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V
Vaalbara. - Supercontinent hypoth√©tique qui aurait exist√© d'il y a approximativement 3,6 √† 2,8 milliards d'ann√©es (Pal√©oarch√©en et Arch√©en). Il aurait correspondu √†  des parties des terres qui composent aujourd'hui l'Australie occidentale, l'Afrique du Sud et certaines parties du Canada. Les indications en faveur de l'existence de Vaalbara sont bas√©es sur des similitudes g√©ologiques, g√©ochimiques et pal√©omagn√©tiques entre ces r√©gions. Cependant, √©tant donn√© la nature sp√©culative des reconstitutions de supercontinents anciens, il existe des d√©bats et des incertitudes quant √† la configuration exacte de Vaalbara et √† son existence r√©elle.

Valence. - Capacité d'un atome à se combiner avec d'autres atomes pour former une molécule. On mesure la valence par un nombre, qui correspond (par exemple) au nombre d'atomes d'hydrogène avec lesquels l'atome concerné peut se lier, ou encore au nombre d'électrons qu'un atome peut gagner, perdre ou partager lors d'une réaction chimique pour atteindre une configuration électronique stable. La valence d'un élément détermine son comportement chimique (sa réactivité et sa capacité à former des liaisons chimiques). Elle est généralement représentée par un nombre entier positif, qui indique le nombre d'électrons impliqués dans la formation de liaisons. La valence peut varier en fonction du contexte chimique et de l'élément avec lequel un atome interagit. Certains éléments peuvent avoir plusieurs valences possibles en formant différentes liaisons chimiques.

Valence (√©lectron de). - On nomme ainsi un  √©lectron de la couche p√©riph√©rique d'un atome, utilis√© pour former une liaison. Un tel √©lectron est perdu par les atomes impliqu√©s dans une liaison ionique ou une liaison m√©tallique, mais il partag√© avec d'autres atomes dans une liaison covalente.

Valentinite. - Min√©ral compos√© principalement d'oxyde d'antimoine (Sb2O3). Il s'agit essentiellement d'un polymorphe du trioxyde d'antimoine, ce qui signifie qu'il partage la m√™me composition chimique mais poss√®de une structure cristalline diff√©rente. La valentinite cristallise dans le syst√®me orthorhombique et se pr√©sente ordinairement sous forme de cristaux prismatiques allong√©s ou de masses fibreuses. Sa couleur peut varier du blanc √† l'incarnat, parfois avec des reflets m√©talliques. Elle est g√©n√©ralement associ√©e √† des d√©p√īts d'antimoine et se trouve souvent dans des gisements hydrothermaux. Elle est parfois exploit√©e comme minerai d'antimoine. En plus de son utilisation commerciale, la valentinite peut √©galement √™tre recherch√©e comme sp√©cimen min√©ral pour les collectionneurs.

Vall√©e. - D√©pression allong√©e situ√©e entre deux montagnes, collines ou plateaux. Elle est g√©n√©ralement form√©e par l'√©rosion caus√©e par des forces naturelles telles que les cours d'eau, les glaciers, les mouvements tectoniques ou l'√©rosion √©olienne. Les vall√©es fluviales sont form√©es par l'√©rosion d'un cours d'eau au fil du temps. Les rivi√®res creusent leur lit en emportant les s√©diments et en √©rodant les c√īt√©s, cr√©ant ainsi une vall√©e en forme de V ou de U, en fonction du type d'√©rosion. Les vall√©es glaciaires sont form√©es par l'√©rosion d'un glacier. Les glaciers en mouvement ratissent le sol et arrachent les roches, cr√©ant des vall√©es en forme de U caract√©ristiques avec des pentes abruptes et des fonds plats. Les vall√©es appel√©es rifts se forment par l'effondrement de la cro√Ľte terrestre lors de mouvements tectoniques, cr√©ant ainsi une d√©pression allong√©e. Les vall√©es de rift sont souvent associ√©es √† des processus de formation de nouvelles plaques tectoniques.

Van Allen (ceintures de). - R√©gion de l'espace autour de la Terre o√Ļ des particules charg√©es (√©lectrons et protons, principalement) sont pi√©g√©es par le champ magn√©tique terrestre, e d√©pla√ßant le long des lignes de champ dans des mouvements en forme de spirale. Il y a deux principales ceintures de Van Allen : 

‚ÄĘ La ceinture de Van Allen interne est situ√©e √† une altitude d'environ 1 000 √† 5 000 kilom√®tres au-dessus de la surface de la Terre. Elle contient principalement des protons √©nerg√©tiques.

‚ÄĘ La ceinture de Van Allen externe s'√©tend √† une altitude d'environ 15 000 √† 25 000 kilom√®tres. Elle est principalement compos√©e d'√©lectrons √©nerg√©tiques.

Les ceintures de Van Allen agissent comme un bouclier et prot√®gent la Terre contre les particules charg√©es du vent solaire. 

Van der Waals (forces de)Waals (forces de van der).

Vanadates. - Composés chimiques contenant l'ions vanadate (VO43-). Les vanadates ont des applications dans les batteries, les pigments et les catalyseurs. Exemples : la vanadinite (ci-dessous), la descloizite et la mottramite.

Vanadinite. - Min√©ral compos√© de chlorovanadate de plomb. Formule chimique : Pb5(VO4)3Cl. Elle se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de cristaux hexagonaux, prismatiques, ou sous forme massive. Sa couleur varie  couramment du rouge √† l'orange vif, mais elle peut √©galement √™tre jaune, brun√Ętre ou m√™me incolore. Ce min√©ral se forme dans les gisements hydrothermaux, souvent associ√©s √† des d√©p√īts de plomb et de zinc. On la trouve g√©n√©ralement dans des environnements g√©ologiques oxydants. La vanadinite est appr√©ci√©e pour sa beaut√© et sa couleur vive, ce qui en fait un min√©ral populaire parmi les collectionneurs de min√©raux. En plus de sa valeur esth√©tique, la vanadinite peut √©galement √™tre une source de vanadium, bien que son exploitation mini√®re √† cette fin soit relativement limit√©e.

Vanadium. - Element chimique de num√©ro atomique 23 et de masse atomique 50,94, que l'on rencontre en petites quantit√©s dans un grand nombre de minerais. dans les argiles, les basaltes, etc. D√©couvert en 1801, c'est un est un m√©tal blanc, de densit√® 5,5, se combinant √† l'oxyg√®ne, au chlore, √† l'azote, etc. Il fond vers1700 ¬įC. On l'entrait principalement dit vanadate de plomb, que l'on trouve en gisements au Chili, en Argentine et en Espagne. Il br√Ľle dans l`oxyg√®ne avec un vif √©clat. Citons parmi ses compos√©s oxyg√©n√©s le t√©troxyde de vanadium et le pentoxyde de vanadium ou anhydrique vanadique, ce dernier g√©n√©rateur des vanadates. L'acide vanadique est employ√© pour les enluminures : le tannate et le pyrogallate de vanadium sont utilis√©s pour la fabrication des encres noires; les oxydes servent a pr√©parer le noir d'aniline, etc. Enfin, on l'emploie en m√©tallurgie : il communique √† l'acier des propri√©t√©, nouvelles, √©levant les limites de rupture et d'√©lasticit√©.

Van t'Hoff (équation de). - Relation thermodynamique qui lie la constante d'équilibre d'une réaction chimique à la température :
ln(K2/K1) = őĒH/R . (1/T1 - 1/T2), o√Ļ : ln(K2/K1) est le logarithme n√©p√©rien du rapport des constantes d'√©quilibre √† deux temp√©ratures diff√©rentes (T2 et T1);  őĒH est la variation d'enthalpie standard de la r√©action (suppos√©e ind√©pendante de la temp√©rature sur la plage de temp√©rature consid√©r√©e); R est la constante des gaz parfaits (8,314 J/(mol¬∑K)); T1 et T2 sont les temp√©ratures en kelvins auxquelles les constantes d'√©quilibre K1 et K2 sont mesur√©es respectivement. L'√©quation de Van 't Hoff est bas√©e sur la loi de la thermodynamique selon laquelle la variation de l'enthalpie standard d'une r√©action chimique est proportionnelle √† la variation de la constante d'√©quilibre avec la temp√©rature. Elle permet de pr√©dire comment la constante d'√©quilibre d'une r√©action chimique varie avec la temp√©rature.

Vapeur. - Etat de la mati√®re qui se produit lorsque l'eau ou un autre liquide se transforme en gaz √† une temp√©rature sup√©rieure √† son point d'√©bullition. Ce processus de changement d'√©tat s'appelle l'√©vaporation ou vaporisation.  La vapeur se forme lorsque les mol√©cules du liquide gagnent suffisamment d'√©nergie thermique pour surmonter les forces d'attraction mutuelle et s'√©chapper dans l'atmosph√®re sous forme de gaz. Cela se produit g√©n√©ralement √† des temp√©ratures √©gales ou sup√©rieures au point d'√©bullition du liquide. 

Vaporisation. - Processus par lequel une substance passe de l'√©tat liquide √† l'√©tat gazeux. 
La vaporisation est un processus endothermique, c'est-√†-dire qu'elle n√©cessite une entr√©e d'√©nergie thermique pour rompre les forces d'attraction intermol√©culaires. Cette √©nergie est utilis√©e pour augmenter l'√©nergie cin√©tique des particules et ainsi les transformer en gaz. La vaporisation peut se produire lorsqu'un liquide est en √©bullition.  ce stade, la pression de vapeur du liquide √©gale la pression externe exerc√©e sur le liquide. Lorsque la temp√©rature d'une substance atteint ou d√©passe son point d'√©bullition, les mol√©cules ou les particules de cette substance acqui√®rent suffisamment d'√©nergie cin√©tique pour surmonter les forces d'attraction intermol√©culaires. Des bulles de vapeur se forment √† l'int√©rieur du liquide et montent √† la surface et se dispersent dans l'espace en tant que gaz. Mais, m√™me √† des temp√©ratures inf√©rieures √† son point d'√©bullition, il peut avoir aussi vaporisation. Le processus prend alors le nom d'√©vaporation. L'√©nergie thermique de l'environnement fournit l'√©nergie n√©cessaire pour que les mol√©cules situ√©es √† la surface du liquide gagnent en vitesse et s'√©vaporent. L'√©vaporation se produit lentement et progressivement. 

Variable (étoile). - Etoile dont la luminosité varie au cours du temps. Il existe de très nombreux types d'étoiles variables, selon leur régime de variation et les facteurs qui en sont la cause. Pour certaines d'entre elles ce n'est pas leur luminosité intrinsèque qui varie, mais seulement leur luminosité apparente, telles sont les binaires à éclipses. Dans le cas des étoiles variables intrinsèques, en revanche, les variations de lumière observées tiennent à des processus qui affectent l'étoile elle-même (ex. étoiles pulsantes, variables à longue période, etc.).

Vecteur d'état. - Concept utilisé pour décrire l'état d'un système quantique par un vecteur mathématique dans un espace vectoriel complexe appelé espace des états. Ce vecteur d'état contient toute l'information nécessaire pour décrire l'état quantique du système et prédire les résultats de mesures. Le vecteur d'état évolue dans le temps conformément à l'équation de Schrödinger, qui décrit l'évolution temporelle des systèmes quantiques. Lorsqu'une mesure est effectuée sur le système, le vecteur d'état subit une réduction instantanée (Réduction du paquet d'ondes), se projetant sur l'un des états propres de l'opérateur associé à la quantité mesurée. La probabilité d'obtenir un résultat particulier est donnée par le carré du coefficient de l'état propre correspondant dans la décomposition du vecteur d'état.

Vent. - Masse d'air atmosphérique, qui se déplace en suivant une direction déterminée.
Tant que la densit√© de l'air est √©gale partout, l'√©quilibre n'est pas troubl√©, et l'air ne se met pas en mouvement; mais, si la pression atmosph√©rique baisse en un point, il s'√©l√®ve, et les couches plus denses qui se pr√©cipitent pour remplir le vide ainsi form√© donnent naissance √† des courants a√©riens, connus sous le nom de vents. Leur cause vient, en g√©n√©ral, de la diff√©rence de temp√©rature occasionnant des variations de pression atmosph√©rique sur deux points voisins du globe. Si, en effet, de deux contr√©es voisines, l'une est plus √©chauff√©e que l'autre, il y a un vent inf√©rieur qui va des parties plus froides vers le point √©chauff√© et un courant sup√©rieur qui se dirige du point √©chauff√© vers les parties plus froides. Les girouettes nous indiquent la direction des courants inf√©rieurs, les nuages celle des vents plus √©lev√©s. La vitesse du vent se mesure  √† l'aide d'an√©mom√®tres. Cette vitesse est tr√®s variable et peut atteindre, dans certains ouragans, plus de 50 m√®tres par seconde. Les vents, comme les courants marins, jouent un r√īle essentiel au point de vue de la r√©partition des pluies et des temp√©ratures.

Vent stellaire. - Flux de particules de mati√®re expuls√©es dans l'espace par les √©toiles. Ces particules forment g√©n√©ralement un plasma ( =  √©tat de la mati√®re o√Ļ les √©lectrons sont s√©par√©s des noyaux atomiques). Les vents stellaires se produisent principalement dans les √©toiles massives et chaudes, bien que des vents plus faibles puissent √©galement √™tre observ√©s dans d'autres types d'√©toiles, √† commencer par le Soleil (on parle alors de vent solaire).

Venturi (effet). - Ph√©nom√®ne qui se produit lorsque la vitesse d'un fluide augmente √† mesure qu'il passe √† travers une section r√©tr√©cie d'une conduite ou d'un conduit. Cela entra√ģne g√©n√©ralement une diminution de la pression du fluide √† cet endroit pr√©cis. L'effet Venturi peut √™tre expliqu√© par le principe de conservation de l'√©nergie dans un fluide en √©coulement. Lorsque le fluide passe √† travers la section r√©tr√©cie, sa vitesse augmente car la m√™me quantit√© de fluide doit passer √† travers un espace plus restreint. Selon le principe de Bernoulli, lorsque la vitesse d'un fluide augmente, sa pression diminue. Par cons√©quent, la pression dans la section r√©tr√©cie est plus basse que dans les sections adjacentes de la conduite.

Verre. - Terme qui d√©signe en un sens g√©n√©ral tout mat√©riau amorphe ( = mat√©riau sans structure cristalline r√©guli√®re), mais dans un sens plus particulier le mot d√©signe un mat√©riau solide amorphe, principalement compos√© de dioxyde de silicium (SiO2) et d'autres compos√©s, caract√©ris√© par sa transparence, sa duret√©, sa r√©sistance aux produits chimiques et sa mall√©abilit√© √† haute temp√©rature. 

Verticale (Le Rep√©rage des astres). - On dit qu'une ligne droite est verticale lorsqu'elle est perpendiculaire au plan de l'horizon ou, ce qui revient au m√™me, √† la surface des eaux tranquilles. La verticale en un point se confond avec la direction de la pesanteur en ce point; comme elle, elle aboutit au centre de la Terre, et l'image en est donn√©e par le fil √† plomb ou encore par la trace du centre de gravit√© d'une pierre qui tombe. Si l'on suppose la verticale qui passe par ce lieu prolong√©e ind√©finiment, elle passera par le centre de la Terre, centre de l'horizon g√©ocentrique, par le point de tangence de l'horizon rationnel, et par le sommet du c√īne de l'horizon sensible. Cette verticale sera donc l'axe commun de tous ces horizons, et elle ira rencontrer la sph√®re c√©leste en deux points oppos√©s. Le point qui se trouve au-dessus de l'observateur, c.-√†-d. dans l'h√©misph√®re visible, est appel√© z√©nith, tandis qu'on appelle nadir celui qui est diam√©tralement oppos√©. Les deux mots sont emprunt√©s √† l'astronomie arabe.

Vibration. - Mouvement périodique ou oscillatoire d'un objet ou d'un système autour d'une position d'équilibre. Elle se caractérise par une alternance régulière entre des positions positives et négatives, ou entre des valeurs maximales et minimales, le long d'une trajectoire spécifique.

Vide. - Espace d√©pourvu de mati√®re ou de substance. Le vide parfait est un √©tat th√©orique absolu o√Ļ il n'y a aucune particule mat√©rielle pr√©sente. Selon la th√©orie quantique, m√™me dans le vide le plus parfait, il y a une fluctuation quantique constante de particules virtuelles qui √©mergent et disparaissent rapidement. Ces fluctuations donnent lieu √† des effets quantiques tels que le rayonnement de Casimir et l'√©nergie du vide. Le vide partiel se r√©f√®re √† un √©tat o√Ļ la pression est inf√©rieure √† la pression atmosph√©rique normale, mais il y a encore des particules pr√©sentes. L'espace interplan√©taire et interstellaire est souvent appel√© vide spatial, bien qu'il contienne encore des particules de gaz et de poussi√®re extr√™mement diffuses. La densit√© de ces particules y est toutefois n√©gligeable par rapport √† la densit√© atmosph√©rique terrestre.

Vie nucl√©aire (d'une √©toile). - P√©riode de l'existence d'une √©toile pendant laquelle il se produit des r√©actions nucl√©aires dans son noyau. Ces r√©actions sont des r√©actions de fusion nucl√©aire qui transforment l'hydrog√®ne en h√©lium (et √©ventuellement d'autres √©l√©ments plus lourds). La vie nucl√©aire d'une √©toile commence lorsque des masses suffisamment importantes d'hydrog√®ne se concentrent dans son cŇďur sous l'effet de la gravit√©. Sous des temp√©ratures et des pressions extr√™mement √©lev√©es, les noyaux d'hydrog√®ne entrent en collision et fusionnent pour former des noyaux d'h√©lium. Ce processus de fusion nucl√©aire lib√®re une quantit√© √©norme d'√©nergie sous forme de rayonnement et de particules, ce qui permet √† l'√©toile de briller et de rayonner de la lumi√®re et de la chaleur. Cette phase est connue sous le nom de s√©quence principale. Lorsque l'hydrog√®ne du cŇďur est √©puis√©, l'√©toile entre dans une phase de vie diff√©rente, o√Ļ des r√©actions nucl√©aires se produisent dans des couches ext√©rieures de l'√©toile et entra√ģnent des changements de structure et de luminosit√©. L√©toile peut alors former une g√©ante rouge. Dans les √©toiles massives, la vie nucl√©aire peut impliquer des r√©actions de fusion d'√©l√©ments plus lourds, tels que la fusion de l'h√©lium en carbone et en oxyg√®ne, et √©ventuellement la fusion de ces √©l√©ments en √©l√©ments encore plus lourds. Les √©toiles massives ont des vies beaucoup plus courtes que les √©toiles de faible √† moyenne masse, et elles peuvent finir leur vie dans des explosions cataclysmiques connues sous le nom de supernovae, qui dispersent les √©l√©ments synth√©tis√©s dans l'espace.

Virtuel. - Terme souvent utilisé pour décrire des processus ou particule qui ne peuvent pas être directement observés ou détectés expérimentalement, mais qui sont invoqués pour expliquer certains phénomènes.

‚ÄĘ Travail virtuel. - Concept utilis√© pour d√©crire les mouvements virtuels ou infinit√©simaux d'un syst√®me sous l'effet des forces, sans qu'il y ait un d√©placement r√©el. Il repose sur le principe selon lequel un syst√®me en √©quilibre subit des d√©placements virtuels infinit√©simaux sous l'action de forces virtuelles. Ces d√©placements virtuels permettent d'√©tudier comment les forces agissent sur le syst√®me et comment elles interagissent les unes avec les autres. L'id√©e fondamentale √©tant que le travail effectu√© par les forces virtuelles est nul pour un syst√®me en √©quilibre. 

 ‚ÄĘ Particules virtuelles. - Particules qui apparaissent bri√®vement et spontan√©ment dans le vide quantique, puis disparaissent √† nouveau, avant de pouvoir √™tre d√©tect√©es. Elles sont g√©n√©r√©es par des fluctuations quantiques de l'√©nergie et de la mati√®re. Dans le cadre de la th√©orie quantique des champs, les interactions entre les particules √©l√©mentaires sont expliqu√©es par l'√©change de particules virtuelles. Par exemple, dans l'√©lectromagn√©tisme, les charges √©lectriques interagissent par l'√©change de photons virtuels. 

Viscosit√©. - Grandeur d√©finissant la r√©sistance  qu'un fluide oppose √† l'√©coulement. Cette r√©sistance vient des forces qui s'exercent √† l'int√©rieur du fluide, o√Ļ des r√©gions s'√©coulent √† des vitesses diff√©rentes. Les fluides parfaits, tels qu'on les con√ßoit en hydrodynamique, n'opposent aucune r√©sistance au glissement relatif de leurs mol√©cules, de telle fa√ßon que, m√™me √† l'√©tat de mouvement, la pression √©prouv√©e par chaque √©l√©ment plan est normale √† cet √©l√©ment. Les fluides r√©els ne satisfont pas exactement √† ces conditions, et il en r√©sulte des frottements internes qui constituent la viscosit√©. Si l'on cherche √† tenir compte de cette viscosit√©, on constate que les √©quations diff√©rentielles de l'hydrodynamique, d√©j√† fort peu maniables dans le cas des fluides parfaits, se compliquent singuli√®rement.

Vitesse. - Grandeur physique vectorielle mettant en rapport un espace parcouru par un mobile avec le le temps necessaire √† ce parcours. Dans le syst√®me international (SI) des unit√©s de mesures, elle s'√©value en m/s (m√®tres par seconde). Il convient de distinguer la vitesse moyenne et la vitesse instantan√©e. La vitesse moyenne'vm est le rapport de la distance parcourue őĒs par le temps √©coul√© őĒt, soit (pour la valeur du module du vecteur vitesse) :

v = őĒs/őĒt

Mais rien n'assure que la vitesse est constante sur tout le parcours. Elle peut varier tant en module qu'en direction du vecteur vitesse. Aussi est-on conduit à examiner ce que peut être la vitesse en un point donné de ce parcours. De là le concept de vitesse instantannée. On considère alors un intervalle de temps d'une durée infinitésimale dt, la distance parcourue ds est alors elle aussi infinitésimale. L'expression du module de la vitesse (instantanée) devient :

vi = ds/dt. 
Autrement dit, la vitesse instantanée se définit comme la dérivée par rapport au temps de la distance parcourue. La dérivée première de la vitesse par rapport au temps ( = dérivée seconde de la distance par rapport au temps) étant l'accélération.

Vitesse angulaire. - Grandeur vectorielle (pseudo-vectorielle) analogue √† la vitesse, mais qui au lieu de consid√©rer la d√©riv√©e de la distance parcourue par rapport au temps d'un mobile en translation, se d√©finit comme la d√©riv√©e de l'angle dőł dont a tourn√© un corps en rotation par rapport au temps : Íě∑ = dőł/dt. Dans le syst√®me international d'unit√©s, la vitesse angulaire est  exprim√©e en radians par seconde (rad/s). L'orientation du pseudo-vecteur est  positive si la rotation est dans le sens trigonom√©trique (antihoraire) et n√©gative si elle est dans le sens horaire. La fr√©quence f et la p√©riode T du mouvement de rotation sont li√©es √† la vitesse angulaire Íě∑ par les relations :

Íě∑ = 2.f = 2 / T.

Vitesse de groupe. - Vitesse √† laquelle se propage un groupe d'ondes ou un faisceau de particules dans un milieu donn√©. Elle diff√®re de la vitesse de phase, qui repr√©sente la vitesse √† laquelle une onde ou une particule individuelle se d√©place. Elle est d√©termin√©e par les propri√©t√©s du milieu et la relation de dispersion de l'onde. Elle se calcule √† l'aide de la relation suivante : vitesse de groupe = dŌČ/dk, o√Ļ ŌČ est la pulsation de l'onde (la variation temporelle de la phase) et k est le nombre d'onde (la variation spatiale de la phase). Cette relation est d√©riv√©e de la relation de dispersion de l'onde sp√©cifique.

Vitesse de phase. - Vitesse √† laquelle une onde se propage √† travers un milieu. Elle repr√©sente le taux de variation de la phase de l'onde par rapport au temps et se calcule √† l'aide de la relation : vitesse de phase = (phase finale - phase initiale) / temps. Les unit√©s utilis√©es sont ordinairement less radians par seconde (rad/s) ou les cycles par seconde (Hz). Pour une onde sinuso√Įdale, la vitesse de phase est √©gale √† la fr√©quence multipli√©e par la longueur d'onde.
La vitesse de phase repr√©sente la vitesse √† laquelle un point particulier de l'onde se d√©place, plut√īt que la vitesse √† laquelle l'√©nergie de l'onde se propage r√©ellement. Dans certains cas, la vitesse de phase peut sembler d√©passer la vitesse de la lumi√®re dans le vide, mais cela ne contredit pas la limite de vitesse de la lumi√®re, car il s'agit de la vitesse de propagation de l'information plut√īt que de la vitesse des particules individuelles.

Vitesse radiale. - Les astronomes parlent de la vitesse radiale d'un corps céleste pour désigner la projection de sa vitesse sur la ligne de visée. Elle est négative si l'astre se rapproche de l'observateur et positive s'il s'en éloigne. La vitesse radiale, déduite du décalage spectral de la lumière émise par l'astre considéré, n'est que l'une des deux composantes de la vitesse réelle de cet astre. L'autre composante (la vitesse tangentielle) se déduit de son mouvement propre, quand il est mesurable.

Vivianite. - Min√©ral de la classe des phosphates, plus sp√©cifiquement un phosphate ferreux hydrat√©. Il est principalement compos√© de fer (Fe), de phosphore (P) et d'oxyg√®ne (O), avec de l'eau (H2O) dans sa structure cristalline. Formule chimique :  (Fe2+)3(PO4)2¬∑8H2O. La vivianite se forme g√©n√©ralement dans des environnements riches en fer et en phosphore, tels que les zones mar√©cageuses, les s√©diments lacustres ou les d√©p√īts d'eaux souterraines. Elle cristallise dans le syst√®me monoclinique et est souvent trouv√©e sous forme de cristaux prismatiques ou aciculaires. Elle peut √©galement appara√ģtre sous forme massive ou botryo√Įdale. La couleur de la vivianite varie du bleu fonc√© au bleu-vert et peut parfois √™tre incolore lorsqu'elle est fra√ģchement expos√©e, mais elle s'oxyde g√©n√©ralement √† l'air pour devenir plus sombre avec le temps. Elle poss√®de un √©clat vitreux √† perl√© et une duret√© relativement faible, mesur√©e √† environ 1,5 √† 2,5 sur l'√©chelle de Mohs. La vivianite est parfois recherch√©e par les collectionneurs de min√©raux pour ses cristaux distinctifs et sa couleur attrayante. 

Volcan. Montagne d'o√Ļ sortent ou d'o√Ļ sont sorties, par une ouverture nomm√©e crat√®re, de des roches en fusion (lave) et des gaz issus des r√©gions profondes de la Terre. Les volcans offrent ordinairement un c√īne r√©sultant de l'accumulation des d√©jections, un crat√®re en forme d'entonnoir, et une chemin√©e. L'activit√© d'un volcan peut ob√©ir √† des r√©gimes tr√®s diff√©rents. Certains volcans √©mettent des vapeurs et des laves de fa√ßon r√©guli√®re, d'autres de mani√®re explosive. Dans ce cas, la puissance d'explosion d'un volcan est si violente qu'elle produit par sa r√©action des secousse, assez fortes pour √©branler et faire trembler la terre, agiter la mer, d√©truire les villes et les √©difices les plus solides, √† des distances souvent consid√©rables. Les volcans actifs sont ceux les √©manations de laves et de gaz sont en cours. Mais il existe sur certains points du globe des volcans qui sont dit √©teints, et qui parfois depuis des si√®cles n'ont manifest√© aucun signe d'activit√©.

Volcaniques(roches). - Roches volcaniques form√©es sp√©cifiquement √† la surface de la Terre lors d'√©ruptions volcaniques. Elles r√©sultent de l'extrusion de magma par des volcans ou des fissures volcaniques. Les roches volcaniques peuvent √™tre class√©es en roches extrusives et en roches effusives. Les premi√®res sont form√©es lorsque le magma atteint la surface et se refroidit rapidement, tandis que les secondes se forment lorsque le magma est √©mis √† la surface sous forme de lave et se solidifie lentement. Exemples : basalte, and√©site, rhyolite. On donne le nom plus g√©n√©ral de  roches ign√©es √† toutes les roches form√©es par le refroidissement et la solidification du magma, qu'elles se forment √† la surface ou en profondeur.

Volcanisme. - Ensemble des phénomènes liés à la remonté à la surface de la Terre de magma provenant du manteau au travers de fissures et orifices perçant la lithosphère. Les volcans proprement dits sont la manifestation la plus spectaculaire du volcanisme, mais il en existe d'autres : solfatres, sources chaudes, geysers, etc.

Volcanologie. - Branche de la g√©ologie qui √©tudie les volcans, leur formation, leur activit√©, leur √©ruption et leurs effets sur l'environnement. 

Volt (symbole : V). - Unit√© de mesure du syst√®me international (SI) utilis√©e pour exprimer la tension √©lectrique, la diff√©rence de potentiel √©lectrique ou la force √©lectromotrice. Le volt est d√©fini comme l'√©nergie √©lectrique transf√©r√©e par unit√© de charge √©lectrique lorsqu'un courant de 1 amp√®re traverse un conducteur avec une r√©sistance de 1 ohm. 

Volume molaire. - Grandeur physique qui représente le volume occupé par une mole (c'est-à-dire une quantité de matière donnée) d'une substance à une température et une pression données. Le volume molaire est exprimé en litres par mole (L/mol) ou en mètres cubes par mole (m³/mol), en fonction de l'unité de volume utilisée.

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Les mots de la matière
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