.
-

Inventaires > Les mots de la matière > N
N
Nacrite. - Substance minérale, très voisine des talcs et des micas, se présentant sous la forme de petites paillettes d'un blanc argenté, ou d'un gris perlé éclatant, très friable, très onctueuse au toucher; lorsqu'on l'humecte et qu'on la frotte entre les doigts, elle laisse la peau recouverte, d'un enduit nacré. Elle fait partie des silicates alumineux et contient, sur 100 parties, 56 de silice et 18 d'alumine. On la trouve en Piémont, en Savoie, en Dauphiné.

Nadir (Le Repérage des astres). - Le nadir est un point imaginaire situé vers le bas dans la direction verticale, perpendiculaire au plan de l'horizon et diamètralement oposée au zénith

Naine. - Qualificatif appliqu√© √† certains types d'√©toiles, de galaxies et de plan√®tes, et caract√©ris√©s par leurs dimensions relativement petites. 

Naine (√©toile). - Une √©toile naine est un type d'√©toile qui se caract√©rise par sa taille relativement petite et sa faible luminosit√© par rapport aux √©toiles plus massives et plus lumineuses. Les √©toiles naines sont tr√®s courantes dans l'univers. Certaines repr√©sentent la phase finale de l'√©volution des √©toiles, y compris le Soleil; d'autres sont plut√īt des √©toiles avort√©s, trop peu massives pour avoir pu amorcer les r√©actions de fusion nucl√©aire dans leur coeur, la plupart, enfin, sont des √©toiles tr√®s √©conomes de leur r√©serve d'√©nergie. On distingue ainsi : 

‚ÄĘ Les naines brunes. - Une naine brune est un objet astronomique interm√©diaire entre une √©toile proprement dite et une plan√®te. Contrairement aux √©toiles v√©ritables qui subissent des r√©actions de fusion nucl√©aire dans leur noyau, les naines brunes, du fait de leur trop faible masse, ne sont pas en mesure d'entretenir des r√©actions nucl√©aires stables pour produire une √©nergie significative. Elles se situent g√©n√©ralement dans une fourchette de masse allant d'environ 13 √† 80 fois la masse de Jupiter.

‚ÄĘ Les naines rouges. - Une naine rouge est une √©toile v√©ritable, mais qui fait partie des √©toiles les plus petites et les moins chaudes. Leur masse est sup√©rieure √† environ 80 fois sup√©rieure √† celle de Jupiter et environ deux fois inf√©rieure √† celle du Soleil. En raison de leur petite taille, elles br√Ľlent leur carburant (hydrog√®ne) √† un rythme tr√®s lent et ont donc une dur√©e de vie extr√™mement longue. Ce sont √©galement les √©toiles les plus courantes de l'univers.

‚ÄĘ  Les naines blanches. - Une naine blanche est une √©toile compacte et tr√®s chaudes, ayant √©vacu√© leur enveloppe, et parvenues √† un stade tardif de leur √©volution. La masse des naines blanches est similaire √† celle du Soleil ou l√©g√®rement sup√©rieure. Apr√®s avoir √©puis√© leur carburant nucl√©aire, ces √©toiles subissent une s√©rie de changements. Elles perdent leurs couches externes dans une n√©buleuse plan√©taire et laissent derri√®re elles un cŇďur dense et chaud compos√© principalement de carbone et d'oxyg√®ne. Les naines blanches ne produisent pas leur propre √©nergie par fusion nucl√©aire (ou seulement √† l'occasion d'explosions √† leur surface) et refroidissent lentement au fil du temps.

Naine (galaxie). - Une galaxie naine est une cat√©gorie de galaxies caract√©ris√©es par leur taille relativement petite et leur faible luminosit√© par rapport aux galaxies plus massives comme notre propre Voie lact√©e. Elles peuvent √™tre de diff√©rentes morphologies  et tailles, mais toutes poss√©dent moins d'√©toiles, de gaz et de mati√®re que les galaxies spirales ou elliptiques typiques. On pourra distinguer parmi elles : 
‚ÄĘ Les galaxies naines sph√©ro√Įdales  ont une forme approximativement sph√©rique. Elles sont souvent situ√©es autour de galaxies plus massives en tant que satellites.

 ‚ÄĘ Le galaxies naines irr√©guli√®res n'ont pas de forme clairement d√©finie et peuvent varier consid√©rablement en taille et en apparence. Elles contiennent souvent de jeunes √©toiles en formation et pr√©sentent des r√©gions de formation stellaire active.

Naine (plan√®te). - Objet du Syst√®me solaire plus petit que les plan√®tes telluriques, et ayant une masse suffisante pour que sa gravit√© l'emporte sur les forces de coh√©sion solide, lui donnant ainsi une forme sph√©rique. Cette d√©finition permet de ranger parmi les plan√®tes naines la Lune de la Terre, les plus gros satellites des plan√®tes g√©antes, quelques-un des plus gros ast√©ro√Įdes (C√©r√®s, Vesta, Pallas) et objets trans-neptuniens, √† commencer par Pluton et son satellite Charon, ainsi que √Čris, Haum√©a et Mak√©mak√©, dans la ceinture de Kuiper. Ce site range aussi parmi les plan√®tes naines Mercure, aux dimensions et √† l'aspect g√©n√©ral tr√®s similaire √† celui de la Lune. L'Union Astronomique Internationale range cependant Mercure parmi les plan√®tes telluriques, car elle ajoute √† la d√©finition des plan√®tes naines la n√©cessit√© pour celles-ci d'avoir nettoy√© leur voisinage orbital de mani√®re √† ne pas partager leur orbite avec d'autres objets de taille comparable.

Nappe aquif√®re. - Couche souterraine de roche perm√©able (g√©n√©ralement du sable, du gravier, de la craie ou de la pierre calcaire) qui contient de l'eau et permet √† cette eau de circuler. L'eau de pluie p√©n√®tre dans le sol et s'infiltre jusqu'√† atteindre la nappe aquif√®re, o√Ļ elle est stock√©e. Lorsque la pression de l'eau dans la nappe est suffisante, elle peut s'√©couler vers la surface sous forme de sources, de rivi√®res ou de puits. Les nappes aquif√®res peuvent √™tre situ√©es √† diff√©rentes profondeurs et avoir des d√©bits variables en fonction de la r√©gion g√©ographique et des caract√©ristiques g√©ologiques locales.

Nébuleuse. - Terme désignant certaines régions du milieu interstellaire aux limites mal définies et semblables à des nuages. Elles peuvent être brillantes (gaz ionisé, diffusion ou réflexion de la lumière d'étoiles proches par des poussières interstellaires) ou sombres (masses de gaz froid et de poussières vues en contre-jour, sur fond de champ d'étoiles compact ou de nébuleuse brillante). Autrefois, on appelait aussi nébuleuses les galaxies et certains amas d'étoiles (amas globulaires).

N√©buleuse primitive. - Hypoth√®se formul√©e par les cosmogonies de Kant et de Laplace selon laquelle le Syst√®me solaire s'est form√© √† partir de la condensation d'une n√©buleuse semblable √† celles que l'on observe dans le ciel. Celles-ci furent √† cette √©poque consid√©r√©es comme des syst√®mes plan√©taires en formation. Les astronomes ont aujourd'hui renonc√© √† cette vision (les n√©buleuses commun√©ment observ√©es ne sont pas des syst√®mes solaires en formation), mais conservent par commodit√© l'appellation de n√©buleuse primitive ou primordiale, ou, mieux, de n√©buleuse solaire,  pour d√©signer la masse de gaz et de poussi√®res √† partir de laquelle se sont form√©s le Soleil et les plan√®tes

Neck. - Formation g√©ologique d'origine volcanique form√©e lorsque de la lave s'est solidifi√©e √† l'int√©rieur de la chemin√©e d'un volcan √©teint ou inactif. Les necks peuvent se pr√©senter sous forme de colonnes verticales ou de formations rocheuses en forme de d√īme. Leur taille varie, mais ils sont g√©n√©ralement plus petits que les √©difices volcaniques tels que les volcans en c√īne. Au fil du temps, l'√©rosion peut exposer le neck √† la surface terrestre. Les roches plus tendres qui entourent le neck sont √©rod√©es plus rapidement que la roche plus dure du neck lui-m√™me. Exemples : l'√ģle de Staffa en √Čcosse, Devil's Tower aux √Čtats-Unis.

Neige. - D√®s que la temp√©rature de l'air est, assez basse, les gouttelettes d'eau des nuages deviennent de petits cristaux de glace  hexagonaux, se groupant souvent en √©toiles; celles-ci peuvent s'agglom√©rer entre elles. Tout groupement de cristaux de glace est un flocon de neige. Tr√®s souvent, les gouttes de pluie sont des cristaux de neige fondus; dans les pays des montagnes, tous les points situ√©s au-dessus d'une certaine altitude re√ßoivent de la neige; au-dessous, c'est de la pluie.Sur toute la surface de la Terre, les points suffisamment √©lev√©s gardent des ¬ę neiges √©ternelles ¬Ľ, dont la limite inf√©rieure forme une surface qui s'√©l√®ve √† l'√©quateur jusqu'√† 4800 m et m√™me √† 5300 m dans la r√©gion tr√®s s√®che de l'Himalaya, qui n'est plus qu'√† 1700 m sur les Alpes; et qui s'abaisse jusqu'√† la surface dans les r√©gions polaires. Dans les r√©gions moyennes, la neige qui tombe sur le sol et peut y s√©journer quelque temps sert aux v√©g√©taux d'√©cran protecteur contre les gel√©es. Dans les pays plus √©loign√©s de la mer, ou de latitude plus √©lev√©e, la neige s√©journe quatre ou cinq mois sur le sol pendant l'hiver (en Sib√©rie, par exemple.). Les cristaux de neige se produisent √† la partie sup√©rieure des nimbus, qui, situ√©e, en hiver, dans des couches d'air glac√©es, est en √©tat de surfusion. Au XIXe si√®cle, G. Tissandier, dans ses ascensions, en ballon a travers√© des nuages dans lesquels de petites paillettes semblaient ¬ę na√ģtre spontan√©ment ¬Ľ et se d√©posaient en couche cristalline sur les agr√®s et les v√™tements. II est naturel que les petits cristaux form√©s dans la partie la plus √©lev√©e et la plus froide du nuage s'augmentent, selon les lois de la cristallisation, de toutes les gouttes d'eau surfondue qu'ils rencontrent. Plus bas, dans les couches dont la temp√©rature est au-dessus de 0¬įC, les √©toiles d√©j√† form√©es deviennent humides et s'agglom√®rent ensemble quand elles se rencontrent. Cela arrive dans les r√©gions temp√©r√©es, tandis que, dans les pays froids, les flocons de neige ressemblent √† des plumes tr√®s l√©g√®res ou m√™me se r√©duisent √† de tr√®s petits cristaux. (E. D.-G.).

N√©odyme (Nd). - Corps simple, qui fait partie des terres rares (lanthanides). Num√©ro atomique 60; masse atomique : 144,24. Le N√©odyme  est blanc d'argent, avec un bel √©clat m√©tallique: il est plus dur que le c√©rium. Sa densit√© est 6,96; il fond √† 840¬įC. 

N√©og√®ne. - Syst√®me du C√©nozo√Įque plac√© entre le Pal√©og√®ne (qui finit il y a 23 millions d'ann√©es), et le Quaternaire (qui commence il y a 1,81 millions d'ann√©es. On y distingue deux s√©ries : le Mioc√®ne et le Plioc√®ne. Au d√©but du N√©og√®ne, la Terre a connu un climat relativement chaud, mais au fil du temps, elle a connu une p√©riode de refroidissement. Les temp√©ratures globales ont commenc√© √† baisser, entra√ģnant la formation de calottes glaciaires dans les r√©gions polaires (glaciation de l'Antarctique).

N√©on (Ne). - El√©ment chimque du groupe des gaz nobles, de num√©ro atomique 10; masse atomique : 20,18. 

N√©ozo√ĮqueQuaternaire.

N√©ph√©line. - Min√©ral silicat√© de la famille des feldspatho√Įdes. La n√©ph√©line est principalement compos√©e de sodium (Na), d'aluminium (Al), de silicium (Si) et d'oxyg√®ne (O), avec parfois du potassium (K) incorpor√© dans sa structure. Sa formule chimique est (Na,K)AlSiO4.  Ce min√©ral se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de cristaux prismatiques, ordinairement incolores, blancs, gris ou jaunes. Elle peut √©galement appara√ģtre en agr√©gats granulaires ou massifs. La n√©ph√©line est souvent associ√© √† des roches alcalines, telles que les sy√©nites et les pegmatites, et se trouve √©galement dans certaines roches volcaniques. Elle est utilis√©e notamment dans la fabrication de c√©ramiques, de verres et de produits r√©fractaires, ainsi que comme mati√®re premi√®re dans la production d'alumine, qui est utilis√©e dans la fabrication de l'aluminium. En plus de ses applications industrielles, la n√©ph√©line est √©galement appr√©ci√©e comme gemme pour sa couleur et sa transparence, bien qu'elle soit moins courante que d'autres min√©raux gemmes.

Neptunium (Np). - El√©ment chimique de la s√©rie des actinides. Num√©ro atomique 93; masse atomique : 237. 

Nernst (principe de) = Equation de Nernst. - relation qui décrit la variation du potentiel électrochimique d'une cellule électrochimique en fonction de la concentration des espèces chimiques impliquées dans la réaction :
E=E¬į - (RT/nF).ln Q, o√Ļ E est le potentiel √©lectrochimique de la cellule (en volts) √† la temp√©rature T (en kelvins); E¬į est le potentiel standard de la r√©action √† la temp√©rature T;  R est la constante des gaz parfaits (8,314‚ÄČJ/(mol.K));n est le nombre d'√©lectrons √©chang√©s dans la demi-r√©action d'oxydor√©duction; F est la constante de Faraday (96.485‚ÄČC/mol), qui repr√©sente la charge d'un mole d'√©lectrons; et Q est le quotient de r√©action, qui est le rapport des concentrations des produits aux concentrations des r√©actifs, chacun √©lev√© √† la puissance de son coefficient stoechiom√©trique dans la r√©action.

Neumann-Faraday (loi de) = Loi de Faraday de l'√©lectrolyse. Relation qui √©nonce que la quantit√© de mati√®re d√©pos√©e ou lib√©r√©e √† un √©lectrode lors d'une √©lectrolyse est directement proportionnelle √† la quantit√© de charge √©lectrique qui a travers√© le circuit : m=Q/nF‚Äč, o√Ļ     m est la masse de la substance d√©pos√©e ou lib√©r√©e √† l'√©lectrode (en grammes); Q est la quantit√© de charge √©lectrique qui a travers√© le circuit (en coulombs); n est le nombre d'√©lectrons impliqu√©s dans la r√©action d'oxydor√©duction √† l'√©lectrode; et F est la constante de Faraday (96485 C/mol), qui repr√©sente la charge d'une mole d'√©lectrons.

Neutrino. - Particule √©l√©mentaire appartenant √† la famille des leptons. Les neutrinos sont les leptons √©lectriquement neutres. Il en existe trois vari√©t√©s correspondant aux trois nombres leptoniques distincts : 

+ Le neutrino électronique (e) est le neutrino associé à l'électron. Il est neutre et a une masse très faible.

+ Le neutrino muonique (¬Ķ) est associ√© au muon et est √©galement neutre et de masse tr√®s faible.

+ Le neutrino tauique (ŌĄ) est associ√© au tau, la particule correspondante de la troisi√®me g√©n√©ration des leptons.

Postul√© par Pauli en 1932 sur une base th√©orique, le neutrino a √©t√© d√©tect√© en 1957 par des interactions inverses de la d√©sint√©gration b√™ta. Il appara√ģt dans de nombreux processus d'interaction faible. Il n'est soumis qu'√† ce dernier champ.


En librairie - Fran√ßois Vannucci, Le miroir aux neutrinos, Odile Jacob, 2003. - Michel Cribier, Michel Spiro et Daniel Vignaud, La lumi√®re des neutrinos, Ed. du Seuil, 1995. - Martin Gardner, L'Univers ambidextre, Le Seuil (Points), 1994. (Un ouvrage sur tout ce qui dans l'univers physique fait la distinction entre la droite et la gauche... et bien s√Ľr les neutrinos sont de la partie).

Neutron. - Particule √©lectriquement neutre, constitutive, avec le proton, des noyaux- atomiques.  Le neutron est un hadron,  compos√© de trois quarks (deux quarks down et un quark up), maintenus ensemble par la force nucl√©aire forte. Sa masse est de 1,675 √ó 10-27 kg, soit un plus que celle d'un proton. Pour un nombre donn√© de protons dans un noyau atomique, le nombre de neutrons peut diff√©rer, ce qui d√©finit les diff√©rents isotopes d'un √©l√©ment. A l'√©tat libre le neutron est instable et a une demi-vie d'environ un quart d'heure. Li√© √† des protons dans un noyau, il est ordinairement stable,  mais certains isotopes peuvent subir une d√©sint√©gration radioactive, dans laquelle un neutron peut se convertir en proton, √©mettant diverses particules telles que des particules b√™ta ou des rayons gamma. Ce processus peut modifier l'identit√© de l'atome et peut s'accompagner d'une lib√©ration d'√©nergie. Dans certaines conditions, un noyau atomique peut capturer un neutron pour former un noyau plus lourd. Cela peut entra√ģner la formation de noyaux instables qui se d√©sint√®grent ensuite. Le neutron a √©t√© d√©couvert par J. Chadwick en 1932 (The existence of a Neutron, Proceedings of the Royal Society (London), ser. A. 136, 692, 1932).

Neutrons (√©toile √†). - Reliquat stellaire, tr√®s compact, qui subsiste apr√®s l'explosion d'une supernova. Cette compacit√© explique que les protons et les √©lectrons qui se trouvaient au coeur de l'√©toile lors de sa vie active aient fusionn√© pour former des neutrons. Sous la pression extr√™me, les neutrons sont comprim√©s ensemble √† des densit√©s incroyablement √©lev√©es, cr√©ant une √©toile √† neutrons. La densit√© d'une √©toile √† neutrons peut √™tre sup√©rieure √† celle des noyaux atomiques (une petite cuiller√©e de mati√®re d'une √©toile √† neutrons p√®serait des milliards de tonnes sur Terre). Malgr√© leur √©norme masse, les √©toiles √† neutrons ont un diam√®tre relativement petit, d'environ 20 √† 40 kilom√®tres. En raison de la conservation du moment cin√©tique pendant l'effondrement, les √©toiles √† neutrons peuvent tourner tr√®s rapidement. Certaines √©mettent un rayonnement √©lectromagn√©tique confin√© dans un fin faisceau  lorsqu'elles tournent, ce qui les rend observables sous forme de pulsars.

Newton. - Unité de mesure de la force dans le système international (SI). Symbole : N. Un newton est défini comme la force qui communique une accélération de 1 m/s² à un corps d'une masse de 1 kg.

Newton (anneaux de). - Ph√©nom√®ne optique qui se produit lorsque de la lumi√®re est r√©fract√©e (d√©vi√©e) en passant entre une surface convexe, g√©n√©ralement une lentille, et une surface plane, comme une plaque de verre. Lorsqu'on place une lentille convexe plate sur une surface plane, comme une plaque de verre, on cr√©e un espace d'air entre la lentille et la surface. Quand la lumi√®re traverse cet espace, elle est r√©fract√©e √† deux reprises : une fois en entrant dans l'air entre la lentille et la surface, puis en sortant de l'air pour entrer dans la lentille √† nouveau. Ces r√©fractions cr√©ent des interf√©rences entre les rayons lumineux r√©fl√©chis √† l'int√©rieur de l'espace d'air, ce qui entra√ģne la formation d'anneaux concentriques de couleurs altern√©es. Les anneaux de Newton se caracr√©risent ainsi par des bandes lumineuses et sombres concentriques entourant le point de contact entre la lentille et la surface plane. Les couleurs des anneaux sont caus√©es par la diff√©rence de chemin optique parcouru par la lumi√®re r√©fract√©e entre les deux surfaces. Les longueurs d'onde de la lumi√®re interf√®rent de mani√®re constructive √† certains endroits (cr√©ant des anneaux lumineux) et de mani√®re destructive √† d'autres endroits (cr√©ant des anneaux sombres).

Newton (lois de). - Principes fondamentaux énoncés par Isaac Newtonau XVIIe siècle servant à décrire le comportement du mouvement des objets.

‚ÄĘ Premi√®re loi de Newton  ( = loi de l'inertie) : tout corps pers√©v√®re dans son √©tat de repos ou de mouvement rectiligne uniforme tant qu'aucune force nette externe n'agit sur lui. 

 ‚ÄĘ Deuxi√®me loi de Newton  ( = loi fondamentale de la dynamique) : la vitesse d'un objet change lorsqu'une force nette agit sur lui. La force nette F appliqu√©e √† un objet est √©gale au produit de sa masse m et de son acc√©l√©ration …£ :  F = m…£.

‚ÄĘ Troisi√®me loi de Newton ( = loi des actions r√©ciproques) : chaque action est accompagn√©e d'une r√©action √©gale et oppos√©e. 

Nickel (Ni). - Elément chimique de numéro atomique 58; masse atomique : 58,69. Le nickel est un métal remarquable par sa blancheur, sa dureté, la propriété qu'il possède de résister à l'action de l'air humide, et son prix peu élevé. Aussi, l'emploie-t-on pour recouvrir les métaux et les préserver de l'oxydation, pour faire des alliages capables de remplacer l'argenterie (maillechort), et même pour frapper des pièces de monnaie. On trouve le nickel dans la nature à l'état d'oxyde, de sulfure (millérite), d'arséniure (nickéline), de silicate

Nick√©line  = niccolite. - Min√©ral d'ars√©niure de nickel, de  formule chimique NiAs. Elle se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de masses grenues ou massives de couleur cuivr√©e √† argent√©e, avec une surface souvent iridescente. Elle peut √™tre exploit√©e pour en extraire le nickel, cependant, elle est souvent associ√©e √† des min√©raux contenant du soufre, du cobalt et d'autres √©l√©ments, ce qui rend son extraction et son traitement parfois complexes et co√Ľteux.

Nielsbohrium. - Nom donné quelque temps au bohrium, mais aujourd'hui abandonné.

Nihonium (Nh). -  √Čl√©ment chimique de num√©ro atomique 113. Il s'agit d'un √©l√©ment super lourd synth√©tique, produit pour la premi√®re fois en 2003 √† l'Institut Riken, au Japon. Il a √©t√© nomm√© d'apr√®s le mot japonais Nihon, qui signifie Japon. Le nihonium a √©t√© officiellement reconnu comme un √©l√©ment chimique en 2016 par l'Union internationale de chimie pure et appliqu√©e (UICPA). √Čtant donn√© sa courte dur√©e de vie et sa raret√©, les propri√©t√©s chimiques et physiques du nihonium sont difficiles √† √©tudier et restent en grande partie inconnues. Voici ce qu'on peut en dire : la masse atomique du nihonium est estim√©e √† environ 286; sa configuration √©lectronique est pr√©vue pour √™tre [Rn] 5f14 6d107s27p1, ce qui sugg√®re qu'il est un √©l√©ment du bloc p du tableau p√©riodique; il est probable qu'il ait des points de fusion et d'√©bullition relativement √©lev√©s en raison de son caract√®re m√©tallique.

Nimbus. - Nuages sombres, tr√®s fonc√©s, allant parfois jusqu'√† des tons presque noirs, √† contours indistincts. Ils se r√©solvent presque toujours en pluie et sont caract√©ristiques d'un mauvais temps, non pas prochain, mais existant ou imminent. Quand ils semblent se souder √† des cumulus, formant ainsi une accumulation noire √† la base et grise ou presque blanche au sommet, on les appelle des cumulo-nimbus : ce sont les ¬ę nuages orageux ¬Ľ donnant des ph√©nom√®nes √©lectriques, de la pluie, de la gr√™le. Les nimbus se tiennent de 1000 √† 1500 m√®tres. Souvent, chass√©s par le vent, ils semblent ¬ę  √©chevel√©s ¬Ľ et sont accompagn√©s de nuages gris plus petits, qui semblent des d√©bris arrach√©s au nimbus principal. On appelle ces nuages d√©riv√©s des fracto-nimbus.

Ni√Īo (El). -  On donne ce nom √† un √©v√©nement climatique qui se produit √† intervalles irr√©guliers d'une p√©riode de quatre ou cinq ans, dans l'oc√©an Pacifique tropical. Pendant un √©pisode El Ni√Īo, les aliz√©s (vents d'est) faiblissent ou s'inversent, ce qui provoque une accumulation d'eau chaude √† l'ouest du Pacifique. Cette eau chaude remonte √† la surface et remplace les eaux froides habituellement pr√©sentes dans la r√©gion √©quatoriale. En cons√©quence, la temp√©rature de surface de la mer augmente, influen√ßant ainsi les conditions m√©t√©orologiques √† l'√©chelle mondiale.

Les effets d'El Ni√Īo varient selon les r√©gions du monde, mais en g√©n√©ral, il peut provoquer des s√©cheresses, des pr√©cipitations abondantes et des temp√™tes plus intenses. Par exemple, pendant un √©pisode El Ni√Īo, certaines r√©gions du Pacifique tropical et de l'Am√©rique du Sud peuvent conna√ģtre des pluies excessives, tandis que certaines parties de l'Asie et de l'Afrique peuvent subir des s√©cheresses s√©v√®res.

Le nom El Ni√Īo (en espagnol = L'Enfant [J√©sus]) a √©t√© donn√© √† ce ph√©nom√®ne car il tend √† commencer vers la fin d√©cembre, c'est-√†-dire autour des f√™tes chr√©tiennes de No√ęl.

Ajoutons qu'il existe √©galement un ph√©nom√®ne oppos√© au Ni√Īo (auquel on a donn√© le nom de appel√© La Ni√Īa), qui se caract√©rise par des temp√©ratures de surface de la mer plus froides que la normale dans la r√©gion centrale et orientale de l'oc√©an Pacifique √©quatorial deviennent plus froides que la normale. Comme dans le cas du Ni√Īo, cela a des r√©percussions sur les sch√©mas de circulation atmosph√©rique et les r√©gimes de pr√©cipitations √† travers le monde. Parmi les effets typiques de La Ni√Īa, on observe des pluies abondantes dans certaines parties de l'Asie et de l'Australie, des s√©cheresses en Am√©rique du Sud et des variations climatiques r√©gionales.

El Ni√Īo et la Ni√Īa se manifestent en alternance et sont s√©par√©s par une  phase neutre, pendant laquelle, les temp√©ratures de surface de la mer sont proches de leur moyenne √† long terme dans l'oc√©an Pacifique √©quatorial, sans tendance significative vers El Ni√Īo ou La Ni√Īa. Cependant, m√™me pendant la phase neutre, des variations climatiques locales peuvent encore se produire en raison d'autres facteurs.

L'ensemble de ces phénomènes, qui affectent en premier lieu l'océan Pacifique, forme ce qu'on appelle l'oscillation pacifique australe, qui, comme on le voit, se caractérise par des variations périodiques des températures de surface de la mer, des courants océaniques et des schémas climatiques à l'échelle mondiale.

NiobiteColumbite.

Niobium (Nb). - Elément chimique de numéro atomique 41; masse atomique : 92,9.
Le niobium  est constamment associ√© au tantale dans ses minerais (tantalite, fergusonite, yttrotantalite, etc.). C'est un m√©tal gris d'acier, de densit√© 7,5, qui fond √† 1950¬įC et br√Ľle √† l'air en donnant l'anhydride niobique. Le niobium fournit un certain nombre de compos√©s avec l'oxyg√®ne, le soufre, le chlore, etc.

Nitrates. - Composés chimiques formés de la combinaison d'un oxyde, avec l'acide acide nitrique. Ces sels inorganiques contiennent l'ion nitrate (NO3-). Les nitrates sont couramment utilisés dans les engrais et certains explosifs.

Nitration. - R√©action chimique dans laquelle un groupe nitro (‚ÄēNO2) est introduit dans une mol√©cule ou un compos√© chimique, souvent un substrat organique. La nitration est couramment effectu√©e en utilisant un m√©lange d'acide nitrique (HNO3) et d'acide sulfurique (H2SO4) en tant qu'agent nitrant. L'acide sulfurique joue un r√īle catalytique et d√©shydrate l'acide nitrique, ce qui facilite la d√©protonation de l'acide nitrique et la formation d'ions nitronium (NO2+), qui sont des esp√®ces r√©actives utilis√©es pour introduire le groupe nitro dans la mol√©cule cible. La nitration utilis√©e dans la synth√®se de compos√©s chimiques tels que les explosifs (ex. la nitroglyc√©rine), les colorants, les m√©dicaments et d'autres produits chimiques industriels. 

Niveau d'√©nergie. - Valeur discr√®te qui indique  un √©tat quantique possible d'un syst√®me. Par exemple, dans un atome, les √©lectrons peuvent occuper diff√©rents niveaux d'√©nergie appel√©s orbitales √©lectroniques. Les transitions entre les niveaux d'√©nergie sont responsables de nombreux ph√©nom√®nes physiques, comme l'absorption et l'√©mission de lumi√®re, les r√©actions chimiques et les propri√©t√©s √©lectriques et magn√©tiques des mat√©riaux. Les niveaux d'√©nergie sont souvent repr√©sent√©s sous forme de diagrammes d'√©nergie, montrant les diff√©rents niveaux quantiques et les transitions possibles entre eux. 

Nobelium (No). - El√©ment transuranien appartenant √† la s√©rie des actinides, de num√©ro atomique 102 et de masse atomique  259,1. 

Noeud. - En astronomie, on appelle noeuds les deux points oppos√©s, o√Ļ l'√©cliptigne est coup√©e par I'orbite d'un corps c√©leste. En physique (acoustique),  un noeud est le point fixe o√Ļ une corde vibrante se divise en parties produisant un son qui se trouve harmoniquement en rapport avec celui de la corde enti√®re. 

Nombre de masse (A). - C'est le nombre de nucléons contenus dans un noyau atomique. Il correspont à la somme du nombre Z de protons et du nombre N de neutrons : A = Z+N.

Nombre quantique. - Nombre servant à caractériser diverses propriétés quantiques des particules : leur état énergétique, leur moment angulaire, leur orientation spatiale, etc.

Nova, du latin nova stella = nouvelle √©toile. - Ph√©nom√®ne brusque et temporaire consistant en l'augmentation consid√©rable de la luminosit√© d'une √©toile.  Il est g√©n√©ralement attribu√© √† une explosion nucl√©aire ayant lieu √† la surface d'une naine blanche.

Noyau (min√©ralogie). - Ce mot a √©t√© employ√© quelquefois comme synonyme de g√©ode. Ha√ľy, d'apr√®s ses observations sur la cristallisation, a √©t√© conduit √† concevoir, dans chaque substance, une forme primitive ou noyau, et √† expliquer l'existence de toutes les autres, qu'il a nomm√©es secondaires, par des lames d√©croissantes diverses appliqu√©es sur la premi√®re, pr√©cis√©ment comme les lames qu'on peut enlever successivement.

Noyau atomique. - On nomme noyau la partie centrale de l'atome, occupant une dimension très réduite par rapport à celui-ci (elle est concentrée dans un volume de rayon 10-13 cm, à comparer à la dimension caractéristique d'un atome qui est de 10-8 cm), et comportant l'essentiel de la masse. Le noyau le plus simple est celui de l'atome d'hydrogène, constitué d'un proton. Les autres noyaux sont constitués de protons et de neutrons, caractérisés par un nombre atomique (égal au nombre de protons) et un nombre de masse (égal au nombre de nucléons). Certains noyaux sont stables, d'autres se désintègrent au cours de processus radioactifs.

Nuage. - Amas de goutelettes d'eau en suspension dans l'air. Cette eau est √† l'√©tat liquide ou, pour les nuages les plus hauts ou √©voluant dans une atmosph√®re tr√®s froide, de glace. Lorsque l'air charg√© de vapeur d'eau passe d'une r√©gion chaude dans une r√©gion froide, ou encore se m√©lange avec une masse d'air plus froide, la vapeur d'eau se condense sous forme de gouttelettes qui forment alors un nuage; le m√™me ph√©nom√®ne peut se produire par simple rayonnement. Les gouttelettes d'eau qui constituent les nuages ont des diam√®tres de l'ordre du milli√®me de millim√®tre. Ces gouttelettes ne flottent pas dans l'air; elles tombent lentement, et le moindre courant suffit pour les entra√ģner horizontalement, o√Ļ les faire monter. Lorsque ces gouttelettes rencontrent une r√©gion plus chaude, elles s'√©vaporent de nouveau. Lorsque la quantit√© d'eau condens√©e est trop consid√©rable les gouttes d'eau deviennent plus volumineuses, et elles tombent sous forme de pluie. Pour d√©signer rapidement les nuages, on utilise quatre noms caract√©ristiques : cirrus, nuages en filaments ou fibreux; cumulus, nuages arrondis ou en boules; stratus, nuages √©tal√©s en couches uniformes; nimbus, nuages noirs confus. d'o√Ļ tombe la pluie. Ces quatre mots, pris s√©par√©ment (ex.: cumulus , accol√©s deux √† deux (ex. : cumulo-nimbus) ou  joints √† un qualificatif quelconque (ex.: mammato-cumulus, cumulus en forme de mamelles), peuvent d√©signer toutes les formes de nuages. La hauteur des nuages est tr√®s variable pour une m√™me vari√©t√© de nuages ; elle varie d'une r√©gion √† une autre, et aussi suivant les saisons. On peut fixer approximativement les altitudes moyennes des diff√©rentes vari√©t√©s de nuages de la fa√ßon suivante : cirrus, 8000 √† 9000 m; Cirro-stratus, 5000 √† 90000 m; cirro-cumulus, 6500 m; alto-cumulus, 3000 √† 6000 m; strato-cumulus, 2000 m; cumulo-nimbus, 1500 √† 3000 m; cumulus, 1500 ; nimbus, 1600 m; stratus, 800 m. Ajoutons le brouillard, qui peut √™tre consid√©r√© comme un nuage au contact avec le sol.

Nucl√©ide = nuclide. - Entit√© nucl√©aire qui repr√©sente un type sp√©cifique d'atome ou de noyau atomique, caract√©ris√© par son nombre de protons (num√©ro atomique), son nombre de neutrons et son nombre de masse. En d'autres termes, un nucl√©ide est d√©fini par son emplacement unique dans le tableau p√©riodique des √©l√©ments, en fonction de ses caract√©ristiques nucl√©aires. Un nucl√©ide est g√©n√©ralement not√© sous la forme X, o√Ļ X est le symbole chimique de l'√©l√©ment, pr√©c√©d√© en exposant de son nombre de masse et en indice de son num√©ro atomique. Par exemple, le nucl√©ide d'hydrog√®ne le plus courant, qui a un proton et pas de neutron, est not√© . Le carbone avec 6 protons et 6 neutrons est not√©  . Diff√©rents nucl√©ides d'un m√™me √©l√©ment chimique peuvent avoir des nombres de neutrons diff√©rents. Ces variantes sont appel√©es isotopes. Par exemple, le carbone a deux isotopes stables importants, le carbone-12, not√©  ,et le carbone-13, not√© , avec des nombres de masse diff√©rents mais le m√™me nombre de protons.

Nucléon. - Particule élémentaire constitutive des noyaux atomiques. Les deux nucléons sont le proton et le neutron, qui en sont les deux états de charge. Vis à vis des interactions fortes, il n'y a pas de distinction entre les deux particules.

Nucl√©osynth√®se. - Ensemble des processus qui concourrent √† la formation des noyaux atomiques par l'assemblage de noyaux plus petits (fusion) ou ou par fractionnement de noyaux plus gros (spallation).  Ce m√©canisme explique comment les √©l√©ments l√©gers se sont form√©s dans les premiers instants de l'univers, comment les √©l√©ments plus lourds sont produits dans les √©toiles, et comment les √©l√©ments les plus lourds encore peuvent √™tre form√©s lors de ph√©nom√®nes explosifs. On distingue ainsi :

‚ÄĘ La nucl√©osynth√®se primordiale s'est produite peu de temps apr√®s le d√©but de l'expansion de l'univers, lorsque l'univers √©tait encore tr√®s chaud et dense. Les noyaux l√©gers tels que l'hydrog√®ne (H) et l'h√©lium (He) se sont form√©s dans les trois  premi√®res minutes.

‚ÄĘ La nucl√©osynth√®se stellaire se produit dans les √©toiles lors de r√©actions nucl√©aires qui fusionnent des noyaux plus l√©gers pour former des noyaux plus lourds. Par exemple, l'hydrog√®ne est converti en h√©lium par fusion nucl√©aire dans le cŇďur des √©toiles, lib√©rant une √©norme quantit√© d'√©nergie sous forme de lumi√®re et de chaleur.

‚ÄĘ La nucl√©osynth√®se explosive  se produit lors d'√©v√©nements cataclysmiques tels que les supernovae, et √† l'occasion desquelles les temp√©ratures et les pressions √©lev√©es permettent la formation d'√©l√©ments plus lourds que le fer (cuivre, argent et or), par des r√©actions nucl√©aires rapides.

‚ÄĘ La nucl√©osynth√®se cosmique ou spallation se produit lors de collisions entre particules cosmiques, telles que les rayons cosmiques, avec des noyaux atomiques dans l'atmosph√®re terrestre et dans l'espace interstellaire. Ces collisions fractionnent les noyaux impact√©s et  peuvent cr√©er des isotopes radioactifs et d'autres √©l√©ments.

Nu√©e ardente. - Avalanche de gaz, de cendres et de mat√©riaux volcaniques chauds qui se d√©placent √† grande vitesse le long des flancs d'un volcan. Les nu√©es ardentes sont extr√™mement destructrices, incin√©rant tout sur leur passage. Elles peuvent atteindre des temp√©ratures sup√©rieures √† 800 ¬įC et se d√©placent √† des vitesses √©lev√©es, engloutissant et d√©truisant tout sur leur passage. En fonction du mat√©riau pyroclastique dominant qu'elles contiennent, on distingue les nu√©es ardentes grises et les nu√©es ardentes noires. 
‚ÄĘ Les nu√©es ardentes grises contiennent une grande quantit√© de cendres volcaniques fines et de particules de roche pulv√©ris√©e. Leur  teinte grise s'explique par la pr√©dominance des cendres et des particules l√©g√®res. Les nu√©es ardentes grises peuvent √™tre extr√™mement chaudes, atteignant des temp√©ratures tr√®s √©lev√©es, ce qui les rend tr√®s dangereuses.

‚ÄĘ Les nu√©es ardentes noires contiennent une proportion plus √©lev√©e de gros fragments de roche tels que des blocs, des lapilli et des fragments de lave, ce qui leur conf√®re une teinte sombre ou noire. Ces nu√©es sont g√©n√©ralement plus denses et moins mobiles que les nu√©es ardentes grises en raison de la pr√©sence de fragments solides plus gros. Bien qu'elles soient extr√™mement chaudes, la densit√© accrue de mat√©riaux solides peut entra√ģner des temp√©ratures l√©g√®rement plus basses par rapport aux nu√©es ardentes grises.

Num√©ro atomique (Z). - C'est le nombre de protons dans le noyau d'un atome. Ce nombre permet d'identifier chaque √©l√©ment chimique. Le noyau atomique se composant aussi de neutrons qui peuvent √™tre en nombre (N) variable pour un √©l√©ment chimique donn√©, on parle d'isotopes de cet √©l√©ment pour d√©signer les atomes ayant m√™me num√©ro atomique, mais un nombre diff√©rent de neutrons. 

Nuit. - La nuit est, par opposition au jour, dont elle forme le compl√©ment, l'espace de temps compris entre le coucher et le lever du Soleil. Pourtant, il ne fait r√©ellement nuit, au sens propre du mot, qu'assez longtemps apr√®s le coucher du Soleil, et il cesse de faire nuit bien avant son lever; la lumi√®re ind√©cise, interm√©diaire entre le jour et la nuit, qu'on observe le soir et le matin, alors que le soleil est entre l'horizon et un cercle situ√© √† 18¬į au-dessous de cet horizon, constitue, le soir, le cr√©puscule, et le matin, l'aurore. A Paris, au moment du solstice d'√©t√©, il n'y a pas de nuit absolue, le Soleil ne descendant pas au-dessous du cercle pr√©cit√©. Dans les r√©gions polaires, au contraire, il y a de longues nuits de plusieurs mois.



Alain Cabantous, Histoire de la nuit : XVIIIe - XVIIIe siècle, Fayard, 2009.

Nuna (supercontinent) Columbia

Nutation. -  Petit mouvement que subit l'axe d'un astre autour de sa position moyenne. La nutation terrestre est un ph√©nom√®ne p√©riodique, d√Ľ √† ce que la ligne des p√īles de la Terre n'est pas fixe, mais d√©crit un c√īne en 18 ans 2/3 autour de sa position moyenne, de sorte que la ligne des √©quinoxes n'a pas un mouvement r√©trograde uniforme, mais subit dans son mouvement de petites irr√©gularit√©s. La cause de ces irr√©gularit√©s se trouve dans les actions du Soleil et de la Lune sur le renflement √©quatorial de la Terre, actions n√©cessairement p√©riodiques et d√©pendant de l'inclinaison de l'orbite de l'astre sur l'√©quateur. L'axe de l'orbite lunaire n'est √©galement pas fixe et donne une nutation lunaire, analogue √† la nutation terrestre.

.


Les mots de la matière
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
[Aide][Recherche sur Internet]

¬© Serge Jodra, 2004 - 2024. - Reproduction interdite.