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R
Rad. - Le rad est une ancienne unit√© de mesure de la dose absorb√©e de radiation ionisante. Cette unit√© mesure la quantit√© d'√©nergie d√©pos√©e dans la mati√®re par la radiation. Un rad correspond √† l'absorption d'une √©nergie de 0,01 joule par kilogramme de mati√®re irradi√©e. Cela signifie que si une substance re√ßoit une dose de radiation de 1 rad, elle absorbe 0,01 joule d'√©nergie provenant de la radiation ionisante par kilogramme de masse.  Le rad a √©t√© remplac√© par le gray (Gy) dans le syst√®me international d'unit√©s (SI) pour mesurer la dose absorb√©e.

Radiant (Les √©toiles filantes). - Direction ou r√©gion du ciel de laquelle, par effet de perspective, semblent provenir les √©toiles filantes d'un m√™me essaim. La position du radiant d'un essaim donn√© varie l√©g√®rement au cours d'une m√™me p√©riode d'activit√© du fait du mouvement de r√©volution de la Terre sur son orbite pendant ce laps de temps. Cette position varie √©galement d'une ann√©e sur l'autre, du fait des perturbations orbitales d'origines diverses que subit l'essaim, ainsi que de la fa√ßon doot se r√©partissent dans l'espace les concentrations de poussi√®res qui le composent. La localisation des radiants sur les cartes de l'Atlas des constellations doit donc √™tre consid√©r√©e comme seulement indicative. 

Radiation. - Synonyme de rayonnement. Energie propagée sous la forme d'une onde.

Radio (rayonnement). - Domaine du spectre électromagnétique correspondant à toutes les longueurs d'ondes supérieures à celles de l'infrarouge. Le rayonnement radio est celui dont les photons transportent individuellement le moins d'énergie.

Radioactivité. - Transformation un noyau atomique en un autre noyau (voir désintégration) avec émission d'énergie sous forme notamment de rayonnement alpha, bêta ou gamma, définissant chacun un type de radioactivité.

Radioastronomie*. - Branche de l'astronomie qui étudie les astre au travers de leur émission de rayonnement électromagnétique de grande longueur d'onde (domaine radio). Le champ d'étude de la radioastronomie est principalement l'univers froid.

Radiogalaxie. - Galaxie √† l'origine d'un important rayonnement  √©lectromagn√©tique dans la gamme des ondes radio. Ces galaxies sont caract√©ris√©es par des jets de plasma qui s'√©tendent √† partir du noyau galactique actif. Elles sont g√©n√©ralement class√©es en deux cat√©gories principales : les radiogalaxies √† doubles lobes et les radiogalaxies √† jets. Les radiogalaxies √† doubles lobes pr√©sentent des jets qui s'√©tendent sym√©triquement √† partir du noyau actif, formant des lobes radio distincts √† chaque extr√©mit√©. Les radiogalaxies √† jets montrent des jets √©troits et rectilignes sans lobes bien d√©finis.

Radiolarite. - Roche s√©dimentaire qui se forme √† partir des squelettes de radiolaires. Les radiolaires sont des protozoaires planctoniques qui poss√®dent des coquilles siliceuses. Au fil du temps, ces coquilles s'accumulent au fond des oc√©ans pour former des d√©p√īts de s√©diments riches en silice, qui se compactent et se cimentent pour former la roche radiolarite. La radiolarite est caract√©ris√©e par sa couleur souvent gris√Ętre √† bleu√Ętre et sa texture fine, compos√©e de petits grains siliceux. En raison de la nature d√©licate des coquilles de radiolaires, la roche peut √™tre tr√®s fragile et sujette √† la fragmentation. La radiolarite est souvent associ√©es √† des zones de subduction et des marges continentales actives, o√Ļ des processus tectoniques et s√©dimentaires se produisent. Au fil du temps, les radiolarites peuvent √™tre enfouies en profondeur et subir des transformations chimiques et min√©rales sous l'effet de la pression et de la temp√©rature, √©voluant parfois en roches m√©tamorphiques.

Radiosource. - Source astronomique de rayonnement qui se manifeste notablement dans le domaine radio du spectre. Il existe plusieurs types de radiosouces. Citons :  les radio√©toiles, qui sont des √©toiles √©mettant des ondes radio en relation √† des processus tels, par exemple, que les √©ruptions et les vents stellaires; certains pulsars; les radiogalaxies (V. ci-dessus) et les quasars qui sont des noyaux actifs de galaxies tr√®s √©loign√©s et extr√™mement lumineux. Certains objets du Syst√®me solaire, peuvent √©galement √©mettre un rayonnement radio, par exemple du fait des interactions avec le vent solaire.

Radiot√©lescope. - Instrument astronomique utilis√© pour √©tudier les √©missions dans le domaine radio du spectre √©lectromagn√©tique. 

Radium (Ra). - El√©ment de num√©ro atomique 88, d√©couvert en 1898 par Marie Curie, Pierre Curie et Debierre, dans r√©sidus barytiques obtenu cours du traitement de la pechblende. Le m√©tal alcalino-ferreux a √©t√© isol√© par l'√©lectrolyse de son chlorure, en pr√©sence de mercure; il fond √† 700¬įC, d√©compose l'eau √† froid; il est analogue au baryum, dont il a l'aspect; sa masse atomique est 226,05, le sel le plus usuel est le bromure RaCI2- 2H2O. Le radium un √©l√©ment radioactif : son atome, en une p√©riode de 2900 ans, se d√©compose en donnant de h√©lium et une √©manation gazeuse, qui d√©pose elle-m√™me, en d√©gageant de l'h√©lium, de nouvelles substances radioactives (radiums A, B, C,... F). Le radium est lui-m√™me un produit de transformation de l'atome d'uranium; durant ses transmutations, le radium √©met une grande quantit√© d'√©nergie (1 gramme de radium donne une quantit√© d'√©nergie √©gale √† celle d√©velopp√©e dans la combustion de 300 kilogrammes de charbon), traduite par une √©l√©vation de temp√©rature et l'√©mission de diverses radiations: 90 % de particules Alpha, form√©s de particules d'h√©lium √©lectris√©es positivement, 9 % de rayons B√™ta ou rayons cathodiques d'√©lectrons n√©gatifs et 1% de rayons gamma (rayonnement √©lectromagn√©tique de haute h√©nergie). Ces radiations ionisent les gaz, impressionnent la plaque photographique, d√©terminent la fluorescence, etc. Elles ont √©galement une action physiologique, entra√ģnent la destruction des tissus.

Radon (Rn). - Element chimique (gaz noble) de num√©ro atomique 86; masse atomique :  222. C'est un gaz radioactif. 

Raie spectrale. - Lorsqu'on disperse un rayonnement lumineux pour former un spectre*, on constate dans de nombreux cas (notamment lorsqu'il s'agit de rayonnements astronomiques) que des radiations, correspondant √† certaines longueurs d'ondes ou fr√©quences sont plus faible, voire absentes, et que d'autres en revanche sont tr√®s intenses. Cela se traduit sur le spectre sous forme de raies sombres (raies en absorption) ou brillantes (raies en √©mission) respectivement. Les conditions de temp√©rature et de pression, ainsi que la pr√©sence ou non de champs magn√©tiques et √©lectriques influent sur les caract√©ristiques d'un tel spectre. Certaines raies peuvent √™tre plus ou moins larges, plus ou moins floues, elles sont parfois d√©doubl√©es. Mais ce qui le param√®tre fondamental est la composition chimique du gaz impliqu√©. La succession de ces raies forment des ensembles ou syst√®mes qui sont d'abord caract√©ristiques des √©l√©ments chimiques responsables de l'√©mission (ou de l'absorption) des radiations concern√©es. Et c'est donc seulement secondairement que l'intensit√© de ces raies, leur largeur, etc., informent sur les conditions physiques qui dans lesquelles se trouvent ces √©l√©ments. 

Raman (effet). - P√©nom√®ne optique d√©couvert par C. V. Raman en 1928, qui met en √©vidence la diffusion in√©lastique de la lumi√®re lorsqu'elle interagit avec la mati√®re. Lorsqu'un faisceau de lumi√®re monochromatique, tel que celui provenant d'un laser, traverse un mat√©riau, une partie de la lumi√®re est dispers√©e. La majorit√© de cette lumi√®re dispers√©e suit la loi de la diffusion √©lastique, ce qui signifie que sa fr√©quence (ou longueur d'onde) reste inchang√©e. Cependant, une petite fraction de la lumi√®re dispers√©e subit une interaction in√©lastique avec les mol√©cules du mat√©riau, ce qui entra√ģne un changement de fr√©quence. Ce changement de fr√©quence dans la lumi√®re dispers√©e, est connu  sous le nom de d√©calage de fr√©quence Raman. Il est caract√©ristiques des vibrations mol√©culaires du mat√©riau travers√©.

Rankine (cycle de). - Cycle thermodynamique  utilis√© dans les centrales √©lectriques √† vapeur pour convertir la chaleur en travail m√©canique, qui peut ensuite √™tre utilis√© pour g√©n√©rer de l'√©lectricit√©. Le cycle de Rankine commence par la compression de l'eau √† l'√©tat liquide. Cela est g√©n√©ralement r√©alis√© √† l'aide d'une pompe qui augmente la pression de l'eau, ce qui √©l√®ve √©galement son point d'√©bullition. L'eau comprim√©e est ensuite achemin√©e vers un √©changeur de chaleur, o√Ļ elle est chauff√©e √† une temp√©rature √©lev√©e en utilisant de la chaleur provenant d'une source externe, telle qu'une chaudi√®re √† combustible ou un r√©acteur nucl√©aire. L'eau se transforme en vapeur √† haute pression et haute temp√©rature. La vapeur √† haute pression est dirig√©e vers une turbine, o√Ļ elle se d√©tend en traversant des aubes de turbine. La d√©tente de la vapeur cr√©e un mouvement rotatif dans la turbine, g√©n√©rant ainsi du travail m√©canique. La vapeur se refroidit et se transforme progressivement en vapeur √† basse pression. La vapeur √† basse pression qui sort de la turbine est envoy√©e dans un condenseur, o√Ļ elle est refroidie par un fluide de refroidissement, g√©n√©ralement de l'eau froide. La vapeur se condense et redevient de l'eau liquide √† haute pression, pr√™te √† √™tre comprim√©e √† nouveau dans le cycle. Le cycle de Rankine est un cycle ferm√©, ce qui signifie que l'eau est r√©utilis√©e dans le syst√®me. L'√©nergie thermique provenant de la chaleur ajout√©e dans le processus de chauffage est convertie en travail m√©canique dans la turbine, qui peut ensuite √™tre utilis√© pour entra√ģner un g√©n√©rateur √©lectrique et produire de l'√©lectricit√©.

Raoult (lois de). - Relations thermodynamiques qui décrivent le comportement des solutions idéales binaires, c'est-à-dire des mélanges de deux composants purs. Elles ont été formulées par François-Marie Raoult au XIXe siècle, et sont basées sur l'hypothèse que les interactions entre les molécules des différents composants et les interactions entre les molécules d'un composant et celles du solvant sont similaires.

‚ÄĘ La premi√®re loi de Raoult : Elle s'applique aux pressions partielles des composants dans la solution. Selon cette loi, la pression partielle d'un composant dans une solution id√©ale est √©gale au produit de la pression de vapeur du composant pur (√† la m√™me temp√©rature) par la fraction molaire de ce composant dans la solution. 

‚ÄĘ La deuxi√®me loi de Raoult : Elle concerne les temp√©ratures d'√©bullition des composants dans une solution id√©ale. Selon cette loi, la temp√©rature d'√©bullition d'un composant dans une solution est √©gale √† la temp√©rature d'√©bullition du composant pur (√† la m√™me pression) diminu√©e d'un terme proportionnel √† la fraction molaire de ce composant dans la solution.

Dans les solutions réelles, les interactions moléculaires peuvent différer. Cependant, les lois de Raoult fournissent une bonne approximation pour de nombreux systèmes dilués et sont souvent utilisées comme base pour des calculs et des prédictions dans les études thermodynamiques des solutions.

Ras de mar√©e (ou tsunami). - Soul√®vement puissant et soudain des eaux de la mer. Le ph√©nom√®ne du ras de mar√©e est produit par des lames sourdes qui grossissent rapidement et se brisent sur les c√ītes en √©levant consid√©rablement le niveau des eaux. Le raz de mar√©e peut durer plusieurs jours et causer d'incalculables d√©sastres. C'est √† un accident de ce genre qu'est due la formation du Zuyderzee.

Rayleigh (diffusion) = Diffusion √©lastique. - Type de diffusion de la lumi√®re qui se produit lorsque la longueur d'onde de la lumi√®re est beaucoup plus petite que la taille des particules ou des obstacles √† travers lesquels elle se propage. La probabilit√© de diffusion de Rayleigh est proportionnelle √† la quatri√®me puissance de la longueur d'onde de la lumi√®re incidente. Elle estst donc d'autant plus intense pour des longueurs d'onde plus courtes. La diffusion de Rayleigh est isotrope et, contrairement √† la diffusion Compton, qui est associ√©e √† un changement d'√©nergie des photons, la diffusion de Rayleigh n'entra√ģne pas de changement d'√©nergie significatif des photons. La diffusion de Rayleigh explique notamment pourquoi le ciel est bleu pendant la journ√©e, car la lumi√®re du soleil a une longueur d'onde plus courte dans la r√©gion bleue du spectre visible.

Rayleigh (onde de). - Onde qui se propage le long de la surface d'un milieu √©lastique, comme la terre, l'eau ou tout autre mat√©riau solide. Les ondes de Rayleigh se forment lorsque des ondes sismiques ou des ondes acoustiques se propagent √† travers un milieu, mais sont confin√©es pr√®s de sa surface. Elles se caract√©risent par un mouvement elliptique des particules du milieu, dont le diam√®tre diminue avec la profondeur. 

Rayonnement. - Emission ou propagation d'énergie sous forme d'ondes électromagnétiques ou de particules. Exemples : le rayonnement électromagnétique qui est une forme de rayonnement se propageant sous forme d'ondes électromagnétiques, sans nécessiter un milieu matériel pour se déplacer; la radioactivité, qui est le rayonnement émis par des substances radioactives.

‚ÄĘ Rayonnement ionisant. - On d√©signe ainsi un rayonnement qui a suffisamment d'√©nergie pour √©jecter les √©lectrons des atomes, cr√©ant ainsi des ions charg√©s. Il comprend les rayons X, les rayons gamma et les particules alpha (noyaux d'h√©lium charg√©s positivement) et b√™ta (√©lectrons ou positrons). 

‚ÄĘ Rayonnement non ionisant. -  Rayonnement d'√©nergie moindre, incapable d'√©jecter les √©lectrons des atomes. Cela comprend les ondes radio, les micro-ondes, les infrarouges, la lumi√®re visible et les ultraviolets de faible √©nergie.

Rayonnement cosmique. - Flux de particules (protons, noyaux d'atomes, √©lectrons et  positons, etc.) hautement √©nerg√©tiques (de quelques m√©gaelectronvolts √† plusieurs t√©ra√©lectronvolts), qui voyagent √† des vitesses proches de celle de la lumi√®re. Le rayonnement cosmique provient de l'espace et  traverse notre Galaxie ainsi que d'autres galaxies. Il peut √™tre engendr√© par diverses sources cosmiques, telles que des explosions et restes de supernovas, des noyaux actifs de galaxies, des sursauts gamma, des √©toiles √† neutrons, des r√©gions de formation d'√©toiles et d'autres ph√©nom√®nes astrophysiques. Les particules du rayonnement cosmique sont acc√©l√©r√©es √† des vitesses √©lev√©es par des processus √©nerg√©tiques tels que les ondes de choc de supernovas ou des champs magn√©tiques puissants. Lorsque le rayonnement cosmique atteint l'atmosph√®re terrestre, il interagit avec les atomes et les mol√©cules de l'atmosph√®re, ce qui cr√©e des cascades ( = gerbes atmosph√©riques) de particules secondaires souvent instables et se d√©sint√©grant en d'autres particules. 

Rayonnement cosmologique  = Fond diffus cosmologique = CMB (Cosmic microwave background) = Rayonnement fossile. - Rayonnement √©lectromagn√©tique pr√©sent dans tout l'univers observable.  Le rayonnement cosmologique a √©t√© √©mis environ 380 000 ans apr√®s le d√©but de l'expansion de l'univers, lorsque celui-ci s'est suffisamment refroidi pour permettre aux √©lectrons et aux protons de se combiner pour former des atomes neutres (principalement de l'hydrog√®ne). √Ä partir de ce moement, la lumi√®re dont le parcours √† longue distance √©tait jusque-l√† bloqu√© par ses interactions avec les √©lectrons, a pu se propager librement, formant ainsi le rayonnement cosmologique. Celui-ci, lors de son √©mission avait une temp√©rature de quelques milliers de degr√©s. L'expansion de l'univers a √©t√© ensuite corr√©lative du refroidissement de ce rayonnement, qui lorsqu'il est capt√© aujourd'hui a une  temp√©rature moyenne d'environ 2,7 K ( = -270,15 ¬įC), quelle que soit la direction de l'espace dans laquelle on la mesure (on dit que le rayonnement cosmologique est isotrope). Il pr√©sente cependant de tr√®s faible fluctuations de temp√©rature de temp√©rature r√©v√©lant des anisotropies spatiales, qui sont des indices importants pour comprendre les structures de l'univers primordial (fluctuations initiales de densit√©).

Rayonnement thermique = Rayonnement de corps noir. - Rayonnement √©lectromagn√©tique √©mis par un objet en raison de sa temp√©rature. Tous les objets qui ont une temp√©rature au-dessus du z√©ro absolu (0 K ou -273,15¬įC) √©mettent du rayonnement thermique. Ce rayonnement est une cons√©quence directe de l'agitation thermique des particules subatomiques (comme les √©lectrons) √† l'int√©rieur de l'objet (Corps noir).

Rayon vecteur (astronomie). - On appelle rayon vecteur la droite tir√©e du centre d'une plan√®te au centre du Soleil ou du centre d'un satellite au centre de la plan√®te principale, ou encore, d'une fa√ßon plus g√©n√©rale, du centre d'un astre √† son centre de r√©volution. Ce centre n'est autre, en effet, que l'un des foyers de la courbe elliptique d√©crite par l'astre, de son orbite, d'o√Ļ l'appellation de rayon vecteur. Le rayon vecteur mesure √† chaque instant la distance de la plan√®te au Soleil, du satellite √† la plan√®te principale. Il balaie, au cours d'une r√©volution, toute la surface de l'orbite, et l'aire qu'il engendre en un temps donn√© est proportionnelle √† ce temps, autrement dit, il d√©crit des aires √©gales en des temps √©gaux; c'est la loi de Kepler dite la loi des aires.

Rayons X. - Rayonnement électromagnétique de haute énergie qui appartient à la partie du spectre situé entre le rayonnement ultraviolet et le rayonnement gamma. Les rayons X ont été découverts en 1895 par Wilhelm Conrad Röntgen, quand il a remarqué qu'un tube de décharge électrique émettait un rayonnement invisible capable d'impressionner une plaque photographique et de traverser certains matériaux. Certains objets célestes émettent des rayons X (étoiles à neutrons, trous noirs, galaxies actives, amas de galaxies, plasma interstellaire et intergalactique). Le rayonnement cosmique (ci-dessus) provenant de l'espace, qui interagit avec l'atmosphère terrestre, crée aussi des rayons X.

R√©actance. -  Grandeur qui mesure l'opposition d'une conducteur au passage d'un courant alternatif. Elle est mesur√©e en ohms (ő©), tout comme la r√©sistance, mais d√©pend aussi de la fr√©quence du courant et des propri√©t√©s inductives et capacitives des composants du circuit √©lectrique. On distingue ainsi : 

‚ÄĘ La r√©actance inductive (XL)  se produit dans les bobines (ou inductances) lorsque le courant alternatif change de direction. En raison de l'inductance de la bobine, un changement de courant g√©n√®re une tension induite qui s'oppose √† ce changement. La r√©actance inductive est proportionnelle √† la fr√©quence (f) du courant alternatif et √† l'inductance (L) de la bobine :  XL = 2ŌÄfL

 ‚ÄĘ La r√©actance capacitive (XC) se produit dans les condensateurs. Un condensateur stocke de l'√©nergie sous forme de charge √©lectrique. Lorsque la tension alternative change, le condensateur lib√®re ou absorbe cette charge, cr√©ant ainsi une r√©actance qui varie en fonction de la fr√©quence (f) et de la capacit√© (C) du condensateur : XC = 1/(2ŌÄfC).

La r√©actance, en combinaison avec la r√©sistance, d√©finit l'imp√©dance totale d'un circuit, qui est'une mesure globale de la r√©sistance au courant alternatif, prenant en compte √† la fois la r√©sistance et la r√©actance. L'imp√©dance est g√©n√©ralement repr√©sent√©e sous forme d'un nombre complexe, o√Ļ la partie r√©elle correspond √† la r√©sistance et la partie imaginaire correspond √† la r√©actance.

R√©action (m√©canique). - L'une des lois fondamentales de la m√©canique est le principe de l'√©galit√© entre l'action et la r√©action. Ce principe, d√Ľ √† Newton, peut s'√©noncer ainsi : si un point mat√©riel A est sollicit√© par une force √©manant d'un autre point mat√©riel B, r√©ciproquement lepoint B est sollicit√© par une force √©gale et contraire √©manant de A. Le principe s'√©tend au cas o√Ļ un point mat√©riel exerce une certaine pression sur une surface donn√©e: la surface exerce, de son c√īt√©, sur le point une force √©gale et, oppos√©e d la premi√®re, qui s'appelle la r√©action de la surface. Quand il n'y a pas de frottement, c.-√†-d. quand la surface est infiniment polie, sa r√©action est dirig√©e suivant la normale, et il en est de m√™me, par cons√©quent, de la pression du point sur la surface. La m√™me chose a lieu quand, au lieu d'une surface, on consid√®re une courbe rigide; mais lors m√™me qu'il s'agit d'une courbe sans frottement, la r√©action n'a pas une direction d√©termin√©e a priori : on sait seulement que cette direction est comprise dans le plan normal √† la courbe. Le principe de Newton s'applique encore au contact de deux corps quelconques : Chacun des corps exerce sur l'autre, au point de contact, nue certaine pression, et ces deux pressions sont √©gales et directement oppos√©es. L'√©galit√© entre l'action et la r√©action a une grande importance dans l'√©tablissement des √©quations de la dynamique, parce qu'elle montre que, dans un syst√®me quelconque, les forces int√©rieures, c.-√†-d. les attractions on r√©pulsions mutuelles des points mat√©riels du syst√®me, √©tant deux √† deux √©gales et oppos√©es, se d√©truisent mutuellement en projection sur un axe ou dans le calcul des moments par rapport √† un axe, ce qui dispense souvent d'en tenir compte.

Réaction chimique. - Tout processus chimique dans lequel une ou plusieurs substances (réactants) sont transformées en une ou plusieurs substances différentes (produits). Certaines réactions chimiques ne sont possibles qu'avec un apport d'énergie (réactions endothermiques); d'autres au contraire libèrent de l'énergie (réactions exothermiques).

R√©action nucl√©aire. - Processus au cours duquel les noyaux atomiques subissent des changements, entra√ģnant des transformations dans les types d'atomes, de noyaux ou de particules impliqu√©s. Contrairement aux r√©actions chimiques, qui impliquent g√©n√©ralement des √©changes d'√©lectrons et ne modifient pas les noyaux atomiques, les r√©actions nucl√©aires modifient la composition des noyaux atomiques et peuvent lib√©rer des quantit√©s significatives d'√©nergie. On range parmi les r√©actions nucl√©aires : la fission nucl√©aire, la fusion thermonucl√©aire, les r√©actions de d√©sint√©gration nucl√©aire, la capture de neutrons par un noyau.

R√©algar (du mot arabe rahj al-ń°ńĀr = poudre du carmin). - Min√©ral de la famille des sulfures d'arsenic, de formule chimique As4S4. Il est peut √™tre trouv√© sous forme de cristaux prismatiques ou tabulaires de couleur rouge orang√© √† rouge vif. Sa couleur vive en fait un min√©ral distinctif et facilement reconnaissable. Il a √©t√© utilis√© historiquement comme pigment dans la peinture, notamment dans l'enluminure m√©di√©vale et dans la porcelaine chinoise. Cependant, le r√©algar est toxique en raison de sa teneur en arsenic et son utilisation dans les peintures artistiques a √©t√© largement abandonn√©e pour des raisons sanitaires. Sur le plan g√©ologique, le r√©algar est couramment associ√© √† des gisements d'arsenic et de mercure, ainsi qu'√† des gisements aurif√®res. Il est g√©n√©ralement form√© dans des environnements hydrothermaux √† basse temp√©rature.

R√©cif. - Cha√ģne de rochers ou d'√©difices coralliens √† fleur d'eau. Les r√©cifs coralliens se forment √† partir de colonies de coraux qui s√©cr√®tent des exosquelettes calcaires. Au fil du temps, les coraux morts se d√©posent et se solidifient pour former des structures observ√©es.

R√©cifien (oc√©an). - Pal√©o-oc√©an hypoth√©tique qui se serait situ√© entre les masses continentales de Laurentia et de Baltica au cours du Prot√©rozo√Įque. Son existence a √©t√© propos√©e pour expliquer les relations g√©ologiques entre des roches et des formations sp√©cifiques trouv√©es dans les r√©gions de Laurentia (Am√©rique du Nord) et de Baltica (une partie de l'Europe).

Recombinaison. - Processus dans lequel un atome ou une molécule neutre se forme à la suite de la combinaison d'un ion positif et d'un ion négatif ou d'un électron. Il y a recombinaison, par exemple, quand un ion hydrogène H+ capture un électron pour former un atome neutre :

H+ + e- H
Lors de la recombinaison, l'espèce neutre formée se trouve généralement dans un état excité. Elle pourra revenir ensuite à son état fondamental en franchissant un ou plusieurs niveaux d'énergie, ce qui se traduira, entre deux niveaux, par l'émission d'un rayonnement électromagnétique (raie en émission dans un spectrographe) dont la fréquence correspondra à la différence d'énergie entre ces niveaux. Dans l'exemple de la recombinaison de l'hydrogène, une émission lumineuse, signature d'un processus de recombinaison, est particulièrement importante en astronomie (car elle est dans la partie visible du spectre) : elle correspond à la transition entre les niveaux n=3 et n =2, et prend le nom d'émission (ou de raie) H (656,3 nanomètres) . C'est à elle que les nébuleuses brillantes doivent leur couleur rouge.

RedoxOxydoréduction.

Redshift (= décalage spectral vers le rouge). Terme qui s'emploie spécialement pour désigner le décalage affecté par les longueurs d'onde d'un rayonnement soumis à un champ de gravitation

‚ÄĘ Lorsqu'il s'agit de l'effet du champ de gravitation global de l'univers, et le redhift traduit l'expansion cosmique (ce que l'on pr√©cise parfois en le d√©signant sous le nom de redshift cosmologique). Il est alors un indicateur de distance pertinent pour d√©finir l'√©loignement des galaxies. (La distance des astres)

‚ÄĘ Mais ce peut √™tre aussi l'effet d'un champ de gravitation local (par exemple, le d√©calage vers le rouge de la lumi√®re qui √©mane d'une naine blanche, astre dense, au champ de gravitation intense). Dans ce cas le redshift est l'expression d'un ph√©nom√®ne appel√© effet Einstein.

Réducteur. - Substance chimique qui a la capacité de faciliter une réduction dans une réaction chimique. La réduction implique le gain d'électrons par une substance, ce qui conduit généralement à une diminution du nombre d'oxydation de cette substance. Les réducteurs eux-mêmes subissent une oxydation dans le processus, en perdant des électrons. Les réducteurs sont donc des substances qui ont tendance à perdre des électrons et à favoriser la réduction d'autres substances en acceptant ces électrons. En perdant des électrons, les réducteurs augmentent généralement leur propre nombre d'oxydation.

R√©duction. - En chimie, partie d'un processus d'oxydo-r√©duction correspondant √† une acquisition d'√©lectrons, g√©n√©ralement accompagn√©e d'une diminution du nombre d'oxydation de cette substance. Les r√©actions de r√©duction sont souvent associ√©es √† une augmentation de la stabilit√© chimique de la substance impliqu√©e, car l'addition d'√©lectrons peut r√©duire sa r√©activit√©. 

R√©flexion. - Changement de direction d'un corps ou d'un rayonnement apr√®s avoir choqu√© un autre corps. Changement de direction des ondes lumineuses ou sonores qui tombent sur une surface r√©fl√©chissante.  Lorsqu'un rayon lumineux (rayon incident) vient frapper une surface r√©fl√©chissante s√©parant deux milieux, une partie de la lumi√®re retourne au premier milieu (rayon r√©fl√©chi), l'autre p√©n√®tre dans le second (rayon r√©fract√©). Les lois de la r√©flexion sont les suivantes :

1¬į Le rayon incident, la normale au point d'incidence et le rayon r√©fl√©chi sont dans un m√™me plan, appel√© plan d'incidence;

2¬į L'angle d'incidence (angle form√© par le rayon incident et la normale) est √©gal √† l'angle de r√©flexion (angle form√© par le rayon r√©fl√©chi et la normale). 

Il en résulte que les rayons émanés d'une source et tombant sur un miroir plan se comportent, après rédexion, comme s'ils émanaient d'un point symétrique de la source par rapport au miroir : c'est l'image de la source lumineuse.

R√©f√©rentiel. - Cadre de r√©f√©rence ou syst√®me de coordonn√©es, constitu√© d'un rep√®re spatial associ√© √† un axe de coordonn√©es temporelles.  Un r√©f√©rentiel inertiel est un r√©f√©rentiel dans lequel un objet isol√©, en l'absence de forces, soit immobile, soit en mouvement rectiligne uniforme (c'est-√†-dire sans acc√©l√©ration). Les lois du mouvement de Newton s'appliquent de mani√®re simple dans un r√©f√©rentiel inertiel. Un r√©f√©rentiel non inertiel est un r√©f√©rentiel dans lequel un objet subit une acc√©l√©ration en l'absence de forces externes √©quilibrantes. Par exemple, un observateur √† l'int√©rieur d'un ascenseur en chute libre ressent une force apparente vers le haut, bien que l'ascenseur et tout ce qu'il contient soient en fait en chute libre. Dans un tel cas, les lois de la physique sont modifi√©es pour tenir compte de cette acc√©l√©ration. Le choix du r√©f√©rentiel d√©pend souvent de la simplicit√© de la description d'un probl√®me donn√©. Les r√©f√©rentiels inertielles sont couramment utilis√©s car ils simplifient les lois de la physique. Cependant, dans certaines situations, un r√©f√©rentiel non inertiel peut √™tre plus appropri√© pour d√©crire un ph√©nom√®ne sp√©cifique. Lorsqu'on passe d'un r√©f√©rentiel √† un autre en mouvement relatif, les grandeurs physiques telles que la position, la vitesse, l'acc√©l√©ration, le temps, etc., peuvent se transformer. Les transformation de de Galil√©e s'applique dans le contexte de la m√©canique classique; dans le contexte de la relativit√© restreinte on recourt aux de  transformations de Lorentz.

R√©fraction. - Changement de direction qu'√©prouve la lumi√®re ou d'un autre rayonnement en passant d'un milieu dans un autre. Lorsqu'un rayon lumineux passe obliquement d'un milieu transparent dans un autre, il change de direction. Il se r√©fracte, se rapprochant ou s'√©cartant de la perpendiculaire, selon que la vitesse du rayonnement est plus ou moins importante dans l'un et l'autre corps. Ainsi, un b√Ęton plong√© dans l'eau para√ģt bris√© et raccourci, car la partie immerg√©e semble pour notre oeil relev√©e vers la surface de ce liquide, plus r√©fringent quel air. Le plan du rayon incident et de la normale √† la surface de s√©paration des deux milieux se nomme le plan d'incidence. Le rayon r√©fract√© et la normale d√©terminent le plan de r√©fraction.  Les lois de la r√©fraction, √©nonc√©es par Descartes, sont les suivantes :

1¬į Le rayon r√©fract√© reste dans le plan d'incidence;

2¬į Quelle que soit la direction du rayon incident, le rapport du sinus de l'angle d'incidence au sinus de l'angle de r√©fraction demeure constant pour deux m√™mes milieux.

Le rapport constant entre le sinus de l'angle d'incidence et le sinus de l'angle de r√©fraction s'appelle indice de r√©fraction du deuxi√®me milieu par rapport au premier. Les indices de r√©fraction par rapportait vide sont appel√©s indices absolus. L'indice de l'air par rapport au vide est tr√®s voisin de 1, de sorte que l'indice absolu d'un corps diff√®re tr√®s peu de son indice par rapport √† l'air. Si la lumi√®re passe dans un milieu plus r√©fringent, le rayon incident, normal √† la surface de s√©paration, la traverse sans d√©viation. Quand l'angle d'incidence augmente, l'angle de r√©fraction cro√ģt √©galement, mais moins vite, et, pour l'incidence rasante (i= 90¬į), il atteint sa plus grande valeur (angle limite); pour le verre, cet angle est de 41¬į48'. dans la r√©fraction en sens inverse, de l'eau dans l'air par exemple, si le rayon arrive sur la surface de s√©paration sous un angle sup√©rieur √† 41¬į 48', la r√©fraction ne se fait plus : il y a r√©flexion; on dit alors qu'il y a r√©flexion totale. C'est √† un ph√©nom√®ne de r√©flexion totale que l'on attribue le mirage. - Les lois de Descartes ne s'appliquent qu'√† un milieu homog√®ne. Pour les corps non isotropes, c'est-√†-dire cristallis√©s dans un autre syst√®me que le syst√®me cubique, √† un seul rayon incident correspondent le plus souvent deux rayons r√©fract√©s distincts : c'est le ph√©nom√®ne de double r√©fraction. L'un des rayons r√©fract√©s (rayon ordinaire) suit les r√®gles de Descartes, l'autre (rayon extraordinaire) n'y ob√©it pas. - En astronomie, on consid√®re la r√©fraction due √† l'atmosph√®re terrestre qui d√©vie les rayons lumineux qui nous parviennent des astres et, par suite, la distance z√©nithale des astres que nous observons n'est pas la vraie distance. La diff√©rence entre la distance z√©nithale vraie et la distance z√©nithale apparente s'appelle la r√©fraction astronomique et oblige √† corriger les nombres fournis par les observations directes. Lorsqu'un astre para√ģt √™tre √† l'horizon, il est en r√©alit√© 33' au-dessous. C'est encore √† cause de la r√©fraction que le soleil et la lune nous apparaissent √† l'horizon l√©g√®rement aplatis dans le sens vertical.

Régions HI / HII. - Régions du milieu interstellaire riches en hydrogène. HI définit l'hydrogène neutre; HII l'hydrogène ionisé. Dans ce dernier cas on observe une nébuleuse brillante, de couleur rouge.

R√©golithe. - Roche pulv√©rulente formant la couche superficielle du sol de la Lune. Ce r√©golithe  r√©sulte du bombardement permanent de la cro√Ľte lunaire par des m√©t√©orites. - Le terme est aussi employ√© pour d√©signer la couche superficielle de roches ainsi fragment√©s et pulv√©ris√©es sur les autres corps du Syst√®me solaire d√©pourvus d'atmosph√®re (ast√©ro√Įdes et diverses plan√®tes naines)

Relativité*. - Nom de plusieurs théories qui justifient la manière dont s'expriment les lois physiques dans des référentiels en mouvement relatif les uns par rapport aux autres. La relativité de Galilée, établie dans le contexte de la physique classique (physique newtonienne) suppose l'espace et le temps absolus. La relativité restreinte d'Einstein conduit à considérer des différences dans la mesure des durées pour des référentiels en mouvement relatif et introduit le concept d'espace-temps; elle établit par ailleurs l'équivalence de la masse et de l'énergie. La relativité générale, due également à Einstein, qui est une théorie de la gravitation, établit la manière dont la masse-énergie intervient dans la géométrie de l'espace-temps.

Rendement énergétique. - Mesure de l'efficacité d'un système, d'un processus ou d'un appareil à convertir une forme d'énergie en une autre ou à accomplir un travail utile. Le rendement est exprimé sous forme de pourcentage et indique quelle fraction de l'énergie fournie à un système est réellement utilisée pour effectuer le travail souhaité, par opposition à celle qui est perdue sous forme de chaleur, de bruit, de frottement, ou d'autres formes d'énergie dissipée. Un rendement élevé signifie que peu d'énergie est perdue, tandis qu'un rendement faible indique que beaucoup d'énergie est gaspillée.

Rendement d'une réaction chimique. - Le rendement d'une réaction chimique (souvent exprimé en pourcentage) mesure la quantité réelle de produit obtenue par rapport à la quantité théorique attendue en fonction des calculs stoechiométriques. Il peut être utilisé pour évaluer l'efficacité d'une réaction.

Rep√®re. - Syst√®me de coordonn√©es qui permet de localiser un point ou de d√©crire une position. Un rep√®re est g√©n√©ralement constitu√© d'axes (par exemple, un syst√®me de coordonn√©es cart√©siennes avec des axes x, y et z) et d'unit√©s de mesure. Les positions et les directions des objets sont donn√©es par des vecteurs dans ce rep√®re. Par exemple, en g√©om√©trie, un rep√®re cart√©sien utilise les coordonn√©es (x, y, z) pour localiser un point dans l'espace tridimensionnel. 

Réseau de diffraction. - Dispositif optique utilisé pour disperser la lumière en la faisant passer à travers une série de fentes ou de lignes fines gravées sur une surface. Lorsque la lumière traverse un réseau de diffraction, chaque fente ou ligne agit comme une source ponctuelle de lumière. La lumière est alors diffractée et se propage dans différentes directions. En fonction de l'angle de diffraction, différentes longueurs d'onde de lumière sont dispersées, ce qui permet d'observer un spectre de couleurs ou de mesurer les propriétés de la lumière incidente.

R√©seau 'cristallin. - Sructure tridimensionnelle r√©guli√®re et p√©riodique form√©e par les atomes, ions ou mol√©cules dans un cristal et dict√©e par les forces interatomiques ou intermol√©culaires. Dans un r√©seau cristallin, les atomes, ions ou mol√©cules sont dispos√©s de mani√®re ordonn√©e, formant des motifs r√©p√©titifs √† travers tout le cristal. Ces motifs r√©p√©titifs sont appel√©s motifs de base ou motifs unitaires. Ils peuvent √™tre repr√©sent√©s par des cellules √©l√©mentaires, qui sont les unit√©s de base du r√©seau cristallin. Les sym√©tries et la structure observ√©es dans un r√©seau cristallin r√©pondent √† septs classes de bases, appel√©es syst√®mes cristallins, et qui sont d√©finis en fonction des longueurs et des angles entre les c√īt√©s du r√©seau cristallin  :

‚ÄĘ Syst√®me cubique : Dans ce syst√®me, les atomes sont arrang√©s de mani√®re √† former un r√©seau cubique. Les trois axes sont de longueur √©gale et forment des angles de 90 degr√©s entre eux. Il existe trois types de r√©seaux cubiques : 
+ cubique simple, 

+ cubique centr√© (avec un atome suppl√©mentaire au centre de chaque face); 

+ cubique à faces centrées (avec un atome supplémentaire au centre de chaque face et un à chaque coin).

‚ÄĘ Syst√®me t√©tragonal : dans ce syst√®me,  les atomes forment un r√©seau avec une sym√©trie t√©tragonale. Deux axes sont de longueur √©gale et forment des angles de 90 degr√©s entre eux, tandis que le troisi√®me axe est perpendiculaire aux deux premiers et de longueur diff√©rente.
‚ÄĘ Syst√®me hexagonal : Dans ce syst√®me, les atomes forment un r√©seau hexagonal. Les trois axes forment des angles de 60 degr√©s entre eux. Deux axes sont de longueur √©gale, tandis que le troisi√®me est perpendiculaire aux deux premiers et de longueur diff√©rente. 

‚ÄĘ Syst√®me orthorhombique : Dans ce syst√®me, les atomes forment un r√©seau avec une sym√©trie orthorhombique. Les trois axes ont des longueurs diff√©rentes et forment des angles de 90 degr√©s entre eux.

‚ÄĘ Syst√®me rhombo√©drique : Dans ce syst√®me, les atomes forment un r√©seau avec une sym√©trie rhombo√©drique. Il y a une seule longueur d'axe et les trois angles sont √©gaux, mais diff√©rents de 90 degr√©s.

‚ÄĘ Syst√®me monoclinique : Dans ce syst√®me, les atomes forment un r√©seau avec une sym√©trie monoclinique. Deux axes sont de longueur diff√©rente et forment un angle autre que 90 degr√©s, tandis que le troisi√®me axe est perpendiculaire aux deux premiers.

‚ÄĘ Syst√®me triclinique : Dans ce syst√®me, les atomes forment un r√©seau avec une sym√©trie triclinique. Il y a trois axes de longueurs diff√©rentes et les angles entre eux sont tous diff√©rents de 90 degr√©s.

Chaque système cristallin peut présenter différentes structures cristallines spécifiques, appelées groupes d'espace. Les groupes d'espace décrivent les arrangements spécifiques des atomes dans le réseau cristallin, en tenant compte des symétries et des translations.

Les réseaux cristallins ont des propriétés particulières en raison de leur structure ordonnée. Ils peuvent présenter une symétrie cristalline, des plans de clivage spécifiques, des directions cristallographiques et des propriétés physiques anisotropes. La structure cristalline d'un matériau influence ses propriétés, telles que la conductivité électrique, la conductivité thermique, la dureté, la transparence, la réflectivité, etc.

R√©servoir magmatique. - Structuresouterraine o√Ļ le magma peut s'accumuler et √™tre stock√© avant d'√™tre √©ventuellement √©ject√© lors d'√©ruptions volcaniques. Les r√©servoirs magmatiques se forment √† des profondeurs variables sous la surface terrestre, dans la cro√Ľte ou m√™me dans le manteau sup√©rieur.

R√©sistance a√©rodynamique = Tra√ģn√©e a√©rodynamique. - Force qui s'oppose au mouvement d'un objet √† travers un fluide (g√©n√©ralement l'air). Cette force est g√©n√©r√©e par l'interaction entre l'objet et le fluide environnant lorsque l'objet se d√©place √† une certaine vitesse. Elle provient principalement du frottement et de la d√©formation du fluide autour de l'objet en mouvement. √Ä mesure que l'objet se d√©place, il d√©place le fluide et cr√©e des zones de pression plus √©lev√©e √† l'avant et de pression plus basse √† l'arri√®re. Cette diff√©rence de pression exerce une force de r√©sistance contre le mouvement de l'objet. La r√©sistance a√©rodynamique peut √™tre caract√©ris√©e par des coefficients de tra√ģn√©e. Le coefficient de tra√ģn√©e (Cd) est un nombre sans dimension qui d√©crit l'efficacit√© avec laquelle un objet g√©n√®re de la tra√ģn√©e. Il d√©pend de la forme de l'objet, de sa surface, de son profil a√©rodynamique et d'autres facteurs. Un objet profil√© et lisse aura g√©n√©ralement un coefficient de tra√ģn√©e plus faible.

R√©sistance √©lectrique. - Grandeur mesurant l'opposition d'un circuit √©lectrique √† son parcours par un courant continu. La r√©sistance R, mesur√©e en ohms (ő©), est reli√©e √† la tension √©lectrique U et √† l'intensit√© I du courant par la loi d'Ohm : U=R.I., soit R = U/I.

R√©sistivit√©. - Propri√©t√© physique d'un mat√©riau qui mesure sa capacit√© √† r√©sister au passage du courant √©lectrique. C'est l'inverse de la conductivit√© et elle est √©troitement li√©e √† la r√©sistance √©lectrique d'un mat√©riau, mais elle prend en compte les propri√©t√©s du mat√©riau pour exprimer sa r√©sistance sp√©cifique et se mesure en fonctions des dimensions de ce mat√©riau. Ainsi, la r√©sistivit√© d'un mat√©riau d√©pend de sa composition chimique, de sa structure cristalline et de sa temp√©rature. Certains mat√©riaux, appel√©s conducteurs, ont une faible r√©sistivit√© (ils permettent le passage facile du courant √©lectrique); d'autres, appel√©s isolants, ont une r√©sistivit√© √©lev√©e (ils ne laissent pas passer facilement le courant). La r√©sistivit√©, symbolis√©e par la lettre grecque ŌĀ, est mesur√©e en ohms par m√®tre ou ohms-m√®tres (ő©.m) dans le syst√®me international (SI) et est reli√©e √† la r√©sistance par l'√©quation : R=ŌĀL/S, soit ŌĀ =RS/L, o√Ļ  R est la r√©sistance √©lectrique du mat√©riau (en ohms, ő©), L est la longueur du mat√©riau √† travers lequel le courant passe (en m√®tres), et S est la section droite du mat√©riau (en m√®tres carr√©s).

Résolution. - Capacité d'un instrument à distinguer les détails fins ou les différences subtiles dans un signal ou un objet (Pouvoir de résolution). Elle renvoit à la précision avec laquelle l'instrument peut séparer deux objets proches ou détecter des variations dans une grandeur mesurée.

‚ÄĘ R√©solution spatiale. - Capacit√© d'un instrument √† distinguer les d√©tails fins dans une image. Elle est souvent exprim√©e en termes de la plus petite distance ou de la plus petite taille d'objet que l'instrument peut r√©soudre, ou encore en termes d'angle (r√©solution angulaire). 
 ‚ÄĘ R√©solution temporelle. - Capacit√© d'un instrument √† mesurer ou √† d√©tecter des changements rapides dans le temps. 

‚ÄĘ R√©solution spectrale. - Capacit√© d'un instrument √† distinguer les diff√©rentes longueurs d'onde ou les diff√©rentes fr√©quences d'un signal. 

‚ÄĘ R√©solution d'√©nergie. - Capacit√© d'un d√©tecteur de rayonnement √† mesurer avec pr√©cision l'√©nergie des particules d√©tect√©es.

Tout instrument a une limite de résolution fondamentale dictée par les principes physiques et les limitations techniques. Par exemple, dans l'optique, la limite de résolution est définie par le phénomène de diffraction, qui limite la capacité de séparer les détails fins. Cette limite est généralement exprimée par le critère de Rayleigh.

Résonance. - Phénomène d'augmentation de l'amplitude d'une oscillation qui se produit lorsqu'on applique à un système physique une force périodique dont la fréquence (ou une composante de Fourier de cette fréquence) est égale ou proche d'une fréquence naturelle du système. Un tel mécanisme permet de compenser l'amortissement des oscillations (dissipation d'énergie) du système ou même de stocker de l'énergie dans celui-ci. Certains systèmes ont plusieurs fréquences de résonance. Les résonnances produisent avec tous les types de vibrations ou d'ondes : il existe des résonances mécaniques, des résonances acoustiques, des résonances dans les circuits électroniques, dans divers domaines de la physique quantique, etc.

En physique des particules, on appelle  r√©sonance un √©tat temporaire et instable d'une particule √©l√©mentaire qui se d√©sint√®gre rapidement en d'autres particules. Les r√©sonances se forment lorsqu'une collision entre particules cr√©e une excitation temporaire dans le syst√®me, produisant une particule composite instable. Cette particule composite existe pendant une dur√©e limit√©e avant de se d√©sint√©grer en d'autres particules plus stables. Les r√©sonances se manifestent par la pr√©sence de pics de r√©sonance dans les spectres de masse ou les distributions d'autres variables cin√©matiques. On peut attribuer aux r√©sonances une masse, des modes de d√©sint√©gration et une largeur, qui est  une mesure de la dur√©e de vie de la r√©sonance. Cette largeur est associ√©e √† la quantit√© d'√©nergie n√©cessaire pour la cr√©ation de la r√©sonance et √† la probabilit√© de d√©sint√©gration en d'autres particules. Une r√©sonance avec une largeur plus √©troite a une dur√©e de vie plus longue et est plus s√©lective dans ses d√©sint√©grations, tandis qu'une r√©sonance avec une largeur plus large a une dur√©e de vie plus courte et se d√©sint√®gre en un plus grand nombre de particules.

Réticule. - Dispositif optique utilisé dans divers instruments pour aider à la visée, à la mesure ou à l'alignement. Il est généralement composé d'une série de lignes, de points ou de marques disposés sur un plan, souvent à l'intérieur d'un oculaire ou d'un viseur.

Rétrogradation. - Mouvement apparent des planètes par lequel elles semblent, à certaines époques, se mouvoir de l'est à l'ouest, tandis que le sens général de leur mouvement est de l'ouest à l'est. Ce phénomène a beaucoup embarrassé les astronomes anciens, qui ne pouvaient en rendre compte que par la considération d'épicycles assez compliqués. Il est au contraire une conséquence immédiate du système de Copernic .

R√©versibilit√©. - Possibilit√© pour un syst√®me physique de revenir √† un √©tat initial apr√®s avoir subi un processus ou une transformation. 
Le concept de r√©versibilit√© est pr√©sent dans de nombreux domaines (l'√©lectromagn√©tisme, l'optique, la dynamique des fluides, etc.); il a une place particuli√®re en chimie, en m√©canique et surtout en thermodynamique : 

‚ÄĘ R√©versibilit√© en chimie : Possibilit√© d'une r√©action chimique de se produire dans les deux sens, en formant les produits √† partir des r√©actifs ou en revenant aux r√©actifs √† partir des produits. Une r√©action chimique r√©versible peut √™tre repr√©sent√©e par une double fl√®che (‚ÜĒ) dans une √©quation chimique.

‚ÄĘ R√©versibilit√© en m√©canique : Possibilit√© d'inverser le sens du mouvement ou du processus m√©canique sans perte d'√©nergie ou de performance. Par exemple, un mouvement oscillatoire d'un pendule est r√©versible si le pendule peut revenir exactement √† son point de d√©part sans friction ou r√©sistance.

‚ÄĘ R√©versibilit√© en thermodynamique : La notion de r√©versibilit√© prend ici tout son sens et aussi trouve sa limite. En thermodynamique, il y a r√©versibilit√© lorsqu'un  syst√®me retourne √† son √©tat initial, et que toutes les modifications du syst√®me et de son environnement peuvent √™tre annul√©es sans perte d'√©nergie ni augmentation de l'entropie. Or le second principe de la thermodynamique rend cette situation assez th√©orique. Dans la r√©alit√©, de nombreux processus et transformations ne sont pas enti√®rement r√©versibles en raison de l'existence de ph√©nom√®nes irr√©versibles tels que la dissipation d'√©nergie, la friction, les pertes thermiques ou la diffusion.

R√©volution. - Mouvement d'un mobile qui accomplit une courbe ferm√©e. Le terme s'applique particuli√®rement √† la course des plan√®tes autour du Soleil et, plus largement au mouvement d'un objet c√©leste autour d'un autre objet sous l'influence de la gravitation. Ce mouvement, expliqu√© par la loi de l'attraction de Newton, est d√©crit, dans le cas des orbites elliptiques, par les trois lois de K√©pler (loi des orbites, lois des aires et loi des p√©riodes). Lorsque les forces gravitationnelles entre les objets en orbite sont √©quilibr√©es, le mouvement orbital est stable et les objets continuent √† orbiter sans d√©vier de mani√®re significative de leur trajectoire. Cependant, des influences ext√©rieures, comme les interactions gravitationnelles avec d'autres objets, peuvent perturber l'orbite et entra√ģner des changements dans le mouvement.

Rh√©ique (oc√©an). - Pal√©o-oc√©an qui existait  au M√©sozo√Įque, et plus pr√©cis√©ment au cours du Jurassique et du Cr√©tac√©. Cet oc√©an s√©parait la microplaque tectonique d'Avalonia (qui se trouvait √† l'est) de la Laurasie (qui comprenait l'Am√©rique du Nord et l'Eurasie) √† l'ouest. Au fil du temps g√©ologique, en raison des mouvements tectoniques, l'oc√©an Rh√©ique a commenc√© √† se refermer. Les plaques tectoniques qui le bordaient ont converg√©, provoquant la collision et la fusion des continents avoisinants. 

Rh√©nium (Re). - Corps simple de num√©ro atomique 75 et de masse atomique 186,2. C'est un m√©tal blanc tr√®s r√©fractaire. Le Rh√©nium appartient au groupe des m√©taux de transition. Il se pr√©sente comme un m√©tal argent√© brillant, dense et mall√©able. Son point de fusion est de 3186 ¬įC et son point d'√©bullition de 5555 ¬įC, ce qui en fait l'un des m√©taux avec les points de fusion et d'√©bullition les plus √©lev√©s. Le rh√©nium est √©galement un bon conducteur d'√©lectricit√© et de chaleur. C'est un √©l√©ment relativement rare. Il est principalement extrait comme sous-produit de l'extraction de molybd√®ne et de cuivre.

Rhodium (Rh). - Corps simple m√©tallique de num√©ro atomique 45. Il existe dans les minerais platinif√®res et a √©t√© d√©couvert par Wollaston. Ce m√©tal ressemble √† l'aluminium; il est ductile et mall√©able au rouge seulement. Il a pour masse atomique 102,9, fond √† 1970¬įC; sa densit√© est 12,33, Il forme avec le platine des alliages infusibles et inattaquables, dont on fait des pinces thermo-√©lectriques et des ustensiles de laboratoire.

Rhodochrosite. - Min√©ral de carbonate de mangan√®se de formule chimique MnCO3. La rhodochrosite se trouve g√©n√©ralement sous forme de cristaux, mais elle peut aussi se pr√©senter sous forme de masses granulaires ou botryo√Įdales. Sa couleur peut varier du rose p√Ęle au rouge vif, en passant par des nuances de rouge orang√© et de brun. Son nom lui vient du grec rhodon qui signifie rose. La rhodochrosite a un √©clat vitreux √† sub-adamantin et une duret√© sur l'√©chelle de Mohs d'environ 3,5 √† 4,5. Elle est couramment associ√©e √† des gisements de minerais de mangan√®se et peut √™tre trouv√©e dans les veines hydrothermales, les grottes et les d√©p√īts s√©dimentaires. La rhodochrosite est utilis√©e comme pierre gemme et est tr√®s appr√©ci√©e en joaillerie. Elle est √©galement utilis√©e dans certaines applications industrielles, notamment dans la production de m√©taux de mangan√®se, dans les mat√©riaux de construction et comme mat√©riau de d√©coration. 

Rhyolite (p√©trographie). - Roche volcanique extrusive qui se forme √† partir de lave riche en silice lors d'√©ruptions volcaniques explosives ou effusives. Elle est compos√©e principalement de quartz, de feldspath potassique, de plagioclase et de micas, soit une composition chimique similaire √† celle du granit, La diff√©rence est qu' elle se forme √† partir de lave en fusion. La rhyolite se caract√©rise par sa texture fine et vitreuse, g√©n√©ralement de couleur claire, allant du blanc au gris, en passant par le rose et le rouge. En raison de sa teneur √©lev√©e en silice, la rhyolite est tr√®s visqueuse. C'est ce qui explique que les √©ruptions rhyolitiques aient tendance √† √™tre explosives. Les formations de rhyolite peuvent se pr√©senter sous forme de d√īmes volcaniques, de coul√©es de lave, de d√©p√īts pyroclastiques ou de formations rocheuses stratifi√©es. La rhyolite peut √©galement former des structures volcaniques complexes, telles que les caldeiras. On rencontre des rhyolites principalement : au mont Dore, intercal√©es, avec des perlites, dans la cin√©rite inf√©rieure; en Islande, o√Ļ elles forment, dans le Sud et le Sud-Est de l'√ģle, un certain nombre de petites cimes, dont l'apparition est presque toujours li√©e √† celle des solfatares ou geysers; en Hongrie et en Roumanie, o√Ļ elles manifestent la m√™me tendance √† former des cimes isol√©es; dans les montagnes Rocheuses, o√Ļ elles sont de beaucoup les roches les plus abondantes de la r√©gion.

Richter (√©chelle de). - Echelle logarithmique utilis√©e pour mesurer la magnitude d'un tremblement de terre. Chaque niveau entier sur l'√©chelle repr√©sente un multiple de 10 de l'amplitude des ondes sismiques enregistr√©es. Un tremblement de terre d'une magnitude de 5, par exemple, est 10 fois plus puissant qu'un tremblement de terre d'une magnitude de 4, et 100 fois plus puissant qu'un tremblement de terre d'une magnitude de 3. 

+ Magnitude inférieure à 3 : généralement non ressentie, mais enregistrée.

+ Magnitude de 3 à 3,9 : souvent ressentie, mais rarement cause de dommages.

+ Magnitude de 4 à 4,9 : secousse notable d'objets à l'intérieur des habitations, mais rarement cause de dommages importants.

+ Magnitude de 5 √† 5,9 : peut causer des dommages majeurs aux b√Ętiments dans des zones plus √©loign√©es.

+ Magnitude de 6 à 6,9 : peut causer une destruction jusqu'à des kilomètres autour de l'épicentre.

+ Magnitude de 7 à 7,9 : peut causer des dommages majeurs dans des zones plus vastes.

+ Magnitude de 8 ou plus : les tremblements de terre de cette magnitude sont rares. Ils peuvent causer des dommages catastrophiques sur de grandes distances.

La magnitude d'un tremblement de terre est diff√©rente de l'intensit√© ressentie √† la surface. Pour √©valuer les effets r√©els d'un tremblement de terre sur les personnes, les b√Ętiments et l'environnement, d'autres √©chelles comme l'√©chelle de Mercalli sont souvent utilis√©es en compl√©ment de l'√©chelle de Richter.

Rift. - Zone lin√©aire d'extension de la cro√Ľte terrestre, qui se forme lorsque les plaques tectoniques se s√©parent, provoquant un affaiblissement de la lithosph√®re et une ouverture le long de la zone de s√©paration. Les rifts sont g√©n√©ralement associ√©s √† la formation de nouvelles cro√Ľtes oc√©aniques et sont souvent situ√©s sur les fonds oc√©aniques, mais ils peuvent √©galement se produire sur les continents. Le processus de formation d'un rift commence par une tension de la lithosph√®re. Cette tension entra√ģne un amincissement et un √©tirement de la cro√Ľte terrestre dans la zone concern√©e. Des fractures se d√©veloppent et les blocs de cro√Ľte se d√©placent le long de ces failles. L'affaiblissement de la lithosph√®re conduit finalement √† l'ouverture d'un bassin d'effondrement, appel√© graben. Au fur et √† mesure que le rift se d√©veloppe, l'activit√© volcanique peut survenir. Les magmas remontent des profondeurs, cr√©ant des volcans et des rifts volcaniques. Les √©ruptions volcaniques dans les rifts sont souvent caract√©ris√©es par des laves basaltiques, qui sont riches en fer et en magn√©sium.

Rivière. - Nom généralement donné à un cours d'eau relativement important et affluent d'un autre cours d'eau. Les cours d'eau qui se jettent directement dans la mer sont normalement appelés des fleuves. Mais certains petits fleuves sont aussi souvent appelés rivières de mer (en Bretagne notamment).

Roche. - Masse de pierre de même structure. On distingue les roches d'origine interne, généralement cristallines, les roches sédimentaires, déposées sous les eaux, et les météorites, d'origine extra-terrestre.
Les roches éruptives, selon la proportion de silice qu'elles contiennent, sont dites acides (65 à 78%), neutres (55 à 65%), ou basiques (40 à 55%) ; ces dernières sont les plus lourdes. Les plus remarquables des roches cristallines sont le granit, la pegmatite, les syénites, diorites, trachytes, etc. Parmi les roches sédimentaires, les unes sont d'origine détritique (sables, grès, argiles, etc.), les autres d'origine chimique (gypse, meulières), d'autres, enfin, d'origine organique (calcaires grossiers, craie, etc.). Quant aux roches météoritiques, elles sont le plus souvent ferrugineuses, et même quelquefois à peu prés entièrement constituées de fer natif (holosidérites).

Roche (limite de). - Distance à laquelle un objet peut se rapprocher d'un corps céleste avant d'être détruit par les forces de marée. La limite de Roche est calculée en égalisant les forces de marée avec la force de cohésion interne de l'objet. Si l'objet se trouve à une distance inférieure à la limite de Roche, il est détruit par les forces de marée et se désintègre en fragments. Si l'objet se trouve à une distance supérieure à la limite de Roche, il peut maintenir son intégrité structurale.

Roentgenium (Rg). - √Čl√©ment chimique de num√©ro atomique 111. Il s'agit d'un √©l√©ment synth√©tique cr√©√© en laboratoire pour la premi√®re fois en 1994 par une √©quipe de l'Institut GSI pour la recherche sur les ions lourds √† Darmstadt, en Allemagne, d'o√Ļ son nom en l'honneur de Wilhelm Conrad R√∂ntgen, d√©couvreur des rayons X. √Čtant donn√© sa bri√®vet√© de vie (ses isotopes ont des demi-vies  g√©n√©ralement de l'ordre de quelques millisecondes ou moins), ses propri√©t√©s chimiques et physiques sont difficiles √† √©tudier. On peut seulement donner quelques indications.  La masse atomique du roentgenium est estim√©e √† environ 282, mais elle peut varier en fonction des isotopes produits lors de sa synth√®se. Sa configuration √©lectronique est pr√©vue pour √™tre [Rn] 5f14 6d10 7s1, ce qui sugg√®re qu'il est un √©l√©ment du bloc d du tableau p√©riodique. Le roentgenium est probablement m√©tallique. Il est suppos√© r√©agir chimiquement avec d'autres √©l√©ments pour former des compos√©s, mais ces r√©actions n'ont pas encore √©t√© observ√©es exp√©rimentalement. Il est probable qu'il ait des points de fusion et d'√©bullition relativement √©lev√©s en raison de son caract√®ret m√©tallique suppos√©.

Rossby (ondes de) = ondes plan√©taires. - Ondes atmosph√©riques √† grande √©chelle qui se propagent dans les r√©gions p√©riph√©riques des grands syst√®mes de circulation atmosph√©rique, tels que les courants-jets et les zones frontales. Elles ont √©t√© nomm√©es d'apr√®s Carl-Gustaf Rossby, qui a contribu√© √† leur compr√©hension. Ce sont des ondes de basse fr√©quence et de grande longueur d'onde qui se d√©placent d'ouest en est, √† des vitesses beaucoup plus lentes que les vents atmosph√©riques g√©n√©raux. Elles sont g√©n√©r√©es par les variations de la force de Coriolis due √† la rotation de la Terre et aux diff√©rences de temp√©rature et de pression atmosph√©riques. Ces ondes sont souvent associ√©es √† des ph√©nom√®nes m√©t√©orologiques de grande √©chelle, tels que les d√©pressions et les anticyclones, ainsi qu'√† des fluctuations dans les courants-jets. Elles sont responsables de la formation de configurations en m√©andres dans les courants-jets, o√Ļ des cr√™tes et des creux se forment. Ces m√©andres peuvent √™tre stationnaires pendant des p√©riodes prolong√©es ou se d√©placer lentement d'un endroit √† un autre. Les m√©andres des ondes de Rossby peuvent influencer les mod√®les m√©t√©orologiques √† grande √©chelle, entra√ģnant des changements de conditions m√©t√©orologiques prolong√©es et des ph√©nom√®nes tels que les blocages atmosph√©riques. L'interaction des ondes de Rossby avec d'autres syst√®mes atmosph√©riques, tels que les fronts et les masses d'air, peut influencer la formation et l'intensification des temp√™tes et des syst√®mes m√©t√©orologiques extr√™mes. Ces ondes jouent √©galement un r√īle important dans la circulation oc√©anique, o√Ļ elles contribuent √† la formation de gyres et √† la redistribution de la chaleur √† travers les oc√©ans.

Rosée. - La rosée consiste en de fines gouttelettes d'eau dont se couvrent les brins d'herbe et la surface supérieure des feuilles des petits végétaux avant ou peu après le lever du Soleil, quand l'air est humide et que le ciel est découvert. Dans ces conditions, la surface de la terre et les petits végétaux peuvent, en effet, par l'effet du rayonnement, abaisser leur température aux-dessous du point de rosée, de complète saturation. Le moindre abri supprime le rayonnement et la rosée. Toutes choses égales d'ailleurs, la rosée est plus abondante au-dessus d'un terrain humide. Elle est rare en hiver, parce que l'air, étant froid, contient peu d'humidité.

Rotation (physique). - En physique, la notion de rotation a une définition analogue à celle qu'elle a en mathématiques, si ce n'est que la notion de figure géométrique est remplacée par celle de corps matériel : la rotation se définit dès lors comme le mouvement d'un objet autour d'un axe fixe, dit axe de rotation. L'axe de rotation détermine la direction et l'orientation de la rotation.

‚ÄĘ Vitesse de rotation :  Si dans un temps infiniment petit, dt, un corps tourne de l'angle d autour d'un axe, d/dt (d√©riv√©e de  par rapport √† t) est la vitesse de rotation ou vitesse angulaire autour de cet axe; quand cette vitesse est constante, on dit que le mouvement de rotation est uniforme.

‚ÄĘ Acc√©l√©ration angulaire : d¬≤/dt¬≤ (d√©riv√©e seconde de  par rapport √† t) est ce que l'on appelle l'acc√©l√©ration angulaire.

 ‚ÄĘ P√©riode de rotation : la p√©riode de rotation est le temps n√©cessaire pour qu'un objet effectue une rotation compl√®te autour de son axe.

‚ÄĘ Conservation du moment cin√©tique : la rotation ob√©it au principe de conservation du moment cin√©tique : le moment cin√©tique d'un objet en rotation reste constant √† moins qu'une force externe agisse sur lui. Si un objet en rotation se contracte ou se dilate, sa vitesse de rotation augmentera ou diminuera pour maintenir le moment cin√©tique constant.

Rotation (astronomie). - Mouvement d'un astre tournant sur lui-m√™me autour d'un axe passant par son centre. La rotation d'un corps c√©leste peut influencer sa forme. L'aplatissement est le ph√©nom√®ne par lequel une plan√®te est l√©g√®rement aplatie aux p√īles et renfl√©e √† l'√©quateur en raison de sa rotation rapide. Cela donne aux corps en rotation une forme l√©g√®rement ellipso√Įdale. Certains objets c√©lestes qui ne sont pas rigides, comme les √©toiles et les galaxies, peuvent pr√©senter une rotation diff√©rentielle. Cela signifie que diff√©rentes parties de l'objet tournent √† des vitesses diff√©rentes, par exemple sur le Soleil, les r√©gions √©quatoriales ont tendance √† tourner plus rapidement que les r√©gions polaires.

Rougissement de la lumière. - Décalage vers les longueurs d'onde plus longues dans le spectre visible, ce qui correspond à une diminution de la fréquence et de l'énergie de la lumière. Un tel décalage vers le rouge peut avoir des causes différentes. On distingue ainsi plusieurs situations :

‚ÄĘ Effet Doppler-Fizeau : Lorsque la source de lumi√®re ou l'observateur se d√©place par rapport √† un autre, l'effet Doppler-Fizeau provoque un d√©calage vers le rouge de la lumi√®re. Par exemple, lorsque la source de lumi√®re s'√©loigne de l'observateur, les longueurs d'onde de la lumi√®re qui atteignent l'observateur s'√©tirent, ce qui entra√ģne un d√©calage vers le rouge du spectre de la lumi√®re √©mise.

‚ÄĘ Expansion de l'univers : le rougissement de la lumi√®re  provenant de galaxies lointaines est d√Ľ √† l'expansion de l'univers. En raison de l'expansion de l'espace entre les galaxies et nous, la lumi√®re √©mise par ces galaxies est √©tir√©e pendant son voyage vers nous, ce qui provoque un d√©calage vers le rouge. Cela est connu sous le nom de d√©calage vers le rouge cosmologique ou redshift cosmologique.

‚ÄĘ Effet de dispersion : lorsque la lumi√®re traverse un milieu dispersif, tel qu'un prisme ou un milieu optique, diff√©rentes longueurs d'onde de la lumi√®re sont d√©vi√©es de mani√®re diff√©rente. Cela peut entra√ģner un d√©calage vers le rouge des longueurs d'onde plus courtes par rapport aux longueurs d'onde plus longues.

‚ÄĘ Absorption par les mat√©riaux : Certains mat√©riaux peuvent absorber s√©lectivement certaines longueurs d'onde de la lumi√®re, ce qui entra√ģne un d√©calage vers le rouge des longueurs d'onde non absorb√©es. Cela peut √™tre observ√©, par exemple, dans la spectroscopie, o√Ļ des mat√©riaux absorbants peuvent provoquer un rougissement des raies spectrales sp√©cifiques.

Rubidium '(Rb). - M√©tal alcalin de num√©ro atomique 37, analogue au potassium et que l'on trouve dans certains v√©g√©taux (betterave, tabac, etc.), dans certaines eaux min√©rales, etc. Le rubidium fond √† 38,5 ¬įC et bout √† 696 ¬įC ; sa densit√© est 1,52 et sa masse atomique  85,47; il s'oxyde rapidement l'air et d√©compose l'eau ; il a des caract√©ristiques similaires √† celles du potassium, et ses sels, incolores, sont tellement semblables √† ceux de potassium, que leurs spectres de vapeurs seuls permettent de les distinguer.

Ruissellement. - Action de couler comme un ruisseau. - Ensemble des phénomènes géologiques produits par l'écoulement rapide des eaux sur les pentes : le ruissellement modifie peu à peu le profil des montagnes.

Ruth√©nium (Ru). - C'est un m√©tal du groupe du platine. Cet √©l√©ment chimique a pour num√©ro atomique 44, pour masse  atomique 101, et  sa densit√© est de 12,06; il fond vers 2500¬įC. On peut l'utiliser comme catalyseur. Il se pr√©sente sous la forme d'un m√©tal dur, gris√Ętre et r√©sistant √† la corrosion. C'est un bon conducteur d'√©lectricit√© et de chaleur. El√©ment relativement rare, il est principalement extrait comme sous-produit de l'extraction du nickel et du platine.

Rutherfordium (Rf). - Elément artificiel de numéro atomique 104 et de masse atomique 261. Synthétisé pour la première fois dans les années 1960. Il a une durée de vie très courte en raison de sa radioactivité. Ses isotopes les plus stables ont des demi-vies de l'ordre de quelques secondes à quelques minutes. Il s'ensuit que que son étude est difficile. On estime qu'il est solide à température ambiante et qu'il est métallique.

Rutile. - Min√©ral compos√© de dioxyde de titane (TiO2). Chimiquement, il est similaire √† l'anatase et √† la brookite, qui sont d'autres polymorphes du dioxyde de titane, mais il se distingue par sa structure cristalline sp√©cifique. Le rutile se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de cristaux prismatiques ou tabulaires, souvent stri√©s verticalement. Sa couleur varie g√©n√©ralement du rouge√Ętre au brun, mais il peut √©galement √™tre jaune, brun fonc√©, noir ou m√™me incolore. Il est relativement dur et a une brillance adamantine √† m√©tallique. On peut trouver du trouve dans les roches m√©tamorphiques, ign√©es et s√©dimentaires. Il peut √©galement se former dans les d√©p√īts alluviaux √† partir de l'√©rosion des roches en place. En tant que min√©ral accessoire, le rutile peut se retrouver dans des granites, des gneiss, des schistes, des gr√®s et des roches volcaniques. Le rutile est utilis√© comme minerai de titane, √©tant l'une des principales sources de ce m√©tal pr√©cieux. Il est √©galement appr√©ci√© par les collectionneurs de min√©raux en raison de sa couleur distinctive et de ses formes de cristaux souvent bien d√©velopp√©es. Son utilisation dans l'industrie du gemme est √©galement notable, bien que moins courante que celle de certains autres min√©raux.

Rydberg (constante de). - Constante fondamentale en physique quantique qui appara√ģt dans l'√©tude du spectre de l'hydrog√®ne et d'autres syst√®mes atomiques. 

Sa valeur approximative est :

R‚ąě = 1,0973731568508 x 107 m‚ĀĽ¬Ļ. 
Elle est utilis√©e pour calculer les longueurs d'onde des raies spectrales dans le spectre d'√©mission ou d'absorption de l'hydrog√®ne et d'autres atomes. La formule g√©n√©rale pour calculer les longueurs d'onde des raies spectrales de l'hydrog√®ne en utilisant la constante de Rydberg est  :
1/őĽ = R‚ąě . (1/n1¬≤ - 1/n2¬≤)
o√Ļ őĽ est la longueur d'onde de la raie, n1 et n2 sont des entiers appel√©s nombres quantiques principaux qui d√©crivent les niveaux d'√©nergie de l'atome d'hydrog√®ne, et R‚ąě est la constante de Rydberg.
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