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Cyropédie,
c.-à-d. en grec Education de Cyrus; titre d'un ouvrage où
Xénophon
s'est proposé de montrer par quelle éducation et par quels
principes de politique et de morale-Cyrus
l'Ancien apprit à gouverner l'Empire des Mèdes et des Perses ,
et comment il sut se faire obéir d'un si grand nombre de peuples
qui différaient de moeurs, de gouvernement et de langage. Cet ouvrage
se termine par un épilogue dans lequel l'auteur fait remarquer que
la décadence des Perses de son temps provenait de l'abandon des
principes qui avaient assuré la grandeur de Cyrus et la gloire de
la nation.
L'Antiquité paraît n'avoir
considéré la Cyropédie que comme une oeuvre
d'imagination, où l'écrivain se proposait de présenter
à ses compatriotes, sous une forme intéressante et dramatique,
l'idéal d'un gouvernement bien ordonné, également
éloigné d'un despotisme brutal et de l'anarchie populaire,
plutôt que d'exposer l'histoire exacte d'un conquérant illustre;
et, chez les modernes, Scaliger, Pétavius,
Vossius, n'ont vu aussi dans la Cyropédie qu'un roman
politique et moral. C'est encore l'opinion aujourd'hui, quelques raisons
que Marsham,
Ussérius,
Prideaux, Bannier, Rollin, etc., aient alléguées
en faveur de l'opinion contraire. (P.). |
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