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G
Gabbro. - Roche ignée intrusive à texture grenue qui est principalement composée de minéraux mafiques (pyroxène/clinopyroxène et olivine, notamment) avec une quantité variable de feldspath plagioclase et d'autres minéraux accessoires peuvent (amphibole, quartz, orthopyroxène, biotite, etc.). Les gabbros font partie du groupe des roches intrusives appelées plutoniques, ce qui signifie qu'ils se forment à partir de la solidification lente du magma en profondeur de la croûte terrestre. Il sont généralement associé aux complexes plutoniques et aux intrusions de roches basaltiques. Le refroidissement lent du magma permet la croissance de cristaux de grande taille, ce qui donne la texture grenue caractéristique.

Gadolinium (Gd). - Métal de la série des lanthanides découvert en 1890. C'est le corps simple de numéro atomique 64; masse atomique : 157,25.

Gaize = marne-calcaire. - Roche sédimentaire qui se forme à partir de l'accumulation de sédiments fins, tels que des particules d'argile, de limon et de carbonate de calcium (calcite). Elle est caractérisée par une texture lisse, feuilletée ou stratifiée. La gaize est généralement de couleur claire et peut être utilisée comme matériau de construction ou comme matériau réfractaire.

Galaxie. - Groupement de très nombreuses Ă©toiles (de plusieurs  centaines de milllions Ă  plusieurs centaines de milliards), unies par la gravitĂ©. On classe les galaxies en plusieurs types selon leur morphologie (galaxies spirales, lenticulaires, elliptiques, irrĂ©gulières, etc). Les Ă©toiles, le gaz et la poussière qui composent une galaxie sont rĂ©partis dans diffĂ©rentes rĂ©gions. Le centre de la galaxie, appelĂ© noyau galactique, contient souvent un trou noir supermassif. - Au singulier et avec une majuscule, le mot Galaxie designe la Voie lactĂ©e, qui est une galaxie spirale. 

Gallium (Ga). - Corps simple de numéro atomique 31; masse atomique : 69,72. C'est un métal dont la température de fusion est très basse ( 29,76 °C).

Galvanomètre. - Instrument de mesure utilisĂ© pour dĂ©tecter et mesurer de faibles courants Ă©lectriques. Il est basĂ© sur le principe de l'effet magnĂ©tique produit par un courant Ă©lectrique passant Ă  travers une bobine de fil conducteur. Un galvanomètre est ainsi gĂ©nĂ©ralement constituĂ© d'une bobine de fil conducteur enroulĂ©e autour d'un noyau ferromagnĂ©tique, formant un Ă©lectroaimant. Une aiguille ou un miroir est attachĂ© Ă  la bobine et est libre de se dĂ©placer sur une Ă©chelle graduĂ©e. Lorsqu'un courant Ă©lectrique traverse la bobine du galvanomètre, un champ magnĂ©tique est crĂ©Ă© autour de la bobine. Ce champ magnĂ©tique agit sur l'aiguille ou le miroir, exerçant une force qui dĂ©vie le mouvement de l'aiguille. La dĂ©viation de l'aiguille est proportionnelle Ă  l'intensitĂ© du courant Ă©lectrique. Les galvanomètres sont conçus pour dĂ©tecter des courants Ă©lectriques très faibles. Ils sont gĂ©nĂ©ralement sensibles et peuvent mesurer des courants de l'ordre de quelques microampères (µA) Ă  milliampères (mA). 

Gamma (rayonnement). - Rayonnement électromagnétique de très haute énergie. Dans les conditions de laboratoire, il est produit par les noyaux des atomes (radioactivité gamma). En astrophysique, il peut également correspondre à des phénomènes de désintégration radioactives d'éléments expulsés notamment par l'explosion de supernovae. Et de façon générale il sera associé aux évenements les plus violent observés dans l'univers.

Gay-Lussac (lois de ) ( = lois des gaz parfaits). - Relations entre la pression, le volume et la tempĂ©rature d'un gaz. 

• La loi de Gay-Lussac sur la pression et la température stipule que, à volume constant, la pression P d'une quantité fixe de gaz parfait est directement proportionnelle à sa température T en kelvins (K) : P1/T1 = P2/T2, où P1 et P2 sont les pressions initiale et finale respectivement, et T1 et T2 sont les températures initiale et finale respectivement.

• La loi de Gay-Lussac sur le volume et la température stipule que, à pression constante, le volume V d'une quantité fixe de gaz parfait est directement proportionnel à sa température T : V1/T1 = V2/T2, où V1 et V2 sont les volumes initiale et finale respectivement, et T1 et T2 sont les températures initiale et finale respectivement.

Les gaz réels peuvent dévier légèrement de ces lois idéales, en particulier à des pressions et des températures extrêmes.

Gaz. - ensemble d'atomes, de molĂ©cules ou d'ions Ă  l'Ă©tat fluide susceptible de compressions ou d'extensions. L'Ă©tat gazeux s'oppose Ă  celui d'autres fluides, les liquides, rĂ©sistants Ă  la compression, et Ă  des Ă©tats tels que l'Ă©tat solide, pour lequel les atomes constituants sont liĂ©s rigidement. Un gaz ionisĂ© prend le nom de plasma. L'Ă©tat de plasma est le plus frĂ©quent dans l'univers. 

Gaz parfait. - Un gaz parfait est un gaz théorique, dans lequel les dimensions des particules sont négligeables par rapport au volume considéré ainsi que les collisions entre particules (ces deux conditions sont réalisées en pratique dans un gaz très dilué). Un tel gaz obéit à l'équation des gaz parfaits :

PV = NkT

où P est la pression, V le volume, N le nombre de particules, k la constante de Boltzmann et T la température.

Gaz volcaniques. - Gaz libérés par les volcans. Les gaz volcaniques les plus courants sont composés de vapeur d'eau, de dioxyde de carbone, de dioxyde de soufre, de monoxyde de carbone et de chlorure d'hydrogène

Géante (planète) = Planète gazeuse. - Type de planète qui se distingue par son épaisse atmosphère et sa grande taille. Elles sont principalement composées d'hydrogène et d'hélium. Notre Système solaire compte quatre planètes géantes : Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune, par ordre de distance au Soleil. Elles possèdent toutes un système d'anneaux et de nombreux satellites. Les orbites de ces planètes se situent dans les régions extériures et froides du Système Solaire. On a également découvert des exoplanètes appartenant à ce type. Certaines plus grosses que Jupiter, d'autres, de tailles intermédiaires entre celles les planètes géantes de notre système et celle de la Terre.

Géante (étoile). - Etoile qui se trouve à une phase avancée de son évolution et qui a considérablement augmenté en taille par rapport à sa taille d'origine en tant qu'étoile de séquence principale. Il existe plusieurs types d'étoiles géantes en fonction de leur position dans le diagramme de Hertzsprung-Russell, qui représente la luminosité en fonction de la température effective des étoiles. On distingue :

• Les géantes rouges sont des étoiles qui se sont éloignées de la séquence principale et ont augmenté considérablement en taille et en luminosité. Elles sont caractérisées par une couleur rougeâtre due à leur température plus basse. Pendant cette phase, elles ont généralement épuisé l'hydrogène dans leur cœur et ont commencé à fusionner de l'hélium dans les enveloppes entourant le cœur.

• Les géantes bleues sont généralement plus massives et ont des températures de surface plus élevées que les géantes rouges

• Les géantes de la branche asymptotique sont des géantes rouges dans une phase évoluée de leur vie. Elles sont affectées par une forte perte de matière sous forme de vent stellaire. Ces étoiles sont impliquées dans des processus de formation de poussière et jouent un rôle important dans l'enrichissement en éléments lourds du milieu interstellaire.

 â€˘ Les supergĂ©antes sont des Ă©toiles encore plus massives et plus lumineuses que les gĂ©antes proprement dites. Elles se trouvent gĂ©nĂ©ralement dans les dernières Ă©tapes de leur vie et peuvent Ă©ventuellement exploser pour donner lieu Ă  une supernova.

Gegenschein. - Faible luminositĂ© du ciel nocturne observĂ©e Ă  l'opposĂ© du Soleil. Il s'agit d'un phĂ©nomène rare dĂ» Ă  la diffusion de la lumière solaire par des particules de poussière interplanĂ©taire dans le plan du Système solaire. Le terme gegenschein est d'origine allemande et signifie lueur contraire ou Ă©clat opposĂ©. Il a Ă©tĂ© introduit par Oskar Backlund en 1916. 

Geiger-Müller (compteur). - Instrument de mesure utilisé pour détecter et mesurer les radiations ionisantes. Le compteur Geiger utilise un tube Geiger-Müller rempli de gaz, généralement de l'argon ou du néon, à basse pression. Lorsqu'une particule ionisante, telle qu'un photon gamma ou une particule alpha, pénètre dans le tube, elle ionise le gaz en créant une brève décharge électrique. Cette décharge est détectée et amplifiée, ce qui génère un signal audible ou visuel, indiquant la détection de la radiation. Les compteurs Geiger sont sensibles à différents types de radiations ionisantes, sans permettre d'en différencier la nature. Cependant, leur sensibilité peut varier en fonction du type de rayonnement et de l'énergie des particules. Ces instruments sont généralement équipés d'un dispositif d'affichage, tel qu'un cadran analogique ou un écran numérique, qui indique le nombre de détections de radiation par unité de temps, généralement exprimé en comptes par minute (CPM) ou en microsieverts par heure (µSv/h).

Gel colloïdal. - Substance composée de particules solides ou liquides dispersées dans un milieu liquide. Les particules sont réparties de manière homogène dans le milieu liquide, formant un réseau tridimensionnel, qui confère au gel des propriétés de viscosité et de structure similaires à celles des solides, tout en conservant sa capacité à se déformer sous l'effet de forces externes.

GelĂ©e blanche. - La gelĂ©e consiste dans l'abaissement de la tempĂ©rature au-dessous de 0 °C,  Ă  la suite duquel l'eau se convertit en glace. La moins forte des gelĂ©es est la gelĂ©e blanche, qui se produit durant les nuits Ă©toilĂ©es, au printemps et Ă  l'automne; l'absence de nuages augmente l'Ă©mission de chaleur de la terre vers les espaces cĂ©lestes, et le refroidissement est suffisant pour faire condenser sur le sol et les vĂ©gĂ©taux la vapeur d'eau contenue dans les couches infĂ©rieures de l'atmosphère; ce dĂ©pĂ´t constitue la rosĂ©e, et, si le refroidissement est suffisant, les gouttelettes se congĂ©lent et donnent la gelĂ©e blanche. D'autre part, les jeunes bourgeons laissent transsuder leur eau, et les premiers rayons du soleil en les frappant les brĂ»lent; d'oĂą l'expression de bourgeons grillĂ©s.

Géocentrique. - Système de référence ou perspective qui place la Terre au centre. Historiquement, le modèle géocentrique était une conception du cosmos dans laquelle la Terre était considérée comme le centre de l'univers et que tous les objets célestes, y compris le Soleil, les planètes et les étoiles, orbitaient autour d'elle.

Géochimie. - Branche de la géologie qui étudie les processus chimiques et les interactions entre les éléments chimiques dans la Terre, ainsi que leur répartition et leur évolution à travers le temps géologique.

Géocroiseur. - Astéroïde ou une comète dont l'orbite autour du Soleil croise l'orbite de la Terre. Cela signifie que leur trajectoire peut potentiellement les amener à proximité de notre planète. Les géocroiseurs sont classés en fonction de leur proximité avec la Terre. Les plus proches d'entre eux sont appelés les "approcheurs géocroiseurs", qui sont des objets dont les orbites s'approchent de moins de 0,05 unité astronomique (UA) de la Terre (1 UA étant la distance moyenne entre la Terre et le Soleil, soit environ 150 millions de kilomètres). Certains géocroiseurs, connus sous le nom de "géocroiseurs potentiellement dangereux" (PHAs pour Potentially Hazardous Asteroids), sont suffisamment grands et peuvent passer suffisamment près de la Terre pour représenter un risque potentiel de collision dans un avenir prévisible.

Géodésie*. - Science qui étudie la forme, les dimensions et le champ de gravité de la Terre, ainsi que les méthodes pour mesurer et représenter ces caractéristiques. Elle vise à déterminer la taille, la forme et la topographie précises de la Terre, ainsi que les variations de la gravité à sa surface.

Géodésique. - Ligne de courbure minimale sur une surface donnée. Plus précisément, une géodésique est une courbe qui suit la plus courte distance entre deux points d'une surface, en prenant en compte la courbure intrinsèque de cette surface.

GĂ©ographie*. - Science qui Ă©tudie tous les phĂ©nomènes (physiques, humains, environnementaux) observables Ă  la surface du globe terrestre. 

+ La géographie physique étudie les éléments physiques de la Terre (relief, climat, végétation, cours d'eau, océans, sols, ressources naturelles). Elle cherche à comprendre les processus géologiques, météorologiques et biologiques qui façonnent le paysage terrestre.

 + La gĂ©ographie humaine se concentre sur les activitĂ©s et les comportements humains (population, urbanisation, Ă©conomie, culture, migrations, systèmes politiques et interactions sociales). Elle Ă©tudie comment les individus et les groupes s'organisent, vivent et interagissent avec leur environnement.

+ La gĂ©ographie environnementale  examine les interactions complexes entre les ĂŞtres humains et leur environnement naturel. Elle se concentre sur les enjeux environnementaux tels que le changement climatique, la gestion des ressources naturelles, la dĂ©gradation de l'environnement, la durabilitĂ© et les politiques environnementales.

+ La géographie régionale analyse les caractéristiques géographiques spécifiques d'une région donnée, qu'il s'agisse d'un continent, d'un pays, d'une région ou d'une ville. Elle étudie les particularités physiques, humaines, culturelles et économiques d'une région et examine les liens entre ces facteurs.

Géoïde. - Représentation mathématique de la forme de référence de la Terre, qui correspond à une surface équipotentielle de la pesateur. En d'autres termes, c'est une surface sur laquelle tous les points du champ de gravitation terrestre ont la même valeur. Le géoïde présente une forme irrégulière en raison des variations locales de la gravitation terrestre, dues à la distribution inégale de la masse à l'intérieur de la Terre, les montagnes, les océans, et même les variations de densité de la croûte terrestre. Le géoïde est utilisé comme surface de référence pour définir les altitudes et les coordonnées géographiques. Les altitudes mesurées par rapport au géoïde sont appelées altitudes orthométriques et sont utilisées pour des applications géodésiques précises.

GĂ©ologie*. - Science qui Ă©tudie la constitution, la structure et l'Ă©volution de la Terre et, par extension, celles des autres corps cĂ©lestes prĂ©sentant une surgface solide. 

Géomagnétisme. - Branche de la géophysique qui se concentre sur les propriétés magnétiques de la Terre et sur les processus qui les génèrent.

Géomorphologie. - Branche de la géographie physique qui étudie les formes, les processus et l'évolution du relief terrestre. Elle se concentre sur l'analyse et la compréhension des formes du paysage, de leur origine et de leur évolution, en examinant les processus géologiques, climatiques, hydrologiques et biologiques qui les façonnent.

Géophysique. - Branche des sciences de la Terre qui étudie les propriétés physiques et les processus qui se produisent à l'intérieur de la Terre et à sa surface. Elle englobe des domaines d'étude tels que la sismologie, la géodynamique, ou le géomagnétisme.

Germanium (Ge). - Corps simple découvert en 1885. Numéro atomique : 32; masse atomique : 72,6. Utilisé dans les technologies à base de semi-conducteurs.

Geyser. - Source d'eau chaude qui, de manière intermittente, éjecte de l'eau et de la vapeur dans les airs. Ce phénomène, associé de caractère paravolcanique,, se produit lorsque de l'eau souterraine chauffée par du magma ou des roches chaudes atteint un point d'ébullition et est brusquement libérée à travers un conduit étroit vers la surface. Le cycle d'éruption d'un geyser typique se divise généralement en plusieurs phases. Tout d'abord, de l'eau s'accumule dans une cavité souterraine appelée le réservoir. En raison de la chaleur, l'eau dans le réservoir atteint progressivement son point d'ébullition, formant de la vapeur. La pression de la vapeur augmente jusqu'à ce qu'elle expulse brusquement l'eau vers le haut à travers le conduit étroit du geyser, provoquant une éruption. Après l'éruption, l'eau restante dans le réservoir se refroidit et le cycle recommence. La durée et la hauteur des éruptions varient d'un geyser à l'autre. Certains geysers peuvent atteindre des hauteurs impressionnantes de plusieurs dizaines de mètres, tandis que d'autres sont plus modestes.

Gibbs  (loi de) ou loi de Gibbs-Duhem. - Relation mathĂ©matique fondamentale en thermodynamique qui lie les variables thermodynamiques d'un système multiphase en Ă©quilibre. Une expression courante en est : 

F = C - P + 2
oĂą F est le nombre de degrĂ©s de libertĂ© du système, C est le nombre de composants chimiques du système et P est le nombre de phases prĂ©sentes. 

Gibbs (phase de). -  Etat d'Ă©quilibre d'un système thermodynamique. Un système peut exister sous diffĂ©rentes phases, telles que solide, liquide ou gazeuse. La phase de Gibbs prend en compte diverses variables thermodynamiques pour dĂ©crire l'Ă©tat du système. Par exemple, pour l'eau, la phase de Gibbs dĂ©pendra de la pression et de la tempĂ©rature, ce qui peut conduire Ă  des phases telles que la glace, l'eau liquide ou la vapeur.

Givre. - Très fine couche de glace recouvrant les corps solides exposés à un air très froid.

Glace. - Etat solide de l'eau, formé lorsque l'eau se refroidit suffisamment pour que les molécules d'eau se lient entre elles et forment une structure cristalline. La glace est moins dense que l'eau liquide, ce qui fait qu'elle flotte sur l'eau. Cela est dû à l'agencement des molécules d'eau dans une structure cristalline qui forme des liaisons hydrogène, créant des espaces vides entre les molécules et augmentant ainsi le volume occupé. La glace peut prendre différentes formes en fonction des conditions de température et de pression. La forme la plus courante est la glace hexagonale, qui présente une structure cristalline régulière. On mentionnera aussi la glace cubique, la glace rhomboédrique, la glace amorphe et plusieurs autres formes exotiques qui se forment à des pressions extrêmes.

Glaciation. - Phénomène naturel dans lequel une grande partie de la surface terrestre est recouverte de glace et de neige. Il se produit lorsque la température moyenne de la Terre diminue de manière significative, entraînant une expansion des calottes glaciaires, des glaciers et des inlandsis sur les continents. Au cours de l'histoire de la Terre, il y a eu plusieurs périodes glaciaires, également appelées ères glaciaires. La dernière période glaciaire, connue sous le nom de glaciation du Pléistocène, a débuté il y a environ 2,6 millions d'années et s'est terminée il y a environ 11 700 ans. Au cours de cette période, d'énormes calottes glaciaires se sont formées dans les régions polaires et se sont étendues vers les régions tempérées, recouvrant de vastes portions de l'Europe, de l'Amérique du Nord et d'autres continents. Les glaciations sont généralement causées par des variations cycliques dans les paramètres orbitaux de la Terre, connues sous le nom de cycles de Milankoviç. Ces variations modifient la quantité de rayonnement solaire reçue à différentes latitudes et saisons, ce qui peut entraîner une augmentation ou une diminution de la température moyenne.

Glacier. - Masse de glace permanente en mouvement, issue de la compression d'épaisses couches de neige accumulées au cours du temps. Les glaciers se forment principalement dans les régions polaires et les régions montagneuses où les températures sont suffisamment basses pour que la neige persiste et s'accumule.

Globe. - En géographie, c'est une sphère sur laquelle est figurée la surface de la Terre.

 

Globe de feu. - 1) Phénomène lumineux observé dans le ciel nocturne lorsqu'un météore pénètre dans l'atmosphère terrestre et se consume en raison de la friction avec l'air. Lorsqu'un météore est particulièrement brillant et intense, il peut être décrit comme un "globe de feu". Ces boules de feu météoriques peuvent produire une traînée lumineuse persistante et peuvent être visibles pendant quelques secondes à plusieurs minutes avant de s'éteindre. - 2) Boule de gaz incandescent qui est éjectée du volcan. Lorsque du magma est projeté dans l'air et entre en contact avec l'oxygène, il peut s'enflammer et former une boule de feu brûlante qui se déplace rapidement dans l'atmosphère. Ces globes de feu volcaniques sont généralement de courte durée et peuvent être accompagnés d'autres phénomènes volcaniques tels que des projections de cendres et de roches.

Gluon. - Particule de masse nulle vĂ©hiculant l'interaction nuclĂ©aire forte, l'une des quatre forces fondamentales de l'univers, celle qui lie les quarks ensemble pour former les hadrons (baryons et mĂ©sons). Les gluons se diffĂ©rencient notamment des autres bosons de jauge (bosons transmetteurs des forces) par une type de charge particulier, la charge de couleur, Ă  laquelle ne sont sensibles qu'eux-mĂŞmes et les quarks. 

Glycol Diol.

Gneiss (mot emprunté à l'allemand) . - Les gneiss sont des roches essentiellement composées de feldspath lamellaire ou grenu et de mica en paillettes. Leur structure est toujours plus ou moins feuilletée. Outre ces substances, les gneiss contiennent très souvent du quartz, du talc ou du graphite : il en résulte trois variétés distinctes de gneiss que l'on nomme gneiss quartzeux, talqueux et graphiteux. Lorsque les cristaux de feldspath sont très apparents, le gneiss reçoit le nom de gneiss porphyroïde. Les gneiss peuvent encore, mais accidentellement, renfermer des tourmalines, des grenats, et différents métaux, tels que le fer et le molybdène, qui y sont disséminés. Considérés sous le point de vue géologique, les gneiss forment de vastes systèmes de terrains dont la stratification est toujours distincte, et qui renferment un grand nombre de filons. Ces gneiss reposent ordinairement sur les granits. (DV.).

Gnomon. - Type de cadran solaire dont le style est une tige verticale projetant son obre sur une surface horizontale.

Golfe, baie. - En termes de géographie, on nomme baie un enfoncement de la mer dans l'intérieur des terres; mais, comme cette définition convient également au mot golfe, on ajoute que la baies présente à son entrée une ouverture plus étroite, tandis que le golfe, au contraire, présente sa plus grande largeur à l'entrée même. La baie d'Audierne, en France, celle de Naples, en Italie, ainsi que bien d'autres, sont loin d'offrir ce caractère; cependant toutes les cartes leur donnent ce nom. Quelques auteurs disent que la baie diffère seulement du golfe en ce que la première est plus petite. Ceci est généralement vrai, mais souffre pourtant de nombreuses exceptions; nous nous contenterons de citer la baie d'Hudson. La confusion entre les deux termes de golfe et de baie est à peu près complète, et il sera fort difficile de la faire cesser. Elle tient à ce que les navigateurs et les cartes ont souvent accepté sans examen, les noms géographiques imposés par les géographes anglo-saxons. Or, en anglais les termes gulf et bay une signification complètement opposée à celle que les géographes français, donnent à golfe et à baie. Le gulf des Anglais est plus étroit à l'entrée (exemple : le golfe Arabo-persique), et leur bay, au contraire, est plus large.

Gondwana. - PalĂ©ocontinent hĂ©ritier d'un Protogondwana existant dès le NĂ©oprotĂ©rosozĂŻque et qui, après avoir Ă©tĂ© une composante de la PangĂ©e,entre la fin du Carbonifère et le dĂ©but du Jurassique, a commencĂ© s'en sĂ©parer  il y a environ 600 millions d'annĂ©es, en mĂŞme temps que la Laurasie, au nord. Il y a 180 millions d'annĂ©es, le Gondwana a commencĂ© Ă  se fragmenter Ă  son tour en plusieurs continents distincts en raison des mouvements tectoniques de la lithosphère terrestre. Cette fragmentation a finalement conduit Ă  la sĂ©paration de plusieurs des masses continentales que nous connaissons aujourd'hui : AmĂ©rique du Sud, Afrique, Antarctique, Australie, Inde, Madagascar et PĂ©ninsule arabique. L'AmĂ©rique du Sud et l'Afrique se sont sĂ©parĂ©es, formant l'ocĂ©an Atlantique Sud. L'Inde a migrĂ© vers le nord et a fini par entrer en collision avec le continent asiatique, formant l'Himalaya. L'Antarctique s'est Ă©loignĂ©e des autres continents et a fini par se recouvrir de glace, tandis que l'Australie s'est sĂ©parĂ©e de l'Antarctique et a migrĂ© vers sa position actuelle.

Gouffre. - CavitĂ© profonde ou un trou bĂ©ant dans la surface terrestre. 

+ Les gouffres karstiques se forment dans les régions calcaires où l'eau s'infiltre dans la roche soluble, créant des réseaux de cavités souterraines. Au fil du temps, l'érosion continue peut provoquer l'effondrement du plafond de ces cavités, formant ainsi des gouffres.

 + Les gouffres volcaniques peuvent ĂŞtre crĂ©Ă©s par les volcans lors d'Ă©ruptions explosives ou effusives. Lorsque du magma est Ă©jectĂ© du volcan, il peut laisser derrière lui une cavitĂ© vide, souvent appelĂ©e caldeira. 

 + Les gouffres glaciaires, connus sous le nom de crevasses, sont des fissures qui se forment lorsque la glace d'un glacier se dĂ©forme en raison de la pression exercĂ©e par le mouvement de celui-ci. 

 + Les gouffres marins peuvent se former dans les ocĂ©ans et les mers, gĂ©nĂ©ralement près des cĂ´tes ou dans des zones de subduction tectonique. Ils sont souvent associĂ©s Ă  des phĂ©nomènes gĂ©ologiques tels que les failles, les chenaux sous-marins ou les effondrements de grottes cĂ´tières. 

Graben. - DĂ©pression allongĂ©e et Ă©troite dans laquelle le bloc central s'enfonce par rapport aux blocs adjacents, crĂ©ant ainsi une vallĂ©e ou un bassin d'effondrement. Ce type de structure gĂ©ologique rĂ©sulte de l'effondrement de la croĂ»te terrestre le long de deux failles normales parallèles. Les grabens se forment ainsi gĂ©nĂ©ralement dans des rĂ©gions oĂą la croĂ»te terrestre est soumise Ă  une extension tectonique, c'est-Ă -dire lorsque les plaques tectoniques s'Ă©cartent l'une de l'autre. Cette extension provoque l'affaiblissement de la croĂ»te, ce qui conduit Ă  la formation de failles normales parallèles. Les blocs bordant les failles (appelĂ©s horsts) se dĂ©placent vers le bas, crĂ©ant ainsi un espace d'effondrement. Exemples  : le graben du Rhin en Europe, le grand fossĂ© de l'Est-africain en Afrique de l'Est, le fossĂ© du Jourdain au Moyen-Orient.

Grand axe. - Axe le plus long d'une ellipse. Le demi-grand axe est donné pour synonyme de distance moyenne d'un corps au corps autour duquel il est en orbite.

Grandeur physique. - Propriété ou une caractéristique mesurable d'un système physique. Exemples : la longueur, la massae, la durée, la vitesse, la force, l'énergie, la température, la charge électrique, etc.

Granit. - Roche formée d'un agrégat de cristaux de feldspath, de quartz et de mica (biotite / muscovite) ou d'amphibole. C'est une roche intrusive d'origine magmatique qui se forme lentement à partir du refroidissement et de la solidification du magma.

Granulation solaire. - Motif granuleux visible sur le Soleil, et formé par de petites structures lumineuses appelées granules, qui sont des cellules de convection dans la couche la plus externe du Soleil, appelée la photosphère. Les granules solaires ont une taille typique d'environ 1 000 kilomètres de diamètre et une durée de vie de quelques minutes à quelques dizaines de minutes. Chaque granule est formé d'un noyau brillant et chaud entouré par une zone sombre. Les granules brillants sont constitués de plasma chaud qui remonte à la surface, tandis que les zones sombres correspondent aux régions où le plasma plus frais et plus dense s'enfonce dans la photosphère. La granulation solaire est due aux mouvements de convection qui se produisent dans la photosphère. La chaleur produite par les réactions thermonucléaires à l'intérieur du Soleil est transportée à la surface par convection, où elle est libérée dans l'espace sous forme de rayonnement. Ce processus de convection crée des cellules de convection où le plasma chaud monte et le plasma plus frais descend.

Graphite. - Le graphite est la forme rhomboĂ©drique du carbone. Les cristaux les plus purs contiennent en outre du carbone une petite quantitĂ© de sesquioxyde de fer. Le graphite se prĂ©sente en petites lamelles hexagonales et le plus souvent en masses foliacĂ©es, Ă©cailleuses ou compactes.  Clivage basique parfait; les lames de clivages sont flexibles. L'Ă©clat est mĂ©tallique; la couleur varie du noir de fer au noir gris d'acier; le graphite laisse sur le papier une trace noire; son toucher est gras. DuretĂ©, 1 Ă  2. DensitĂ©, 2,09 Ă  2,29. Bon conducteur de l'Ă©lectricitĂ©. Le graphite se trouve parfois en masses exploitables dans les granites, les gneiss, les micaschistes et les calcaires cristallins. Les variĂ©tĂ©s terreuses dĂ©signĂ©es sous le nom de mine de plomb ou de plombagine sont utilisĂ©es pour divers usages et particulièrement pour le noircissement des objets de fer. Les gisements de SibĂ©rie (Russie) sont considĂ©rables; les Etats-Unis fournissent aussi beaucoup de ce minĂ©ral. On en trouve aussi On en trouve en diffĂ©rentes localitĂ©s de la France, de l'Espagne, de la Corse. La tremenheerite est une variĂ©tĂ© impure de graphite. Le nom de graphitoĂŻde a Ă©tĂ© donnĂ© par Sauer Ă  une variĂ©tĂ© de carbone, brillant Ă  la flamme d'un bec Bunsen et imprĂ©gnant les micaschistes de l'Erzgebirge. La schungite d'Olonetz est aussi une variĂ©tĂ© de carbone, intermĂ©diaire entre le graphite et l'anthracite.  (A. Lacroix).

Grauwacke. - Ce terme, emprunté aux mineurs allemands et souvent employé, dans un sens indéterminé, pour toutes sortes de roches schisteuses anciennes qui ne sont pas exclusivement argileuses, doit rester appliqué aux schistes grossiers, originairement siliceux et calcarifères, qu'une disparition de leurs parties calcaires, sous l'influence des eaux d'infiltration, a rendu vacuolaires. Dans les Ardennes, les grauwackes dévoniennes de Montigny et d'Hierges offrent de bons types de ces roches où les fossiles ne sont plus conservés qu'à l'état de moules internes et externes, le test calcaire de la coquille qui séparait ces deux moules ayant disparu par dissolution. Leur coloration brune habituelle est également produite par un phénomène ultérieur de suroxydation de leurs éléments ferrugineux.

Grave. - Corps grave = corps pesant, c'est-Ă -dire sensible Ă  la gravitation.

Gravimétrie. - Méthode utilisée en géophysique pour mesurer les variations du champ de gravitation terrestre. Elle permet d'étudier la répartition des masses à l'intérieur de la Terre et de cartographier les variations de densité dans le sous-sol. Le principe de base de la gravimétrie repose sur la mesure de l'accélération de la pesanteur à différents points de la surface de la Terre. Cette accélération est directement liée à la distribution de la masse à l'intérieur de la planète. En mesurant avec précision les variations de l'accélération gravitationnelle, on peut déduire les changements de densité du sous-sol.

Gravitation. - Dans la physique classique, c'est le phénomène par lequel deux corps matériels s'attirent avec une force proportionnelle au produit de leurs masses (masses gravitationnelles) respectives et inversement proportionnelle à leur distance (attraction universelle de Newton). Dans la relativité générale, c'est l'effet d'une masse (masse inertielle idéntifiée à la masse gravitationnelle) ou d'une énergie sur la courbure de l'espace-temps. Lorsque le champ gravitationnel étudié est faible, les formules de calcul classiques sont utilisables avec un bon degré de précision.

Gravitationnelles (ondes). - Perturbations de l'espace-temps prĂ©dites par Einstein dans sa thĂ©orie de la relativitĂ© gĂ©nĂ©rale (1915), comme faisant partie de la description de la gravitation en tant que courbure de l'espace-temps. Ces ondes se propagent Ă  la vitesse de la lumière Ă  partir d'Ă©vĂ©nements cosmiques massifs et accĂ©lĂ©rĂ©s, tels que des collisions de trous noirs, des fusions d'Ă©toiles Ă  neutrons ou des explosions de supernovae. Elles se manifestent sous forme d'ondulations dans l'espace-temps lui-mĂŞme, crĂ©ant des variations infinitĂ©simales de longueur dans des objets Ă  grande Ă©chelle, comme des bras d'interfĂ©romètres sĂ©parĂ©s par des kilomètres. Les ondes gravitationnelles transportent de l'Ă©nergie, mais elles interagissent extrĂŞmement faiblement avec la matière, ce qui rend leur dĂ©tection complexe. En septembre 2015, le Laser Interferometer Gravitational-Wave Observatory (LIGO), situĂ© aux Etats-Unis, a annoncĂ© la première dĂ©tection directe d'ondes gravitationnelles. Depuis lors, plusieurs autres dĂ©tections ont Ă©tĂ© effectuĂ©es. Outre le LIGO, il existe d'autres observatoires d'ondes gravitationnelles, Ă  commencer par Virgo, un interfĂ©romètre gĂ©ant qui se trouve en Italie, près de Pise. 

Graviton. - Particule hypothétique considérée comme la médiatrice de la force gravitationnelle dans le cadre de la gravité quantique. La théorie prévoit que cette particule serait dépourvue de masse et serait de spin = 2.

Gray (symbole Gy). - UnitĂ© dĂ©rivĂ©e de dose absorbĂ©e du Système international (SI) d'unitĂ©s.  (Cette unitĂ© remplace le rad dans le SI : 1 Gy est Ă©quivalent Ă  100 rads). Un gray reprĂ©sente l'Ă©nergie d'un rayonnement ionisant apportant une Ă©nergie d'un joule Ă  un milieu homogène d'une masse d'un kilogramme de matière. Le gray est notamment utilisĂ© pour apprĂ©cier les effets dĂ©terministes de fortes irradiations sur l'humain. Quand on veut Ă©valuer les effets stochastiques de faibles doses, ou les effets d'une irradiation sur les animaux, on utilise une autre unitĂ© dĂ©rivĂ©e, le sievert, de mĂŞme dimension. 

Grêle. - Eau congelée tombant de l'atmosphère en grains arrondis (grêlons). Cette forme de précipitation solide se forme généralement dans les nuages d'orage qui présentent des courants ascendants très forts. Ces courants ascendants permettent à l'eau sous forme de gouttelettes de se soulever dans le nuage jusqu'à atteindre la partie supérieure du nuage où la température est inférieure à zéro degré Celsius. Dans la partie supérieure du nuage d'orage, les gouttelettes d'eau superrefroidies (eau en dessous de zéro degré mais toujours liquide) entrent en contact avec des particules, telles que de la poussière ou des cristaux de glace, qui servent de noyaux de congélation. Lorsqu'une gouttelette d'eau superrefroidie se congèle sur un noyau de congélation, un grêlon commence à se former. Le grêlon formé initialement descend ensuite vers la partie inférieure du nuage où il entre en contact avec des gouttelettes d'eau liquide. Ces gouttelettes d'eau se congèlent en glace lorsqu'elles entrent en contact avec la surface glacée du grêlon, ce qui conduit à une accumulation de couches de glace concentriques autour du noyau initial. Le grêlon grandit ainsi par accrétion de couches successives de glace. Le grêlon peut être emporté par des courants d'air ascendants et descendants à l'intérieur du nuage, ce qui permet à d'autres gouttelettes d'eau superrefroidies de s'accrocher et de geler sur le grêlon en formation. Ce processus de cyclisation peut se répéter plusieurs fois, conduisant à la formation de grêlons plus gros. Lorsque le grêlon devient trop lourd pour être soutenu par les courants ascendants, il tombe du nuage et atteint le sol sous la forme de grêle. La taille des grêlons peut varier considérablement, allant de quelques millimètres à plusieurs centimètres de diamètre.

Grenat. - MinĂ©ral  de couleur variable, le plus ordinairement rouge. Tous les grenat cristallisent dans le système cubique. Ils fondent Ă  la flamme du chalumeau et donnent un verre transparent de densitĂ© infĂ©rieure Ă  celle du grenat qui l'a produit. GĂ©nĂ©ralement, l'acide chlorhydrique n'attaque pas les grenats, Ă  moins que ceux-ci ne renferment une forte proportion de calcium ; mais, après avoir subi la fusion, ces mi nĂ©raux sont complètement dĂ©composĂ©s par l'acide chlorhydrique, qui en prĂ©cipite de la silice gĂ©latineuse. Il suffit mĂŞme, pour qu'un grenat acquière cette propriĂ©tĂ©, de le chauffer au rouge sans le fondre, s'il est riche en calcium
le grenat constitue une pierre précieuse (escarboucle, gemme rouge); on le trouve dans une foule de roches, de granits, de gneiss, etc. Les principales variétés employées dans la bijouterie sont : le grenat grossulaire, le grenat almanpin, le grenat mélanite.

Grès. - Roches dĂ©tritiques constituĂ©es de grains de sable cimentĂ©s ensemble. Les grains de sable peuvent ĂŞtre composĂ©s de quartz, de feldspath, de micas et d'autres minĂ©raux.  Les grains de sable sont souvent arrondis et bien triĂ©s. Le ciment qui lie les grains peut ĂŞtre constituĂ© de silice, de carbonate de calcium ou d'autres minĂ©raux. Les grès sont des roches primitivement dĂ©posĂ©es Ă  l'Ă©tat de sable, mais dont les Ă©lĂ©ments meubles ont Ă©tĂ© soudĂ©s par un ciment siliceux, calcaire ou ferrugineux. Les grès siliceux ont une grande duretĂ©. Parfois, l'agglomĂ©ration est si parfaite que la cassure prĂ©sente un aspect luisant : c'est le cas des grès dits lustrĂ©s. Chez d'autres types, le grain de la roche n'est plus visible, le microscope y rĂ©vèle mĂŞme une structure cristalline : ce sont les quartzites. Les grès ferrugineux ont une couleur rouge due Ă  l'oxyde de fer. Les grès psammites sont Ă  ciment argileux; ils sont micacĂ©s et schisteux. Les grauwackes sont siliceux et dĂ©calcifiĂ©s par les eaux d'infiltration. Les macignos sont argileux et calcarifères. Les grès verts doivent leur couleur Ă  la glauconie.

Grésil. - Quand au moment de la chute de la neige, il vient à se produire des coups de vent brusques, les flocons neigeux routés les uns contre les autres s'agglutinent, se durcissent et prennent en même temps une forme arrondie. Ils constituent alors ce que l'on appelle le grésil. Le grésil est une forme rudimentaire de la grêle, qui n'apparaît jamais en été, au moins dans les climats chauds ou tempérés. Les grains de grésil, peu consistants et blancs à la surface, n'ont que quelques millimètres de diamètre; ils sont parfois arrondis, parfois en pyramides à trois pans; leur structure est cristalline. Ils se produisent toujours à la suite d'un coup de vent. Ce coup de vent mêle et met en contact les menus cristaux de glace et les gouttelettes des nuages en surfusion qui coexistent dans des couches d'air très voisines, un peu au-dessus de la couche isotherme de 0 °C. Les nuages d'eau surfondue, qui atteignent de grandes épaisseurs en été, ne peuvent occuper, dans la saison froide qu'une couche atmosphérique très mince et très basse : les menus cristaux de glace ne peuvent donc précipiter autour d'eux qu'une très faible quantité d'eau surfondue, ce qui explique leur petitesse en comparaison des grêlons. Une observation de Kaemtz a montré la nécessité du coup de vent dans la genèse du grain de grésil : la neige tombante peut se transformer en corps sphériques ou pyramidaux dès que le vent soufflait par rafales, et reprendre la forme de flocons dès que le vent cesse.

Grotte. - Cavité souterraine formées par l'action de l'eau sur des roches solubles (calcaire, par exemple). L'eau dissout lentement les minéraux dans la roche, créant des passages et des salles souterraines.

Gypse. - Sulfate hydraté de calcium. Le gypse se présente en masses compactes et grenues comme l'albâtre gypseux et le gypse saccharoïde et en cristaux. La forme cristalline du gypse dérive, d'un prisme rhomboïdal oblique. Ce corps jouit de la double réfraction à deux axes; il présente trois plans de clivage, dont deux faciles et un plus difficile. Les deux premiers sont inclinés de 60°; le troisième leur est perpendiculaire. Le système cristallin du sulfate de calcium offre plusieurs variétés. Les macles sont très communes; c'est la macle de deux cristaux lenticulaires qui produit la variété connue sous le nom de fer de lance, et c'est la section de cette macle qui offre la forme qui lui a valu son nom; sa couleur est jaunâtre. Des lits de gypse entièrement, mais confusément cristallisé, sont désignés, selon leur épaisseur, sous les noms de grignard et pied d'alouette. Ces différentes variétés sont très communes dans la pierre à plâtre du Bassin parisien. Les cristaux trapéziens sont assez abondants dans les marnes qui recouvrent cette roche; ils sont souvent incolores et transparents. Les marnes jaunes sont particulièrement pétries de veinules cristallisées, formées d'une quantité prodigieuse de petites lentilles. - En géologie, on connaît sous le nom de gypse parisien, une importante assise de gypse saccharoïde, grenu, de formation lagunaire, qui occupe une grande étendue dans le Bassin parisien, dans un vaste cercle limité par Villers-Cotterets, Reims, Melun, Chevreuse, Montfort, Mantes et Beaumont. Le gypse n'affleure nulle part, car il est soluble; il n'existe que là où les marnes du gypse, imperméables, l'ont protégé contre les eaux d'infiltration. Le gypse parisien est divisé en quatre couches ou masses très fossilifères, qui sont généralement séparées par des lits de marnes.

Gyromagnétique (effets). - Phénomènes qui résultent de l'interaction entre le moment magnétique intrinsèque (spin) d'une particule chargée et un champ magnétique externe. Ces effets sont observés principalement dans le domaine de la physique des particules et de la physique des solides. Ils comprennent la précession de Larmor, où le moment magnétique précessionne autour de la direction du champ magnétique, et l'effet Hall, où les charges électriques sont déviées par la force de Lorentz lorsqu'elles se déplacent dans un matériau soumis à un champ magnétique.

Gyroscope. - Instrument utilisĂ© pour mesurer et maintenir l'orientation et la rotation d'un objet. Il est basĂ© sur le principe de conservation du moment cinĂ©tique, selon lequel un objet en rotation conserve sa rotation Ă  moins qu'une force externe ne soit appliquĂ©e pour la modifier. 

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