|
|
| . |
|
||||||
| La découverte du monde > Le ciel |
|
|||||||
Communément
appelée Étoile du Berger, Étoile du matin, Étoile
du soir, VénusA la lunette, Vénus présente des phases -
Les phases de Vénus, d'après Ch. Scheiner, Disquisitiones mathematicae, 1614. Cela a suscité des
questions sur la géographie de la planète, mais aussi sur sa rotation Dates clés :685 av. J.-C - Identité explicitement reconnue à Babylone de Vénus, étoile du soir, et de Vénus, étoile du matin. |
|||||||
| Premières
approches
Vénus Une fois que l'on a admis le système héliocentrique,
les lois de Képler
permettent de déterminer les distances relatives au soleil de tous les
corps qui gravitent autour de lui. Mais quelles sont leurs distances réelles?
Quelle est la taille du système solaire. Les rares passages de Vénus
devant le disque solaire ont fourni aux astronomes un moyen (excellent,
au moins sur le papier) de mesurer la parallaxe du Soleil, qui revient
à évaluer sa distance réelle de la Terre. A partir de là , toutes les
autres distances pouvaient être calculer. On comprend dès lors que ces
transits, qui n'ont lieu que deux fois fois par siècle, à peu près,
aient attendus avec impatience. Des grandes expéditions ont été mises
sur pied pour les observer. Les astronomes ont également pu mettre Ã
profit ces précieux événements pour tenter d'observer l'enveloppe atmosphérique
de Vénus.
L'atmosphère de Vénus est sans doute la particularité que la planète a eu longtemps de plus irritante pour les astronomes. Il a d'abord fallu la mettre en évidence. Et les passages de Vénus devant le disque solaire, à la fin du XVIIIe siècle, ont fourni les premiers indices de son existence. Il a fallu ensuite en obtenir confirmation, puis essayer de comprendre progressivement en quoi elle consistait exactement. Les premières études spectrales destinées à la déceler avant même d'espérer en connaître la composition chimique ont été conduites à partir de 1866. Mais il faudra attendre les transits suivants (1874 et 1882) pour que l'affaire soit entendue. Il ne restait plus aux astronomes qu'à prendre la mesure de l'importance hors normes pour une planètes par ailleurs aussi semblable à la Terre de cette atmosphère... Le temps qu'il fait et les jours qui passent... Les connaissance que l'on pensait avoir acquise à la fin du XIXe siècle de l'atmosphère vénusienne portaient à s'interroger sur l'habitabilité de la planète, et, pour commencer sur sa météorologie. Beaucoup de choses étranges ont été dites alors et même encore dans les années 1960, à l'aube de l'exploration de la planète à l'aide de sondes spatiales. De plus, l'opacité de cette atmosphère à longtemps été sous-estimée. On a cru déceler des détail du sol vénusien, quand on on ne voyait que des nuages. De ce fait, la connaissance de la période de rotation de la planète a elle aussi dû attendre l'âge spatial pour être définitivement fixée. Les travaux sur la
période de rotation de Vénus sont indissociables des recherches qui ont
été faites pour tenter de discerner la topographie de cette planète.
Très tôt les astronomes ont cru discerner à la surface de Vénus des
taches. Entre le 1666
et le XXe
siècle, ils ont tenté (en vain presque jusqu'à la fin) de discerner
le relief de la planète. Des cartes plus ou moins sommaires ont été
publiées. En 1726-27,
on s'est même risqué à nommer quelques "mers" vénusiennes, analogues
à celles de la Lune. On a même cru, un siècle plus tard, observer des
calottes polaires couvertes de glace
comme sur Mars Planète aux mille pièges, Vénus allait encore dérouter les astronomes quand ils se sont posé la question de savoir si elle possédait une lune. Après tout, la Terre ou Mars, si similaires, possédaient des satellites. Elle en aurait plutôt deux qu'un, répondaient au temps de la régence les astronomes qui se souvenaient de leur mythologie. Pour savoir, les astronomes se sont mis à la recherche de la prétendue lune de Vénus dès le XVIIe siècle, et l'on a cru à plusieurs reprises l'avoir enfin détectée. A la fin du XIXe siècle, on optera finalement pour l'explication la plus vraisemblable : Vénus n'a pas de satellite naturel, et ce que l'on a parfois pris pour cela n'était qu'illusion d'optique. Vénus a constitué une cible très tôt dans l'histoire de l'exploration spatiale. Les Soviétiques y ont dirigé les premières sondes, essentiellement dans le cadre de leur programme Venera. Celui, qui se développa de 1961 à 1983, compta 16 missions, et après des débuts difficiles eut à son actif le premier atterrissage en douceur et les premières images de la surface vénusienne. Les Américains, à qui l'on doit, avec Mariner 2, le premier vol réussi jusqu'à cette planète en 1962, ont été relativement absents de la scène vénusienne jusqu'à leur programme Pioneer Venus, en 1978, qui permet de conduire les premières études radar in situ. Une originalité de l'exploration de Vénus est sans doute aussi qu'elle a souvent été une "cible d'opportunité" : des sondes, dont l'objectif était un autre corps céleste, se sont approchées de la planète, généralement pour bénéficier de son assistance gravitationnelle, et en ont profité pour transmettre quelques informations à son sujet. Il en a été ainsi des missions Mariner 10, envoyée vers Mercure, Galileo, dirigée vers Jupiter, Cassini-Huygens, à destination de Saturne. Seules missions dotées d'un équipement radar (Pioneer Orbiter, Venera 15 et 16, et surtout Magellan), ont pu livrer une connaissance étendue de la topographie vénusienne. |
| . |
|
|
|
||||||||
|