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Pacini

Giovanni Pacini est un compositeur dramatique italien, né à Catane en 1796, mort à Pescia le 6 décembre 1867. Son père, Ludovico Pacini, était un fort bon chanteur, jouissant en Italie d'une célébrité méritée. Pacini fut donc tout naturellement porté vers l'art musical. 

C'est à Rome que son éducation fut commencée : il travailla aussi à Bologne et à Venise. A l'âge de dix-huit ans, il donnait à Milan son premier opéra, Annetta e Lucinda, qui fut bien accueilli. Depuis ce premier début jusqu'en 1834, il produisit sur les principales scènes d'Italie quarante-deux opéras avec plus ou moins de succès. En 1834, il renonça à la composition pour diriger à Viareggio un conservatoire de musique. 

A cette époque de sa vie, il est curieux de le voir étudier avec zèle les principaux chefs-d'oeuvre de la musique symphonique' allemande dont les maîtres italiens d'alors n'avaient aucune idée. Cette étude lui fut sans doute profitable; lorsqu'il se mit à composer de nouveau après un silence de six ans, ce fut alors qu'il produisit ses meilleurs opéras : Saffo (Naples, 1840); Medea (Palerme, 1843). 

La musique de cet artiste n'est sans doute pas sans mérite : elle est exécutée avec facilité et élégance et il a bien l'entente de la scène. Mais l'imitation des maîtres qui occupaient alors les théâtres italiens, Rossini par-dessus tous les autres, n'a pas permis à Pacini de dégager sa personnalité. Ses oeuvres symphoniques ou religieuses, à part un quatuor, à cordes en ut et une cantate pour le centenaire de Dante, ne méritent aucune mention particulière. (H. Quittard).

Filippo Pacini est un anatomiste italien, né à Pistoie le 25 mai 1812, mort à Florence le 9 juillet 1883. Il étudia à l'école chirurgicale de sa ville natale, puis à Florence, et dès 1835, à l'âge de vingt-trois ans, découvrit les corpuscules dits de Pacini; il en fit la démonstration officielle au congrès de Pise en 1839. Il devint en 1840 l'assistant de Savi, à Pise, et en 1844 décrivit la structure microscopique de la rétine. En 1847, il fut nommé à Florence professeur d'anatomie descriptive et d'anatomie artistique, et obtint en 1849 la chaire d'anatomie topographique et d'histologie. 

A partir de ce moment, il put sans contrainte se livrer à ses travaux d'anatomie microscopique, jusqu'alors mal accueillis par ses jaloux collègues; il étudia les organes électriques du silure, de la torpille, etc., les altérations de la muqueuse intestinale dans le choléra, et vit dès 1854-1855 le bacille-virgule sans reconnaître son caractère spécifique. Il a apporté également une contribution à la médecine légale en faisant connaître un nouveau procédé de respiration artificielle applicable chez les noyés, les individus empoisonnés par les narcotiques, etc. 

Ses travaux, souvent remarquables, n'étaient guère reconnus par ses compatriotes, et peu avant sa mort l'Accademia dei Lincei, de Rome, refusa de le recevoir parmi ses membres. 

Parmi ses nombreux ouvrages, citons : Nuovi organi scoperti nel corpo umano (Pistoie, 1840); Nuove ricerche microscopiche sulla tessitura interna della retina (Bologne, 1845 ; trad. all., Fribourg, 1847); Sopra l'organo elettrico del siluro del Nilo (Bologne, 1846), Sur l'organe électrique de la torpille, du gymnote (Genève, 1853); une série d'ouvrages sur le choléra (1854 à 18 0), etc. (Dr L. Hn).

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Dictionnaire biographique
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