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B
Baddeleyite. - Minéral d'oxyde de zirconium (ZrO2). C'est la principale source de zirconium dans l'industrie. Il est nommé d'après Joseph Baddeley. La baddeleyite est souvent trouvée dans des roches ignées telles que les kimberlites, les syénites et les carbonatites. La baddeleyite est une variété naturelle de zircone, qui est la forme cristalline la plus courante du zirconium. Cependant, contrairement à d'autres formes de zircone, comme le zircon, la baddeleyite est généralement sans traces de contaminants, ce qui en fait une source de zirconium de haute pureté. En plus de son utilisation comme source de zirconium, la baddeleyite est également utilisée en géochronologie. Elle est alors utilisée pour la datation radiométrique des roches, en particulier celles contenant des isotopes d'uranium et de plomb.

Baie. - Etendue d'eau entour√©e de terres, souvent plus petite qu'un oc√©an et g√©n√©ralement ouverte sur un c√īt√©. Les baies peuvent √™tre form√©es par des processus g√©ologiques tels que l'√©rosion des c√ītes ou par l'activit√© volcanique. Elles peuvent √™tre situ√©es √† proximit√© de la c√īte ou √† l'int√©rieur des terres, et peuvent √™tre aliment√©es par des rivi√®res, des fleuves ou directement par l'oc√©an.L a principale diff√©rence entre une baie et un golfe r√©side dans leur taille et la largeur de leur ouverture sur l'oc√©an. Les baies sont g√©n√©ralement plus petites et ont une ouverture plus √©troite, tandis que les golfes sont plus grands et ont une ouverture plus large.

Balance. - Instrument de mesure utilisé pour déterminer la masse ou le poids d'un objet en comparant la force de gravité exercée sur cet objet avec celle exercée par des poids de référence. La balance permet de quantifier la masse en utilisant différentes méthodes et mécanismes, tels que des ressorts, des leviers, des plateaux ou des dispositifs électroniques. Parmi les tupes de balance, on mentionnera :

+ La balance à plateaux utilise deux plateaux suspendus de part et d'autre d'un pivot central. Les objets à mesurer sont placés sur un plateau et des poids étalonnés sont ajoutés sur l'autre plateau jusqu'à ce que l'équilibre soit atteint.
+ La balance à poids mort est une balance utilisée pour étalonner d'autres balances ou instruments de mesure. Elle utilise des poids connus pour exercer une force de référence sur la balance à calibrer.

+ La balance à ressort, également connue sous le nom de balance à cadran, utilise un ressort pour mesurer la force exercée par un objet et l'indique sur un cadran gradué.

+ La balance électronique utilise des capteurs de charge pour mesurer la masse d'un objet. Elle affiche généralement la valeur numérique de la masse sur un écran LCD et peut avoir des fonctionnalités supplémentaires telles que la tare et la conversion d'unités.

+ La balance à levier utilise un système de leviers pour équilibrer la masse d'un objet par rapport à un contrepoids connu. Elle peut être utilisée pour mesurer des masses plus grandes et peut être manuelle ou mécanique.

+ La balance de torsion est un instrument utilisé pour mesurer de très petites forces de torsion. Elle se compose d'un fil ou d'un fil métallique torsadé attaché à un support fixe, avec une masse suspendue à une extrémité. La force de torsion induite par la masse est utilisée pour mesurer d'autres forces appliquées.

+ La balance √† faisceau de torsion est un type de balance de pr√©cision utilis√© pour mesurer des masses avec une grande pr√©cision. Elle utilise un faisceau de torsion suspendu avec des plateaux de chaque c√īt√© pour placer les objets √† mesurer. La masse est √©quilibr√©e en ajustant des poids sur le plateau oppos√©.

Balistique. - Science qui étudie le mouvement des projectiles tels que les balles, les missiles et les obus, ainsi que les effets de leur propulsion, de leur trajectoire et de leur impact. C'est une discipline complexe qui intègre des principes de physique, de mécanique, d'aérodynamique, de thermodynamique et d'autres domaines connexes.

Balmer (formule de). - Cette formule, développée en 1885 par Johann Balmer (1825-1898) , permet de calculer les fréquences des raies émises par l'hydrogène lorsqu'il passe d'un niveau d'énergie élevé à un niveau d'énergie plus bas. Elle est donnée par :

1/őĽ = RH.(1/n1¬≤ - 1/n2¬≤)

o√Ļ  őĽ repr√©sente la longueur d'onde (proportionnelle √† l'inverse de la fr√©quence) de la raie spectrale √©mise en m√®tres;  RH est la constante de Rydberg pour l'hydrog√®ne (environ 1,097 x 107 m‚ĀĽ¬Ļ ); n est un nombre entier repr√©sentant le niveau d'√©nergie de l'atome d'hydrog√®ne (n1 est le nombre quantique principal du niveau d'√©nergie initial et n2 est le nombre quantique principal du niveau d'√©nergie final). Le niveau n=1 correspond au niveau fondamental de l'hydrog√®ne. Les raies de la s√©rie de Balmer correspondent √† des transitions dans lesquelles n1=2, et n2 pouvant prendre toutes les valeurs enti√®res sup√©rieures ou √©gales √† 3.

Balmer (s√©rie de). - S√©rie de raies spectrales de l'hydrog√®ne dans le domaine √©lectromagn√©tique visible, entre 400 et 700 nanom√®tres. Elle a √©t√© d√©couverte par Johann Jakob Balmer en 1885. Ces raies sont produites lorsque les √©lectrons de l'atome d'hydrog√®ne passent de niveaux d'√©nergie plus √©lev√©s √† des niveaux d'√©nergie plus bas en √©mettant des photons d'√©nergie sp√©cifique. Les raies spectrales sont d√©sign√©es par des lettres, la raie la plus courte √©tant HőĪ (rouge) suivie de Hő≤ (bleu-vert), Hő≥ (bleu) et Hőī (violet). Les fr√©quences de la s√©rie de Balmer sont utilis√©es pour d√©terminer les niveaux d'√©nergie de l'hydrog√®ne et pour mesurer les vitesses radiales des √©toiles dans le spectre visible.

Baltica = plaque Baltique. Une des plaques tectoniques majeures de la surface terrestre. Elle englobe la majeure partie des pays nordiques et baltes, ainsi que certaines parties de l'Europe du Nord. La plaque Baltique est en constante interaction avec d'autres plaques tectoniques, notamment la plaque Eurasienne, la plaque Nord-am√©ricaine, la plaque Africaine et la plaque Anatolienne. Pendant le Pal√©ozo√Įque et le d√©but du M√©sozo√Įque, la r√©gion de la plaque Baltique faisait partie d'un ancien continent appel√© Laurussia ou Euram√©rique. Au fil du temps, ce supercontinent s'est fragment√© et les mouvements tectoniques ont s√©par√© la plaque Baltique de la plaque Nord-am√©ricaine.

Banc, nom par lequel on d√©signe les hauts-fonds de rochers, les amas de sable, de coquilles ou de coraux, que la sonde fait d√©couvrir dans le bassin des mers. Les bancs sont g√©n√©ralement pr√®s des c√ītes, et surtout de  celles des √ģles, et l'on y trouve du poisson plus qu'en tout autre lieu. Ceux dont le sommet est √† fleur d'eau rendent la navigation p√©rilleuse; tel est le Doggers bank (banc des Chiens), dans la mer du Nord, pr√®s de l'Angleterre : la mer les signale, d'ailleurs, soit en se couvrant d'√©cume alentour, soit en se brisant contre eux avec violence. Les bancs les plus consid√©rables sont-

1¬į Le Grand-Banc de Terre-Neuve (960 km de longueur sur 280 dans sa plus grande largeur) √† 100 km √† l'Est et au Sud-Est de l'√ģle de ce nom; il est environn√© de bancs de moindre √©tendue, le Banc-Jacques, le Bonnet-Flamand, le Banc-Vert, le Banc aux baleines, etc.; le fond se rencontre √† 10, 15, 20, 25 et 40 brasses; 

2¬į le Grand Banc des Bahamas (580 km sur  200), √† l'Est de la Floride, et enveloppant une partie des √ģles Bahamas

3¬į le Petit Banc des Bahamas (240 km sur 80), au Nord du pr√©c√©dent, dont le s√©pare un canal de 45 km de largeur. 

Les bancs de coraux se trouvent principalement dans l'oc√©an Pacifique tropical. Certains fleuves ont des bancs de sable; surtout √† leur embouchure; tels sont la Seine, le P√ī, le Nil, le S√©n√©gal, etc. Ces bancs forment des barres. (B.).

Banc optique. - Dispositif utilis√© en optique exp√©rimentale pour √©tudier le comportement de la lumi√®re et effectuer des exp√©riences sur les ph√©nom√®nes optiques. Il est compos√© de divers √©l√©ments optiques (source lumineuse, lentilles, miroirs, √©crans, fiaphragmes et filtres, instriments de d√©tection et de mesure, etc.) mont√©s sur une table ou un banc de travail, permettant de manipuler et d'observer le trajet de la lumi√®re. Un banc optique permet de r√©aliser diverses exp√©riences et d√©monstrations, telles que la formation d'images, l'√©tude de l'optique g√©om√©trique, la diffraction, la polarisation et d'autres ph√©nom√®nes optiques. 

Banquise, du scandinave bank = banc, et ice = glace. - Enorme amas de glaces c√īti√®res, r√©sultant de la cong√©lation directe de l'eau de la mer. Les banquises sont surtout √©tendues et √©paisses dans l'h√©misph√®re austral, o√Ļ elles peuvent s'√©lever jusqu'√† 50 ou 60 m√®tres au-dessus du niveau de l'oc√©an, ce qui repr√©sente une √©paisseur immerg√©e quatre fois et demie sup√©rieure. La glace en est sal√©e, et s'√©paissit par-dessous de 1 m√®tre √† 2 m√®tres par an, augmentation compens√©e par la fonte superficielle. Les fragments de la banquise qui se d√©tachent et sont port√©s vers l'√©quateur par les courants prennent le nom d'icebergs et constituent de s√©rieux dangers pour les navires.

Bar. - Unité de mesure de pression, qui représente la pression exercée par une force de 1 newton sur une surface de 1 mètre carré. Cela équivaut à environ la pression atmosphérique normale au niveau de la mer. 1 bar est égal à 100 000 pascals (Pa) ou 0,987 atmosphères (atm). Il est souvent abrégé par le symbole "bar".

Barnett (effet). - Ph√©nom√®ne qui se produit lorsqu'un mat√©riau magn√©tiquement anisotrope (tel qu'un mat√©riau ferromagn√©tique ou ferri-magn√©tique) est soumis √† une rotation : sn aimantation du mat√©riau change. L'effet Barnett est li√© √† la conservation du moment cin√©tique. Lorsque le mat√©riau est mis en rotation, les moments magn√©tiques des √©lectrons individuels (spin) du mat√©riau se r√©orientent pour aligner leur direction avec celle de la rotation. Ce processus de r√©orientation des moments magn√©tiques entra√ģne un changement de l'aimantation macroscopique du mat√©riau. L'effet Barnett est r√©versible : lorsque la rotation cesse, l'aimantation revient √† son √©tat initial.

Barocline. - Etat de l'atmosph√®re ou de l'oc√©an dans lequel les lignes isobares (lignes de pression constante) ne sont pas parall√®les aux lignes isothermes (lignes de temp√©rature constante) ou aux isohalines (lignes de salinit√© constante). Cela traduit l'existence de variations verticales de la temp√©rature ou de la salinit√© qui ne sont pas align√©es avec les variations de la pression. Dans une r√©gion barocline, il y a ainsi  un gradient de densit√© (caus√© par les diff√©rences de temp√©rature et/ou de salinit√©) qui n'est pas en √©quilibre avec les variations de pression. Cela entra√ģne des mouvements verticaux dans l'atmosph√®re ou l'oc√©an, ce qui peut conduire √† des ph√©nom√®nes tels que des instabilit√©s, des tourbillons ou des processus de m√©lange.

Barom√®tre. - Instrument de mesure utilis√© pour mesurer la pression atmosph√©rique. Le barom√®tre le plus courant est le barom√®tre √† mercure, qui utilise la hauteur de la colonne de mercure pour mesurer la pression atmosph√©rique. Le barom√®tre √† an√©ro√Įde est une autre variante courante qui utilise un ressort m√©tallique. Les barom√®tres modernes sont souvent √©quip√©s de capteurs √©lectroniques et d'affichages num√©riques pour une lecture plus pr√©cise et facile.

Barre (√† l'embouchure des fleuves). -  Les barres se produisent en mer, parall√®lement √† la c√īte, et r√©sultent de la chute des alluvions d'an fleuve au point d'√©quilibre entre le courant d'eau douce et la force de la mer. Les principales barres sont celles du Danube, du Gange, du M√©kong, du Mississippi, de l'Or√©noque, etc. - On donne le nom de barre de sable √† l'amas de vase et de sable qu'un fleuve d√©pose √† son embouchure, o√Ļ le courant est contrari√© par la mer et o√Ļ le lit, en raison m√™me de sa plus grande largeur, est relativement peu profond. 

Baryon. - Les baryons forment une famille de particules élémentaires composées de trois quarks et à laquelle appartiennent notamment les protons et les neutrons. Ils sont composés de trois quarks liés par des interactions fortes. Les baryons ont des charges électriques positives ou nulles, et leur nombre baryonique est conservé dans les interactions nucléaires et de particules.

Barytine. -  La barytine, ainsi nomm√©e √† cause de sa densit√© consid√©rable, est un sulfate de baryte. C'est un sulfate de couleur blanche, passant au jaune, au rouge ou au bleu. Sa forme cristalline la plus ordinaire est un prisme droit rectangulaire. Elle est inattaquable par les acides. Au chalumeau, elle d√©cr√©pite et fond difficilement en un √©mail blanc qui tombe en poussi√®re au bout de quelques heures. C'est en Auvergne qu'on a trouv√© les plus gros cristaux de barytine.

Baryum (Ba), du grec barus = pesant. - Corps simple; num√©ro atomique : 56; masse atomique-: 137,327. C'es un m√©tal alcalino-ferreux d'un blanc d'argent, assez mall√©able, fusible avant la chaleur rouge, difficilement volatil, tr√®s oxydable √† l'air, d√©composant l'eau avec rapidit√© pour se transformer en baryte (BaO), et d'une densit√© √©gale √† 4,97. Ses combinaisons avec l'oxyg√®ne, le chlore, le soufre, etc., sont assez fr√©quemment employ√©es dans les laboratoires. Le baryum fut d√©couvert en 1897 par H. Davy, √† l'aide de la pile. On forme avec de la baryte hydrat√©e une petite capsule que l'on met en communication avec le p√īle positif d'une forte pile, et on verse dans la capsule un peu de mercure dans lequel on fait plonger le p√īle n√©gatif de la pile. La baryte est d√©compos√©e peu √† peu, et son m√©tal se dissout dans le mercure. En soumettant ensuite l'amalgame √† la distillation, on volatilise le mercure, et le baryum reste dans la cornue. On l'obtient aujourd'hui plus facilement en chauffant au rouge vif de la baryte dans un courant de vapeur de potassium on de sodium oui s'empare de son oxyg√®ne.

Basalte. - Le basalte est une roche volcanique extrusive plus r√©cente que le trachyte, de texture fine, noire ou grise, tr√®s dure, principalement compos√©e de pyrox√®ne et de feldspath, dispos√©e en nappes horizontales, en dykes ou en filons. Elle s'est ordinairement fendill√©e au moment du refroidissement en prismes verticaux √† cinq ou six pans, juxtapos√©s, dont l'ensemble pr√©sente l'aspect d'une colonnade r√©guli√®re du plus bel effet, comme sont les Chauss√©es de g√©ants, la grotte de Fingal. Il y en a beaucoup dans le Massif Central en France. On en fait des dalles pour carrelage, des colonnes, etc. 

Bas-fonds, √©l√©vations dans le fond de la mer, faciles √† reconna√ģtre avec la sonde, mais assez √©loign√©es de la surface des eaux pour que de grands navires n'aient rien √† en redouter. Au contraire, les hauts-fonds sont des exhaussements plus √©lev√©s, sur lesquels il y a danger √† passer. (B.).

Base (chimique). - Compos√© chimique qui r√©agit avec un acide pour former de l'eau et un sel. Dans la th√©orie de Lowry-Br√∂nsted, une base est d√©finie comme un compos√©  accepteur d'un proton (ion H+).

Bassin (g√©ographie). - Terme qui peut avoir plusieurs significations en fonction du contexte. On parle, par exemple, de bassin versant pour d√©signer la zone g√©ographique d√©limit√©e par les sommets des montagnes et les cr√™tes o√Ļ les eaux de surface convergent vers un point commun, formant un r√©seau hydrographique, ou encore de  bassin s√©dimentaire, pour qualifier une d√©pression g√©ologique o√Ļ des s√©diments se sont accumul√©s. Dans d'autres contextes, on pourra aussi parler, notamment, du bassin m√©diterran√©en, du bassin amazonien, du bassin du Congo, qui d√©signent des r√©gions g√©ographiques sp√©cifiques caract√©ris√©es par des √©l√©ments communs tels que la g√©ologie, la g√©omorphologie, le climat et la v√©g√©tation. 

Bassin versant ou bassin hydrographique. -  Zone parcourue par des cours d'eau dont les eaux se r√©unissent dans un r√©servoir commun. Lorsqu'il pleut ou que la neige fond, l'eau s'√©coule des pentes et suit les voies d'√©coulement naturelles vers des ruisseaux, qui se rejoignent pour former des rivi√®res plus importantes. Ces rivi√®res principales recueillent les eaux des affluents qui les rejoignent, cr√©ant ainsi un r√©seau de cours d'eau interconnect√©s. Tout le territoire situ√© en amont de ce point de convergence fait partie du bassin  versant. De tels bassins sont d√©limit√©s par des cr√™tes topographiques, appel√©es diviseurs de bassin, qui marquent les limites o√Ļ les eaux s'√©coulent soit vers un bassin adjacent, soit vers un autre oc√©an ou une autre mer. Les contours des bassins hydrographiques sont g√©n√©ralement d√©termin√©s par les lignes de partage des eaux, c'est-√†-dire les points o√Ļ les eaux se s√©parent et suivent des trajectoires diff√©rentes.

Bassin s√©dimentaire . - D√©pression g√©ologique relativement plate et allong√©e, souvent situ√©e entre des reliefs plus √©lev√©s, o√Ļ des s√©diments se sont accumul√©s au fil du temps. Les bassins s√©dimentaires peuvent se former dans divers environnements, tels que les r√©gions c√īti√®res, les zones lacustres ou les plaines fluviales. Ils sont souvent le r√©sultat de processus d'√©rosion, de d√©p√īt de s√©diments et de mouvements tectoniques, et sont d'une grande importance g√©ologique, car ils peuvent contenir des d√©p√īts de min√©raux, de p√©trole, de gaz naturel et d'autres ressources naturelles. Ils sont √©galement souvent le si√®ge de formations g√©ologiques int√©ressantes, telles que les gisements de fossiles, les aquif√®res et les ressources en eau souterraine.

Bastn√§site. - Min√©ral rare de la classe des carbonates, compos√© de fluorure de lanthane, de c√©rium et de terres rares. Elle porte le nom de la mine de Bastn√§s en Su√®de, o√Ļ elle a √©t√© d√©couverte pour la premi√®re fois. La bastn√§site est une source importante de lanthane, de c√©rium et d'autres terres rares, qui sont des √©l√©ments critiques utilis√©s dans diverses applications technologiques telles que les aimants permanents, les batteries rechargeables, les √©crans √† cristaux liquides, les catalyseurs automobiles et bien d'autres. En raison de son importance dans l'industrie moderne et de sa raret√© relative, l'extraction et le traitement de la bastn√§site sont des sujets d'int√©r√™t croissant dans le domaine de l'extraction des terres rares.

Battement. - Ph√©nom√®ne p√©riodique r√©sultant de la superposition de deux ondes de fr√©quences l√©g√®rement diff√©rentes. Lorsque deux ondes de fr√©quences diff√©rentes se propagent dans le m√™me milieu, elles interf√®rent de mani√®re constructive et destructive, cr√©ant des variations p√©riodiques d'amplitude appel√©es battements. La fr√©quence des battements est √©gale √† la diff√©rence entre les fr√©quences des ondes individuelles, et l'amplitude des battements d√©pend de la diff√©rence d'amplitude entre les deux ondes. 

Bauxite. -Minerai composé principalement d'oxydes d'aluminium, avec des impuretés telles que des oxydes de fer et de silice. Sa formule chimique générale est Al2O3·nH2O. La quantité d'eau présente est variable selon les spécificités du minerai. La couleur de celui-ci peut varier du blanc au brun, en passant par le rouge et le jaune, en fonction des impuretés présentes. La bauxite est la principale source commerciale de l'aluminium. Pour obtenir de l'aluminium, la bauxite est tout d'abord extraite puis transformée en alumine par une opération de raffinage. L'alumine est ensuite électrolytiquement réduite en aluminium métallique. Les principaux gisements de bauxite se trouvent dans des régions tropicales et subtropicales, principalement en Afrique, en Australie, en Amérique du Sud et dans certaines parties de l'Asie. La bauxite est généralement extraite à ciel ouvert, ce qui nécessite des méthodes d'extraction minière et de traitement spécifiques.

Bedouzes, Blouses ou Tremblants, nom donn√© dans les pays de dunes sur les c√ītes du golfe de Gascogne, √† de petites cha√ģnes de monticules, que s√©parent des vall√©es souvent humides et dont le sol s'enfonce sous les pas. (B.).

Bell (in√©galit√©s de). - Relations math√©matiques qui ont √©t√© d√©velopp√©es par le physicien John Bell dans les ann√©es 1960 pour tester exp√©rimentalement les pr√©dictions de la m√©canique quantique en ce qui concerne les ph√©nom√®nes d'intrication et de corr√©lation quantique (Le paradoxe EPR). Les in√©galit√©s de Bell permettent de mettre en √©vidence des diff√©rences entre les pr√©dictions de la m√©canique quantique et les th√©ories locales r√©alistes. Elles se basent sur l'id√©e que dans une th√©orie locale r√©aliste, les r√©sultats de mesures effectu√©es sur des syst√®mes physiques distants ne devraient pas √™tre corr√©l√©s de mani√®re certaine. Cependant, la physique quantique pr√©dit l'existence d'une corr√©lation quantique entre des particules intriqu√©es, m√™me lorsque celles-ci sont s√©par√©es par de grandes distances. Des exp√©riences bas√©es sur les in√©galit√©s de Bell ont √©t√© con√ßues pour tester ces diff√©rences de comportement entre la physique quantique et les th√©ories locales r√©alistes. Elles ont montr√© que des  corr√©lations quantiques entre les particules intriqu√©es ne peuvent pas √™tre expliqu√©es par des th√©ories locales r√©alistes : les propri√©t√©s des particules intriqu√©es ne sont pas d√©termin√©es √† l'avance et que leur corr√©lation est √©tablie instantan√©ment, peu importe la distance qui les s√©pare.

Benzène. - Composé organique aromatique constitué d'un anneau hexagonal de six atomes de carbone, avec un atome d'hydrogène lié à chaque atome de carbone. Formule chimique : C6H6. C'est est un liquide incolore, volatil et hautement inflammable à température ambiante.

Berk√©lium (Bk). - El√©ment chimique de la s√©rie des actinides.  Num√©ro atomique : 97; masse atomique : 247.

Berges ou Barges, nom donn√© √† de grands rochers √Ępres, √©lev√©s √† pic au-dessus de l'eau. Tels sont ceux d'Olonne, en France. (B.).

Bernoulli (principe de). - Formul√© par Daniel Bernoulli au XVIIIe si√®cle, ce principe d√©crit la relation entre la vitesse d'un fluide en mouvement, sa pression et son √©nergie cin√©tique : lorsqu'un fluide incompressible (comme l'eau ou l'air) s'√©coule √† travers un conduit ou une canalisation, la somme de sa pression statique, de son √©nergie cin√©tique et de  son √©nergie potentielle gravitationnelle par unit√© de volume reste constante le long d'un √©coulement de fluide. D'o√Ļ  l'√©quation de Bernoulli : P + 1/2 ŌĀv¬≤+ ŌĀgh = constante, o√Ļ  P est la pression statique du fluide;ŌĀ  est la densit√© du fluide; v est la vitesse du fluide;
 g est l'acc√©l√©ration de la pesanteur; et h est la hauteur du fluide par rapport √† un point de r√©f√©rence.

Bertrandite. - Min√©ral compos√© de b√©ryllium, d'aluminium et de silicate. On la trouve souvent dans les pegmatites granitiques, qui sont des roches ign√©es √† grains grossiers. La bertrandite est un minerai important de b√©ryllium. Les plus grands gisements connus de bertrandite se trouvent aux √Čtats-Unis, notamment dans l'Utah, o√Ļ elle est extraite pour son contenu en b√©ryllium. D'autres gisements notables se trouvent dans des pays comme le Br√©sil, la Chine et le Kazakhstan.

Béryl. - Les béryls, minéraux appartenant au groupe de cyclosilicates, sont des pierres précieuses composées de silice, d'alumine et d'oxyde de bérylium [Be3Al2(Si6O18)]. On en distingue plusieurs variétés, notamment l'aigue-marine et l'émeraude :.

  • Le b√©ryl proprement dit ou aigue-marine est d'un vert bleu ou jaun√Ętre d√Ľ √† une petite quantit√© d'oxyde de fer

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  • L'√©meraude, qui a plus de valeur, est d'un beau vert pur d√Ľ √† une petite quantit√© d'acide chromique.
  • Les b√©ryls se trouvent diss√©min√©es dans les roches granitiques, au P√©rou en Colombie. En France, dans le Limousin, on trouve des b√©ryls d'un tr√®s gros volume.

    B√©ryllium (Be). - El√©ment chimique m√©tallique, que l'on extrait notamment de la glucine (d'o√Ļ son ancien nom de glucinium) ; num√©ro atomique : 4; masse atomique : 9,01. Se pr√©sente comme d'un m√©tal gris, dur et r√©fractaire. On peut l'unir √† divers m√©taux, pour former des alliages. C'est sous cette forme qu'il est utilis√© notamment en a√©ronautique et dans les r√©acteurs nuclaires. 

    B√™ta (particule). -  Particule √©mise par un noyau au cours d'un processus radioactif (on parle alors de radioactivit√© B√™ta). Les particules b√™ta (ő≤) sont soit des √©lectrons (ő≤-) soit des positons (ő≤+). Les particules ő≤-sont √©mises par des noyaux avec un exc√®s de neutrons, tandis que les particules ő≤++ sont √©mises lorsqu'il y a un exc√®s de protons dans un noyau.

    Bethe (cycle de) = cycle carbone-azote-oxyg√®ne. -  S√©rie de r√©actions nucl√©aires qui se produisent dans les √©toiles et qui sont responsables de la production d'√©nergie par fusion nucl√©aire. Le cycle de Bethe est particuli√®rement important dans les √©toiles de type solaire comme le Soleil. Il implique plusieurs √©tapes de fusion nucl√©aire entre les noyaux d'hydrog√®ne et d'h√©lium, qui se combinent pour former des noyaux plus lourds et lib√©rer de l'√©nergie. La premi√®re √©tape du cycle de Bethe est la fusion de deux protons pour former un noyau de deut√©rium, qui se combine ensuite avec un autre proton pour former un noyau d'h√©lium-3. Ce dernier noyau peut fusionner avec un autre noyau d'h√©lium-3 pour former un noyau de b√©ryllium-6, qui se combine ensuite avec un autre proton pour former un noyau de carbone-12. Le carbone-12 peut ensuite subir une s√©rie de r√©actions nucl√©aires pour former de l'azote-14 et de l'oxyg√®ne-16, qui sont √©galement des √©l√©ments importants pour la production d'√©nergie dans les √©toiles. 

    Big bang (ou Grand boum). - Nom de la th√©orie cosmologique actuellement admise. Elle repose sur le constat de l'expansion de l'univers (qui n'a jamais √©t√© assimilable √† une explosion, malgr√© ce que l'onomatop√©e sugg√®re), qui conduit √† admettre que si l'on remonte dans le pass√©, n'importe quelle distance actuelle a d√Ľ √† un certain moment √™tre nulle (en th√©orie) ou du moins beaucoup plus petite. A cette √©poque - c'est-√†-dire il y a douze √† quinze milliards d'ann√©es - l'univers connaissait de hautes densit√©s et temp√©ratures. L'usage fait appeler big bang les tous premiers instants de cette expansion. On peut √©galement dire que la date du big bang est celle √† laquelle toutes les distances - les mod√®les cosmologiques utilisent ici plut√īt le terme de facteur d'√©chelle, qui est une longueur arbitraire - √©taient nulles en th√©orie. L'√Ęge de l'univers est compt√© √† partir de cette date.

    Big crunch. - Etape finale d'un univers qui conna√ģtrait une p√©riode de contraction, qui se pr√©sente comme l'inverse du big bang, √©tape initiale de l'univers en expansion. Ce sc√©nario qui fait suivre l'expansion actuelle par une contraction intervient dans les mod√®les cosmologiques qui envisagent une densit√© de l'univers sup√©rieure √† une certaine valeur appel√©e densit√© critique.

    Binaire (astre). - Système composé de deux astres en orbite autour de leur centre de gravité commun. On peut dire cela du système Terre-Lune, de certaines galaxies et surtout d'une proportion importante d'étoiles (Les étoiles doubles).

    Biochimie. - Science qui √©tudie les processus chimiques et les r√©actions qui se produisent dans les organismes vivants. Elle examine les structures, les fonctions et les interactions des mol√©cules biologiques (prot√©ines, acides nucl√©iques, glucides, lipides, etc.), et s'occupe de comprendre comment ces mol√©cules interagissent pour permettre le fonctionnement des cellules et des organismes dans leur ensemble. On distingue notamment : la biochimie structurale, qui se concentre sur l'√©tude de la structure tridimensionnelle des mol√©cules biologiques, la biochimie m√©tabolique, qui √©tudie les r√©actions chimiques et les voies m√©taboliques qui se produisent dans les cellules pour la production d'√©nergie, la synth√®se des biomol√©cules et l'√©limination des d√©chets; la biochimie g√©n√©tique, qui  se concentre sur l'√©tude des acides nucl√©iques (ADN et ARN) et des processus li√©s √† la r√©plication, √† la transcription et √† la traduction de l'information g√©n√©tique, etc.

    Biophysique. - Discipline scientifique qui utilise les principes et les techniques de la physique pour √©tudier les ph√©nom√®nes biologiques. La biophysique √©tudie notamment la structure et la fonction des macromol√©cules biologiques (comme les prot√©ines et les acides nucl√©iques), les processus de transport √† travers les membranes cellulaires, la dynamique des r√©actions chimiques dans les syst√®mes biologiques, les processus de signalisation cellulaire, la biom√©canique, l'imagerie biom√©dicale, etc. 

    Biot et Savart (loi de). - Relation qui décrit comment un courant électrique génère un champ magnétique autour de lui. Elle a été formulée indépendamment par Jean-Baptiste Biot et Félix Savart au début du XIXe siècle et permet de calculer le champ magnétique en tout point de l'espace en intégrant la contribution de tous les éléments de courant le long du trajet du courant le long d'une courbe C. Elle s'exprime généralement sous la forme intégrale curviligne, qui donne le champ magnétique (B) en un point donné dans l'espace en fonction du courant électrique (I) :

    o√Ļ B(r) est le champ magn√©tique en un point donn√© (r) de l'espace; őľ0 est la perm√©abilit√© magn√©tique du vide; I est l'intensit√© du courant √©lectrique, dl est un √©l√©ment infinit√©simal de longueur le long du trajet du courant; r est le vecteur position du point o√Ļ le champ magn√©tique est calcul√©; r‚Ä≤ est le vecteur position de l'√©l√©ment de courant dl, et  le symbole du produit vectoriel. (Les termes en gras sont des vecteurs).

    Bise. - Vent sec et froid qui souffle du nord-est. Dans le midi de la France et en Italie, on l'appelle tramontane (de tra, à travers; montana, montagne), parce qu'il passe au-dessus des Alpes ou des Apennins.

    Bismite. - Minéral rare composé principalement de bismuth oxydé (Bi2O3). Il fait partie du groupe des oxydes et hydroxydes. La bismite se forme souvent dans les gisements de minéraux de bismuth en association avec d'autres minéraux de bismuth tels que la bismuthinite et la bismutite. La bismite est généralement de couleur jaune à brun clair et peut parfois présenter une coloration plus vive. Elle est translucide à transparente avec un éclat adamantin. La bismite a été découverte au début du XIXe siècle en Saxe (Allemagne). En termes d'utilisation, la bismite n'est pas aussi répandue que d'autres minéraux, mais elle est parfois collectée par les amateurs de minéraux en raison de sa rareté et de sa beauté cristalline. Elle peut également être exploitée pour l'extraction du bismuth.

    Bischofite. - Min√©ral compos√© principalement de chlorure de magn√©sium hexahydrat√© (MgCl2¬∑6H2O). Il tire son nom du g√©ologue Karl Gustav Bischof, qui a √©tudi√© ce min√©ral au XIXe si√®cle. La bischofite se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de cristaux incolores √† blancs, ou parfois l√©g√®rement color√©s en jaune, rose ou brun. Elle est soluble dans l'eau et peut √™tre trouv√©e dans les d√©p√īts de sels min√©raux, parfois associ√©e √† d'autres min√©raux comme la halite (chlorure de sodium) ou la carnallite (un double sel de chlorure de potassium et de magn√©sium). On trouve la bischofite dans les environnements o√Ļ des √©vaporites se forment, g√©n√©ralement dans des lacs sal√©s, des lagunes ou des bassins d'√©vaporation. La bischofite est exploit√©e pour extraire le chlorure de magn√©sium utilis√© dans la fabrication de divers produits chimiques. Elle peut √™tre utilis√©e comme additif alimentaire, bien que son utilisation soit r√©glement√©e en raison de sa forte teneur en chlorure. Le chlorure de magn√©sium d√©riv√© de la bischofite est parfois utilis√© comme compl√©ment alimentaire ou comme traitement pour certaines conditions m√©dicales, bien que son efficacit√© soit discut√©e et qu'il puisse avoir des effets secondaires chez certaines personnes. Dans certains endroits, la bischofite est utilis√©e pour d√©givrer les routes en hiver en raison de ses propri√©t√©s qui abaissent le point de cong√©lation de l'eau. Elle peut √©galement √™tre utilis√©e dans certains produits cosm√©tiques en raison de ses propri√©t√©s hydratantes et adoucissantes pour la peau.

    Bismuth (Bi). - Le bismuth est un m√©tal blanc gris√Ętre : les Anciens le confondaient avec le plomb et l'√©tain. A l'√©tat pur, il ressemble √† l'antimoine. Dans les arts, on s'en sert pour fabriquer les alliages fusibles et pour pr√©parer certains √©maux. On trouve le bismuth √† l'√©tat natif, ainsi qu'√† l'√©tat d'oxyde, et de sulfure. C'est presque toujours le bismuth natif que l'industrie exploite. Il est en masses lamelleuses ou granulaires, d'un blanc d'argent rouge√Ętre, avec ramifications imitant les feuilles de foug√®re : Il est tr√®s fusible; dans les creusets, il fond et se prend en masses. Num√©ro atomique : 83; masse atomique : 208,98.

    Bismuthinite. - Min√©ral sulfure de bismuth qui se trouve souvent associ√© √† d'autres min√©raux de sulfure dans les gisements de m√©taux de base. Sa composition chimique est g√©n√©ralement Bi2S3, ce qui signifie qu'elle est compos√©e de deux atomes de bismuth pour chaque trois atomes de soufre. La bismuthinite peut varier en couleur, allant du gris fonc√© au noir avec un √©clat m√©tallique. C'est l'une des principales sources de bismuth m√©tallique. Elle est √©galement recherch√©e par les collectionneurs de min√©raux en raison de sa raret√© et de sa structure cristalline distincte. La bismuthinite est ordinairement associ√©e √† d'autres min√©raux de sulfure dans les gisements min√©raux, tels que la pyrite, la chalcopyrite et la gal√®ne. Elle se forme g√©n√©ralement dans des environnements g√©ologiques hydrothermaux √† basse temp√©rature o√Ļ les conditions sont favorables √† la pr√©cipitation de sulfures m√©talliques.

    Bissextile (année). - Année qui comporte un jour supplémentaire par rapport aux années normales. Le jour supplémentaire est ajouté au mois de février et est appelé jour bissextile ou jour intercalaire. Cet ajout permet de compenser la différence entre l'année solaire, qui dure environ 365,242 jours, et l'année calendaire, qui dure 365 jours. La plupart des années ont 365 jours, mais une année bissextile a 366 jours. L'année 2020 était bissextile.

    Bitume. - Les bitumes ou asphaltes sont un m√©lange de divers carbures d'hydrog√®ne (hydrocarbures). Il sont bruns ou noirs, fondent √† 100 ¬įC environ. Le p√©trole ou naphte est une vari√©t√© de bitume, liquide √† la temp√©rature ordinaire. Les bitumes abondent dans les r√©gions volcaniques. Sur la mer Morte, le bitume flotte √† la surface des eaux, o√Ļ on peut le recueillir.

    Blazar (= blazing quasar). - Galaxie active qui contient un trou noir supermassif en son centre et émet des jets relativistes de particules subatomiques qui s'étendent sur des millions d'années-lumière. Les blazars sont considérés comme une sous-classe de quasars, une autre forme de galaxie active.

    BlendeSphalérite.

    Bode ou de Titius-Bode (loi de). - Relation empirique qui tente de d√©crire les distances moyennes des plan√®tes du Syst√®me Solaire (jusqu'√† Jupiter) par rapport au Soleil. Elle √©nonce que les distances des plan√®tes par rapport au Soleil suivent une progression g√©om√©trique, o√Ļ chaque distance est approximativement deux fois plus grande que la pr√©c√©dente. La s√©quence des distances est d√©finie par la formule : d = a + b. 2n, o√Ļ d est la distance moyenne de la plan√®te par rapport au Soleil, n est le num√©ro d'indice de la plan√®te (0 pour Mercure, 1 pour V√©nus, 2 pour la Terre, etc.), et a et b sont des coefficients constants. En utilisant cette relation, on peut estimer les distances moyennes des plan√®tes en multipliant la valeur de b par 2 pour chaque plan√®te successive et en ajoutant a √† chaque terme. (Titius, Bode)

    Bohr (atome de). - Modèle atomique proposé par Niels Bohr en 1913, et dans lequel les électrons de l'atomeparcourent autour du noyau des orbites circulaires dont la valeur du rayon est quantifiée (c'est-à-dire ne pouvant prendre que certaines valeurs discrètes définies). Ce modèle permet d'expliquer, en première approche, le spectre du rayonnement émis ou absorbé par les atomes par des "sauts quantiques" (= de façon discontinue, sans passer par des orbites intermédiaires qui n'existent pas) des électrons d'une orbite possible à une autre.

    Bohrium (Bh). - Corps simple artificiel de num√©ro atomique 107; masse atomique : 264. Il a √©t√© synth√©tis√© pour la premi√®re fois en 1981 au Gesellschaft f√ľr Schwerionenforschung de Darmstadt, en Allemagne. Il a √©t√© nomm√© en l'honneur de Niels Bohr.

    Bolide (Les √Čtoiles filantes*). - Un bolide est un m√©t√©ore tr√®s brillant (souvent visible en plein jour) cr√©√© par l'entr√©e et la destruction dans l'atmosph√®re d'un m√©t√©oro√Įde relativement gros. Ces corps lumineux  traversent l'atmosph√®re comme des √©toiles filantes ordinaires, et en diff√®rent seulement en ce qu'ils poss√®dent un disque sensible. On a vu des bolides √©clairer le ciel d'une lumi√®re assez vive pour √™tre appr√©ciable m√™me en plein jour. Ils sont quelquefois accompagn√©s de tra√ģn√©es lumineuses, de fum√©e et de d√©tonation. Si les d√©bris du corps impliqu√© dans la formation du m√©t√©ore tombent au sol, ils constituent ce qu'on nomme les m√©t√©orites

    Borate. - Combinaisons d'acide borique avec différentes bases. Le plus remarquable est le borax, d'un blanc gris, de saveur alcaline, à éclat vitreux résineux. Au chalumeau, il se gonfle et entre en fusion. On le rencontre en petites couches cristallines sur les bords de certains lacs de l'Inde et du Tibet, ou dissous dans leurs eaux. En France, on le fabrique en combinant la soude avec l'acide borique. Le borax est fréquemment employé comme fondant, dans la métallurgie; dans la soudure dès métaux, dans la peinture sur verre et sur émail.

    Borax  =  borate de sodium. - Compos√© chimique min√©ral et un sel de bore. Sa formule chimique est Na2B4O7‚ÄĘ10H2O. Il se pr√©sente sous la forme de cristaux incolores ou blancs, et il est soluble dans l'eau. Le borax est utilis√© comme agent nettoyant et d√©sodorisant dans les produits m√©nagers. Il est √©galement utilis√© comme traitement du bois pour prot√©ger contre les insectes et la pourritur, ou encore comme flux dans la soudure √† la flamme pour nettoyer les surfaces m√©talliques et faciliter le processus de soudure. La fabrication du verre le requiert pour abaisser la temp√©rature de fusion et am√©liorer la r√©sistance du verre. Et l'on trouve aussi le borax dans certains produits cosm√©tiques et de soins personnels en raison de ses propri√©t√©s antiseptiques et d√©sinfectantes. Cependant, le borax peut √™tre irritant pour la peau, les yeux et les voies respiratoires √† fortes concentrations.

    Bore (B). - Corps simple (num√©ro atomique : 5; masse atomique : 10,8) qui, par sa combinaison avec l'oxyg√®ne, donne l'acide borique, puis les borates. C'est √† peu pr√®s uniquement √† ces deux √©tats qu'on le trouve dans la nature. Au point de vue physique, cette substance est remarquable par ses analogies avec le charbon. Le charbon existe sous trois √©tats bien distincts : l'√©tat amorphe (charbon ordinaire), l'√©tat graphito√Įde (graphite, plombagine), l'√©tat octa√©drique (diamants noirs ou blancs). Le bore peut √™tre √©galement obtenu sous ces trois √©tats. - Le bore amorphe a √©t√© d√©couvert par Gay-Lussac et Thenard, en traitant l'acide borique anhydre par le potassium, il forme une poudre brune prenant feu √† l'air ou dans un courant de bioxyde d'azote, sous l'influence d'une chaleur rouge, et infusible au feu de forge. - Le bore graphito√Įde a √©t√© obtenu par Deville, en dissolvant du bore dans l'aluminium fondu, puis attaquant ce dernier m√©tal par une lessive bouillante de soude, de la m√™me mani√®re qu'on obtient le charbon graphito√Įde en dissolvant du charbon dans de la fonte en fusion, puis traitant le m√©lange par un acide. Le bore obtenu est en lamelles ou paillettes offrant une grande r√©sistance aux agents d'oxydation.  - Le bore cristallis√©, diamant de bore, a √©t√© d√©couvert √©galement par Deville, en exposant pendant cinq heures, √† une haute temp√©rature, 80 parties d'aluminium en poids, et 100 parties d'acide borique fondu. On obtient ainsi du bore cristallis√© dans la masse de l'aluminium en exc√®s. Une lessive de soude concentr√©e et bouillante enl√®ve le m√©tal et laisse le bore en cristaux transparents, de couleur grenat, due au cuivre que contient l'aluminium, dou√©s d'un grand pouvoir r√©fringent et d'un √©clat adamantin. Ces cristaux sont d'une duret√© comparable √† celle du diamant noir, et leur poudre a pu √™tre employ√©e avec avantage √† la place d'√©gris√©e, ou poudre de diamant, pour la taille de cette pierre pr√©cieuse. Le bore cristallis√© r√©siste avec une √©nergie extr√™me √† l'oxydation, mais il s'enflamme au rouge dans un courant de chlore et donne du chlorure de bore gazeux.

    Born (r√®gle de). - R√®gle qui fonde l'interpr√©tation probabiliste de la physique quantique. Elle dit comment interpr√©ter math√©matiquement la fonction d'onde ő® et comment calculer des probabilit√©s pour les r√©sultats de mesures. Ainsi, la probabilit√© P de trouver une particule dans une r√©gion r donn√©e de l'espace est obtenue en calculant l'int√©grale du carr√© de la fonction d'onde sur cette r√©gion-: P = ‚ąę |ő®(r)|¬≤. dr, √©tant entendu que l'on normalis√©e au pr√©alable la fonction d'onde pour que la probabilit√© totale de trouver la particule quelque part dans l'espace soit √©gale √† 1. (Max Born)

    Bose-Einstein (condensat de). - Etat de la mati√®re quantique form√© par un ensemble de particules bosoniques refroidies √† des temp√©ratures tr√®s proches du z√©ro absolu. Dans un condensat de Bose-Einstein, les particules bosoniques se condensent toutes dans le m√™me √©tat quantique fondamental (elles sont d√©crites par une seule fonction d'onde), cr√©ant ainsi un √©tat coh√©rent macroscopique.  Dans un condensat de Bose-Einstein superfluide, par exemple, les particules s'√©coulent sans aucune r√©sistance (il n'y a aucune dissipation d'√©nergie lors de leur d√©placement).

    Bose-Einstein (statistique de). - Distribution statistique de bosons ou particules bosoniques ( = particules avec un spin entier ou nul) identiques à une température (finie) donnée. Contrairement aux particules fermioniques décrites par la statistique de Fermi-Dirac, les particules bosoniques peuvent occuper le même état quantique sans aucune restriction. La fonction de distribution de Bose-Einstein, notée f(E), donne la probabilité qu'un état d'énergie E soit occupé par une particule bosonique dans un système thermodynamique. Elle est donnée par-:

    b(E) = g / (exp((E - őľ) / (k.T)) - 1)
    o√Ļ g est le nombre d'√©tats poss√©dant l'√©nergie consid√©r√©e,  őľ est le potentiel chimique du syst√®me, k est la constante de Boltzmann et T est la temp√©rature absolue.

    Boson. - Les bosons, dont le nom est d√©riv√© de celui du physicien Satyendranath Bose, sont les particules √©l√©mentaires de spin entier (0, 1, 2, ...), parmi lesquelles se recrutent les agents des interactions fondamentales (photons, gluons, etc.). Et se distinguent de l'autre grand groupe de particules, les fermions, dans lequel se rangent particules √©l√©mentaires de mati√®re.  Une caract√©ristique importante des bosons est que plusieurs d'entre eux peuvent occuper le m√™me √©tat quantique en m√™me temps, ce qui est connu sous le nom de propri√©t√© de condensation de Bose-Einstein. Cela permet la formation d'√©tats quantiques collectifs appel√©s condensats de Bose-Einstein, qui ont √©t√© observ√©s exp√©rimentalement dans certains syst√®mes ultrafroids.

    Boson interm√©diaire. - Particule subatomique, m√©diatrice de l'interaction faible. Leur d√©couverte (au CERN) date de 1983 et a √©t√© une confirmation importante du mod√®le standard de la physique des particules. Elle a valu le prix Nobel de physique √† Carlo Rubbia et Simon van der Meer en 1984. Il existe de trois types de bosons interm√©diaires, les deux premiers portent une charge √©lectrique, le troisi√®me est neutre :  W+, W- et Z. 

     + Le boson W+ est une particule charg√©e positive. Il interagit avec des particules charg√©es n√©gativement et provoque leur d√©sint√©gration en des particules plus l√©g√®res. Par exemple, lors de la d√©sint√©gration b√™ta plus (ő≤+), un proton se transforme en un neutron, un positron et un neutrino √©lectronique. Le boson W+ transmet l'interaction entre les particules impliqu√©es dans ce processus.

    + Le boson W- est l'antiparticule du boson W+. Il est charg√© n√©gativement et joue un r√īle similaire au boson W+, mais avec des particules charg√©es positivement.

     + Le boson Z est une particule √©lectriquement neutre. Il permet l'interaction faible entre des particules neutres. Il intervient dans la d√©sint√©gration neutronique, o√Ļ un neutron se transforme en un proton, un √©lectron et un antineutrino √©lectronique.

    Les bosons intermédiaires sont massifs par rapport aux autres bosons médiateurs des interactions fondamentales. La masse des bosons intermédiaires est liée au mécanisme de brisure spontanée de la symétrie électrofaible, qui unifie l'interaction faible et l'interaction électromagnétique en une seule théorie cohérente connue sous le nom de modèle standard.

    Bouclier / Bouclier continental. - R√©gion g√©ologique caract√©ris√©e par une cro√Ľte terrestre ancienne et stable. Les boucliers sont g√©n√©ralement des r√©gions de la cro√Ľte continentale qui ont √©t√© peu d√©form√©es par des forces tectoniques au cours des derniers milliards d'ann√©es. Les boucliers sont des r√©gions relativement stables sur le plan tectonique. Ils sont g√©n√©ralement d√©pourvus de cha√ģnes de montagnes r√©centes ou d'autres formes de d√©formations tectoniques actives. Les boucliers sont constitu√©s de cro√Ľte continentale ancienne, souvent datant de plusieurs milliards d'ann√©es. Cette cro√Ľte est g√©n√©ralement plus √©paisse que les r√©gions plus jeunes, et elle a subi un processus de stabilisation g√©ologique au fil du temps. Les boucliers sont souvent caract√©ris√©s par la pr√©sence de socles cristallins (granit, gneiss, schiste), qui sont des roches ign√©es et m√©tamorphiques tr√®s anciennes expos√©es en surface. En raison de leur stabilit√© tectonique et de l'√©rosion sur de longues p√©riodes, les boucliers pr√©sentent souvent un relief topographique relativement plat ou l√©g√®rement ondul√©. Ils peuvent √™tre couverts de formations rocheuses anciennes, de lacs, de mar√©cages et de for√™ts. Ils peuvent aussi abriter des ressources naturelles importantes, telles que des gisements min√©raux (comme l'or, le fer et l'uranium) et des r√©serves d'eau souterraine. Ces r√©gions de boucliers continentaux peuvent √™tre vastes et abriter des parties importantes des cro√Ľtes continentales comme  le Bouclier guyanais en Am√©rique du Sud, le Bouclier africain, et le Bouclier scandinave en Europe du Nord, le Bouclier australien., ou encore  le Bouclier canadien en Am√©rique du Nord, qui est l'une des plus grandes √©tendues de bouclier continental au monde.

    Bouclier (volcan). - Type de volcan caract√©ris√© par sa forme large et plate, avec des pentes douces. Les volcans boucliers sont form√©s par des √©ruptions de lave basaltique fluide qui s'√©coulent sur de longues distances.  Les monts Dore, dans le Massif Central, le Mauna Loa et le Kilauea, √† Hawa√Į, le Piton de la Fournaise, √† La R√©union, sont des exemples de volcans  boucliers.

    Boue. - Substance semi-liquide compos√©e de particules fines en suspension dans un liquide, g√©n√©ralement de l'eau. Elle peut se former naturellement ou √™tre cr√©√©e par l'interaction de l'eau avec divers mat√©riaux (terre, argile, limon, etc.). La boue peut varier en consistance, allant d'une texture fluide √† une consistance √©paisse et collante, en fonction de la taille et de la nature des particules qu'elle contient et de la quantit√© d'eau pr√©sente. La boue peut se former, par exemple, lorsque des pluies abondantes entra√ģnent la saturation du sol en eau. Les √©ruptions volcaniques peuvent √©galement produire de la boue lorsque la lave chaude entre en contact avec des mat√©riaux humides.

    Bournonite. - Min√©ral sulfure m√©tallique de plomb, d'antimoine et de soufre, avec la formule chimique PbCuSbS3. La bournonite a √©t√© d√©couverte en 1805 par le min√©ralogiste  Jacques Louis de Bournon, d'o√Ļ son nom. Ce min√©ral cristallise dans le syst√®me cristallin orthorhombique et se pr√©sente souvent sous forme de cristaux prismatiques ou tabulaires, avec une couleur gris acier √† gris plomb. La bournonite est souvent associ√©e √† d'autres min√©raux sulfur√©s dans des gisements hydrothermaux. Elle est parfois utilis√©e comme minerai de plomb et d'antimoine, bien que sa teneur en ces m√©taux soit g√©n√©ralement trop faible pour une exploitation mini√®re rentable. Elle est √©galement appr√©ci√©e par les collectionneurs de min√©raux pour sa forme cristalline unique et son √©clat m√©tallique.

    Boussole. - Instrument de navigation utilis√© pour d√©terminer la direction. Elle est bas√©e sur les propri√©t√©s magn√©tiques de la Terre et permet de s'orienter par rapport au nord magn√©tique. La partie principale de la boussole est une aiguille magn√©tis√©e qui s'aligne avec le champ magn√©tique terrestre. L'aiguille est g√©n√©ralement en acier et est mont√©e de mani√®re √† pouvoir pivoter librement. La boussole indique la direction du nord magn√©tique, qui n'est pas exactement le m√™me que le nord g√©ographique (le p√īle Nord). Il existe une diff√©rence, appel√©e d√©clinaison magn√©tique, qui varie en fonction de la localisation g√©ographique. Afin d'obtenir la direction g√©ographique r√©elle, il est n√©cessaire de corriger la d√©clinaison magn√©tique en utilisant des informations sp√©cifiques √† la r√©gion.

    Braggite. - Min√©ral relativement rare dont le nom provient de la famille Bragg, c√©l√®bre pour ses contributions √† la cristallographie. La braggite est un sulfure de platine, de nickel et de fer, avec la formule chimique (Pt,Pd,Ni)S. Elle fait partie d'un groupe de min√©raux qui sont souvent associ√©s √† des d√©p√īts de sulfures de m√©taux pr√©cieux, comme les gisements de platino√Įdes. Les cristaux de braggite sont g√©n√©ralement de couleur gris fonc√© √† noire, mais leur √©clat m√©tallique peut les rendre assez brillants. Elle est opaque et pr√©sente une duret√© relativement √©lev√©e sur l'√©chelle de Mohs, allant de 5,5 √† 6,5. La braggite peut √™tre trouv√©e dans les d√©p√īts de sulfures magmatiques et hydrothermaux associ√©s √† des intrusions ign√©es riches en m√©taux pr√©cieux, comme les complexes de m√©taux du groupe du platine, o√Ļ elle est associ√©e √† d'autres min√©raux tels que la pentlandite, la chalcopyrite et la pyrrhotite. La braggite est une source de platine, de palladium et de nickel.

    Brannerite. - Min√©ral d'oxyde relativement rare qui appartient √† la classe des oxydes et hydroxydes de l'uranium. Sa composition chimique est g√©n√©ralement repr√©sent√©e par la formule (U,Ca)(Ti,Fe)2O6. Ce min√©ral est nomm√© d'apr√®s le g√©ologue John Casper Branner. La brannerite se trouve principalement dans les roches ign√©es et m√©tamorphiques riches en titane, telles que les sy√©nites, les granits, les pegmatites et les gneiss. Elle peut √©galement se former dans les d√©p√īts d'hydrothermaux. La brannerite peut √™tre une source d'uranium et de titane. Cependant, son exploitation mini√®re est g√©n√©ralement limit√©e car elle est souvent associ√©e √† d'autres min√©raux d'uranium plus abondants et plus faciles √† extraire. Elle peut √©galement √™tre utilis√©e dans des applications industrielles en raison de sa teneur en titane, bien que ces utilisations soient relativement limit√©es en raison de sa raret√©. La brannerite peut √©galement √™tre recherch√©e par les collectionneurs de min√©raux. Ses cristaux peuvent pr√©senter une grande vari√©t√© de couleurs, allant du brun fonc√© au noir, avec parfois des √©clats m√©talliques.

    Bras spiraux. - Les bras spiraux sont des structures caract√©ristiques d'un grand nombre de galaxies, appel√©es pour cela galaxies spirales, et parmi lesquelles se range aussi la Voie Lact√©e. Ces bras sont des r√©gions o√Ļ sont concentr√©es certaines √©toiles excessivement brillantes : les √©toiles les plus jeunes, √† peine sorties du nid, et parmi elles les √©toiles massives bleues, √† tr√®s faible dur√©e de vie. On voit des bras spiraux en premier lieu parce que ces √©toiles y dominent par leur √©clat, et parce que leur intense rayonnement UV suscite autour d'elles de grandes n√©buleuses brillantes, aussi appel√©es r√©gions II. Les bras spiraux sont donc en premi√®re instance des r√©gions dans lesquelles se d√©roulent de fa√ßon privil√©gi√©e le processus de formation stellaire

    Braunite. - Min√©ral de la classe des oxydes, et plus sp√©cifiquement, un oxyde de mangan√®se. Sa formule chimique est g√©n√©ralement exprim√©e comme  Mn¬≤‚ĀļMn¬≥‚Āļ6[(SiO4)|O8]. La braunite se trouve g√©n√©ralement sous forme de cristaux prismatiques allong√©s, souvent agr√©g√©s ou en masses grenues. Sa couleur varie du noir au brun fonc√©. Elle est opaque et poss√®de un √©clat vitreux √† subm√©tallique. Sa duret√© sur l'√©chelle de Mohs se situe g√©n√©ralement entre 6 et 6,5. La braunite peut se rencontrer associ√©e √† des gisements de min√©raux de mangan√®se, form√©s dans des environnements g√©ologiques vari√©s tels que les gisements m√©tamorphiques, les veines hydrothermales et les d√©p√īts s√©dimentaires. La braunite a relativement peu d'utilisations directes en raison de sa raret√© et de sa composition. Cependant, en tant que source de mangan√®se, elle est d'un int√©r√™t √©conomique pour l'extraction de ce m√©tal.

    Br√®che, de l'italien breccia = br√®che, rupture. - Nom donn√© √† un aggr√©gat pierreux de fragments anguleux, non arrondis comme les poudingues, tout au plus √©mouss√©s et diss√©min√©s sans ordre dans une p√Ęte; ces fragments ont rarement l'aspect cristallin dans leur cassure, et ne l'ont jamais dans leur forme; et du reste ils ne se p√©n√®trent jamais et ont toujours leurs contours nets. On observe encore que la p√Ęte et les fragments qui composent ces roches n'ont pas la m√™me origine et n'ont pas √©t√© form√©s dans le m√™me temps.

    Parmi les nombreuses vari√©t√©s de br√®ches connues, on peut citer les divisions suivantes : 

    Brèche siliceuse; elle appartient en général à la variété qu'on désigne sous le nom de silex agate.

    Br√®che silic√©o-calcaire, compos√©e de fragments anguleux, de craie durcie r√©unie par un silex pyromaque, voisin du silex agate. 

    Br√®che calcaire, vari√©t√© la plus commune √† laquelle on doit rapporter tous les marbres nomm√©s br√®che, marbre d'Alet, pr√®s d'Aix-en-Provence, marbre brocatelle, etc. 

    Br√®che granitique, compos√©e de fragments de granit, m√™me de porphyre (br√®che dure d'√Čgypte).

    Brèche schisteuse, formée de fragments anguleux de divers schistes agglutinés par un ciment à peine visible; A. Brongniart l'a trouvée près de Saint-Jean-de-Luz (Pyrénées-Atlantiques).

    Bremstrahlung. - Terme allemand signifiant rayonnement de freinage. C'est le rayonnement électromagnétique émis par une particule chargée lorsqu'elle est ralentie ou déviée par un champ électrique ou magnétique.

    Brillance. - Propri√©t√© optique qui se r√©f√®re √† l'√©clat ou √† la luminosit√© d'une surface ou d'un objet. C'est une mesure de la quantit√© de lumi√®re r√©fl√©chie par une surface, par opposition √† la quantit√© de lumi√®re absorb√©e ou transmise par cette surface. La brillance d'un objet d√©pend notamment  de la nature de la surface (lisse ou rugueuse), de la couleur de l'objet, de la direction et de l'intensit√© de la source de lumi√®re, ainsi que de l'angle sous lequel la lumi√®re est r√©fl√©chie.

    Brise. - Petit vent frais et doux. Vent en g√©n√©ral, quand il est peu violent. Tout le pourtour des continents est bord√©, pour ainsi dire, d'une frange de brises produites par la diff√©rence de temp√©rature entre la terre et l'eau. Ces brises alternent en direction, la brise de jour soufflant vers la terre, la brise de nuit soufflant vers la mer. De m√™me, les montagnes ont leur syst√®me r√©gulier de brises. 

    Brisure de sym√©trie. - Ph√©nom√®ne dans lequel une sym√©trie th√©orique suppos√©e dans les lois fondamentales de la nature est bris√©e, conduisant √† une asym√©trie observable dans le monde r√©el. En physique, les sym√©tries sont souvent consid√©r√©es comme des propri√©t√©s fondamentales de la nature. Par exemple, la sym√©trie de rotation dans l'espace, ou sym√©trie de sph√©ricit√©, est suppos√©e dans la th√©orie de la relativit√© g√©n√©rale d'Einstein. Cependant, dans le monde r√©el, nous observons souvent des situations o√Ļ cette sym√©trie est bris√©e, par exemple, dans la forme des objets physiques. En physique des particules, la brisure de sym√©trie, attribu√©e √† l'action des bosons de Higgs, permet notamment de comprendre l'origine de la masse des particules. Dans le mod√®le cosmologique dit du big bang, c'est une brisure de sym√©trie qui permet d'expliquer pourquoi la mati√®re est largement pr√©dominante sur l'antimati√®re, etc. 

    Brome (Br), du grec br√īmos = f√©tide. - Corps simple de la famille des halog√®nes, pr√©sentant de grandes analogies avec le chlore, et que l'on rencontre en petite quantit√© dans certaines eaux min√©rales (Bourbonne-les-Bains, Lons-le-Saulnier), dans les mines du Chili √† l'√©tat de bromure d'argent, dans les plantes marines et dans l'eau de la mer, √©galement √† l'√©tat de bromures alcalins. C'est un liquide d'un rouge brun ou pourpre, tr√®s toxique, d'une saveur repoussante, d'une odeur forte et p√©n√©trante rappelant celle du chlore. Il attaque fortement la peau qu'il corrode et colore en jaune. Sa densit√© est pr√®s de trois fois celle de l'eau (2,966); il se cong√®le √†  -22¬įC, bout √† 82¬įC et se volatilise rapidement √† la temp√©rature ordinaire en donnant des vapeurs d'un jaune orang√©. Sa solubilit√© dans l'eau est tr√®s faible, bien qu'il forme avec ce liquide un hydrate. Ce compos√© cristallis√© brun rouge se d√©truit √† 15¬įC ou 20¬įC. Ses dissolvants naturels sont l'alcool et l'√©ther. Le brome a √©t√© d√©couvert en 1826 par Balard dans les eaux m√®res des marais salants √† l'√©tat de bromure de magn√©sium.  Num√©ro atomique : 35; masse atomique : 79,9.

    Bromures. - Compos√©s chimiques contenant l'ion bromure (Br‚ĀĽ), qui est form√© par l'atome de brome ayant gagn√© un √©lectron pour atteindre la configuration √©lectronique stable de gaz noble. Les bromures peuvent √™tre trouv√©s naturellement dans certains min√©raux et dans l'eau de mer, mais ils sont √©galement produits synth√©tiquement √† des fins diverses. Les bromures peuvent exister sous forme solide, liquide ou gazeuse, en fonction des conditions de temp√©rature et de pression. √Ä temp√©rature ambiante, de nombreux bromures sont des solides cristallins, souvent incolores ou de couleurs variant de jaune p√Ęle √† rouge fonc√©. Certains bromures sont hygroscopiques, ce qui signifie qu'ils ont tendance √† absorber l'humidit√© de l'air. Ces compos√©s sont utilis√©s dans la production de pesticides, de retardateurs de flamme, de produits pharmaceutiques et de produits chimiques pour le traitement de l'eau. Les bromures sont √©galement utilis√©s en photographie, en m√©decine et en chimie analytique. Certains bromures peuvent √™tre toxiques √† des concentrations √©lev√©es. En raison des pr√©occupations environnementales et de sant√© publique li√©es √† certains compos√©s brom√©s, il existe des efforts pour remplacer certains d'entre eux par des alternatives moins toxiques.

    Bronze. - Alliage métallique composé principalement de cuivre et d'étain. Traditionnellement, le bronze est composé d'environ 80 à 90 % de cuivre et de 10 à 20 % d'étain. Parfois, d'autres métaux tels que le zinc, le plomb, le nickel , l'arsenic, ou le phosphore sont également ajoutés pour améliorer certaines caractéristiques. Le bronze est un matériau dur, résistant et malléable. Il a une couleur brun doré caractéristique, bien que la teinte puisse varier. Il a une conductivité thermique et électrique relativement élevée.

    Brookite. - Min√©ral de la classe des oxydes et des hydroxydes. Chimiquement, c'est un dioxyde de titane (TiO2). Il appartient au groupe des polymorphes du dioxyde de titane, ce qui signifie qu'il partage la m√™me composition chimique avec d'autres min√©raux tels que l'anatase et le rutile, mais pr√©sente une structure cristalline diff√©rente. La brookite a √©t√© nomm√©e d'apr√®s le min√©ralogiste Henry James Brooke, qui l'a d√©crite pour la premi√®re fois en 1825. Elle se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de cristaux prismatiques ou tabulaires, parfois aciculaires. Sa couleur varie g√©n√©ralement du brun au brun-noir, bien qu'elle puisse √©galement √™tre jaune, vert ou rouge√Ętre. La brookite est relativement rare dans la nature et se trouve souvent associ√©e √† d'autres min√©raux de titane, tels que l'anatase, le rutile et l'ilm√©nite. Elle peut √™tre trouv√©e dans des environnements g√©ologiques vari√©s, tels que les pegmatites, les veines hydrothermales et les gisements alluviaux. Bien que la brookite ne soit pas aussi courante que l'anatase ou le rutile, elle est parfois exploit√©e comme source de titane, bien que cela soit moins fr√©quent en raison de sa raret√© et de sa moindre teneur en titane par rapport aux autres polymorphes du dioxyde de titane. En dehors de son utilisation comme minerai de titane, la brookite est √©galement recherch√©e par les collectionneurs de min√©raux pour sa raret√© et sa beaut√© cristalline.

    Brouillard. - Amas de gouttelettes d'eau, épaisses et froides, qui obscurcissent l'air.
    Les brouillards sont des nuages en contact avec le sol. Ils se produisent toutes les fois que l'air satur√© d'humidit√© subit un refroidissement, ou encore lorsque le sol humide (ou la mer) sont plus chauds que les couches d'air qui les recouvrent. Les brouillards marins prennent le nom de brumes et rendent tr√®s dangereuse la navigation dans les parages o√Ļ ils sont fr√©quents (Terre-Neuve, abords de l'Angleterre et de l'Irlande).

    Brownien (mouvement). - Ph√©nom√®ne al√©atoire observ√© dans les particules en suspension dans un fluide, telles que des particules de poussi√®re ou des particules microscopiques.  Il est caus√© par l'agitation thermique des mol√©cules du fluide qui entrent en collision avec les particules en suspension. Ces collisions al√©atoires font que les particules se d√©placent de mani√®re erratique et impr√©visible. Chaque particule suit une trajectoire al√©atoire, changeant de direction et de vitesse √† chaque collision avec les mol√©cules du fluide. La vitesse et la distance parcourue par les particules d√©pendent de la temp√©rature, de la viscosit√© du fluide et de la taille des particules. Les particules en mouvement brownien se dispersent au fil du temps en raison de leur mouvement al√©atoire.
    Il a été étudié en détail en 1905 par Albert Einstein qui a développé une théorie mathématique dite du de mouvement brownien d'Einstein. Selon cette théorie, les particules en mouvement brownien suivent une trajectoire aléatoire décrite par une distribution de probabilité particulière, connue sous le nom de distribution de Rayleigh.

    Brucite. - Min√©ral d'hydroxyde de magn√©sium avec la formule chimique Mg(OH)2. Elle a √©t√© nomm√©e d'apr√®s le min√©ralogiste Archibald Bruce. La brucite est souvent trouv√©e sous forme de cristaux ou de masses fibroradi√©es, mais elle peut √©galement se pr√©senter sous forme massive, grenue ou en agr√©gats fibreux. Elle est g√©n√©ralement de couleur blanche, gris√Ętre ou verd√Ętre et poss√®de un √©clat vitreux √† perl√©. Sa duret√© sur l'√©chelle de Mohs est d'environ 2,5 √† 3. La brucite se forme g√©n√©ralement dans les roches ultrabasiques (riches en magn√©sium et en fer) ou les d√©p√īts hydrothermaux. Elle peut √©galement se former par alt√©ration de min√©raux de magn√©sium tels que la serpentine ou la magn√©site. La brucite est parfois associ√©e √† des min√©raux tels que la calcite, la dolomite, la serpentine et la chlorite. La brucite peut √™tre utilis√©e comme source de magn√©sium dans la production de divers produits chimiques, engrais et mat√©riaux r√©fractaires. Elle est √©galement utilis√©e comme agent de neutralisation dans certains processus industriels en raison de sa capacit√© √† r√©agir avec les acides pour former des sels de magn√©sium. En outre, la brucite est parfois utilis√©e comme mat√©riau de remplissage dans certains produits en plastique, papier et peinture. En outre, elle peut √™tre utilis√©e comme pierre gemme, bien qu'elle soit relativement rare dans cette application en raison de sa faible duret√© et de sa fragilit√©.

    Bruit. - Fluctuations al√©atoires d'un signal dans le temps ou l'espace. Le bruit est g√©n√©ralement consid√©r√© comme une composante non d√©sir√©e  dans un signal audio ou acoustique, car il peut masquer ou d√©grader le signal utile. En physique, il existe plusieurs types de bruit, tels que le bruit thermique, le bruit de fond, le bruit de quantification, le bruit de phase, le bruit de tirage, etc. Le bruit peut √™tre mesur√© en utilisant plusieurs param√®tres, tels que l'amplitude, la fr√©quence, la densit√© spectrale de puissance, etc. Il peut √©galement √™tre caract√©ris√© en termes de statistiques, telles que la moyenne, la variance, l'√©cart-type, etc.

    Bulbe (galactique). - Structure sph√©rique ou ellipso√Įdale situ√©e au centre d'une galaxie spirale. Il est caract√©ris√© par une densit√© √©lev√©e d'√©toiles. Les bulbes galactiques sont souvent associ√©s √† des r√©gions de formation stellaire intense, car ils contiennent une grande quantit√© de gaz et de poussi√®re. Ils peuvent √©galement abriter des trous noirs supermassifs au centre, qui peuvent influencer la dynamique de la galaxie environnante. 

    Bunsen (bec). - Appareil de laboratoire utilis√© pour produire une flamme de gaz √† des fins de chauffage ou de combustion. Il se compose g√©n√©ralement d'un tube vertical m√©tallique fix√© √† une base solide. Le tube est √©quip√© d'une ouverture √† sa base pour l'admission du gaz et d'un ajustement permettant de contr√īler le d√©bit du gaz. Il est √©galement dot√© d'une ouverture lat√©rale pour l'entr√©e de l'air. Le bec Bunsen fonctionne en m√©langeant le gaz combustible, g√©n√©ralement du gaz naturel ou du gaz de ville, avec de l'air. Le d√©bit du gaz est r√©gl√© √† l'aide d'une vanne de r√©glage, tandis que l'air est aspir√© par l'ouverture lat√©rale du bec gr√Ęce √† la d√©pression cr√©√©e par le d√©bit du gaz. Il existe g√©n√©ralement trois types de flammes produites par le bec Bunsen : la flamme non lumineuse, la flamme lumineuse et la flamme oxydante.

    + La flamme non lumineuse est caractérisée par une couleur bleue. Elle est produite lorsque le rapport gaz-air est équilibré, fournissant une combustion complète du gaz.

     + La flamme lumineuse est jaune et plus lumineuse que la flamme non lumineuse. Elle est produite lorsque le rapport gaz-air est d√©s√©quilibr√©, avec un exc√®s de gaz combustible par rapport √† l'air.

     + La flamme oxydante est caract√©ris√©e par une pointe bleue. Elle est produite lorsque le d√©bit d'air est accru, fournissant une quantit√© d'oxyg√®ne suppl√©mentaire pour une combustion plus compl√®te.

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