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H
Had√©en (du dieu grec Had√®s, qui est associ√© au monde souterrain, en raison des conditions infernales suppos√©es r√©gner sur la Terre primitive...). - Premi√®re √©poque g√©ologique et chronologique de l'histoire de la Terre. Elle fait partie de l'√®re pr√©cambrienne et s'√©tend d'environ 4,6 milliards d'ann√©es (l'√Ęge de formation de la Terre) √† environ 4 milliards d'ann√©es avant notre √®re. L'Had√©en d√©bute avec la formation de la Terre √† partir du disque de poussi√®re et de gaz qui entourait le jeune Soleil. La Terre √©tait soumise √† des impacts violents de m√©t√©orites et de d√©bris cosmiques, contribuant √† la formation de sa cro√Ľte primitive,  cr√©ant des crat√®res et faisant fondre une grande partie de sa surface. Les temp√©ratures √©taient extr√™mement √©lev√©es, avec des oc√©ans de magma en fusion et une atmosph√®re probablement compos√©e de dioxyde de carbone, de m√©thane et d'ammoniac. Au fil du temps, cependant, la Terre s'est refroidie, permettant la formation d'une cro√Ľte solide. Des oc√©ans primitifs d'eau liquide ont commenc√© √† se former √† la surface, mais les conditions restaient tr√®s inhospitali√®res.

Hadron. - Ce terme d√©signe les particules sensibles √† l'interaction forte. Les hadrons, form√©s de quarks, se r√©partissent en deux familles, les m√©sons (qui sont des bosons), etles baryons (qui sont des fermions). 

Hafnium (Hf). - Elément chimique métallique appartenant au groupe des terres rares et de numéro atomique 72. Masse atomique : 178,49. il a été découvert en 1923.

Hahnium (Ha). - Nom donné jusqu'en 1997 à l'élément chimique aujourd'hui appelé dubnium (Db).

Halite. - L'halite (chlorure de sodium, NaCl) ou sel gemme est ordinairement en cristaux cubiques. Tant√īt il forme des gisements √©tendus dans les terrains s√©dimentaires, tant√īt il impr√®gne le sol de certaines r√©gions disloqu√©es. On rencontre ce min√©ral dans le Jura, √† Salins, sur les bords de la mer Caspienne et de la mer Rouge. Il a une saveur caract√©ristique, se dissout ais√©ment, d√©cr√©pite au feu. C'est le condiment indispensable de l'alimentation, sous le nom de sel de cuisine.

Hall (effet). - L'effet Hall se produit lorsque des charges √©lectriques se d√©placent dans un mat√©riau soumis √† un champ magn√©tique perpendiculaire au courant √©lectrique. En raison de la force de Lorentz, les charges √©lectriques sont d√©vi√©es vers un c√īt√© du mat√©riau, cr√©ant une diff√©rence de potentiel appel√©e tension de Hall. Cet effet est utilis√© pour mesurer la conductivit√© √©lectrique et la concentration des porteurs de charge dans les mat√©riaux, et trouve des applications dans les capteurs de courant, les capteurs de vitesse et d'autres dispositifs √©lectroniques.

Halo. - 1) Halo optique : phénomène optique qui se produit autour du Soleil ou de la Lune. Il est causé par la réfraction et la réflexion de la lumière à travers des cristaux de glace présents dans l'atmosphère. - 2) Halo magnétique : région de champ magnétique plus faible entourant une particule chargée, comme un proton ou un noyau atomique. - 3) Halo galactique : vaste région diffuse de gaz, de poussière et d'étoiles qui entoure une galaxie. Il est souvent composé de vieilles étoiles et peut s'étendre bien au-delà de la région centrale d'une galaxie.

Halogènes. - Famille d'éléments chimiques située dans la colonne 17 du tableau périodique des éléments. Cette famille comprend les éléments fluor (F), chlore (Cl), brome (Br), iode (I) et astate (At). Ces éléments ont des propriétés chimiques similaires. Ils se trouvent généralement à l'état naturel sous forme de molécules diatomiques et sont hautement réactifs. Une caractéristique importante des halogènes est leur capacité à former des sels avec des métaux. Par exemple, le chlorure de sodium (NaCl) est un sel commun formé par la réaction du sodium (un métal) avec le chlore.

Halog√©nure. -  Compos√© chimique form√© par la combinaison d'un halog√®ne avec un autre √©l√©ment chimique. Les halog√©nures peuvent √™tre pr√©sents sous forme de min√©raux dans la nature. Les min√©raux halog√©nures contiennent un halog√®ne, combin√© avec un ou plusieurs autres √©l√©ments. Exemples :

‚ÄĘ La fluorine (fluorure de calcium, CaF2) est un min√©ral courant qui se trouve dans de nombreuses r√©gions du monde. Elle est utilis√©e dans l'industrie chimique, dans la fabrication de verre et dans la m√©tallurgie.

‚ÄĘ La halite (chlorure de sodium, NaCl)  est mieux connue sous le nom de sel gemme. Elle est extraite pour √™tre utilis√©e dans l'industrie alimentaire, la d√©sinfection et la d√©neigement des routes.

‚ÄĘ La sylvine (chlorure de potassium, KCl)  est un autre chlorure courant qui est utilis√© comme source de potassium dans les engrais.

‚ÄĘ Le sylv√©nite (KCl-NaCl) est un min√©ral compos√© de chlorure de potassium et de chlorure de sodium. Il est utilis√© dans l'industrie chimique et comme source de potassium.

‚ÄĘ La bromellite (bromure de magn√©sium, MgBr2) est un min√©ral rare contenant du bromure de magn√©sium. Il est principalement utilis√© dans la recherche scientifique.

‚ÄĘ L'iode natif (I2), bien que rare, est parfois trouv√© sous forme de min√©ral. Il est utilis√© dans la fabrication de produits pharmaceutiques et chimiques.

Hamiltonien (op√©rateur). - L'op√©rateur hamiltonien, g√©n√©ralement not√© H, repr√©sente l'√©nergie totale d'un syst√®me quantique.  Il comprend des termes cin√©tiques, potentiels et d'interaction, qui d√©pendent des caract√©ristiques du syst√®me √©tudi√© et est utilis√© dans l'√©quation de Schr√∂dinger pour d√©crire l'√©volution temporelle de la fonction d'onde de ce syst√®me.
‚ÄĘ Le terme cin√©tique est associ√© √† l'√©nergie cin√©tique des particules constituant le syst√®me. Pour une particule libre, l'op√©rateur hamiltonien cin√©tique est donn√© par l'expression (p¬≤/2m), o√Ļ p est l'op√©rateur impulsion et m est la masse de la particule.

‚ÄĘ Le terme potentiel est associ√© √† l'√©nergie potentielle du syst√®me. Il d√©pend des forces qui agissent sur les particules du syst√®me et peut varier en fonction de la position, du temps ou d'autres variables pertinentes. 

‚ÄĘ Les termes d'interaction prennent en compte les interactions (gravitationnelle, √©lectromagn√©tiques, etc.) entre les diff√©rentes particules du syst√®me. 

HAP (Hydrocarbures aromatiques polycycliques) PAH.

Harmoniques (= modes de vibration =  fr√©quences harmoniques). - Multiples d'une fr√©quence fondamentale qui se produisent lorsqu'un syst√®me oscillant vibre. Par exemple, si la fr√©quence fondamentale d'une corde est de 100 Hz, les premi√®res harmoniques seront √† 200 Hz, 300 Hz, 400 Hz, et ainsi de suite. Chaque harmonique a une amplitude et une intensit√© sp√©cifiques, contribuant ainsi √† la forme d'onde globale du syst√®me vibratoire. Lorsqu'un syst√®me oscillant est excit√© par une fr√©quence correspondant √† l'une de ses harmoniques, il peut r√©sonner et amplifier cette fr√©quence. Cela peut entra√ģner des effets de r√©sonance.

Harmonique (mouvement) (= oscillation harmonique). - Type de mouvement p√©riodique dans lequel un objet ou un syst√®me oscille de part et d'autre d'une position d'√©quilibre. Ce type de mouvement est r√©gi par une force de rappel proportionnelle au d√©placement de l'objet par rapport √† sa position d'√©quilibre. L'√©quation math√©matique qui d√©crit le mouvement harmonique est g√©n√©ralement une √©quation sinuso√Įdale, telle que l'√©quation du mouvement d'un ressort ou d'un pendule. Cette √©quation d√©crit la variation du d√©placement de l'objet par rapport au temps.

Hassium (Hs). - Elément chimique artificiel de numéro atomique 108. Masse atomique : 277. Découvert en 1984.

Hausmannite. - Min√©ral d'oxyde de mangan√®se avec la formule chimique Mn3O4. Il a √©t√© nomm√© en l'honneur du min√©ralogiste Johann Friedrich Ludwig Hausmann. L'hausmannite est couramment associ√©e √† des gisements de mangan√®se. Ce min√©ral se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de cristaux prismatiques ou de masses grenues. Sa couleur peut varier du noir au brun fonc√©. Il a un √©clat m√©tallique √† subm√©tallique et une duret√© relativement √©lev√©e sur l'√©chelle de Mohs, se situant entre 5,5 et 6,5. L'hausmannite est une source importante de mangan√®se. En raison de ses propri√©t√©s magn√©tiques, elle est √©galement utilis√©e dans la fabrication de mat√©riaux magn√©tiques et dans d'autres applications technologiques. 

Hauteur d'un astre (anc. Altitude; Le Rep√©rage des astres). - Dans le syst√®me de coordonn√©es horizontales, la hauteur h est l'angle qui s√©pare l'astre du plan horizontal. Cet angle est mesur√© selon la verticale de l'observateur.  L'angle va de 0¬į √† 90 de l'horizon au z√©nith et de 0¬į √† -90¬į de l'horizon au nadir. Mais il faut encore distinguer la hauteur vraie de la hauteur apparente. Les astronomes appellent hauteur m√©ridienne la hauteur d'un astre au moment o√Ļ il passe au m√©ridien; hauteur absolue, celle prise hors du m√©ridien; et hauteurs correspondantes, deux hauteurs √©gales d'un m√™me astre prises l'une √† l'orient et l'autre √† l'occident du m√©ridien. 

‚ÄĘ A la hauteur de... - Dans le langage des marins, prendre la hauteur signifiait mesurer le degr√© de l'√©l√©vation du Soleil sur l'horizon, pour en d√©duire la latitude du lieu. Cette observation se faisait ordinairement √† midi, lorsque le Soleil est dans le m√©ridien du lieu de l'observation. De l√† est venue l'habitude de d√©signer la latitude sous le nom de hauteur, comme on dit :"nous √©tions √† la hauteur des A√ßores, √† la hauteur du cap Finist√®re, etc. "

‚ÄĘ Les almicantarats (ou parall√®les de hauteur) - On a donn√© ces noms √† des cercles parall√®les √† l'horizon, qu'on imagine passer par chaque degr√©, par chaque minute et par chaque seconde du m√©ridien, compris entre l'horizon et le z√©nith. Ces parall√®les ont cons√©quemment leur p√īle au z√©nith; ce sont eux qui d√©terminent la hauteur des astres : de sorte que tous les astres qui sont sous le m√™me almincantarat ou le m√™me parall√®le de hauteur ont la m√™me hauteur. 

La hauteur du p√īle sur l'horizon est l'arc compris entre le p√īle et le lieu de l'observateur la hauteur du p√īle sur l'horizon d'un lieu n'est donc autre chose que la latitude de ce lieu. Quant √† la hauteur de l'√©quateur, c'est √©galement l'arc compris entre l'√©quateur et le point o√Ļ se trouve l'observateur : elle est le compl√©ment de la hauteur du p√īle. - L'azimuth est l'autre coordonn√©e utilis√©e dans ce syst√®me.

Hauteur d'un son. - Caract√©ristique perceptive du son qui est g√©n√©ralement associ√©e √† sa fr√©quence. En g√©n√©ral, plus la fr√©quence d'un son est √©lev√©e, plus la hauteur per√ßue est √©lev√©e, et inversement, plus la fr√©quence est basse, plus la hauteur per√ßue est basse. 

Heisenberg (microscope de). - Exp√©rience de pens√©e servant √† illustrer le principe d'ind√©termination de Heisenberg. Elle a √©t√© propos√©e par Werner Heisenberg pour expliquer les limitations des mesures simultan√©es de certaines propri√©t√©s des particules. Imaginons que nous voulions mesurer la position et la quantit√© de mouvement d'une particule (un √©lectron, par exemple) √† l'aide d'un microscope hypoth√©tique. L'id√©e est de projeter de la lumi√®re sur la particule pour observer sa position de mani√®re pr√©cise. Lorsque nous utilisons une lumi√®re avec une courte longueur d'onde (haute √©nergie), la mesure de la position devient plus pr√©cise, car la localisation de la particule est mieux d√©finie gr√Ęce √† la plus petite longueur d'onde de la lumi√®re. Cependant, il y a un probl√®me : plus nous d√©terminons pr√©cis√©ment la position de la particule, plus la quantit√© de mouvement qui lui est transmise par la lumi√®re est grande. Cela signifie que la quantit√© de mouvement de la particule devient moins bien d√©finie et plus incertaine. En revanche, si nous utilisons une lumi√®re avec une longue longueur d'onde (basse √©nergie) pour minimiser le transfert de quantit√© de mouvement, la mesure de la position devient moins pr√©cise. Le principe d'ind√©termination de Heisenberg √©tablit qu'il existe une limite fondamentale au produit des incertitudes √† la fois de la position (őĒx) et de la quantit√© de mouvement (őĒp) d'une particule : őĒx. őĒp >= ńß / 2, o√Ļ őĒx est l'incertitude de la position, őĒp est l'incertitude de la quantit√© de mouvement, et ńß est la constante de Planck r√©duite. Ce principe montre qu'il existe un compromis fondamental entre conna√ģtre la position d'une particule de mani√®re pr√©cise et conna√ģtre sa quantit√© de mouvement de mani√®re pr√©cise. Ce n'est pas une limitation de nos instruments de mesure, mais une propri√©t√© fondamentale des syst√®mes quantiques.

H√©liaque (Lever et coucher des astres*). - Les anciens astronomes donnaient le nom de lever h√©liaque au lever d'un astre, lorsque cet astre, apr√®s avoir √©t√© en conjonction avec le Soleil, et par cons√©quent invisible (l'√©clat du Soleil emp√™chant de l'apercevoir), se levait assez t√īt avant ce dernier pour √™tre visible √† l'orient, dans le cr√©puscule du matin. Ils appelaient coucher h√©liaque, l'immersion d'un astre dans les rayons du soleil, qui rendaient cet astre invisible, ou la disparition d'un astre √† l'horizon occidental apr√®s le coucher du Soleil. Ce genre d'observation, facile √† faire avec une bonne vue et un horizon libre, constitue le fond de l'astronomie des anciens. C'est sur les levers et les couchers h√©liaques des √©toiles qu'ils pensait que les dieux r√©glaient les rythmes de la nature : l'ordre des travaux agricoles, comme les temps propres √† la navigation; en √Čgypte, c'√©tait le lever h√©liaque de Sirius (Grand Chien), aussi appel√© lever sothiaque*, qui marquait le d√©but de l'ann√©e.

Héliocentrisme - Modèle cosmologique dans lequel le Soleil est considéré comme le centre du Système solaire, avec les planètes qui tournent autour de lui. L'héliocentrisme a été développé par des astronomes et des penseurs de l'Antiquité, mais il est principalement associé aux travaux de Nicolas Copernic, au XVIe siècle, et à Galilée, au XVIIe siècle.

H√©liosph√®re. - Vaste r√©gion ionis√©e de l'espace qui est influenc√©e par le vent solaire √©mis par notre √©toile. Elle s'√©tend bien au-del√† de l'orbite de Pluton, enveloppant tout le Syst√®me solaire. L'h√©liosph√®re est souvent d√©crite comme ayant une forme similaire √† celle d'une com√®te, avec une queue √©tendue dans la direction oppos√©e au mouvement du syst√®me solaire √† travers le milieu interstellaire. Cette queue est form√©e par l'interaction du vent solaire avec le milieu interstellaire, cr√©ant une r√©gion o√Ļ les particules solaires sont d√©vi√©es et ralenties par la pression du milieu interstellaire.

H√©liopause. - R√©gion ext√©rieure de l'h√©liosph√®re, la zone o√Ļ le vent solaire ralentit et rencontre le milieu interstellaire environnant. C'est une fronti√®re entre l'influence du Soleil et l'espace interstellaire. Lorsque le vent solaire √©mis par le Soleil rencontre le milieu interstellaire, il est confront√© √† une r√©sistance accrue et ralentit. L'h√©liopause est la r√©gion o√Ļ cette d√©c√©l√©ration se produit de mani√®re significative, formant une fronti√®re ou une interface entre le plasma solaire et le milieu interstellaire. C'est une r√©gion dynamique et en constante √©volution, soumise √† l'influence des variations de l'activit√© solaire et des conditions du milieu interstellaire. La sonde Voyager 1 a franchi l'h√©liopause en 2012, devenant le premier artefact humain √† p√©n√©trer dans l'espace interstellaire. Voyager 2 a √©galement franchi l'h√©liopause en 2018. 

H√©liom√®tre. - Instrument astronomique utilis√© pour mesurer le diam√®tre apparent du Soleil. L'h√©liom√®tre utilise g√©n√©ralement des t√©lescopes √©quip√©s de dispositifs de r√©duction de la luminosit√© solaire, tels que des filtres sp√©ciaux ou des prises d'ombre, pour rendre possible l'observation directe du Soleil. Les h√©liom√®tres sont souvent dot√©s d'un dispositif de mesure angulaire pour permettre une estimation pr√©cise du diam√®tre apparent du Soleil. En mesurant le diam√®tre apparent du Soleil √† diff√©rentes p√©riodes, les astronomes peuvent √©tudier les variations dans sa taille apparente et en d√©duire des informations sur les mouvements et les caract√©ristiques de notre √©toile. 

H√©lioscope. - Instrument optique utilis√© pour observer directement le Soleil sans les dangers associ√©s √† l'observation directe. Contrairement √† un t√©lescope ordinaire, l'h√©lioscope est sp√©cialement con√ßu pour l'observation solaire et est √©quip√© de dispositifs de r√©duction de la luminosit√© solaire. L'h√©lioscope utilise des prismes ou des miroirs sp√©ciaux pour d√©vier la lumi√®re du Soleil et la diriger vers l'oculaire de l'instrument. Ces √©l√©ments optiques r√©duisent l'intensit√© lumineuse du Soleil, permettant ainsi une observation plus s√Ľre. Certains h√©lioscopes peuvent √©galement √™tre √©quip√©s de filtres sp√©ciaux pour bloquer certaines longueurs d'onde de la lumi√®re solaire, permettant une observation plus d√©taill√©e de la surface solaire.

Héliostat. - Dispositif mécanique utilisé en astronomie et en ingénierie solaire pour suivre et refléter la lumière du Soleil dans une direction constante. Il est utilisé pour concentrer la lumière solaire vers un point spécifique ou pour maintenir une orientation constante de la lumière solaire sur une surface donnée.

Hélium (He). - Corps simple de numéro atomique 2. Masse atomique : 4,0026. C'est un gaz noble

Hématite. - Minéral appartenant au groupe des oxydes de fer. Sa formule chimique est Fe2O3. C'est l'une des formes les plus courantes et les plus abondantes de minerai de fer sur Terre. Elle se présente sous forme de cristaux ou de masses solides. La variété la plus connue est l'hématite rouge. Elle peut également présenter une couleur noire ou grise. Ce minéral, avec une une dureté de 5,5 à 6,5 sur l'échelle de Mohs, peut être considéré comme relativement dur.

H√©misph√®re. - Moiti√© d'une sph√®re, divis√©e par un plan passant par son centre. Le terme est couramment utilis√© en g√©om√©trie pour d√©crire la division d'un objet sph√©rique en deux parties √©gales. Il peut √©galement √™tre utilis√© pour d√©signer une r√©gion g√©ographique ou une partie de la surface terrestre divis√©e par l'√©quateur. 

Henry (loi de). -  Relation entre la pression partielle d'un gaz et sa solubilit√© dans un liquide √† temp√©rature constante. La loi de Henry √©nonce ainsi que la concentration (C) d'un gaz dissous dans un liquide est directement proportionnelle √† la pression partielle (P) de ce gaz au-dessus du liquide, √† condition que la temp√©rature reste constante : C = k.P, o√Ļ  C repr√©sente la concentration du gaz dissous dans le liquide (g√©n√©ralement en moles par litre ou dans d'autres unit√©s de concentration); k est la constante de Henry, qui d√©pend √† la fois du gaz dissous, du liquide et de la temp√©rature; et  P est la pression partielle du gaz au-dessus du liquide.

Herbig-Haro (objets de) (ou HH). - Jets de mati√®re provenant d'une √©toile en formation et dont le nom fait r√©f√©rence √† G. Herbig  et G. Haro , les deux astronomes qui les ont d√©crits pour la premi√®re fois dans les ann√©es 1950.  Ces jets sont √©mis le long de l'axe de rotation de l'√©toile en formation et traversent la n√©buleuse environnante, ionisant le gaz et cr√©ant des structures lumineuses lin√©aires. Ils peuvent √™tre observ√©s en lumi√®re visible, en lumi√®re infrarouge et en rayons X et consistent en des particules charg√©es, des gaz et des poussi√®res √©ject√©s du disque protoplan√©taire entourant l'√©toile en formation. On estime qu'ils jouent un r√īle crucial dans le processus de formation en redistribuant la quantit√© de mouvement et l'√©nergie dans la r√©gion environnante.


Les objets de Herbig-Haro 
HH1 et HH2, dans Orion.

Hertz (symbole : Hz). -  Unit√© de mesure de la fr√©quence dans le syst√®me international d'unit√©s (SI). Il est utilis√© pour quantifier le nombre de cycles ou d'√©v√©nements p√©riodiques qui se produisent en une seconde.Un hertz √©quivaut √† un cycle par seconde. Par exemple, si une oscillation se produit dix fois en une seconde, sa fr√©quence est de 10 hertz. 

Heure. - Unité de mesure du temps. Elle est utilisée pour diviser la journée en segments plus petits et permet de déterminer le moment précis d'un événement ou d'une action. Dans le système horaire conventionnel, une journée de 24 heures est divisée en heures, minutes et secondes. Chaque heure est subdivisée en 60 minutes, et chaque minute est à son tour subdivisée en 60 secondes. Ainsi, une heure est équivalente à 60 minutes ou 3600 secondes.

Hexagonal (système cristallin). - Un des sept systèmes cristallins de base utilisés pour classer les cristaux en fonction de leur symétrie. Le système cristallin hexagonal est caractérisé par une symétrie hexagonale dans l'arrangement atomique des cristaux. Il possède trois axes perpendiculaires, dont deux sont de même longueur et forment un angle de 120 degrés, et un troisième axe perpendiculaire. Les cristaux hexagonaux peuvent prendre la forme de prismes hexagonaux. Exemples de minéraux dans ce système : la calcite, le quartz, le corindon et le graphite.

Higgs (boson de). - Particule subatomique, correspondant au quantum du champ de Higgs,  qui a √©t√© propos√© dans les ann√©es 1960 par divers physiciens parmi lesquels Fran√ßois Englert,  Robert Brout et Peter Higgs afin de rendre compte, dans le cadre du mod√®le standard, de l'acquisition de leur masse par les particules √©l√©mentaires. Selon cette th√©orie, les particules obtiennent leur masse en interagissant avec le champ de Higgs qui impr√®gne tout l'espace. Au fur et √† mesure que les particules (initialement sans masse et donc se d√©pla√ßant √† la vitesse de la lumi√®re) se d√©placent dans ce champ, elles sont ralenties par le champs de Higgs; ce ralentissement pouvant alors s'interpr√©ter comme l'acquisition d'une inertie (une masse). Le boson de Higgs a √©t√© d√©couvert exp√©rimentalement au Grand collisionneur de hadrons (LHC) du CERN en 2012. Le boson de Higgs a une masse estim√©e √† environ 125 giga√©lectronvolts (GeV). C'est une particule instable qui se d√©sint√®gre rapidement en d'autres particules peu apr√®s sa production. 

Hiver. - L'hiver(L'Ann√©e et les saisons*) est l'une des quatre saisons astronomiques de l'ann√©e. Il se place entre l'automne et le printemps, et commence lorsque le Soleil, s'√©loignant de plus en plus du z√©nith, est parvenu √† sa plus petite hauteur m√©ridienne, c'est-√†-dire lorsqu'il est arriv√© au point de l'√©cliptique qui coupe le colure des solstices; et il finit lorsque le Soleil, se rapprochant ensuite de plus en plus du z√©nith, a atteint une hauteur m√©ridienne moyenne; c'est-√†-dire, lorsque qu'il est arriv√© au point de l'√©cliptique qui coupe l'√©quateur. Ainsi, pour ceux qui habitent l'h√©misph√®re septentrional, l'hiver commence le 21 ou 22 D√©cembre; et il finit  le 20 ou 21 Mars. Mais pour les habitants de l'h√©misph√®re m√©ridional, l'hiver commence le 21 ou 22 Juin, et il finit  le 22 ou 23 septembre. 
La nuit la plus longue. - Le jour o√Ļ l'hiver commence, est celui qui est le plus court de l'ann√©e, et la nuit, plus longue, c'est-√†-dire, que le Soleil demeure au-dessus de l'horizon le moins de temps, et au-dessous le plus longtemps qu'il est possible pour chaque lieu; et la diff√©rence de la longueur du jour √† celle de la nuit est d'autant plus grande, que le lieu dont il s'agit a une plus grande latitude (Les Jours et les Nuits).
Holmium (Ho). - Corps simple de num√©ro atomique 67; masse atomique : 164,93. C'est un m√©tal du groupe des lanthanides. il a √©t√© d√©couvert en  1880.

Holoc√®ne. - Epoque g√©ologique qui correspond √† la p√©riode la plus r√©cente de l'histoire de la Terre (C√©nozo√Įque). Elle a d√©but√© il y a environ 11 700 ans, √† la fin de la derni√®re p√©riode glaciaire, et se poursuit jusqu'√† nos jours. Pendant l'Holoc√®ne, les glaciers ont recul√© dans de nombreuses r√©gions, permettant √† la v√©g√©tation de se d√©velopper et √† la faune de prosp√©rer. Les changements climatiques ont √©galement entra√ģn√© des modifications dans les √©cosyst√®mes terrestres et marins. Les humains ont commenc√© √† pratiquer l'agriculture, √† former des communaut√©s s√©dentaires et √† d√©velopper des civilisations √† travers le monde.

Holographique (th√©orie). - Th√©orie qui postule que toutes les informations sur un volume tridimensionnel de l'espace peuvent √™tre encod√©es sur sa fronti√®re bidimensionnelle. Cette th√©orie est bas√©e sur le principe de l'holographie, o√Ļ une image tridimensionnelle peut √™tre reconstruite √† partir d'une seule couche bidimensionnelle. En cosmologie, cette id√©e a des implications notamment en ce qui concerne la compr√©hension de l'information contenue dans les trous noirs et dans l'univers dans son ensemble. La th√©orie holographique propose que l'information sur ce qui se passe √† l'int√©rieur d'un trou noir est en r√©alit√© stock√©e sur la surface bidimensionnelle de l'horizon des √©v√©nements du trou noir. Cette notion sugg√®re √©galement que l'univers observable peut √™tre consid√©r√© comme un hologramme, o√Ļ toutes les informations sur son contenu et son √©volution sont encod√©es sur sa fronti√®re, qui est souvent interpr√©t√©e comme l'horizon cosmologique ou la limite de l'univers observable. 

Homologue . - Qualificatif de compos√©s qui ont une structure similaire, mais qui diff√®rent par la r√©p√©tition d'une unit√© structurale. Par exemple, les alcanes de formule g√©n√©rale C‚āôH‚āā‚āô‚āä‚āā (comme le m√©thane, l'√©thane, etc.) sont consid√©r√©s comme des homologues.

Hooke (loi de). - 1) Loi de Hooke pour la compression ou l'extension : relation qui d√©crit la fa√ßon dont les mat√©riaux √©lastiques r√©agissent lorsqu'ils sont soumis √† une contrainte ou une force. Elle √©nonce essentiellement que la d√©formation d'un mat√©riau √©lastique est directement proportionnelle √† la force ou √† la contrainte qui lui est appliqu√©e, tant que cette d√©formation reste dans la plage √©lastique du mat√©riau : F=‚ąík‚čÖx, o√Ļ F est la force appliqu√©e au mat√©riau, k est la constante de raideur (ou constante √©lastique) du mat√©riau, x est la d√©formation r√©sultante dans le mat√©riau. - 2) Loi de Hooke pour la torsion ( = loi de torsion √©lastique)  : relation qui d√©crit la relation entre le moment de torsion (ou couple de torsion) appliqu√© √† un objet et l'angle de torsion r√©sultant de cet objet. Elle est utilis√©e pour d√©crire le comportement √©lastique des mat√©riaux lorsqu'ils sont soumis √† une torsion. Cette relation √©nonce que le moment de torsion appliqu√© √† un mat√©riau √©lastique est proportionnel √† l'angle de torsion dans la plage √©lastique du mat√©riau : T = ‚ąík‚čÖőł, o√Ļ T est le moment de torsion (ou couple de torsion) appliqu√© √† l'objet, k est la constante de torsion (ou constante de raideur en torsion) du mat√©riau, et őł est l'angle de torsion r√©sultant (exprim√© en radians). Ici encore, cette relation n'est valable que tant que le mat√©riau reste dans sa plage √©lastique.

Horizon d'un lieu. - Grand cercle de la sph√®re c√©leste perpendiculaire √† la verticale de ce lieu : c'est l'horizon rationnel. Un plan parall√®le men√©, non plus par le centre de la Terre, mais par le lieu de l'observateur, est dit horizon sensible. Ces deux horizons peuvent √™tre confondus relativement aux √©toiles dont la distance est excessive par rapport √† la dimension du globe. Mais il faut les distinguer, s'il s'agit de la Lune, des plan√®tes ou du Soleil, dont la parallaxe n'est pas n√©gligeable. L'Horizon physique est la ligne qui s√©pare le ciel de la surface de la terre. En pleine mer, cette ligne est  n cercle, dont le plan est au-dessous de l'horizon sensible. La diff√©rence s'appelle d√©pression.

Horizon cosmologique. - Distance maximale √† laquelle nous pouvons observer des objets dans l'univers, en raison de la vitesse finie de la lumi√®re et de l'expansion de l'univers. Cet horizon repr√©sente donc la limite au-del√† de laquelle nous ne pouvons pas voir, car la lumi√®re n'a pas eu le temps de nous atteindre depuis le d√©but de l'univers. Cette distance est en constante √©volution en raison de l'expansion de l'univers. Plus l'univers s'√©tend, plus cette limite s'√©loigne de nous. Actuellement, la meilleure estimation situe l'horizon cosmologique √† environ 46 milliards d'ann√©es-lumi√®re, ce qui signifie que la lumi√®re √©mise par des objets situ√©s au-del√† de cette distance n'a pas encore eu le temps de nous parvenir depuis le d√©but de l'expansion (Big bang),. L'id√©e que l'horizon cosmologique soit bien plus grand que l'√Ęge de l'univers peut sembler contre-intuitive, mais cela d√©coule de la nature m√™me de l'expansion de l'univers. Lorsque nous parlons de l'√Ęge de l'univers, nous nous r√©f√©rons au temps √©coul√© depuis le d√©but de l'expansion, soit environ 13,8 milliards d'ann√©es. Cependant, pendant tout ce temps, l'univers s'est √©tendu, et il continue de le faire. L'horizon cosmologique repr√©sente la distance maximale que la lumi√®re a eu le temps de parcourir pendant tout ce temps, mais dans un espace-temps qui lui-m√™me continue de s'√©tendre. Ainsi, la lumi√®re √©mise par des objets situ√©s √† la p√©riph√©rie de notre horizon cosmologique au moment de l'√©mission peut maintenant se trouver beaucoup plus loin, car l'univers s'est √©tendu depuis lors.

Horizon des √©v√©nements. - Concept de la relativit√© g√©n√©rale, qui d√©crit la r√©gion de l'espace-temps √† partir de laquelle rien, pas m√™me la lumi√®re, ne peut s'√©chapper d'un objet massif tel qu'un trou noir. Plus pr√©cis√©ment, l'horizon des √©v√©nements est la fronti√®re sph√©rique imaginaire autour d'un trou noir o√Ļ la vitesse d'√©chappement n√©cessaire pour surmonter la gravit√© de l'objet atteint la vitesse de la lumi√®re. Une fois qu'un objet ou une particule franchit cet horizon, il est irr√©m√©diablement attir√© vers le centre du trou noir, appel√© singularit√©, sans espoir de retour. Pour un observateur ext√©rieur, l'horizon des √©v√©nements appara√ģt comme une surface immuable qui englobe le trou noir, et tout ce qui passe au-del√† de cette fronti√®re est perdu √† jamais √† notre observation.

Horloge. - Dispositif qui mesure et indique le temps de manière régulière et précise.

Hornblende. - La hornblende (mot allemand form√© de horn = corne + blinden = aveugler) est un min√©ral du groupe des amphiboles, qui cristallise en prismes obliques clivables parall√®lement √† leurs pans sous un angle d'environ 124¬į La hornblende est un triple silicate de chaux, de magn√©sie et de protoxyde de fer, et contient en outre le plus souvent de l'alumine et des bases alcalines. Quand elle se pr√©sente en masse, elle est d'un noir de corbeau ou de poix; mais en lames minces, elle para√ģt d'un vert fonc√© ou brun. Dans les roches la hornblende se trouve ordinairement en cristaux fibreux qui ont, l'aspect du charbon de bois. Sa poussi√®re est d'un gris verd√Ętre ou brun√Ętre. Elle fond au chalumeau en un √©mail noir. La hornblende est un √©l√©ment essentiel de plusieurs roches √©ruptives telles que les sy√©nites, les diorites, les and√©sites, etc. Elle se rencontre en outre dans les trachytes, basaltes, laves modernes, ainsi que dans certains calcaires saccharo√Įdes. Sa densit√© varie de 3 √† 3,5 et sa duret√© est √† peu pr√®s √©gale √† celle de l'acier. 

Horst. - Structure g√©ologique constitu√©e d'un bloc de roche soulev√© et inclin√©, entour√© de failles ou de rifts. Il est form√© par un mouvement tectonique o√Ļ une section de la cro√Ľte terrestre est pouss√©e vers le haut par des forces internes de la Terre, tandis que les blocs adjacents s'affaissent.

Houille. - La houille est un charbon d'origine v√©g√©tale qui contient 78 √† 92 % de carbone. Elle est noire, tachante; br√Ľle avec une vive flamme. En vase clos, elle donne le gaz d'√©clairage et les goudrons; le coke est le r√©sidu boursoufl√© qui demeure dans les cornues.

HR (diagramme). - Le diagramme de Hertzprung-Russell (HR) est utilis√© en astronomie pour classer les √©toiles en fonction du type spectral (port√© en abscisse) et de leur luminosit√© (en ordonn√©e). Il appara√ģt que la plupart des √©toiles (90%) se r√©partissent sur une diagonale de ce diagramme (du haut √† gauche vers le bas √† droite), appel√©e la s√©quence  principale, et qui correspond √† la longue phase de stabilit√© de la vie des √©toiles. Une branche, sensiblement horizontale situ√©e au-dessus de la s√©quence principale, regroupe les √©toiles arriv√©es √† un stade tardif de leur √©volution (g√©antes rouges). Les naines blanches se trouvent dispers√©es sous la s√©quence principale.

Hubble (loi de). - Relation empirique, formul√©e par l'astronome Edwin Hubble dans les ann√©es 1920, entre la distance des galaxies et leur vitesse d'√©loignement. La loi de Hubble peut √™tre exprim√©e par l'√©quation suivante : v = H0 √ó d, o√Ļ v repr√©sente la vitesse d'√©loignement d'une galaxie donn√©e, d repr√©sente la distance qui la s√©pare de nous, et H0 est la constante de Hubble (ou la constante de Hubble-Lema√ģtre) qui repr√©sente le taux d'expansion de l'Univers √† l'heure actuelle. Sa valeur est estim√©e autour de 70 kilom√®tres par seconde par m√©gaparsec (km/s/Mpc). Cela signifie que pour chaque m√©gaparsec (environ 3,26 millions d'ann√©es-lumi√®re) de distance, une galaxie s'√©loigne d'environ 70 kilom√®tres par seconde.

Humidité atmosphérique. - Terme utilisé pour caractériser la présence plus ou moins importante de vapeur d'eau dans l'air.

Hund (r√®gle ou principe de) = R√®gle de remplissage des orbitales. -  Cette r√®gle concerne la mani√®re dont les √©lectrons sont r√©partis dans les sous-niveaux d'√©nergie √©quivalents, tels que les orbitales p, d ou f. Elle √©nonce que lorsque plusieurs orbitales d'un m√™me sous-niveau sont disponibles (par exemple, les trois orbitales p dans une sous-couche p), les √©lectrons commencent par remplir chaque orbitale avec un seul √©lectron, tous avec le m√™me spin, avant de commencer √† appariement des √©lectrons de spin oppos√© dans chaque orbitale.

Huygens-Fresnel (principe de). - Principe fondamental en optique ondulatoire qui explique la propagation des ondes lumineuses. Selon ce principe, le comportement d'une onde lumineuse peut être expliqué en considérant que chaque point de l'onde est la source d'une infinité de nouvelles ondes sphériques. Lorsque ces ondes sphériques se superposent, elles interfèrent les unes avec les autres et créent un nouveau motif d'ondes. Le principe de Huygens-Fresnel permet d'expliquer un certain nombre de phénomènes optiques, comme la réfraction, la diffraction, la réflexion et la transmission des ondes lumineuses à travers des ouvertures ou des obstacles. Il peut également être utilisé pour prédire la forme d'un front d'onde dans différentes conditions.

Hybridation (des orbitales). - Ce phénomène intervient quand des orbitales atomiques de types différents (s, p, d, etc.) se combinent pour former de nouvelles orbitales, dites hybrides, ayant des propriétés différentes. L'hybridation se produit lors de la formation des liaisons covalentes entre les atomes d'une molécule, et permet d'expliquer la géomtrie de ces molécules.

Hydratation. - Processus chimique par lequel un composé se lie à des molécules d'eau et forme un hydrate. Lorsque les molécules d'eau se lient à un composé, elles sont généralement intégrées à sa structure cristalline ou moléculaire, notamment par des liaisons hydrogène, des interactions électrostatiques ou des forces de van der Waals. L'hydratation peut avoir des effets importants sur les propriétés chimiques et physiques d'un composé.

Hydrates. - Composés chimiques qui contiennent des molécules d'eau intégrées dans leur structure. Certains composés peuvent former des hydrates naturellement lorsqu'ils entrent en contact avec l'humidité de l'air ou avec de l'eau sous forme liquide. Les hydrates peuvent être classés en deux catégories principales : les hydrates ioniques et les hydrates moléculaires.

‚ÄĘ Les hydrates ioniques sont form√©s lorsque des ions dans un compos√© cristallin sont li√©s √† des mol√©cules d'eau. Par exemple, le sulfate de cuivre pentahydrat√© (CuSO4 ¬∑ 5H2O) est un hydrate ionique dans lequel chaque ion sulfate est entour√© de cinq mol√©cules d'eau.

 ‚ÄĘ Les hydrates mol√©culaires sont form√©s lorsque des mol√©cules d'eau sont pi√©g√©es dans la structure d'un compos√© chimique. Par exemple, le glucose monohydrat√© (C6H12O6 ¬∑ H2O) est un hydrate mol√©culaire dans lequel chaque mol√©cule de glucose est associ√©e √† une mol√©cule d'eau.

Les hydrates peuvent être stables à des températures et des pressions spécifiques, mais certains peuvent également être sensibles à la chaleur , perdant ainsi les molécules d'eau de leur structure et se transformant en une forme anhydre du composé.

Hydraulique*. - Branche de la physique et de l'ing√©nierie qui traite des propri√©t√©s et du comportement des fluides, en particulier de l'eau, ainsi que de leur utilisation dans divers syst√®mes et applications. 

Hydrocarbures. - Compos√©s chimiques constitu√©s uniquement d'atomes de carbone (C) et d'hydrog√®ne (H).  On les classe  en deux grandes cat√©gories : les hydrocarbures satur√©s et les hydrocarbures insatur√©s.

 ‚ÄĘ Les hydrocarbures satur√©s (alcanes) sont des compos√©s chimiques qui ne contiennent que des liaisons simples entre les atomes de carbone. Ils ont la formule g√©n√©rale CnH2n+2. Les alcanes les plus simples sont le m√©thane (CH4), l'√©thane (C2H6), le propane (C3H8) et le butane (C4H10). Les alcanes plus longs sont couramment trouv√©s dans les produits p√©troliers tels que l'essence, le diesel et le k√©ros√®ne.

 ‚ÄĘ Les hydrocarbures insatur√©s sont des compos√©s chimiques qui contiennent des liaisons doubles (alc√®nes) ou des liaisons triples (alcynes) entre les atomes de carbone. Les alc√®nes ont la formule g√©n√©rale CnH2n, tandis que les alcynes ont la formule g√©n√©rale CnH2n-2. Exemples d'alc√®nes : l'√©thyl√®ne (C2H4) et le propyl√®ne (C3H6). Exemple d'alcyne : l'√©thyne (C2H2), √©galement connu sous le nom d'ac√©tyl√®ne.

Les hydrocarbures peuvent être trouvés naturellement dans différentes sources, telles que le pétrole, le gaz naturel, le charbon et la biomasse. Ils sont utilisés comme combustibles pour la production d'énergie. Ils sont également utilisés comme matières premières dans l'industrie chimique pour la production de plastiques, de produits pharmaceutiques, de lubrifiants, d'asphalte, etc.

Hydrodynamique*. - Branche de la physique qui étudie le mouvement des fluides, tels que l'eau et l'air, ainsi que les forces qui les influencent. Elle se concentre sur la compréhension des phénomènes de flux, de turbulence, de pression et de forces dans les fluides en mouvement. L'hydrodynamique repose sur les principes fondamentaux de la mécanique des fluides, tels que l'équation de conservation de la masse (équation de continuité), l'équation de conservation de la quantité de mouvement (équation d'Euler ou équation de Navier-Stokes), et l'équation de conservation de l'énergie (équation de l'énergie).

Hydrogénation. - Réaction chimique au cours de laquelle des atomes d'hydrogène (H2) sont ajoutés à une substance, généralement un composé organique, afin de former une liaison chimique avec les atomes de carbone présents. Cette réaction conduit à la saturation des liaisons doubles ou triples dans le composé, transformant ainsi des liaisons insaturées en liaisons saturées.

Hydrog√®ne (H). -  C'est le corps simple le plus l√©ger. Son isotope le plus abondant, le protium, a un noyau seulement compos√© d'un proton. Autres isotopes : le deut√©rium (D, dont le noyau est compos√© d'un proton et d'un neutron, et le tritium (T), compos√© d'un proton et de deux neutrons, et qui est instable. Masse atomique : 1,0078. On calcule que 92% du nombre des atomes de l'univers sont de l'hydrog√®ne.

Hydrogène (liaison). - Type de laison chimique qui résulte de la propriété d'un atome d'hydrogène d'agir comme un pont entre deux atomes fortement électronégatifs (oxygène, azote ou fer, par exemple). Ce pont d'hydrogène retient l'un des deux atomes par une liaison covalente et l'autre par une faible force électrostatique.

Hydrographie*. - Etude et repr√©sentation des caract√©ristiques physiques des cours d'eau, des lacs, des oc√©ans et d'autres masses d'eau sur la surface de la Terre. Elle englobe la cartographie et la description des caract√©ristiques telles que les cours d'eau, les rivi√®res, les lacs, les √©tangs, les mers, les oc√©ans, les c√ītes, les √ģles et d'autres formations li√©es √† l'eau.

Hydrosph√®re. - Partie de la Terre qui englobe l'eau sous toutes ses formes, soit : les oc√©ans, les mers, les lacs, les rivi√®res, les eaux souterraines, les glaciers, les calottes glaciaires et la vapeur d'eau pr√©sente dans l'atmosph√®re. C'est l'une des sph√®res principales de la Terre, en plus de l'atmosph√®re, de la lithosph√®re (la cro√Ľte terrestre) et de la biosph√®re (les √™tres vivants et leur environnement).  L'hydrosph√®re influence le climat terrestre gr√Ęce √† l'absorption et √† la lib√©ration de chaleur par l'eau, ainsi qu'au transport de chaleur √† travers les courants oc√©aniques. Les oc√©ans, en particulier, jouent un r√īle essentiel dans la r√©gulation thermique de la plan√®te. L'hydrosph√®re est √©glement responsable du cycle de l'eau sur Terre, qui implique l'√©vaporation de l'eau depuis les surfaces aquatiques, la condensation en nuages, les pr√©cipitations sous forme de pluie ou de neige, et le ruissellement vers les oc√©ans, les rivi√®res et les lacs. Ce cycle de l'eau maintient l'approvisionnement en eau douce et assure la distribution des pr√©cipitations sur la plan√®te.

Hydrostatique*. - Branche de la physique qui étudie les fluides au repos, en particulier les liquides incompressibles tels que l'eau. Elle se concentre sur les propriétés des fluides en équilibre sous l'effet de la gravité. L'hydrostatique repose sur le principe fondamental de l'équilibre des forces dans les fluides.

Hydroxyde. - Compos√© chimique qui contient le groupement fonctionnel hydroxyde (‚ÄďOH).  Les hydroxydes peuvent √©galement contenir d'autres √©l√©ments, tels que le sodium, le potassium, le calcium, le magn√©sium, l'aluminium, etc. Ils sont g√©n√©ralement basiques et peuvent r√©agir avec les acides pour former de l'eau et un sel. Par exemple, l'hydroxyde de sodium (NaOH), commun√©ment appel√© soude caustique, r√©agit avec l'acide chlorhydrique (HCl) pour former de l'eau (H2O) et du chlorure de sodium (NaCl).

Hydrozincite. - Min√©ral relativement commun, une forme de carbonate de zinc hydrat√©. Sa formule chimique est Zn5(CO3)2(OH)6. Elle se pr√©sente g√©n√©ralement sous forme de masses botryo√Įdales ou de cristaux microscopiques. Ce min√©ral est souvent associ√© √† des gisements de zinc et se forme g√©n√©ralement dans des environnements d'oxydation pr√®s de la surface de la terre, g√©n√©ralement dans des zones riches en zinc, telles que les mines abandonn√©es ou les d√©p√īts de zinc. L'hydrozincite est parfois utilis√©e comme minerai de zinc, bien que sa teneur en m√©tal soit g√©n√©ralement relativement faible. Elle peut √©galement √™tre utilis√©e comme source de zinc dans certaines applications industrielles. De plus, en raison de sa couleur blanche et de sa structure cristalline, l'hydrozincite peut √™tre appr√©ci√©e par les collectionneurs de min√©raux et est parfois utilis√©e comme mat√©riau pour la fabrication de bijoux et d'objets d√©coratifs.

Hygrom√©trie*. - Mesure et l'√©tude de l'humidit√© atmosph√©rique. Elle concerne la quantit√© de vapeur d'eau pr√©sente dans l'air. 

Hyperespace. - Espace hypoth√©tique qui poss√®de des dimensions suppl√©mentaires au-del√† des trois dimensions spatiales traditionnelles (longueur, largeur, hauteur) et du temps (quatri√®me dimension). Certaines th√©ories tentent d'expliquer la nature des forces fondamentales en postulant l'existence de dimensions suppl√©mentaires repli√©es sur elles-m√™mes (th√©orie des cordes, th√©orie de Kaluza-Klein). 

Hyp√©ron. -  Particule subatomique compos√©e de trois quarks (ce sont donc des baryons). Il existe trois types d'hyp√©rons principaux : l'hyp√©ron Lambda (őõ) est compos√© de deux quarks down (d) et d'un quark up (u), soit (udd); l'hyp√©ron Sigma (ő£), dont il existe plusieurs types, chacun ayant une combinaison diff√©rente de quarks  :  exemple, l'hyp√©ron Sigma-plus (ő£+) est compos√© de deux quarks up (u) et d'un quark down (d), soit (uud); l'hyp√©ron Xi (őě) , dont il existe aussi plusieurs types, chacun ayant une combinaison diff√©rente de quarks. Par exemple, l'hyp√©ron Xi-moins (őě-) est compos√© de deux quarks down (d) et d'un quark √©trange (s), soit: (dds). 

Hyst√©r√©sis. - Ph√©nom√®ne qui se produit lorsque le comportement d'un syst√®me d√©pend non seulement des conditions actuelles, mais aussi des conditions ant√©rieures. La r√©ponse d'un tel syst√®me √† une perturbation peut ainsi diff√©rer selon qu'il a √©t√© pr√©c√©demment soumis √† des conditions diff√©rentes. L'hyst√©r√©sis est souvent associ√©e √† des syst√®mes physiques qui pr√©sentent une certaine forme de non-lin√©arit√© ou de retard dans leur r√©ponse. Exemple  d'hyst√©r√©sis : l'aimantation d'un mat√©riau magn√©tique. Lorsqu'un mat√©riau magn√©tique est soumis √† un champ magn√©tique externe croissant, son aimantation augmente jusqu'√† un certain point. Si le champ magn√©tique externe est ensuite r√©duit, le mat√©riau peut conserver une certaine aimantation r√©siduelle. La r√©ponse du mat√©riau √† l'application du champ magn√©tique n'est donc pas sym√©trique et d√©pend de l'histoire ant√©rieure de l'aimantation.

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