter, Titan, Miranda, Ob√©ron, Triton, etc.).

Saturation (chimie). - Point o√Ļ une solution a atteint sa capacit√© maximale de dissolution d'une substance solide dans un solvant (√† une temp√©rature et une pression donn√©es). √Ä ce stade, la solution est dite satur√©e, ce qui signifie qu'elle ne peut pas dissoudre davantage de la substance solide sans qu'elle commence √† pr√©cipiter. La concentration de la substance solide dans la solution satur√©e est donc √† son maximum.

Saturation (magn√©tostatique). - Propri√©t√© sp√©cifique de chaque mat√©riau magn√©tique qui se r√©f√©rer au point o√Ļ ce mat√©riau atteint sa limite de magn√©tisation, au-del√† de laquelle une augmentation suppl√©mentaire de l'intensit√© du champ magn√©tique n'entra√ģne pas une augmentation significative de la magn√©tisation du mat√©riau. Le mat√©riau est satur√© magn√©tiquement quand tous les domaines magn√©tiques internes du mat√©riau sont align√©s dans la direction du champ magn√©tique appliqu√©. 

Saveur. - Ce terme désigne en physique des particules une caractéristique utilisée pour distinguer les différentes variétés, sortes ou types d'une même particule. Il y a ainsi trois saveurs de leptons (électron, muon, tauon), trois saveurs de neutrinos (neutrino électronique, neutrino muonique, neutrino tauique), six saveurs de quarks (d, u, s, c, b, t), huit saveurs de gluons, etc.

Scandium (Sc). - Elément chimique de numéro atomique 21; masse atomique 44,96. L'oxyde (scandine) de ce métal de transition découvert en 1879 se rencontre associé avec des terres rares (lanthanides) et se trouve dans la thorvéitine. C'est un métal argenté et brillant qui est relativement doux et malléable. Il présente une résistance élevée à la corrosion lorsqu'il est exposé à l'air et possède une excellente stabilité thermique. On l'extrait principalement comme sous-produit de l'extraction de minerais de terres rares.

Scheelite. - Min√©ral de tungstate de calcium ayant la formule chimique CaWO4. Elle se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de cristaux prismatiques ou tabulaires, et sa couleur peut varier du jaune au brun, voire au rouge ou au vert, selon les impuret√©s pr√©sentes. La scheelite est une source importante de tungst√®ne, et est couramment associ√©e √† des gisements hydrothermaux de type veine de quartz, mais elle peut √©galement se trouver dans des d√©p√īts de skarn (une roche calcaro-silicat√©e) et des pegmatites. Les principaux pays producteurs de scheelite sont la Chine, la Russie, le Canada, l'Australie et les √Čtats-Unis.

Schiste. - Nom général des roches à texture feuilletée, comme l'ardoise. Les schistes font partie des plus anciens terrains sédimentaires.

Schr√∂dinger (chat de). -  Exp√©rience de pens√©e propos√©e par Erwin Schr√∂dinger  en 1935 pour illustrer certaines √©tranget√©s de la th√©orie quantique. Cette exp√©rience suppose un chat plac√© dans une bo√ģte opaque contenant un dispositif qui peut tuer le chat. La particularit√© est que le dispositif est d√©clench√© par la d√©sint√©gration d'une particule radioactive. Selon la m√©canique quantique, la particule radioactive se trouve dans un √©tat de superposition, c'est-√†-dire qu'elle peut √™tre √† la fois dans un √©tat de d√©sint√©gration et dans un √©tat de non-d√©sint√©gration jusqu'√† ce qu'elle soit observ√©e. Selon cette logique, le chat serait √©galement dans un √©tat de superposition, c'est-√†-dire √† la fois vivant et mort, tant que l'on n'observe pas l'int√©rieur de la bo√ģte. C'est une illustration de l'id√©e que dans le monde quantique, les particules peuvent exister dans des √©tats multiples jusqu'√† ce qu'une mesure ou une observation les fixe dans un √©tat d√©termin√©.

Schr√∂dinger (√©quation de) . - Equation de la physique quantique, formul√©e en 1925 par  Erwin Schr√∂dinger, permettant de pr√©dire les propri√©t√©s d'un syst√®me quantique (niveaux d'√©nergie, spectres de particules, probabilit√©s de mesure, etc. ), et qui exprime le principe fondamental selon lequel :  l'√©tat d'un syst√®me quantique est d√©termin√© par sa fonction d'onde, dont l'√©volution temporelle  est gouvern√©e par l'op√©rateur hamiltonien qui repr√©sente l'√©nergie totale du syst√®me. L'√©quation de Schr√∂dinger relie ainsi l'op√©rateur hamiltonien, repr√©sentant l'√©nergie totale du syst√®me, √† la d√©riv√©e temporelle de la fonction d'onde, selon une formule, qui peut varier selon le probl√®me consid√©r√©, mais du type :

Hő® = ińß ‚ąāő®/‚ąāt
o√Ļ H est l'op√©rateur hamiltonien, ő® est la fonction d'onde, t est le temps, i est l'unit√© imaginaire (‚ąö-1), et ńß (h barre) est la constante de Planck r√©duite, qui est √©gale √† h/2, o√Ļ h est la constante de Planck. 

La résolution de l'équation de Schrödinger, permet de déterminer les niveaux d'énergie du système, les fonctions d'onde stationnaires et les probabilités de mesure.

Schwarzschild (rayon de). - Distance  d'un trou noir au-dessous de laquelle le champ de gravitation est si intense que rien, pas m√™me la lumi√®re, ne peut √©chapper √† l'attraction du trou noir. Le rayon de Schwarzschild  est ainsi celui d'une sph√®re, appel√©e l'horizon des √©v√©nements. Dans le cas simplifi√© (qui est le domaine d'application de cette notion) d'un trou noir statique, c'est-√†-dire sans rotation ni charge √©lectrique, le rayon de Schwarzschild (rs) s'exprime simplement en fonction de la constante gravitationnelle (G), de la mase M du trou noir et de la vitesse de la lumi√®re dans le vide (c) : rs = 2GM/c¬≤ .

Scintillation. - En g√©ologie, propri√©t√© des min√©raux qui donnent des √©tincelles sous le bri quet. - En astronomie, la scintillation, due aux h√©t√©rog√©n√©it√©s optiques de l'air,  correspond √† une tr√®s rapide variation de la lumi√®re en provenance des √©toiles et parfois des plan√®tes (la scintillation des √©toiles √©tant beaucoup plus consid√©rable que celle des plan√®tes). La scintillation se produit surtout quand l'atmosph√®re est charg√©e de vapeur d'eau; elle est plus forte √† l'horizon qu'au z√©nith. 

Scories (C√īnes de). - Les c√īnes de scories, couramment observ√©s dans les champs monog√©niques volcaniques, sont des formations g√©n√©ralement de petite taille (quelques m√®tres), qui se forment par l'accumulation de cendres, de scories et de fragments volcaniques autour d'une ouverture √©ruptive. On distingue plusieurs types de c√īnes de scories : c√īnes de tufs, spatter cones (= c√īnes d'√©claboussures), c√īnes de cendres, etc.

Seaborgium (Sg). - Elément artificiel de numéro atomique 106. C'est un élément transuranien, à très courte durée de vie, qui appartient à la série des transactinides (= éléments avec des numéros atomiques supérieurs à 100). On le classe parmi les métaux de transition et pourrait avoir des propriétés analogues à celles du chrome ou du molybdène.

Secondaire (√®re) (M√©sozo√Įque). 

Seconde. - Unit√© de mesure du temps dans le syst√®me international (SI). Symbole : s. Elle est d√©finie comme la dur√©e de 9 192 631 770 p√©riodes de la radiation correspondant √† la transition entre deux niveaux hyperfins de l'√©tat fondamental de l'atome de c√©sium-133. 

S√©culaire (variation). - Terme applicable √† tous les param√®tres astronomiques dont la variation (suppos√©e allant toujours dans le m√™me sens) est tr√®s lente - suffisamment lente pour pouvoir, en pratique, ne pas √™tre consid√©r√©e comme p√©riodique, le cas √©ch√©ant. 

S√©diment. - D√©p√īt qui se forme dans un liquide o√Ļ des substances sont en suspension. D√©p√īt naturel, g√©n√©ralement lent, form√© par les mers, les cours d'eau, les organismes vivants ou le vent : sauf les √©missions √©ruptives, tous les d√©p√īts qui se sont produits sur l'√©corce primitive du globe sont des s√©diments.

S√©dimentaires (roches). - Cat√©gorie de roches formant la cro√Ľte terrestre. Les roches s√©dimentaires se forment par l'accumulation et la consolidation de s√©diments. Elles sont souvent caract√©ris√©es par une structure stratifi√©e, o√Ļ les couches de s√©diments se superposent les unes aux autres au fil du temps. Chaque couche repr√©sente une p√©riode d'accumulation. On distingue notamment parmi les roches s√©dimentaires, selon leur mode de formation : les roches clastiques ou d√©tritiques (form√©es √† partir de fragments de roche), les roches chimiques (form√©es par pr√©cipitation de min√©raux dissous) et les roches organiques (form√©es √† partir de d√©bris d'organismes).

S√©dimentation - Formation de s√©diments; progression lente d'un d√©p√īt. C'est le processus g√©ologique par lequel les mat√©riaux solides transport√©s par l'eau, le vent ou la glace se d√©posent et s'accumulent progressivement. Ces mat√©riaux solides, appel√©s s√©diments, peuvent √™tre de diff√©rentes tailles et compositions, allant des particules fines comme l'argile et le limon aux fragments plus gros tels que le sable, le gravier et les rochers. La s√©dimentation se produit principalement dans les environnements aquatiques o√Ļ l'eau transporte les s√©diments et les d√©pose lorsqu'elle ralentit ou rencontre des obstacles. Les courants marins, les vagues, les mar√©es et les rivi√®res jouent un r√īle important dans le transport des s√©diments et leur d√©p√īt ult√©rieur. Au fil du temps, les s√©diments s'accumulent en couches successives, cr√©ant ainsi des d√©p√īts s√©dimentaires. Avec une compression et une lithification ult√©rieures, ces d√©p√īts peuvent se transformer en diverses roches s√©dimentaires (gr√®s, argile, calcaire, schiste, etc.).

S√©isme = tremblement de terre. - Secousse plus ou moins violente imprim√©e au sol par un effort interne. Ce ph√©nom√®ne se produit lorsque la cro√Ľte terrestre subit une lib√©ration soudaine d'√©nergie accumul√©e. Cette lib√©ration d'√©nergie provoque des vibrations et des ondes sismiques qui se propagent √† travers la Terre. Les s√©ismes sont g√©n√©ralement associ√©s √† des mouvements le long des failles, qui sont des fractures dans la cro√Ľte terrestre. Les s√©ismes peuvent varier en termes d'intensit√©, de magnitude et de localisation. L'intensit√© d'un s√©isme se r√©f√®re aux effets ressentis √† la surface de la Terre, tels que les secousses, les vibrations, les dommages aux structures et les perturbations du sol. La magnitude d'un s√©isme mesure la quantit√© d'√©nergie lib√©r√©e par le s√©isme, g√©n√©ralement exprim√©e par un nombre sur l'√©chelle de Richter ou d'autres √©chelles de magnitude. Les s√©ismes peuvent avoir de nombreuses causes, mais la plupart sont associ√©s √† des mouvements tectoniques des plaques terrestres. La surface de la Terre est constitu√©e de plusieurs plaques lithosph√©riques rigides qui flottent et se d√©placent sur l'asth√©nosph√®re sous-jacente. Lorsque ces plaques interagissent, elles peuvent se rapprocher, se s√©parer ou glisser les unes par rapport aux autres, cr√©ant des zones de contrainte et de d√©formation. Lorsque la tension accumul√©e dans ces zones d√©passe la r√©sistance des roches, un s√©isme se produit.

Séismographe ou sismographe. - Appareil destiné à enregistrer l'heure, la durée et l'amplitude des mouvements sismiques.

Séismologie* ou sismologie, du grec seismos = secousse, et logos = discours). - Branche de la géophysique qui étudie des tremblements de Terre et des mouvements du globe.

S√©l√©nique (du grec Selen√™= Lune). - En astronomie, qui concerne la Lune. - En chimie se dit d'un des acides du s√©l√©nium (acide s√©l√©nique, SeO4H2, liquide bouillant √† 280¬įC).

S√©l√©nite. - Min√©ral compos√© de sulfate de calcium dihydrat√©, avec une formule chimique de CaSO4¬∑2H2O. Il s'agit essentiellement d'une vari√©t√© de gypse, qui est un min√©ral courant form√© par l'√©vaporation de l'eau de mer. La s√©l√©nite se distingue par sa transparence ou sa translucidit√© et sa texture cristalline. Elle peut se pr√©senter sous forme de cristaux prismatiques allong√©s ou de masses fibreuses. La s√©l√©nite est utilis√©e notamment dans la fabrication de pl√Ętre, de ciment et de produits de construction. En plus de son utilisation industrielle, elle est √©galement appr√©ci√©e pour sa beaut√© en tant que pierre ornementale et mat√©riau de sculpture.

Séléniteux. - Ce mot : 1) qualifie un type de texture ou d'apparence des minéraux. Les minéraux séléniteux sont caractérisés par une apparence en couches ou en lamelles, souvent avec une transparence ou une translucidité. Par exemple, la sélénite est un minéral de gypse transparent ou translucide qui se présente sous forme de cristaux ou de masses lamellaires. - 2) Caractérise d'un type de sol ou de roche constitué principalement de gypse. Le gypse est un minéral évaporitique formé par la précipitation de sels dans des environnements marins peu profonds ou des lacs salés. Les sols ou les roches séléniteux sont généralement doux, friables et peuvent se dissoudre facilement dans l'eau.

S√©l√©nium (Se). - El√©ment chimique de num√©ro atomique  34; masse atomique : 78,96. - M√©tallo√Įde d√©couvert en1817, qui existe dans la nature √† l'√©tat de s√©l√©niures m√©talliques. La plus grande partie du s√©l√©nium s'extrait de la zorgite, s√©l√©niure naturel de plomb, que l'on trouve en assez grande quantit√© en Argentine; on la retire aussi des boues de la fabrication de l'acide sulfurique. Le s√©l√©nium, comme le soufre, se pr√©sente sous plusieurs √©tats physiques diff√©rents : amorphe, vitreux, cristallis√© rouge ou gris; sa densit√© 4,4 ou 4,8 suivant son √©tat physique; le s√©l√©nium gris fond √† 217 ¬įC et bout √† 688 ¬įC. Il s'enflamme assez difficilement. Le s√©l√©nium a la propri√©t√© remarquable d'avoir une conductibilit√© √©lectrique variant dans d'√©normes proportions selon le domaine de rayonnement √©l√©ctromagn√©tique (infrarouge, lumi√®re visible, X,...) auquel on le soumet. 

Séléniures. - Composés chimiques qui contiennent du sélénium et un autre élément chimique (souvent un métal). Exemples : séléniure de zinc (ZnSe), séléniure de cadmium (CdSe) et séléniure de plomb (PbSe). Ils peuvent avoir différentes structures cristallines et propriétés chimiques en fonction de l'élément avec lequel le sélénium est combiné. Certains séléniures sont utilisés comme catalyseurs. Par exemple, le séléniure de palladium (PdSe) est utilisé comme catalyseur dans des réactions d'hydrogénation et d'hydrodésulfuration.

Sélénographie. - Etude et cartographie de la surface de la Lune. Elle consiste à observer, mesurer et décrire les caractéristiques topographiques, géologiques et morphologiques de la Lune (cratères, mers, montagnes, vallées, rainures, etc.).

S√©l√©nostat. -  Instrument qui suit automatiquement la marche de la Lune, ce qui permet d'observer cet astre sans d√©placer la lunette.

Sels. - Compos√©s form√©s par la combinaison d'un cation (ion positif) et d'un anion (ion n√©gatif). Ils r√©sultent g√©n√©ralement de la r√©action chimique entre un acide et une base, ou de la dissolution d'un solide ionique dans un solvant. Les sels sont g√©n√©ralement solides √† temp√©rature ambiante, bien que certains puissent √™tre liquides √† des temp√©ratures plus √©lev√©es. En solution aqueuse, les sels se dissocient en ions et peuvent conduire l'√©lectricit√©. Exemples de sels : le chlorure de sodium ou sel de cuisine (NaCl), chlorure de potassium (KCl), le nitrate de potassium (KNO3),  le sulfate de magn√©sium (MgSO4), ou encore le carbonate de calcium (CaCO3).

Semaine. - P√©riode chronologique de sept jours. Jusqu'√† une √©poque avanc√©e du Moyen √Ęge, on a √©galement compt√© par nuits, comprenant l'espace de vingt -quatre heures allant d'un coucher de Soleil √† un autre (Les Jours et les nuits). L'influence des heures canoniales en usage dans l'√Čglise fit placer le point de d√©part de chaque journ√©e au milieu de la nuit. L'influence de la litt√©rature et des usages h√©bra√Įques vers l'√©poque du commencement de l'√®re chr√©tienne, √† Alexandrie, puis √† Rome, fit adopter la semaine juive par les Romains (septimana). La semaine se retrouve aussi en Inde d√®s l'Antiquit√©. Les H√©breux avaient une semaine de sept jours, correspondant √† peu pr√®s √† la dur√©e d'une phase de la Lune (7 jours 3,8) et symbolisant les sept jours de la cr√©ation du monde. On les comptait dans lent ordre progressif de 1 √† 7, le premier jour de la semaine correspondait au dimanche moderne, le dernier (sabbath) au samedi. Les 49 jours compris entre P√Ęques et la Pentec√īte formaient une ¬ę-semaine de semaines ¬Ľ. La septi√®me ann√©e d'une p√©riode de sept ann√©es s'appelait ann√©e sabbathique. La semaine des Grecs (en latin hebdomada) avait √©galement ses jours compt√©s dans l'ordre num√©rique. Les jours de la semaine chr√©tienne portent les noms des plan√®tes Lune, Mars, Mercure, Jupiter, V√©nus, Saturne. Le premier jour seul est ¬ę le jour du Seigneur ¬Ľ. Ces noms se rattachent √† des traditions astrologiques tr√®s anciennes. Le calendrier liturgique comptait aussi les jours num√©riquement, en les nommant feria : feria prima d√©signait le dimanche, feria secunda, le lundi, etc. Les Portugais appellent encore de ce nom (frira) les jours de la semaine. Le jour f√©ri√© par excellence √©tait le dimanche.

Semi-conducteur. - Type de mat√©riau qui occupe une position interm√©diaire entre les conducteurs √©lectriques et les isolants √©lectriques en termes de capacit√© √† conduire l'√©lectricit√©. Les propri√©t√©s √©lectriques des semi-conducteurs peuvent √™tre modifi√©es en introduisant d√©lib√©r√©ment des impuret√©s, un processus appel√© dopage. Le dopage peut √™tre de deux types : le dopage de type n (introduction d'impuret√©s avec des √©lectrons suppl√©mentaires) ou le dopage de type p (introduction d'impuret√©s avec des trous, qui sont des absences d'√©lectrons). Le dopage permet de contr√īler la conductivit√© du semi-conducteur.

S√©quence principale. - Bande principale du diagramme de Hertzsprung-Russell (HR) qui repr√©sente la relation entre la luminosit√© et la temp√©rature des √©toiles. Cette s√©quence est la r√©gion correspondant √† l'√©tat d'√©volution o√Ļ se trouvent la majorit√© des √©toiles dans l'univers.Elle s'√©tend diagonalement de la r√©gion sup√©rieure gauche (√©toiles tr√®s lumineuses et chaudes) √† la r√©gion inf√©rieure droite (√©toiles moins lumineuses et plus froides). Les √©toiles de masse similaire sont regroup√©es le long de cette s√©quence, o√Ļ la fusion nucl√©aire de l'hydrog√®ne en h√©lium se produit dans leur noyau.

Serein. - Vapeur qui se résout en fine pluie après le coucher du Soleil.

Série stratigraphique. - Séquence de roches sédimentaires ou de couches géologiques qui ont été déposées en ordre chronologique dans une région donnée. Les couches les plus anciennes en bas et les plus récentes en haut. Une disposition qui reflète le principe de superposition. Une série stratigraphique est souvent divisée en formations géologiques, qui sont des unités distinctes de roches sédimentaires présentant des caractéristiques géologiques similaires et pouvant représenter une période géologique spécifique.

S√©rie radioactive = Cha√ģne radioactive. -  S√©quence de d√©sint√©grations radioactives successives impliquant plusieurs isotopes instables. Ces s√©ries se produisent naturellement dans certaines familles d'√©l√©ments radioactifs et sont responsables de la production de diff√©rents isotopes au fil du temps.  Exemple : la s√©rie de l'uranium-238, qui commence avec l'isotope U-238; celui-ci se d√©sint√®gre lentement en thorium-234 par √©mission d'une particule alpha (noyau d'h√©lium); puis le thorium-234,√©galement radioactif,  se d√©sint√®gre en protactinium-234m par √©mission b√™ta (un √©lectron est √©mis);   Protactinium-234m (Pa-234m), isom√®re nucl√©aire du protactinium-234,  se d√©sint√®gre en uranium-234 par √©mission b√™ta; l'uranium-234 se d√©sint√®gre √† son tour en thorium-230 par √©mission alpha; et cette s√©rie radioactive se poursuit avec d'autres d√©sint√©grations successives jusqu'√† atteindre un isotope stable, en l'occurrence le plomb-206 (Pb-206).

S√©rie spectrale. - Ensemble de raies spectrales ou de transitions √©lectroniques sp√©cifiques observ√©es dans le spectre d'un atome, d'une mol√©cule ou d'un ion. Exemples (dans le cas de l'hydrog√®ne)  : les s√©ries de Balmer, de Lyman, de Paschen.

Serpentine. - Sous le nom de serpentine, on comprend tous les silicates hydrat√©s de magn√©sium (groupe de min√©raux rang√© parmi les phyllosilicates), qu'ils aient des formes cristallines d√©termin√©es ou qu'ils soient en masses amorphes. Les principales vari√©t√©s  sont :

  • Le talc, d'un √©clat nacr√©, onctueux au toucher, facile a rayer par l'ongle, jetant un vif √©clat dans la flamme du chalumeau;

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  • La st√©atite, ou craie de Brian√ßon, esp√®ce de talc compact ou granulaire; d'un vert gris√Ętre ou d'un blanc laiteux, voisine de la pagodite, avec laquelle les artistes chinois sculptent des figurines; 

  •  
  • La magn√©site, ou √©cume de mer, substance compacte, opaque, laissant un trait brillant, happant √† la langue; 

  •  
  • La serpentine proprement dite, substance tenace, onctueuse, verte dans certaines vari√©t√©s, sombre dans les autres : avec des veines calcaires, la serpentine forme le marbre vert (porphyre vert) antique.
  • Serre Effet de serre.

    Shale . - Roche d√©tritique rang√©e parmi les mudstones et semblable √† l'argilite. Les shales sont caract√©ris√©s par leur texture feuillet√©e.  Ils sont form√©s √† partir d'argiles fines et se retrouvent fr√©quemment dans des environnements marins ou lacustres calmes.

    Sial (abbr√©viation de silicium et alminium). -  Partie continentale de la cro√Ľte terrestre principalement compos√©e de roches riches en silicium et en aluminium. Les roches sialiques sont g√©n√©ralement des roches granitiques (granit et granodiorite), qui sont riches en quartz, en feldspath et en micas. Le sial forme la couche externe de la cro√Ľte terrestre qui est g√©n√©ralement plus √©paissse sous les continents que sous les oc√©ans. L'√©paisseur moyenne du sial sous les continents est d'environ 30 √† 50 kilom√®tres.

    Sidéral, du latin sideralis, de sidus,
    -eris = astre). - Qui concerne les astres. - R√©volution sid√©rale : retour d'un astre au m√™me point du ciel. - Jour sid√©ral : temps qu'une √©toile emploie dans son mouvement apparent pour revenir au m√™me m√©ridien (un peu moins de 24 heures), par opposition √† jour solaire. - Ann√©e sid√©rale :  temps qu'emploie dans son mouvement ap parent le soleil partant d'une √©toile pour y revenir. (Elle a pour dur√©e 365 j 6 h 9 mn 9 s).

    Sid√©razote (du grec sid√®ros = fer). -  Azoture naturel de fer. 

    Sidéritine. - Silicate de fer et de magnésium, de couleur brune à noire et une apparence vitreuse à submétallique. Elle se trouve principalement dans les roches métamorphiques riches en fer, telles que les schistes et les marbres, et est souvent associée à d'autres minéraux, tels que la magnétite, l'olivine, la pyroxène et l'amphibole. Elle peut également former des agrégats ou des cristaux prismatiques allongés.

    Sid√©rite. - Min√©ral appartenant au groupe des carbonates qui se forme dans des environnements riches en fer, des d√©p√īts hydrothermaux ou des environnements lacustres.. Sa formule chimique est FeCO3. La sid√©rite se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de cristaux rhombo√©driques ou de masses granulaires. Sa couleur varie du gris clair au brun fonc√©, mais elle peut √©galement √™tre jaune, vert ou rouge en raison de diverses impuret√©s pr√©sentes dans le min√©ral. La sid√©rite peut √™tre sujette √† l'alt√©ration chimique et √† l'oxydation, ce qui peut modifier sa couleur et sa stabilit√© au fil du temps. Elle peut se transformer en d'autres min√©raux, tels que la limonite ou l'h√©matite, lorsqu'elle est expos√©e √† l'oxyg√®ne et √† l'eau. 

    Sidérolification. -. Transformation
    des terrains en gisements de fer par décomposition des roches sous l'action des eaux de pluie et des agents atmosphériques.

    Sidérolithe. - Minerai de fer. - Météorite riche en fer et en nickel (les deux métaux étant en proportions à peu près égales).

    Sid√©rolithique. - Se dit des formations tertiaires riches en minerais de fer. 

    Sidérostat. - Appareil destiné à annuler, pour l'observateur, le déplacement apparent des astres.

    Siècle. - Période chronologique à laquelle on donne aujourd'hui la valeur de cent ans. Mais le mot siècle n'a pas toujours eu la même signification. Chez les Romains, on distinguait les siècles naturels en rapport avec la vie humaine et les siècles civils. Les premiers ont été portés par divers auteurs à 25 ans, 30 ans, 112 et 116 ans. Pline appelle siècle une période de 30 ans. Quant aux siècles civils, ils n'ont pas non plus la même étendue selon les auteurs : Horace les évalue à 110 ans.

    Siemens (S = ‚Ą¶-1). - unit√© de mesure de la conductance √©lectrique qui est l'inverse de la r√©sitance.  Un mat√©riau, un composant ou un circuit ayant une conductance de 1 siemens permet le passage d'un courant de 1 amp√®re lorsque soumis √† une diff√©rence de potentiel de 1 volt.

    Sievert (Sv). - Unité de mesure de la dose équivalente, une mesure de la quantité de rayonnement ionisant absorbée par les tissus biologiques et les organes du corps humain. Le sievert est une unité dérivée du gray (Gy), qui est l'unité de mesure de la dose absorbée de rayonnement : 1 sievert (Sv) = 1 joule par kilogramme (J/kg) = 100 rem (unité de dose équivalente ancienne). Le sievert tient compte des facteurs de pondération qui reflètent le type de rayonnement. Par exemple, les rayonnements alpha, bêta, gamma et les neutrons ont des facteurs de pondération différents, car ils ont des effets biologiques variables sur les tissus.

    Signal. - Généralement ce terme désigne une variation mesurable d'une grandeur physique qui transporte une information ou représente un phénomène. Il peut être sous forme de signaux électriques, optiques, acoustiques ou d'autres types de signaux physiques.

    Silex. - Vari√©t√© de chert, une roche s√©dimentaire dure et compacte compos√©e principalement de microcristaux de quartz.  Le silex est reconnu pour sa duret√© relativement √©lev√©e et, lorsqu'il est cass√©, il pr√©sente une fracture concho√Įdale (les fragments se brisent en surfaces lisses et incurv√©es). Ajoutons qu'en raison de sa structure microcristalline, le silex peut √™tre taill√© de mani√®re pr√©cise pour cr√©er des tranchants tr√®s aiguis√©s. Ces propri√©t√©s expliquent qu'il ait √©t√© largement utilis√© par les populations pr√©historiques pour fabriquer des outils tels que des pointes de fl√®ches, des couteaux, des grattoirs et des haches.  Il existe diverses vari√©t√©s distinctes de silex, chacune ayant des propri√©t√©s sp√©cifiques. Citons le silex pyromaque ou pierre √† fusil, dans les assises de craie blanche; le silex noir, dans le terrain carbonif√®re; le silex corn√©, le silex meuli√®re, d√©velopp√© dans le bassin parisien; le silex xylo√Įde ou bois silicifi√©, dans l'Autunois, Les diff√©rents silex ont la propri√©t√© de faire feu sous les instruments ac√©r√©s. 

    Silicate. - Sel de l'acide silicique. - Roche constitu√©es de ce sel . Les combinaisons de la silice avec les oxydes et principalement avec la chaux, l'alumine ou l'oxyde de fer, engendrent des silicates extr√™mement nombreux; on les utilise comme mat√©riaux de construction (gr√®s, sables, pierres siliceuses), et aussi pour, la c√©ramique (verre, porcelaine, fa√Įence). Le silicate de sodium, soluble dans l'eau (liqueur des cailloux) s'emploie pour enduire les pierres (silicatisation) pr√©parer des colles, des savons. Les silicates et constituent la majeure partie de l'√©corce terrestre.

    Silicatée (rocheRoche felsique.

    Silice. - Compos√© oxyg√©n√© du silicium.  Il existe de nombreuses esp√®ces ou vari√©t√©s min√©rales compos√©es de silice plus ou moins pure. Ce sont le gr√®s, le sable, le silex, et en particulier  le quartz ou cristal de roche avec ses vari√©t√©s : quartz enfum√©, fausse topaze, am√©thyste, oeil-de-chat, aventurine, tridymite, etc.; la calc√©doine, avec les vari√©t√©s agate, onyx; le silex; l'opale avec ses diff√©rentes vari√©t√©s, etc. Dans les laboratoires, on pr√©pare la silice hydrat√©e amorphe ou g√©latineuse en traitant un silicate alcalin par l'acide chlorhydrique, par exemple; au rouge, les hydrates se transforment en anhydride SiO3. C'est alors une poudre blanche, insoluble dans l'eau et les acides, fondant au chalumeau et se volatilisant au four √©lectrique. La silice fondue est utilis√©e industriellement, pour fabriquer des appareils de laboratoire poss√©dant la propri√©t√© de pouvoir varier brusquement de temp√©rature sans se briser.

    Silicification. - Processus g√©ologique par lequel des mat√©riaux riches en silice, tels que le quartz (SiO2), se d√©posent et remplacent d'autres min√©raux ou mati√®res organiques. Cela se produit g√©n√©ralement lorsque de l'eau souterraine charg√©e en silice p√©n√®tre dans les pores ou les fissures d'une roche pr√©existante et d√©pose du quartz. La silicification peut se produire notamment dans les roches s√©dimentaires, les roches volcaniques et les roches m√©tamorphiques. Elle est souvent associ√©e √† des processus hydrothermaux, o√Ļ des fluides chauds et riches en silice circulent √† travers les roches. Lorsque la silicification se produit, le quartz se forme √† partir de la pr√©cipitation de la silice dissoute dans l'eau souterraine. Au fil du temps, le quartz peut remplacer compl√®tement la roche originale, pr√©servant ainsi sa forme et sa structure, ou il peut remplir les espaces vides, les cavit√©s ou les fractures dans la roche. La silicification peut entra√ģner la formation de roches silicifi√©es, telles que le chert, le silex ou la corn√©enne. Ces roches pr√©sentent souvent une duret√© √©lev√©e et une r√©sistance √† l'√©rosion, ce qui les rend souvent plus r√©sistantes que les roches environnantes.

    Silicite. - Substance minérale, appartenant à la famille des feldspaths. 1) Roche sédimentaire qui est principalement composée de silice (dioxyde de silicium, SiO2) sous forme de quartz. Elle est caractérisée par une teneur élevée en silice et une texture généralement fine et microcristalline et se forme généralement par la précipitation ou l'accumulation de silice dissoute dans l'eau, souvent dans des environnements marins ou lacustres. Elle peut être stratifiée, souvent avec des structures en litage ou des bandes de différentes teintes de silice. - 2) Variété de gemme constituée principalement de silice, souvent avec une texture microcristalline. La silicite gemme peut présenter une variété de couleurs et de motifs, et est parfois utilisée comme pierre précieuse ou semi-précieuse dans la création de bijoux.

    Silicium (Si). -  Corps simple m√©tallo√Įde de la famille du carbone. Num√©ro atomique : 14; masse atomique : 28,1. Le silicium entre dans un certain nombre de compos√©s naturels, comme les silicates. - Le silicium s'extrait de la silice ou du fluosilicate de potassium en traitant par l'aluminium ou le magn√©sium. Le silicium est amorphe ou cristallis√©; dans le premier cas, il a l'aspect d'une poudre marron et, dans le second, l'aspect m√©tallique, Il fond vers 1420 ¬įC et se volatilise au four √©lectrique; sa densit√© est 2,34 √† 2,35 ; il est attaqu√© avec incandescence par le fluor √† froid, par le chlore vers 500 ¬įC. L'oxyg√®ne attaque le silicium lorsqu'on chauffe celui-ci l√©g√®rement; mais, tant que le m√©tal n'est pas fondu, on n'a qu'une attaque superficielle. Le silicium se combine au soufre vers 600 ¬įC, √† l'azote vers 1000 ¬įC, au charbon dans le four √©lectrique, en donnant le carborundum SiC, dont la poudre, tr√®s dure, sert au polissage des pierres pr√©cieuses. C'est un r√©ducteur √©nergique. Parmi ses compos√©s, signalons la silice et les silicates, l'acide hydrofluosilicique, etc. Sa combinaison avec le fer (ferrosilicium) est un d√©soxydant; il donne, en outre, avec ce m√©tal, des aciers de diverses qualit√©s et des fontes tr√®s fusibles.

    Siliciure. - Composé d'un métal et de silicium (ex. : siliciure de fer).

    Silicon. - Composé Si3H3O2, résultant de l'attaque du silicium de calcium par un acide.

    Silicone. - Polym√®re inorganique compos√© principalement de silicium (Si) et d'oxyg√®ne (O), avec √©ventuellement des atomes de carbone (C) et d'autres √©l√©ments.  La structure de base du silicone est une cha√ģne de silicium-oxyg√®ne, o√Ļ les atomes de silicium sont reli√©s par des atomes d'oxyg√®ne. Les groupements fonctionnels attach√©s aux atomes de silicium peuvent varier, ce qui permet de cr√©er une grande vari√©t√© de compos√©s de silicone. Le silicone poss√®de des propri√©t√©s physiques uniques, notamment sa flexibilit√©, sa r√©sistance √† la chaleur, sa r√©sistance aux intemp√©ries, sa r√©sistance chimique, sa r√©sistance √† l'humidit√© et sa capacit√© √† isoler √©lectriquement. Il est √©galement souvent non toxique et hypoallerg√©nique, ce qui le rend s√Ľr pour de nombreuses applications m√©dicales et alimentaires.

    Siltite. - Type de roche détritique composée de grains de silt, qui sont plus petits que les grains de sable mais plus grands que les particules d'argile. Les siltites sont souvent caractérisées par une texture fine et lisse. Elles se forment dans des environnements avec une énergie de transport modérée, tels que les lacs ou les deltas.

    Silurien. - P√©riode g√©ologique du Pal√©ozo√Įque qui se place entre l'Ordovicien (premiers c√©phalopodes) et le D√©vonien (premiers t√©trapodes). Elle  commence il y a 435 millions d'ann√©es et se termine il y a 395 millions d'ann√©es.  Pendant le Silurien, les continents √©taient regroup√©s en un supercontinent appel√© la Laurussia ou le continent Euram√©rique. La collision entre les continents de Laurentia (Am√©rique du Nord) et de Baltica (Europe du Nord) a form√© de vastes cha√ģnes de montagnes, dont la cha√ģne des Appalaches en Am√©rique du Nord. Le climat du Silurien √©tait g√©n√©ralement chaud et relativement stable, avec des niveaux √©lev√©s de dioxyde de carbone dans l'atmosph√®re. Cependant, il y a eu des fluctuations climatiques mineures, y compris des p√©riodes glaciaires locales, principalement vers la fin du Silurien.  Pendant le Silurien, de nombreux d√©p√īts g√©ologiques significatifs ont √©t√© form√©s, notamment des d√©p√īts de gr√®s, de calcaire, de schiste et de gr√®s rouge. Ces d√©p√īts sont souvent riches en fossiles et fournissent d'importantes informations sur la vie et l'environnement de l'√©poque.

    Sima (abr√©viation de silicate et magn√©sium). - Partie de la cro√Ľte terrestre qui constitue la couche sup√©rieure de la cro√Ľte oc√©anique et est situ√© sous les bassins oc√©aniques. Les roches qui composent le sima sont principalement des basaltes et des gabbros. Ces roches sont riches en silice (SiO2), en magn√©sium (Mg), en fer (Fe) et en calcium (Ca). Elles ont une densit√© relativement √©lev√©e par rapport aux roches continentales. Plus mince que le sial, le sima a une √©paisseur variable, mais g√©n√©ralement d'environ 5 √† 10 kilom√®tres.

    Skutt√©rudite. - Min√©ral qui appartient au groupe des ars√©niures de cobalt. Chimiquement, elle est compos√©e principalement d'arsenic et de cobalt, avec parfois des traces de fer, de nickel et d'autres √©l√©ments. Sa formule chimique g√©n√©rale est (Co,Ni,Fe)As3-x. La skutt√©rudite se pr√©sente ordinairement sous forme de cristaux cubiques ou octa√©driques, et elle peut √©galement appara√ģtre sous forme de masses granulaires. Sa couleur varie g√©n√©ralement du gris argent√© au blanc avec une brillance m√©tallique. Elle se trouve principalement dans les gisements hydrothermaux associ√©s aux roches ign√©es et m√©tamorphiques riches en min√©raux de sulfures de cobalt et de nickel. Elle  peut √™tre associ√©e √† d'autres min√©raux de cobalt et de nickel tels que la cobaltite, la chalcopyrite et la pyrite. La skutt√©rudite est exploit√©e pour la r√©cup√©ration de cobalt principalement. Elle peut √©galement √™tre recherch√©e par les collectionneurs de min√©raux pour sa raret√© et sa beaut√© cristalline.

    Smithsonite. - Min√©ral de la classe des carbonates, principalement compos√© de carbonate de zinc. Formule chimique  : ZnCO3 . La smithsonite cristallise dans le syst√®me cristallin trigonal et se pr√©sente souvent sous forme de cristaux prismatiques ou de masses botryo√Įdales (en forme de grappes de raisin). Sa couleur varie largement, allant du blanc au gris, du rose, du vert, du bleu et du jaune, en fonction des impuret√©s pr√©sentes dans le min√©ral. Elle peut √©galement √™tre transparente √† translucide. La smithsonite se forme g√©n√©ralement dans les zones d'oxydation des d√©p√īts de min√©raux de zinc, o√Ļ elle se produit comme un min√©ral secondaire r√©sultant de l'alt√©ration de min√©raux de zinc primaires tels que la sphal√©rite. Elle peut √™tre trouv√©e dans des gisements hydrothermaux, des veines min√©ralis√©es et des zones de contact entre les roches. C'est un minerai important de zinc, qui est utilis√© dans de nombreux secteurs industriels, notamment la galvanisation, la fabrication de batteries, la production de peintures et de plastiques, etc. En plus de son importance √©conomique en tant que minerai de zinc, la smithsonite est √©galement appr√©ci√©e par les collectionneurs de min√©raux pour sa diversit√© de couleurs et sa beaut√©.

    Socle continental. - Partie immerg√©e du continent qui se prolonge sous la surface de l'oc√©an. Il constitue une transition entre la masse continentale √©merg√©e et le fond oc√©anique profond. Le socle continental comprend le plateau continental, la pente continentale et le talus continental.  Il est constitu√© de roches continentales (roches s√©dimentaires, granits et autres types de roches que l'on trouve typiquement sur la terre ferme).

    Sodium (Na). -  Corps simple m√©tallique de num√©ro atomique 11. Il est tr√®s r√©pandu dans la nature, constituant, uni au chlore, le chlorure de sodium (seI marin et sel gemme). On obtient le sodium, entre autres proc√©d√©s, par l'√©lectrolyse de la soude fondue. C'est un m√©tal banc, brillant, mais se ternissant rapidement a l'air par la formation dune couche de soude caustique NaOH; c'est pourquoi il est n√©cessaire de le conserver dans l'air sec ou dans le p√©trole. Il est mou comme la cire, fond √† 97,5 ¬įC et bout √† 880-¬įC ; sa masse atomique est 22.99 et sa densit√© 0,97. Il d√©compose l'eau √† froid, en donnant de la soude et de I'hydrog√®ne; il r√©duit de la m√™me fa√ßon un grand nombre d'oxydes : cette propri√©t√© est utilis√©e en m√©tallurgie pour pr√©parer certains √©l√©ments par d√©placement (aluminium, silicium, bore, etc.). Il est monovalent. Ses compos√©s sont tr√®s nombreux et des plus importants. Il donne avec I'oxyg√®ne deux oxydes: l'un d'eux. Na2O, a pour hydrate la soude caustique. Le plus r√©pandu de ses compos√©s est le chlorure de sodium, qui est soluble dans l'eau et dont les applications sont nombreuses, Le sulfure de sodium, Na2S, est utilis√© pour constituer des bains d'eau sulfureuse artificielle. Le bromure de sodium, NaBr, est employ√© en th√©rapeutique. L'hypochlorite, CIONa, est le principe actif de l'eau de Javel employ√©e comme d√©colorant ; le m√©lange d'hypochlorite et de chlorure de sodium constitue l'eau de Labarraque, employ√©e comme oxydant, comme d√©colorant et d√©sinfectant; le chlorate, CIO3Na, est employ√© dans l'impression des tissus et en th√©rapeutique. L'acide sulfureux donne, avec le sodium, deux sulfites, qui sont employ√©s comme d√©colorants pour le blanchiment de la paille et de la laine. L'acide sulfurique donne deux sulfates de sodium, dont l'un, le sulfate neutre, SO4Na2, qui existe dans le sol en Espagne et qui, d'ailleurs, s'obtient artificiellement par l'action de l'acide sur le sel marin, est surtout employ√© dans la pr√©paration du verre ordinaire. L'hyposulfite de sodium, S2O3Na2 a √©t√© utilis√© en photographie pour sa propri√©t√© de dissoudre le bromure d'argent. L'azotate NO3Na (nitrate du Chili) est surtout utilis√© comme engrais. Les carbonates sont au nombre de deux : le carbonate neutre CO3Na2, le carbonate acide CO3HNa, que l'on emploie dans la fabrication de l'eau de Seltz. Le borax, ou borate de sodium B4O7Na2, a de nombreuses applications. Tous ces sels sont solubles dans l'eau et se caract√©risent par une coloration jaune intense de la flamme dans laquelle on les chauffe.

    Sol. - 1) En p√©dologie, le mot sol d√©signe la couche sup√©rieure de la surface terrestre o√Ļ se produisent des processus de formation du sol. Il est constitu√© de min√©raux, de mati√®re organique, d'eau et d'air. Le sol est essentiel pour la croissance des plantes et joue un r√īle crucial dans l'agriculture, l'√©cologie et le cycle global des √©l√©ments nutritifs. - 2) En g√©ologie, le sol correspond √† la couche de mat√©riau meuble ou d√©tritique qui recouvre la roche sous-jacente. Cette couche peut inclure des s√©diments, des particules de roche, des min√©raux et des d√©bris organiques. Le sol g√©ologique est souvent le r√©sultat de l'√©rosion, de la m√©t√©orisation et d'autres processus g√©ologiques. - 3) En √©cologie, le sol est un habitat complexe qui abrite une grande vari√©t√© de micro-organismes, de plantes, d'insectes et d'autres organismes. Le sol joue un r√īle crucial dans les cycles de mati√®re et d'√©nergie, ainsi que dans la r√©gulation de la biodiversit√©.

    Solfatare. - Terrain volcanique, par lequel le d√©zagage des roches souterraines √©met du gaz chaud √† la surface du sol. Les solfatares √©mettent principalement du dioxyde de soufre (SO2), mais peuvent √©galement lib√©rer d'autres gaz tels que l'hydrog√®ne sulfur√© (H2S), le dioxyde de carbone (CO2) et la vapeur d'eau. Ces gaz proviennent des interactions entre les fluides volcaniques chauds, riches en soufre, et les roches contenant des min√©raux sulfur√©s tels que la pyrite (FeS2). Les solfatares sont souvent associ√©es √† une activit√© hydrothermale, o√Ļ les eaux souterraines chaudes se m√©langent aux gaz volcaniques pour former des solutions acides. Ces solutions acides peuvent r√©agir avec les min√©raux sulfur√©s des roches, les oxydant et lib√©rant ainsi du soufre sous forme de gaz sulfur√© ou de d√©p√īts de soufre solide. Les solfatares sont √©galement souvent marqu√©es par des fumerolles, qui sont des √©missions de gaz volcaniques chauds qui s'√©l√®vent dans l'atmosph√®re depuis des ouvertures du sol. Les fumerolles peuvent √™tre accompagn√©es de d√©p√īts de soufre jaune, formant des cristaux de soufre solide autour des ouvertures.

    Solide (√©tat). - Les corps solides sont caract√©ris√©s par une forme que l'on ne peut modifier que par des efforts plus ou moins consid√©rables, ce qui les distingue des liquides qui prennent aussit√īt la forme des vases o√Ļ on les place et des gaz qui occupent tout le volume mis √† leur disposition. Leur compressibilit√©, tr√®s diff√©rente de celle des gaz, est voisine de celle des liquides, mais ils se distinguent encore de ces corps par leur √©lasticit√©, propri√©t√© qui ram√®ne √† l'√©tat d'√©quilibre les corps solides que l'on a d√©form√©s par une action assez √©nergique. Les corps solides se divisent en deux grandes classes, les corps amorphes et les corps cristallis√©s. Les corps amorphes, comme les liquides, ont les m√™mes propri√©t√©s dans toutes les directions, m√™me coefficient d'√©lasticit√©,, m√™me dilatation, m√™me action sur la lumi√®re, etc. Les corps cristallis√©s, au contraire, ont d'abord des formes caract√©ristiques et non plus quelconques; ces formes sont soumises √† certaines (loi d'Ha√ľy, etc.). De plus, leurs propri√©t√©s ne sont plus les m√™mes dans toutes les directions, c'est ainsi qu'il est facile de les tailler dans certaines directions (clivage); leur conductibilit√© (Jannetaz), leur coefficient de dilatation (Fizeau) varient avec la direction consid√©r√©e. L'existence d'une chaleur latente de fusion pour les corps solides, chaleur latente qui est parfois consid√©rable, donne une id√©e de la diff√©rence de constitution des liquides et des solides. (A. Joannis).

    Solidification. - Passage d'un corps de l'état liquide à l'état solide. La solidification est le phénomène inverse de la fusion, Un mélange de deux états, solide et liquide, du corps placé dans une atmosphère à température plus basse que le point de fusion se solidifie complètement à cette température même de fusion; pendant la solidification, la température reste invariable. Si l'on soumet au refroidissement le liquide dépourvu de toute trace de son solide, le corps peut généralement rester liquide à une température inférieure à son point de fusion; on dit que le liquide est en surfusion. La solidification peut alors se produire par une forte secousse; elle se produit toujours, si l'on met au contact du liquide une parcelle solide du même corps. La solidification d'un liquide produit généralement une diminution de volume; pour quelques corps, et en particulier pour l'eau, il y a au contraire augmentation.

    Soliton. -  : Quasi-particule correspondant √† une onde qui se comporte comme une particule stable et localis√©e. Les solitonss peuvent se propager sans se d√©former dans certains types de milieux non lin√©aires.

    Solstice (L'Ann√©e et les saisons*). - Les solstices ou points solsticiaux sont deux points de l'√©cliptique diam√©tralement oppos√©s, qui correspondent aux √©poques, √©galement appel√©es solstices, o√Ļ le Soleil se trouve quand  les jours naturels et les nuits ont des longueurs extr√™mes. Le nom de solstice vient de ce qu'√† leur √©poque, le Soleil para√ģt, pendant plusieurs jours, se lever et se coucher aux m√™mes points de l'horizon. A ces moments de l'ann√©e, qui se placent l'un le 21 ou 22 juin, et l'autre le 21 ou 22 d√©cembre, le Soleil  l'axe de la Terre est inclus sur un plan qui est perpendiculaire √† l'√©cliptique et passe par la Terre et le Soleil. L'axe qui joint les deux points solsticiaux est appel√© ligne des solstices; il est perpendiculaire √† la ligne des √©quinoxes.

    Solubilité. - Propriété chimique qui mesure la capacité d'une substance, appelée soluté, à se dissoudre dans un autre liquide, appelé solvant, pour former une solution homogène à une température et une pression données. Les principaux facteurs qui influencent la solubilité d'une substance sont : la nature du soluté et du solvant, la température (en général, la solubilité des gaz augmente avec la diminution de la température, tandis que la solubilité des solides dans les liquides augmente avec l'augmentation de la température); la pression (les gaz sont plus solubles dans les liquides à des pressions élevées). Lorsqu'une substance se dissout dans un solvant, un équilibre dynamique est atteint entre les molécules qui se dissolvent (processus de dissolution) et les molécules qui se précipitent ou cristallisent à partir de la solution (processus de précipitation). Cet équilibre est décrit par la loi de l'équilibre de dissolution. La concentration maximale d'une substance dissoute dans un solvant à une température et une pression données est appelée concentration saturée. Au-delà de cette concentration, le soluté ne peut pas se dissoudre davantage et tout soluté supplémentaire précipitera. La solubilité des gaz dans les liquides est souvent décrite en termes de pression partielle. La loi de Henry établit que la concentration d'un gaz dissous dans un liquide est directement proportionnelle à la pression partielle de ce gaz au-dessus de la solution.

    Solut√©. - Substance qui est dissoute dans un autre mat√©riau, g√©n√©ralement un liquide, appel√© solvant, pour former une solution homog√®ne.  Lorsqu'un solut√© est ajout√© √† un solvant et qu'une solution est form√©e, les particules du solut√© se dispersent uniform√©ment dans tout le solvant, cr√©ant ainsi une mixture homog√®ne.

    Solution. - M√©lange homog√®ne compos√© de deux ou plusieurs substances, o√Ļ une substance, appel√©e solut√©, est dispers√©e dans une autre substance, appel√©e solvant. Dans une solution, les mol√©cules ou les ions du solut√© sont r√©partis uniform√©ment dans tout le solvant (il n'y a pas de s√©paration visible des composants) et donc chaque partie de la solution a la m√™me composition que n'importe quelle autre partie. On appelle concentration d'une solution la quantit√© de solut√© pr√©sente par unit√© de volume ou de masse de solvant.

    Solvant. - Substance organiques (dérivée du carbone) ou inorganiques (comme les acides et les bases), généralement un liquide, dans laquelle d'autres substances, appelées solutés, peuvent être dissoutes pour former une solution homogène. Il existe des solvants polaires (comme l'eau et les alcools) et des solvants apolaires (comme les hydrocarbures). Les solvants polaires ont tendance à dissoudre d'autres substances polaires, tandis que les solvants apolaires sont efficaces pour dissoudre des substances apolaires.

    Son. - Le son est le résultat de la vibration d'un corps; lorsqu'un corps vibre, c'est-à-dire lorsque chacune de ses constituants (molécules, atomes) exécute un mouvement rapide de part et il autre de sa position d'équilibre, les vibrations se propagent dans l'air en ondes comparables aux cercles produits à la surface de l'eau par la chute d'une pierre; elles parviennent à notre oreille, impressionnent la caisse du tympan, et nous donnent la sensation du son. Le corps vibrant est dit corps sonore, et par abréviation l'on appelle son l'état vibratoire lui-même. Le son peut, d'ailleurs, être propagé par un milieu élastique quelconque, liquide, solide ou gazeux. Des expériences qui ont été faites il résulte que la vitesse de propagation des ondes sonores est, dans l'air, de 340 mètres environ par seconde, et dans l'eau de 1430 m/s; enfin, dans les solides, elle est très variable et d'ailleurs encore plus grande que dans l'eau : ainsi, dans la fonte, elle dépasse 5000 m/s.

    Trois qualités distinguent les sons les uns des autres : l'intensité, la hauteur et le timbre. L'intensité augmente avec l'amplitude des vibrations. La hauteur dépend du nombre des vibrations exécutées en une seconde par le corps sonore; les sons aigus correspondant aux vibrations les plus rapides, le timbre nous permet de distinguer deux sons d'égale intensité et de même hauteur rendus par deux instruments différents. Lorsque les ondes sonores rencontrent un obstacle fixe, elles se réfléchissent de telle sorte que l'angle de réflexion est égal à l'angle d'incidence. C'est sur cette propriété qu'est fondée la théorie de l'écho.

    Sothiaque. - Ce mot sert à qualifier les phénomènes qui sont en relation avec Sothis, c'est-à-dire avec l'étoile Sirius (Grand Chien). (Lever et coucher des astres).

    Soude. - Plusieurs substances chimiques portent ce nom. Les deux plus courantes sont la soude caustique (hydroxyde de sodium) et la soude √† p√Ęte (carbonate de sodium). La soude caustique (NaOH) est une substance  hautement corrosive et alcaline. Elle se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de cristaux solides ou de solutions liquides tr√®s concentr√©es. La soude √† p√Ęte ou carbonate de sodium (Na2CO3.) est une substance solide √©galement connue sous le nom de cristaux de soude. Le carbonate de sodium est  utilis√© dans la fabrication de verre, de papier et de produits chimiques.

    Soufflard. - Ouverture dans le sol d'o√Ļ s'√©chappe de l'air chaud, g√©n√©ralement accompagn√© de vapeur d'eau. Les soufflards sont souvent associ√©s √† des zones volcaniques o√Ļ des gaz volcaniques sont √©mis √† travers des fissures. Les soufflards peuvent produire des bruits de souffle caract√©ristiques en raison de l'air et de la vapeur qui s'√©chappent du sol.

    Soufre (S). - El√©ment chimique de num√©ro atomique 16; masse atomique : 32,06. C'est un m√©tallo√Įde de couleur jaune, mauvais conducteur de l'√©lectricit√©, √©lectris√© n√©gativement par le frottement. Il br√Ľle √† l'air en donnant des vapeurs suffocantes d'acide sulfureux. Le soufre se trouve souvent √† l'√©tat natif dans les r√©gions volcaniques, dans les solfatares surtout; il est m√™l√© √† diverses substances, comme le gypse, la c√©lestine, la calcite, etc. Pour l'obtenir √† l'√©tat de puret√© et le s√©parer de sa gangue, on fait subir au minerai une double fusion : on le recueille en poussi√®re (fleur de soufre) ou en b√Ętons. Le soufre est le principal min√©ralisateur des m√©taux utiles; il forme avec eux des sulfures ou des sulfates.

    Soufri√®re. - Terme  g√©n√©ralement appliqu√© √† un type de volcan  caract√©ris√© par l'√©mission de gaz sulfureux, notamment de dioxyde de soufre (SO2). Ces volcans donnent souvent lieu √† des √©ruptions dangereuses

    Source. - Point par lequel une eau souterraine se déverse sur la surface du sol. Une source représente l'affleurement d'une nappe d'eau souterraine. Elle se produit en général au contact d'un terrain perméable et d'un terrain imperméable, et peut se manifester soit par des suintements, soit en donnant immédiatement naissance à un cours d'eau (sources vauclusiennes). En France, les sources les plus remarquables sont celles du Loiret, de la Touvre, de la Sorgue, etc. On appelle sources incrustantes celles dont les eaux calcarifères donnent naissance à des tufs près du point d'émersion et recouvrent de calcaire les végétaux qui sont à proximité, comme les sources de Saint-Alyre, Près de Clermont-Ferrand. - On appelle aussi source l'origine de l'émission d'un rayonnement (électromagnétique, sonore).

    Spallation. - R√©action nucl√©aire au cours de laquelle un noyau atomique est d√©truit (fragment√©) sous l'effet de la collision avec des particules (protons, neutrons) excessivement acc√©l√©r√©es. On peut ainsi attribuer √† une r√©action de spallation l'origine des noyaux de bore ou de lithium pr√©sents dans le milieu interstellaire. Ils proviennent de l'√©clatement de noyaux plus lourds qui ont √©t√© percut√©s par des rayons cosmiques (particules de tr√®s haute √©nergie). La spallation est √©galement un processus important dans le domaine des acc√©l√©rateurs de particules. Les faisceaux de particules hautement √©nerg√©tiques produits par des acc√©l√©rateurs peuvent √™tre utilis√©s pour provoquer la spallation dans des cibles nucl√©aires sp√©cifiques. 

    Spath. - Nom de divers minéraux pierreux, à structure lamelleuse. - Spath d'Islande, variété pure et cristallisée de calcites, employée en optique pour sa biréfringence. - Spath fluor, synonyme de fluorine. - Spath pesant, synonyme de barytine. - Spaths brunissants, dolomies qui renferment une proportion assez forte de carbonate ferreux.

    Spectrale (analyse). - Les raies
    sombres qui existent dans le spectre de la lumi√®re solaire furent d√©couvertes par Wollaston en 1802, et √©tudi√©es par Fraunhofer en 1515. Celui-ci les d√©signa par des lettres. Si on observe les spectres de diff√©rentes sources, constitu√©s par des corps √† l'√©tat de gaz ou de vapeurs incandescentes, on constate des diff√©rences caract√©ristiques : la flamme du sodium est jaune, et donne deux belles raies jaunes (D), celle du cuivre ou de l'argent est verte, et donne des raies vertes; celle de la strontiane donne des raies rouges, etc, On obtient les spectres de ces divers m√©taux en introduisant un de leurs sels dans la flamme d'un br√Ľleur Bunsen. Inversement, l'√©tude du spectre permet de d√©celer une quantit√© m√™me infinit√©simale d'un corps, et la pr√©sence de raies qu'il √©tait impossible d'identifier avec les raies donn√©es par les corps connus a permis de d√©couvrir certains m√©taux qui n'avaient pas encore √©t√© isol√©s : le rubidium, le c√©sium, le thallium, l'indium, le gallium, etc.  Mais ce n'est pas tout : si un rayon lumineux traverse une vapeur de sodium, le spectre correspondant pr√©sentera deux raies obscures aux lieux o√Ļ la flamme m√™me du sodium e√Ľt donn√© deux belles raies brillantes : c'est le ph√©nom√®ne du renversement des raies. Tout corps absorbe lui-m√™me les radiations qu'il serait capable d'√©mettre : c'est pourquoi il a suffi d'identifer les raies de Frauenhofer avec celles des corps simples, pour conna√ģtre la composition du Soleil et des autres √©toiles. L'analyse spectrale est l'instrument d'investigation le plus pr√©cieux pour un grand nombre de ph√©nom√®nes : aurores bor√©ales, lumi√®re zodiacale, etc.

    Spectre solaire. - Ensemble de rayons r√©sultant de la d√©composition de la lumi√®re solaire. La lumi√®re blanche est form√©e par la superposition d'un certain nombre de couleurs dites simples, qui, n'ayant pas le m√™me indice de r√©fraction, se dispersent apr√®s avoir travers√© un prisme de verre ou un r√©seau de diffraction. En prenant une source de lumi√®re convenable, on obtient, apr√®s r√©fraction, les diff√©rentes couleurs composantes √©tal√©es dans l'ordre suivant : violet, indigo, bleu, vert, jaune, orang√©, rouge; cet ensemble constitue le spectre. Inversement, par la superposition des divers rayons color√©s que nous venons de citer, on peut former de la lumi√®re blanche, En particulier, si l'on fait tourner un disque de carton divis√© en secteurs color√©s dans l'ordre de d√©composition (disque de Newton), on obtient √† l'oeil la sensation de lumi√®re blanche, et cela √† cause de la persistance des impressions lumineuses sur la r√©tine de l'oeil. Au del√† du violet visible, s'√©tend une zone d'activit√© chimique: les radiations qui la provoquent sont dites ultra-violettes; au d√©l√† du rouge se trouvent √©galement des radiations invisibles √† action calorifique : on les appelle infrarouges. Les spectres fournis par une source de lumi√®re quelconque √©manant d'un solide, d'un liquide ou d'un gaz sont appel√©s spectres d'√©mission. Les spectres des solides et des liquides sont continus; il n'en est pas de m√™me des spectres provenant de gaz ou de vapeurs incandescentes : leurs spectres sont discontinus. Ainsi, il existe, dans le spectre solaire, des raies obscures appel√©es raies de Frauenhofer; d'ailleurs, il en est de m√™me si les rayons solaires sont tamis√©s par une couche de gaz, ou des vapeurs : ce sont des raies d'absorption, et les spectres correspondants sont des spectres d'absorption. Ces spectres d'absorption pour notre atmosph√®re et les diff√©rents gaz ou vapeurs sont caract√©ristiques. D'ailleurs, Kirchhoff et Bunsen, en colorant une flamme de gaz d'√©clairage par certains sels m√©talliques, avaient constat√© que le spectre correspondant √©tait form√© de bandes brillantes et color√©es. Ils montr√®rent, en outre, que les flammes du gaz d'√©clairage dans lesquelles on introduit certains sels m√©talliques absorbent les rayons de m√™me r√©frangibilit√© que ceux qu'ils √©mettent. L'√©tude des raies des spectres constitue l'analyse spectrale. Lorsqu'on chauffe un corps solide, il √©met d'abord des radiations calorifiques (infrarouges), et ne commence √† √©mettre des radiations lumineuses que lorsque la temp√©rature atteint environ 450 ¬įC. Les radiations rouges apparaissent les premi√®res, et les autres apparaissent successivement, dans l'ordre indiqu√©, √† mesure que la temp√©rature augmente.

    Spectrographe. - Instrument utilisé en spectroscopie pour analyser et mesurer la composition et les propriétés de la lumière ou d'autres types de radiations électromagnétiques. Il permet de décomposer la lumière en ses différentes composantes (longueurs d'onde) et d'obtenir un spectre qui représente la distribution de l'intensité lumineuse en fonction de la longueur d'onde.

    Spectrographie. - Technique d'analyse qui consiste à étudier et à mesurer le spectre d'une source de lumière ou d'autres types de radiations électromagnétiques.

    Spectroscope. - Appareil destiné à étudier les différents spectres, particulièrement dans la disposition des raies qu'ils présentent.

    Spectroscopie. - Etude du spectre lumineux. La spectroscopie a permis notamment de déterminer la composition chimique du Soleil.

    Sperkise. - Esp√®ce min√©rale du genre des fers sulfur√©s, connue encore sous les noms de pyrite blanche ou rhombique. C'est un bisulfure de fer, d'un jaune livide, verd√Ętre, se d√©composant facilement √† l'air humide et se transformant en sulfate de fer. Sa cristallisation est remarquable par sa tendance √† former des groupements r√©guliers en rosaces par la r√©union de plusieurs cristaux autour d'un axe commun. Elle appartient aux terrains s√©dimentaires et se trouve souvent dans la craie, diss√©min√©e en masses globuleuses, quelquefois aussi en masses assez grandes. On l'emploie pour la pr√©paration du sulfate de fer, de pr√©f√©rence √† la pyrite, qui, du reste, a la m√™me composition.

    Sperrylite. - Min√©ral rare compos√© de sulfure de platine de formule chimique PtAs2. Son nom vient de l'ing√©ner Francis Louis Sperry. La sperrylite se pr√©sente sous forme de cristaux cubiques, souvent de petite taille, ou sous forme de masses granulaires. Elle a une couleur blanc argent√© √† blanc gris√Ętre, et elle poss√®de un √©clat m√©tallique. Elle est tr√®s dense et a une duret√© √©lev√©e sur l'√©chelle de Mohs, se situant entre 6 et 7. La sperrylite est un important minerai de platine. L'extraction de la sperrylite est souvent associ√©e √† l'extraction de m√©taux du groupe du platine. Les sp√©cimens cristallins de sperrylite peuvent √™tre tr√®s pris√©s dans les collections de min√©raux.

    Sphal√©rite = blende. - Min√©ral de la classe des sulfures, avec une composition chimique de ZnS, ce qui signifie qu'elle est principalement compos√©e de sulfure de zinc. La sphal√©rite cristallise dans le syst√®me cristallin cubique et peut se pr√©senter sous forme de cristaux individuels, de masses granulaires ou de veines dans les roches. La couleur de la sphal√©rite varie g√©n√©ralement du jaune au brun, mais elle peut √©galement appara√ģtre incolore, vert, noir ou rouge√Ętre en fonction des impuret√©s pr√©sentes dans le min√©ral. Elle peut √©galement pr√©senter une vari√©t√© de clivages et de formes cristallines. La sphal√©rite est l'un des min√©raux de zinc les plus courants. Elle se forme ordinairement dans des environnements g√©ologiques riches en sulfures m√©talliques, tels que les gisements hydrothermaux, les veines min√©ralis√©es et les d√©p√īts de remplacement. Elle est souvent associ√©e √† d'autres min√©raux de sulfures m√©talliques tels que la pyrite, la gal√®ne et la chalcopyrite. La sphal√©rite est essentielle dans l'industrie mini√®re car elle est la principale source de zinc. En plus de son importance √©conomique, la sphal√©rite est recherch√©e par les collectionneurs de min√©raux pour ses cristaux distinctifs et ses variations de couleur.

    Sph√®re c√©leste. - Repr√©sentation conventionnelle de la vo√Ľte c√©leste, telle qu'elle est observ√©e depuis la Terre. Elle est utilis√©e en astronomie pour d√©crire et localiser les objets c√©lestes, en se basant sur le principe que tous les objets c√©lestes semblent √™tre projet√©s sur une sph√®re imaginaire centr√©e sur l'observateur terrestre. Cette sph√®re est suppos√©e avoir  un rayon infini. 

    Sphères. - Dans l'astronomie pré-copernicienne, c'était l'es espaces dans lequel les anciens astronomes pensaient que les planètes accomplissaient leur cours.

    Spin. - Propri√©t√© fondamentale des particules subatomiques. Le spin correspond √† un moment angulaire intrins√®que associ√© √† ces particules, mais qui ne peut pas √™tre d√©crit en termes de mouvement de rotation physique classique. Le spin ob√©it aux r√®gles de la physique quantique. Il est quantifi√©, ce qui signifie qu'il ne peut prendre que des valeurs sp√©cifiques. Par exemple, pour les particules de spin 1/2 (comme l'√©lectron), les valeurs possibles sont +1/2 et -1/2. Les particules charg√©es avec un spin non nul cr√©ent un moment magn√©tique et interagissent avec les champs magn√©tiques. Le spin est conserv√© dans les interactions fondamentales :  la somme des spins des particules avant et apr√®s une interaction doit rester constante.

    Spinelle. - Le spinelle est un composé d'alumine et de magnésium (MgAl2O4), avec des traces de fer et de chaux. Il est un peu moins dur que le corindon. Il est rouge foncé dans le rubis spinelle, rose dans le rubis balais, jaune d'or dans le rubicelle, vert, bleu ou brun dans la ceylonite, noir dans le pléonaste, etc. Le spinelle est une pierre d'un grand prix.

    Spineur. - Objet mathématique utilisé en physique quantique pour représenter les états de spin des particules. C'est une extension de la notion de vecteur qui prend en compte les concepts quantiques et relativistes.

    Spongolite. - Roche s√©dimentaire qui se forme √† partir de la s√©dimentation et de la lithification de d√©bris organiques et de fragments de coquilles d'organismes marins. Elle est caract√©ris√©e par une texture poreuse ou √©pongeuse, d'o√Ļ son nom. La spongolite peut contenir des restes de coraux, d'√©ponges, de mollusques et d'autres organismes marins. Elle est g√©n√©ralement compos√©e de carbonate de calcium (calcite) et peut pr√©senter des structures s√©dimentaires telles que des strates ou des bancs. 

    Stabilit√©. -  L'√©quilibre d'un syst√®me mat√©riel sollicit√© par des forces donn√©es est qualifi√© stable si, en abandonnant le syst√®me √† l'action des forces apr√®s avoir √©cart√© infiniment peu tous les points de leur position d'√©quilibre et leur avoir donn√© des vitesses infiniment petites, les d√©placements ne cessent jamais d'√™tre infiniment petits. Dans le cas o√Ļ l'ensemble de toutes les forces admet un potentiel, on trouve, en appliquant le th√©or√®me des forces vives, que tout √©tat correspondant √† un minimum du potentiel est un √©tat d'√©quilibre stable, et r√©ciproquement. On d√©montre aussi, dans la m√™me hypoth√®se, qu'au voisinage d'une position d'√©quilibre stable les petits mouvements de chaque point du syst√®me peuvent √™tre regard√©s comme r√©sultant de la superposition d'un ensemble de vibrations rectilignes. Dans le cas o√Ļ les forces n'admettent pas de potentiel, les conditions de stabilit√© sont beaucoup plus difficiles √† discerner; il peut m√™me arriver que la superposition des deux √©tats d'√©quilibre stable produise un √©tat d'√©quilibre instable.

    Stalactite et stalagmite. - En min√©ralogie et en g√©ologie, on nomme Stalactites (du grec stalazein = couler goutte √† goutte) des aiguilles calcaires qui pendent verticalement du plafond de certaines excavations souterraines, et √† chacune desquelles correspond sur le sol de la grotte un c√īne calcaire vertical et bien moins allong√© que l'on appelle Stalagmite (m√™me √©tymologie). Les stalactites semblent au premier coup d'oeil de longues gouttes p√©trifi√©es d'un liquide p√Ęteux. C'est qu'en effet elles ont pour origine les incrustations successives d√©pos√©es par les eaux qui filtrent incessamment de la vo√Ľte sup√©rieure de la grotte. Ces eaux vont se r√©unir en gouttes aux parties les plus d√©clives, et l'√©vaporation de l'acide carbonique ou de l'acide sulfhydrique qu'elles contenaient d√©termine sur le point o√Ļ chaque goutte se rassemble un d√©p√īt calcaire. Les gouttes qui suivent les premi√®res accroissent ce d√©p√īt en s'√©coulant √† sa surface, et avec les si√®cles la stalactite descend peu √† peu vers le sol en formant des figures bizarres qui font l'ornementation de certaines grottes. C'est en tombant sur le sol, pr√©cis√©ment au-dessous de la stalactite, que l'eau d√©pose la stalagmite. Avec le temps, ces deux d√©p√īts grandissent parfois assez pour se rencontrer et former des colonnes dont plusieurs grottes offrent de brillants exemples. On peut citer en France les grottes d'Auxelles (Franche-Comt√©), d'Arcy (Bourgogne), de Caumont, pr√®s de Rouen (Normandie), de Labalme, pr√®s de Lyon. La grotte d'Antiparos, dans la mer Eg√©e, est √©galement c√©l√®bre en ce genre. (Ad. F.).

    Stannite. - Minéral sulfureux qui est principalement composé de cuivre, de fer, et d'étain, avec la formule chimique Cu2FeSnS4. La stannite est typiquement de couleur gris acier à noir avec un éclat métallique. Elle cristallise dans le système cristallin tétragonal et se trouve souvent sous forme de cristaux tabulaires, bien que des agrégats massifs ou granulaires puissent également être présents. La stannite se trouve généralement dans des gisements hydrothermaux de basse à moyenne température associés à des intrusions granitiques. Elle est couramment associée à d'autres minéraux de sulfures tels que la chalcopyrite, la pyrite, et la sphalérite. La stannite est d'intérêt économique en raison de sa teneur en étain. Elle peut également contenir du cuivre, ce qui en fait parfois une source supplémentaire de ce métal.

    Station des plan√®tes. - Il s'agit soit du temps d'arr√™t  marqu√© par le mouvement apparent des plan√®tes, √† certains moments de leur r√©volution synodique, soit du point de la sph√®re c√©leste o√Ļ se fait ce rebroussement du mouvement apparent. Dans le passage des plan√®tes du mouvement direct au mouvement r√©trograde, il y a n√©cessairement un instant de repos, un temps o√Ļ la plan√®te para√ģt en quelque sorte immobile. Elle cesse alors d'√™tre directe; elle touche au moment de devenir r√©trograde; elle se trouve alors dans un point qui unit les arcs de direction et de r√©trogradation, et c'est ce point qu'on conna√ģt sous le nom de station. Tant que la plan√®te demeure dans sa station, nous la rapportons au m√™me point du ciel, c'est-√†-dire que la plan√®te conserve pendant ce temps la m√™me longitude g√©ocentrique. 

    Statique. - Branche de la physique qui √©tudie les objets au repos ou en √©quilibre, ainsi que les forces qui agissent sur eux. Elle se concentre sur les situations o√Ļ les objets ne subissent pas de mouvement ou n'acc√©l√®rent pas, c'est-√†-dire qu'ils sont dans un √©tat de repos relatif.

    Staurotite. - La staurotite ou staurotide est un silicate d'alumine, avec du fer et du magnésium. Ce minéral se présente en cristaux d'un brun rouge foncé, souvent; groupes deux par deux en forme de croix rectangulaire : cette disposition l'a fait appeler croisette ou pierre de croix. On la trouve, avec le disthène, dans les schistes cristallins ou argileux.

    Stefan-Boltzmann (loi de). - Relation entre la puissance rayonn√©e par un corps noir (un objet id√©al qui absorbe et √©met parfaitement la radiation √©lectromagn√©tique) et sa temp√©rature. Cette loi indique que la puissance rayonn√©e par un corps noir est directement proportionnelle √† la quatri√®me puissance de sa temp√©rature absolue. Elle est exprim√©e par l'√©quation suivante : P = ŌÉ . A . T4 , o√Ļ  P est la puissance rayonn√©e par le corps noir en watts (W),  ŌÉ est la constante de Stefan-Boltzmann, qui a une valeur d'environ 5,67 x 10-8 W/(m¬≤¬∑K4), A est l'aire de la surface du corps noir en m√®tres carr√©s (m¬≤), et T est la temp√©rature absolue du corps noir en kelvins (K).

    Stéréochimie. - Branche de la chimie qui étudie la disposition spatiale tridimensionnelle des atomes et des groupes fonctionnels dans les molécules. Elle se penche sur la manière dont les atomes sont arrangés dans l'espace et comment cette disposition influence les propriétés chimiques et physiques des composés. (Isomères, énantiomères).

    Stern et Gerlach (exp√©rience de). - Exp√©rience qui a √©t√© r√©alis√©e pour la premi√®re fois en 1922 par Otto Stern et Walther Gerlach et qui a fourni une preuve exp√©rimentale cruciale de la quantification du moment angulaire, qui est l'une des caract√©ristiques fondamentales de la m√©canique quantique. Elle consistait √† faire passer un faisceau de particules √† travers un champ magn√©tique non uniforme. L'id√©e √©tait de voir comment le moment magn√©tique intrins√®que, ou spin, des particules r√©agirait √† ce champ magn√©tique. L'exp√©rience a √©t√© r√©alis√©e avec des atomes d'argent. Lorsque les atomes d'argent sont envoy√©s √† travers le champ magn√©tique non uniforme, ils subissent une d√©viation qui d√©pend de l'orientation de leur spin. Il est apparu que les atomes d'argent se regroupaient alors  en seulement deux positions distinctes √† la sortie du champ magn√©tique, formant deux taches sur l'√©cran d√©tecteur. Cela signifiait que le moment angulaire quantique √©tait quantifi√©, c'est-√†-dire qu'il ne pouvait prendre que certaines valeurs discr√®tes plut√īt qu'une gamme continue.

    Stibnite. - Min√©ral compos√© d'antimoine et de soufre, avec la formule chimique id√©ale Sb2S3. Elle peut √™tre  trouv√©e sous forme de cristaux prismatiques allong√©s ou en agr√©gats massifs. Elle est souvent trouv√©e dans des gisements associ√©s √† d'autres min√©raux m√©talliques, notamment l'or et le mercure. Sa couleur varie du gris m√©tallique √† l'argent√©, avec parfois des reflets bleus ou iris√©s. La stibnite est une source importante d'antimoine. Historiquement, elle a √©t√© utilis√©e dans la fabrication de pigments, de m√©dicaments, d'alliages m√©talliques et d'autres produits. De nos jours, l'antimoine est principalement utilis√© dans la fabrication de batteries, d'alliages m√©talliques, de retardateurs de flamme et d'autres produits chimiques. En plus de son utilisation industrielle, la stibnite est √©galement appr√©ci√©e comme sp√©cimen min√©ral pour les collectionneurs en raison de sa forme cristalline distinctive et de sa brillance m√©tallique. 

    Stoechiom√©trie. - Branche de la chimie qui √©tudie les relations quantitatives entre les r√©actifs et les produits dans les r√©actions chimiques. Elle consid√®re en particulier  la mani√®re dont les atomes, les ions et les mol√©cules r√©agissent et se combinent en respectant des rapports de proportions d√©finis, afin de  les quantit√©s de r√©actifs n√©cessaires et les quantit√©s de produits form√©es dans une r√©action chimique.

    Stoechiom√©triques (proportions). - Rapports quantitatifs dans lesquels les r√©actifs r√©agissent pour former les produits, tels que d√©termin√©s par l'√©quation chimique √©quilibr√©e de la r√©action. Ces rapports sont bas√©s sur les coefficients stoechiom√©triques des r√©actifs et des produits de l'√©quation chimique. Ces coefficients stŇďchiom√©triques indiquent le rapport molaire entre les r√©actifs et les produits. Exemple, dans l'√©quation chimique √©quilibr√©e A + 2B ‚Üí C + 3D,
     les coefficients stŇďchiom√©triques sont 1 pour A, 2 pour B, 1 pour C, et 3 pour D. Autrement dit, pour chaque mole de A qui r√©agit, on a besoin de 2 moles de B pour r√©agir compl√®tement et obtenir 1 mole de C et 3 moles de D.

    Stokes (loi de). - Nomm√©e d'apr√®s George Gabriel Stokes, cette relation math√©matique d√©crit la force de frottement visqueux qu'un fluide exerce sur une particule de petite taille en mouvement √† travers ce fluide. Elle s'√©crit : F=6ŌÄő∑rv, o√Ļ F repr√©sente la force de frottement visqueux exerc√©e sur la particule en newtons (N); ő∑  est la viscosit√© dynamique du fluide en pascal-secondes (Pa¬∑s); r est le rayon de la particule en m√®tres (m); et   vv est la vitesse relative entre la particule et le fluide en m√®tres par seconde (m/s).

    Strate = couche g√©ologique. - Unit√© de roche ou de s√©diment qui s'est form√©e √† un moment donn√© de l'histoirede la Terre. Chaque strate peut √™tre compos√©e de diff√©rents types de roches ou de s√©diments. Les strates sont empil√©es les unes sur les autres dans un ordre chronologique, en respectant le principe de superposition. Chaque strate est d√©limit√©e par des surfaces stratigraphiques, qui sont des surfaces de contact entre les strates. Ces surfaces peuvent √™tre des discordances (des interruptions dans la s√©quence), des surfaces de d√©p√īt (o√Ļ une strate a √©t√© d√©pos√©e sur une autre) ou d'autres types de discontinuit√©s.

    Stratigraphie. - Branche de la g√©ologie qui √©tudie la succession, l'√Ęge relatif et la disposition des couches rocheuses (strates) qui composent la cro√Ľte terrestre. 

    Stratosph√®re. - Couche de l'atmosph√®re terrestre, situ√©e au-dessus de la troposph√®re et en dessous de la m√©sosph√®re. Elle s'√©tend d'environ 10 √† 50 kilom√®tres  au-dessus de la surface de la Terre. Contrairement √† la troposph√®re o√Ļ la temp√©rature diminue avec l'altitude, la stratosph√®re a tendance √† montrer une augmentation de temp√©rature avec l'altitude. Cela est principalement d√Ľ √† la pr√©sence de l'ozone (O3) dans cette couche, qui s'√©chauffe en absorbant une grande partie du rayonnement solaire ultraviolet. La stratosph√®re a une circulation d'air relativement stable et moins turbulente que celle de la troposph√®re en raison de la pr√©dominance de ce r√©chauffement d√Ľ √† l'ozone. Cela limite la formation de nuages et d'autres ph√©nom√®nes m√©t√©orologiques.

    Stratovolcan ( = volcan compos√©). - Type de volcan conique, avec des pentes prononc√©es, et hautement explosif, form√© par l'accumulation de couches successives de lave basaltique, de cendres volcaniques et de mat√©riaux pyroclastiques.  Ils sont construits par des √©ruptions explosives alternant avec des √©ruptions effusives. Les monts du Cantal, avec le Puy Marie comme point culminant, dans le Massif Central, le mont Fuji au Japon, le mont Rainier, aux √Čtats-Unis, et le Popocatepetl, au Mexique fournissent des exemples de stratovolcans. 

    Stratus. - Les stratus sont les nuages les plus bas de l'atmosph√®re. Vus sur l'horizon, ils se montrent en bandes horizontales parall√®les, en ¬ę-strates ¬Ľ : d'o√Ļ leur nom. Les nuages qui flottent, accroch√©s au flanc d'une montagne, ont toujours cette forme stratifi√©e. Les stratus sont des bandes de brouillard √©lev√©s au-dessus du sol. Quand ils s'√©tendent horizontalement au-dessus de nos t√™tes, couvrant le ciel enti√®rement, ils constituent ce qu'on appelle le temps voil√©, le temps couvert ou le temps gris.

    Stroboscope. - Appareil utilisé pour créer des flashes de lumière intermittents à des intervalles réguliers. Il est généralement utilisé pour observer des objets en mouvement ou pour étudier des phénomènes qui se produisent à des fréquences élevées. Un stroboscope fonctionne en émettant des éclairs de lumière à des intervalles de temps spécifiques. Ces éclairs sont synchronisés avec la fréquence de l'objet en mouvement que l'on souhaite observer. Lorsque la fréquence de l'objet et la fréquence des éclairs sont bien synchronisées, l'objet semble figé ou se déplace très lentement, ce qui permet de l'observer en détail.

    Stromatolithes ou Stromatolites. - Structures rocheuses en couches form√©es par la croissance de couches de cyanobact√©ries (anciennement connues sous le nom d'algues bleu-vert) et d'autres micro-organismes photosynt√©tiques dans des environnements aquatiques peu profonds. Ces structures sont issues des formes de vie connues les plus anciennes sur Terre et ont jou√© un r√īle important dans la formation de l‚Äôatmosph√®re et de l‚Äôenvironnement de la plan√®te. Ce sont principalement des s√©diments et de min√©raux qui s'accumulent √† mesure que ces micro-organismes pi√®gent et lient les particules avec leurs s√©cr√©tions collantes. Au fil du temps, ces couches s‚Äôaccumulent, ce qui donne l‚Äôapparence distincte des stromatolithes. Leur taille peut varier, allant de petits monticules √† de vastes formations couvrant de vastes zones. Les stromatolithes ne sont plus aussi courants aujourd‚Äôhui qu‚Äôils l‚Äô√©taient dans le pass√©, mais on peut encore les trouver dans quelques endroits du monde, comme sur la c√īte de l‚ÄôAustralie occidentale et dans certains lacs alcalins. 

    Strontianite. -  Carbonate naturel de d'oxyde de strontium ( = strontiane) de formule chimique : SrCO3. La strontianite cristallise dans le syst√®me trigonal. Elle se pr√©sente souvent sous forme de cristaux prismatiques, mais peut √©galement se pr√©senter en agr√©gats massifs ou en cro√Ľtes. Sa couleur varie du blanc au jaun√Ętre, et sa transparence peut √™tre transparente √† translucide. Elle se forme souvent dans les veines hydrothermales, les d√©p√īts de sources chaudes ou les cavit√©s des roches calcaires. Elle peut √©galement √™tre associ√©e √† d'autres min√©raux de strontium tels que la c√©lestine.

    Strontium (Sr). - El√©ment chimique de num√©ro atomique 37; masse atomique : 85,47. Ce m√©tal strontium fut d√©couvert en 1790 par Crawford, dans un minerai provenant de Strontian (√Čcosse); on le trouve dans la nature √† l'√©tat de sulfate (c√©lestine), d'hydrate (strontiane) et de carbonate (strontianite). Le strontium se pr√©pare par √©lectrolyse du chlorure de strontium, ou par double d√©composition entre l'amalgame de sodium et le chlorure de strontium. C'est un m√©tal jaune, de densit√© 2,54, fondant vers 800 ¬įC, peu conducteur de l'√©lectricit√©, d√©composant l'eau √† la temp√©rature ordinaire. Il se pr√©sente sous forme diatomique. Il donne naissance √† de nombreux compo√©s, en se combinant avec le chlore, l'iode, le soufre, et avec les acides. Citons, parmi eux le sulfure de strontium, SrS, que l'on obtient en calcinant au rouge un m√©lange de c√©lestine (sulfate naturel de strontium) et de charbon, et qui poss√®de des propri√©t√©s phosphorescentes; l'azotate de strontium, utilis√© en pyrotechnie en raison de la belle teinte rouge que donne sa flamme; la strontiane ou oxyde de strontium, SrO, que l'on pr√©pare en calcinant l'azotate, oxyde employ√© dans la sucrerie, pour extraire des m√©lasses le sucre avec lequel il forme un compos√© insoluble.

    Subduction. - Processus g√©ologique qui se produit aux limites de deux plaques tectoniques lorsque l'une de ces plaques passe sous l'autre. Plus sp√©cifiquement, on parle de subduction lorsque une plaque de la lithosph√®re oc√©anique, qui est plus dense, plonge sous une autre plaque, g√©n√©ralement une plaque continentale ou une autre plaque oc√©anique. Ce processus est une caract√©ristique cl√© de la tectonique des plaques et joue un r√īle majeur dans la g√©odynamique de la Terre. La r√©gion g√©ologique affect√© par ce processus est appel√© zone de subduction.

    Sublimation. - Changement d'√©tat d'un corps qui passe directement de l'√©tat solide √† l'√©tat gazeux, sans passer par l'√©tat liquide interm√©diaire. Cela se produit lorsque la pression et la temp√©rature sont √† des niveaux sp√©cifiques. Lorsque la sublimation se produit, les mol√©cules ou les atomes de la substance solide absorbent suffisamment d'√©nergie pour se s√©parer et former une phase gazeuse sans formation de gouttelettes liquides interm√©diaires. Le processus inverse, o√Ļ une substance passe directement de l'√©tat gazeux √† l'√©tat solide, est appel√© d√©position.

    Sublim√©. - Corps volatilis√© et recueilli √† l'√©tat solide. - Sublim√© corrosif ou simplement sublim√©-: bichlorure de mercure. Le sublim√© corrosif ou bichlorure de mercure HgCl2 est une substance √Ęcre, caustique, et tr√®s toxique; c'est aussi, √† doses faibles, un antiseptique puissant.

    Substitution (réaction de). - Réaction chimique dans laquelle un atome, un groupe d'atomes ou un ion est remplacé par un autre atome, groupe d'atomes ou ion dans une molécule. Les réactions de substitution peuvent se produire selon différents mécanismes, chacun ayant de nombreuses variantes :

    ‚ÄĘ Substitution nucl√©ophile : un nucl√©ophile attaque un atome ou un groupe d'atomes dans une mol√©cule, rempla√ßant ainsi un autre atome ou groupe d'atomes. Ex. : la r√©action de substitution du chlorom√©thane (CH3Cl) par l'hydroxyde (OH-) forme le m√©thanol (CH3OH).

    ‚ÄĘ Substitution √©lectrophile : un √©lectrophile attaque un atome ou un groupe d'atomes dans une mol√©cule, rempla√ßant ainsi un autre atome ou groupe d'atomes. Ex. : la r√©action de substitution √©lectrophile aromatique, o√Ļ un √©lectrophile attaque un noyau aromatique. Par exemple, la r√©action du benz√®ne (C6H6) avec le nitrate de nitronium (NO2+) forme le nitrobenz√®ne (C6H5NO2).

    ‚ÄĘ Substitution radicalaire : des radicaux libres r√©agissent avec une mol√©cule pour remplacer un atome ou un groupe d'atomes. Ex. :  la r√©action de substitution radicalaire halog√®ne, o√Ļ un halog√®ne r√©agit avec un compos√© organique. Par exemple, la r√©action de substitution de l'√©thane (C2H6) par le chlore (Cl2) forme le chlorom√©thane (CH3Cl).

    Sulfate. - Terme qui d√©signe en premier lieu  l'ion sulfate (SO4¬≤‚ĀĽ), ainsi que les compos√©s chimiques de soufre form√©s par la combinaison de cet ion avec des cations, g√©n√©ralement des m√©taux ou des ammoniums. Les sulfates sont souvent solubles dans l'eau et se trouvent dans de nombreux min√©raux, roches et sols. Certains sulfates sont √©galement largement utilis√©s dans l'industrie et la chimie, que ce soit comme additifs alimentaires, dans les produits pharmaceutiques, les produits chimiques de nettoyage ou dans d'autres applications industrielles. 

    Sulfosels. - Classe de min√©raux principalement compos√©e de sulfures m√©talliques associ√©s √† des √©l√©ments semi-m√©talliques tels que l'antimoine (Sb), l'arsenic (As) ou le bismuth (Bi). Ils sont souvent trouv√©s dans des gisements hydrothermaux associ√©s √† des d√©p√īts de m√©taux pr√©cieux ou de m√©taux de base. Exemples :

    ‚ÄĘ La stibnite est un sulfosel d'antimoine, de formule chimique Sb2S3. Elle se pr√©sente sous forme de cristaux aciculaires argent√©s ou gris√Ętres, parfois avec une couleur iridescente. La stibnite est un min√©ral important pour l'extraction de l'antimoine, utilis√© dans diverses applications industrielles.

    ‚ÄĘ La bournonite est un sulfosel de plomb, d'antimoine et de soufre, de formule chimique PbCuSbS3. Elle se trouve sous forme de cristaux prismatiques souvent stri√©s, de couleur gris argent√©. La bournonite est un min√©ral remarquable pour sa structure cristalline complexe et ses propri√©t√©s optiques int√©ressantes.

     ‚ÄĘ La tennantite est un sulfosel de cuivre et d'arsenic, de  formule chimique Cu12As4S13. Elle se pr√©sente sous forme de cristaux prismatiques noirs ou gris√Ętres, souvent associ√©s √† d'autres min√©raux de sulfures dans les gisements de cuivre. La tennantite est un min√©ral important pour l'industrie mini√®re en raison de sa teneur en cuivre.

    ‚ÄĘ La t√©trah√©drite est un sulfosel de cuivre, de fer, d'antimoine et d'arsenic, avec la formule chimique Cu12Sb4S13. Elle se trouve sous forme de cristaux noirs √† gris√Ętres, souvent avec une structure cristalline cubique. La t√©trah√©drite est un min√©ral important pour l'extraction du cuivre et de l'argent, et elle est souvent associ√©e √† d'autres min√©raux de sulfures dans les gisements miniers.

    ‚ÄĘ La gal√®ne argentif√®re est un sulfosel de plomb et d'argent. Elle se trouve sous forme de cristaux cubiques argent√©s, souvent avec une structure cristalline cubique. La gal√®ne argentif√®re est un min√©ral important pour l'extraction de l'argent, et elle est souvent associ√©e √† la gal√®ne (PbS) et √† d'autres min√©raux de sulfures dans les gisements de minerais de plomb et d'argent.

    Sulfures. - Composés chimiques et groupe de minéraux qui se composent d'un métalcombiné avec du soufre. Ils constituent l'une des classes les plus importantes de minéraux en termes d'abondance et de diversité.

    Superamas. - En astronomie, on nomme ainsi des structures de grande √©chelle constitu√©es de plusieurs amas de galaxies interagissant gravitationnellement. Ce sont parmi les structures les plus grandes de l'univers observable. Les superamas sont organis√©s en une structure en toile d'araign√©e compos√©e de filaments intergalactiques, qui sont de longues cha√ģnes de galaxies et de mati√®re sombre, et de noeuds, qui sont des r√©gions plus denses o√Ļ plusieurs filaments se croisent. A l'inverse, les r√©gions o√Ļ la densit√© de galaxies et de mati√®re est consid√©rablement plus faible que dans les r√©gions adjacentes sont appel√©s vides cosmiques. Les vides s√©parent les superamas et sont g√©n√©ralement plus grands que ces derniers.

    Supercontinent. - On donne ce nom √† d'immenses masses terrestres form√©es dans le pass√© de la Terre par l'agr√©gation de plusieurs continents. Les supercontinents ne sont pas des entit√©s permanentes, mais plut√īt des √©tapes dans l'√©volution dynamique de la surface terrestre. Les cycles de formation et de fragmentation des supercontinents  (Cycles de Wilson) sont influenc√© par la tectonique des plaques, un processus par lequel les plaques lithosph√©riques qui composent la cro√Ľte terrestre se d√©placent √† la surface de la Terre. Chaque supercontinent se forme par la r√©union des terres √©merg√©es et finit par se fragmenter en raison des forces tectoniques en jeu. Exemples de supercontinents (hypoth√©tiques pour les plus anciens ou av√©r√©s) : Vaalbara, Kenorland, Columbia, Pannotia, Pang√©e.

    Supercorde. - Objet microscopique th√©orique jouant en physique le m√™me r√īle que les particules √©l√©mentaires. Alors que les particules √©l√©mentaires du mod√®le standard sont suppos√©es ponctuelles, la th√©orie des supercordes substitue √† ces particules des objets lin√©aires, dont les divers √©tats de vibrations peuvent rendre compte des caract√©ristiques ordinairement attribu√©es aux particules.

    Superfluidité. - Phénomène qui affecte certains liquides à très basse température, et qui se traduit par une perte complète de leur viscosité. Ils s'écoulent alors sans aucune résistance, de manière continue et sans perte d'énergie, contrairement aux liquides classiques, qui présentent une viscosité et une friction interne lorsqu'ils s'écoulent.

    La superfluidité a été découverte en 1937 par Pyotr Kapitsa, John Allen et Don Misener lorsqu'ils ont observé que l'hélium-4 liquide devenait exceptionnellement fluide à des températures inférieures à 2,17 kelvins. Ce phénomène est souvent appelé la transition lambda, en référence à la forme de la courbe de refroidissement de l'hélium-4.
    Ce comportement tient √† ce que l'h√©lium-4 a un spin entier (les proton et les neutrons ont chacun un spin de 1/2, si bien que les deux neutrons et les deux protons de l'h√©lium-4 lui conf√®rent au final un spin de 2 x (1/2) + 2 x (1/2) = 2, c'est donc un boson, qui ob√©it √† la statistique de Bose-Einstein. Il s'ensuit qu'√† des temp√©ratures tr√®s proches du z√©ro absolu, les atomes constituant l'h√©lium-4 liquide (et d'autres liquides ou gaz ultrafroids) se condensent dans un √©tat quantique coh√©rent (condensation de Bose-Einstein), d√©crit par une seule fonction d'onde collective. Cette coh√©rence quantique ouvre la porte √† la superfluidit√©. L'h√©lium-4 superfluide acquiert non seulement la capacit√© de s'√©couler sans friction et celle de passer √† travers des barri√®res solides sans √™tre ralenti, mais il peut donner lieu encore √† d'autres comportements, par exemple, lorsqu'il est mis en rotation, il cr√©e des vortex quantiques, des tourbillons d'atomes qui ne dissipent pas d'√©nergie : ces vortex peuvent s'organiser en une structure r√©guli√®re appel√©e r√©seau d'Abrikosov. 

    Supergéante. - Les supergéantes sont les étoiles les plus massives et les plus lumineuses. Ces objets sont dans une phase évoluée de leur cycle de vie stellaire et sont de bon candidats pour donner néssance à une supernova. Les supergéantes peuvent atteindre des dimensions des dizaines à des centaines de fois le diamètre du Soleil. Leur luminosité peut être des centaines de milliers à des millions de fois supérieure à celle du Soleil. Certaines supergéantes peuvent être variables, présentant des fluctuations de luminosité sur des périodes de temps plus ou moins régulières. Ces variations peuvent être attribuées à des instabilités internes ou à des processus de pulsations stellaires.

    Supernova. - Explosion d'une étoile massive à la fin de son évolution, et qui donne lieu à un très important dégagement d'énergie. Pendant un bref laps de temps une supernova peut être aussi lumineuse qu'une galaxie entière.

    Superposition (principe de). - Concept qui s'applique à différentes branches de la physique. Il énonce que lorsque plusieurs effets ou influences s'appliquent simultanément à un système physique, l'effet résultant est la somme des effets individuels de chaque influence prise séparément. Cela suppose que les différentes influences ne s'interfèrent pas ou ne se perturbent pas mutuellement.

    Supersymétrie. - Théorie proposant une extension du modèle standard de la physique des particules. Elle postule l'existence d'une symétrie entre les particules élémentaires de spin entier (bosons) et celles de spin demi-entier (fermions). Selon la supersymétrie, chaque particule du modèle standard possède une particule superpartenaire correspondante avec une différence de spin de 1/2. Par exemple, le superpartenaire d'un électron (fermion de spin 1/2) serait un selectron (boson de spin 0) et le superpartenaire d'un photon (boson de spin 1) serait un photino (fermion de spin 1/2).

    La supersym√©trie a √©t√© propos√©e pour r√©soudre certains probl√®mes th√©oriques de la physique des particules, tels que la hi√©rarchie de masse entre les bosons de jauge et les fermions de la th√©orie √©lectrofaible. Certaines des nouvelles particules qu'elle pr√©dit pourraient aussi √™tre des candidats pouvant constituer la matii√®re sombre. Cependant, √† ce jour, les exp√©riences men√©es au Grand collisionneur de hadrons (LHC) au CERN  excluent certaines des pr√©dictions les plus simples de la supersym√©trie, ce qui a conduit √©tudier de nouvelles pistes. 

    Supervolcan. - Volcan extr√™mement puissant et explosif. L'√©ruption d'un supervolcan peut g√©n√©rer des d√©p√īts pyroclastiques tr√®s √©tendus et entra√ģner la formation de caldeiras g√©antes. Le parc national de Yellowstone et  le volcan Sarychev (√ģles Kouriles) sont des exemples de sites potentiellement associ√©s √† un supervolcan.

    Supraconductivit√©. - Perte de toute r√©sistance √©lectrique de certains mat√©riaux √† des temp√©ratures tr√®s basses, g√©n√©ralement proches du z√©ro absolu (-273,15¬įC). Lorsqu'un mat√©riau devient supraconducteur, il permet au courant √©lectrique de circuler √† travers lui sans aucune perte d'√©nergie. Cette propri√©t√© a √©t√© d√©couverte dans le mercure d√®s 1911 (par Heike Kamerlingh Onnes); depuis, de nombreux autres mat√©riaux (alliages m√©talliques, c√©ramiques et m√™me mat√©riaux organiques) ont √©t√© identifi√©s comme √©tant supraconducteurs au-dessous d'une temp√©rature critique sp√©cifique pour chaque mat√©riau.

    La supraconductivit√© s'explique par la formation de paires d'√©lectrons, appel√©es paires de Cooper, dans le mat√©riau consid√©r√©. Du fait de leur interaction avec les vibrations du r√©seau cristallin, ces √©lectrons se lient ensemble dans un √©tat de spin total nul, ce qui leur conf√®re la capacit√© de se d√©placer √† travers le mat√©riau sans collisions avec les impuret√©s ou les vibrations du r√©seau, d'o√Ļ l'absence de r√©sistance √©lectrique. La formation des paires de Cooper correspond √† une transition de phase du mat√©riau, au cours de laquelle celui-ci passe d'un √©tat normal, o√Ļ il pr√©sente une r√©sistance √©lectrique, √† un √©tat supraconducteur sans r√©sistance.

    Surfusion. - Ph√©nom√®ne qui se produit lorsque l'eau (ou un autre liquide) est refroidie en dessous de son point de cong√©lation (0¬įC, dans le cas de l'au, dans les conditions de pression ordinaires) sans qu'elle g√®le imm√©diatement. 
    La surfusion est g√©n√©ralement le r√©sultat de conditions sp√©cifiques, telles qu'une agitation minimale, un liquide tr√®s pur et une absence de sites de nucl√©ation, qui sont des points de d√©part pour la formation de cristaux de glace. En l'absence de ces conditions, l'eau peut demeurer liquide m√™me √† des temp√©ratures nettement inf√©rieures √† 0¬įC. Cependant, d√®s  l'introduction d'un stimulus ou d'une perturbation (choc l√©ger, ajout de particules de glace ou agitation), la surfusion peut √™tre interrompue, et l'eau g√®lera rapidement en formant des cristaux de glace.

    Sursaut gamma. - Emission de rayons gamma extrêmement intense et brève observable dans diverses directions du ciel. Les sursauts gamma sont les événements les plus énergétiques observés dans l'univers et sont généralement associés à des explosions cataclysmiques dans les étoiles. Leur source ( = sursauteur gamma) peut être très différente selon les niveaux d'énergie mis en jeu et la durée du sursaut.

    ‚ÄĘ Les sursaut gamma longs peuvent durer de quelques secondes √† plusieurs minutes. On pense que les sursauts gamma longs sont associ√©s √† l'effondrement gravitationnel d'une √©toile massive en fin de vie, formant un trou noir. Lorsque le noyau de l'√©toile s'effondre, il lib√®re une quantit√© √©norme d'√©nergie sous forme de rayons gamma, mais aussi de lumi√®re visible et de rayons X.

    ‚ÄĘ Les sursauts gamma courts durent g√©n√©ralement moins de deux secondes. Ils sont g√©n√©ralement associ√©s √† la fusion de deux √©toiles √† neutrons, √† la collision d'une √©toile √† neutrons avec un trou noir ou √† d'autres processus encore mal compris. Ils sont moins fr√©quents que les sursauts gamma longs et sont souvent plus difficiles √† d√©tecter.

    Sy√©nite. - Roche granitique o√Ļ domine le feldspath et dont la couleur est un m√©lange de rouge et de vert; il y eu avait de belles carri√®res √† Sy√®ne (Assouan). On distingue les sy√©nites proprement dites, les sy√©nites quartzif√®res, les granites sy√©nitiques, les sy√©nites zirconiennes. On les rencontre dans les Vosges, en Norv√®ge, en Italie, etc.

    Sylvanite. - Min√©ral rare compos√© de tellurure d'or et d'argent. Chimiquement, elle est repr√©sent√©e par la formule chimique (Au,Ag)2Te4. Elle est g√©n√©ralement de couleur blanc argent√© √† jaune p√Ęle, parfois avec des teintes l√©g√®rement roses ou brunes. Ce min√©ral a √©t√© nomm√© d'apr√®s la for√™t de Sylva, dans le comt√© de Boulder, au Colorado, √Čtats-Unis, o√Ļ il a √©t√© d√©couvert pour la premi√®re fois. La sylvanite est souvent couramment √† d'autres min√©raux aurif√®res ou tellurures, tels que la calaverite, le quartz et la pyrite. La sylvanite est une source importante d'or et d'argent. Elle est extraite dans des gisements o√Ļ elle se trouve g√©n√©ralement sous forme de veines ou de masses dans les roches aurif√®res. En plus de son int√©r√™t √©conomique en tant que minerai, la sylvanite est √©galement recherch√©e par les collectionneurs de min√©raux.

    Sylvine. - Min√©ral qui appartient √† la famille des halog√©nures. La sylvine est principalement constitu√©e de chlorure de potassium (KCl). La sylvine est g√©n√©ralement incolore, mais peut parfois pr√©senter des teintes de blanc, de gris, de jaune ou de rouge en raison de certaines impuret√©s. Ce min√©ral est largement r√©pandu et est importante dans le domaine de la g√©ologie comme un indicateur de l'existence de d√©p√īts de sel souterrains.

    Sylvinite. - Min√©ral compos√© principalement de chlorure de potassium (KCl) et de chlorure de sodium (NaCl). Il est souvent extrait comme source de potassium pour la production d'engrais potassiques. Elle est extraite dans des mines de sel gemme o√Ļ elle se pr√©sente sous forme de couches ou de gisements. La sylvinite est une source importante de potassium. L'extraction de la sylvinite se fait g√©n√©ralement par des techniques mini√®res telles que le forage et le dynamitage, suivies du concassage et du broyage pour s√©parer le minerai des autres roches et min√©raux. Une fois extrait, le minerai est trait√© pour isoler le chlorure de potassium, qui est ensuite utilis√© dans diverses applications, notamment comme engrais pour l'agriculture.

    Sym√©trie. - Concept math√©matique selon lequel un objet ou un syst√®me conserve certaines propri√©t√©s sous des transformations sp√©cifiques. Les sym√©tries d'un syst√®me physique correspondent aux transformations qui laissent les √©quations d√©crivant ce syst√®me inchang√©es. Ce qui signifie que lorsque des sym√©tries sont observ√©es dans un syst√®me, il y a des quantit√©s physiques qui sont conserv√©es. On peut ainsi ainsi associer certaines  sym√©tries √† des lois de conservation fondamentales.

    ‚ÄĘ Sym√©trie spatiale. - Un syst√®me poss√®de une sym√©trie spatiale si ses propri√©t√©s physiques restent inchang√©es sous une transformation spatiale, comme une rotation, une translation ou une inversion (chacun de ses op√©rations correspondant, du point de vue ath√©matique √† une sym√©trie). 
    + Sym√©trie de translation et conservation de la quantit√© de mouvement. - Un syst√®me poss√®de une sym√©trie de translation si ses propri√©t√©s physiques restent inchang√©es lorsqu'il est d√©plac√© dans l'espace. Si les lois de la physique sont invariantes sous une translation spatiale (par exemple, si les propri√©t√©s du syst√®me ne changent pas lorsqu'il est d√©plac√© tout entier  dans l'espace), alors sa quantit√© de mouvement est conserv√©e.

    + Symétrie de rotation et conservation du moment angulaire. - Un système possède une symétrie de rotation si ses propriétés physiques restent inchangées sous une rotation. Si les lois physiques sont invariantes sous une rotation spatiale (par exemple, si les propriétés du système ne changent pas lorsqu'il est tourné dans l'espace), alors le moment angulaire est conservé.

    ‚ÄĘ Sym√©trie temporelle et conservation de l'√©nergie. - Un syst√®me poss√®de une sym√©trie temporelle si ses propri√©t√©s physiques restent inchang√©es sous une transformation temporelle, comme l'inversion ou une translation  du temps. La conservation de l'√©nergie d√©coule de la sym√©trie temporelle des lois de la physique : si un syst√®me est invariant sous une transformation temporelle (par exemple, si les lois physiques restent les m√™mes lorsque le temps est invers√©), alors l'√©nergie est conserv√©e.

    ‚ÄĘ Sym√©trie de jauge et loi de conservation de la charge. - En physique des particules, la sym√©trie de jauge est une invariance sous une op√©ration math√©matique appel√©e  transformation de jauge. Cette sym√©trie est au coeur du formalisme de th√©orie √©lectrofaible ( = th√©orie quantique  de l'√©lectromagn√©tisme et de l'int√©raction faible) et de la th√©orie quantique des champs Les transformations de jauge sont des transformations locales qui laissent les √©quations de ces th√©ories inchang√©es, et sont intimement li√©es √† la conservation de la charge √©lectrique.

    Synchrotron (rayonnement). - Rayonnement de grande longueur d'onde (Spectre*), √©mis par des particules-charg√©es acc√©l√©r√©es par un champ-magn√©tique et se d√©pla√ßant √† une vitesse proche de celle de la lumi√®re. On l'observe en astronomie chaque fois qu'un champ magn√©tique intense est pr√©sent : par exemple √† proximit√© des √©toiles √† neutrons(pulsars) ou dans le voisinage (jets) des galaxies √† noyau actif (AGN). 

    Synclinal. - Structure g√©ologique pli√©e dans la cro√Ľte terrestre o√Ļ les couches de roches sont courb√©es de mani√®re concave vers le bas pour former une sorte de vall√©e ou de creux. Les couches rocheuses les plus jeunes se trouvent g√©n√©ralement au coeur du synclinal, tandis que les couches plus anciennes sont situ√©es sur les flancs ext√©rieurs. Les synclinaux peuvent former des structures en forme de vall√©e dans la g√©ographie.

    Synodique (révolution). - Temps que met une planète pour revenir en conjonction avec le Soleil.

    Synth√®se chimique. - Op√©ration par laquelle on combine les corps simples pour en former des compos√©s, ou des corps compos√©s pour en former d'autres d'une composition plus complexe. En chimie min√©rale, la synth√®se est toujours possible, car les √©l√©ments sur lesquels on op√®re sont stables et peuvent √™tre soumis √† l'action de r√©actifs √©nergiques. Les exemples de synth√®se abondent : citons la synth√®se de l'eau, la synth√®se de l'acide chlorhydrique. D'ailleurs, un grand nombre de pr√©parations ne sont que des synth√®ses. En chimie organique, les difficult√©s sont plus grandes et pendant longtemps, la plupart des chimistes furent convaincus que la synth√®se d'un compos√© organique √©tait impossible. Gr√Ęce aux travaux d'un grand nombre de chimistes, √† la t√™te desquels il faut placer Berthelot, Wurtz, Liebig, un assez grand nombre de synth√®ses ont commenc√© √† √™tre ex√©cut√©es √† partir de la seconde moiti√© du XIXe si√®cle.

    Syst√®me cristallin  R√©seau cristallin.

    Système international (SI). - Système de mesure international est utilisé pour quantifier et normaliser les mesures de diverses grandeurs physiques. Le SI repose sur sept unités de base, de nombreusess unités dérivées et des préfixes (nano-, micro-, centi-, hecto-, kilo-, etc.) permettant d'exprimer des multiples et des sous-multiples de ces unités. Les unités de base sont : le mètre, le kilogramme, la seconde, l'ampère, le kelvin, la candela et la mole. Parmi les unités dérivées, on peut mentionner : le newton (N) l'unité de force dérivée du SI, définie en fonction du kilogramme, du mètre et de la seconde; le joule (unité d'énergie), le pascal (unité de pression), le watt (unité de puissance), le volt (unité de tension), l'ohm (unité de résistance électrique) et le coulomb (unité de charge électrique), l'hertz (unité de fréquence) etc.

    Syzygies. - Les astronomes emploient ce mot pour d√©signer les situations de deux plan√®tes qui se trouvent dans l'alignement de la Terre et du Soleil : d'o√Ļ l'on voit que les syzygies sont les conjonctions et les oppositions des plan√®tes. C'est en particulier le nom que l'on donne indiff√©remment √† la nouvelle et √† la pleine Lune, qui sont sa conjonction et √† son opposition. Les mar√©es de syzygie, remarquables par leur importance, sont celles qui ont lieu √† ces √©poques.

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