 |
Médie.
- Partie de l'Asie antérieure, que les Mèdes habitaient dans
l'Antiquité .
Elle s'étendait entre le bassin du Tigre et la Caspienne, et comprenait
une région montagneuse dominée vers la Caspienne par l'Elbourz
et le Démavend, vers le Tigre par les chaînes du Choatras
et du Zagros, une région de plaines qui s'en va à l'Ouest
dans la direction de l'Helmend. La plaine, bien arrosée au pied
des montagnes, devient stérile vers l'Est et le Sud-Est, et finit
par former, au centre du plateau iranien, ce qu'on appelait le grand désert
de Médie.
Le pays, habité de très haute
antiquité par des peuples dits touraniens ,
fut occupé graduellement, entre le Xe
et le VIIe siècle av. J.-C., par
les tribus iraniennes que nous connaissons
sous le nom de Mèdes. Après avoir été, pendant
trois quarts de siècle, le centre d'un empire puissant, la Médie
devint, vers 550, une province de l'empire des Achéménides.
Incorporée à l'empire d'Alexandre,
elle se divisa sous les premiers Séleucides
en deux provinces indépendantes.
La région du Nord-Ouest, comprenant
tout le bassin du lac d'Ouroumiah, devint un royaume indépendant
avec Gasaka pour capitale et qui s'appela Médie Atropatène
(du nom d'Atropatès que portait son premier chef); la région
du Sud-Est, avec Ecbatane ,
demeura aux mains des Grecs et fut
dénommée la Grande-Médie. Ces deux provinces suivirent
toutes les vicissitudes de l'Asie antérieure. Tandis que l'Atropatène
subissait l'influence des souverains arméniens et quelquefois celle
des Romains, la Grande-Médie passait
des mains des Grecs à celles des Parthes,
puis des Perses et enfin des Arabes. La conquête
arabe, au VIIe, siècle apr. J.-C.,
remplaça le nom de Médie par ceux, en usage encore aujourd'hui,
d'Azerbaidjan, Kurdistan, etc. (NLI). |
|