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| La découverte de la Terre | ||
| L'histoire
de la Géologie
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Aperçu |
Si le XVIIIe
siècle ne parvient pas encore à récolter
les fruits des approches inaugurées au siècle précédent,
la réflexion géologique va développer dans toutes
les directions. La nature des fossiles reste à l'ordre du jour.
On s'interroge aussi sur l'origine de la chaleur de la Terre : vient-elle
de ses profondeurs ou est-ce seulement le Soleil qui en est la cause? On
s'essaie à expliquer les tremblements de Terre.
C'est à cette époque encore que sont dressées les premières cartes géologiques : Jean Guettard (1746), William Smith (1799). On perfectionne aussi les théories de la Terre élaborées au siècle précédent. C'est la tâche à laquelle s'attellent par exemple Benoît de Maillet et surtout Buffon. Enfin, c'est au XVIIIe siècle que naît le grand affrontement entre deux grands courants de pensée : les Neptuniens et les Vulcaniens (ou Plutoniens). Les premiers, rangés derrière Werner, donne à l'eau un rôle primordial dans les transformations qu'a subies le globe au cours de son histoire, les seconds, adoptant les idées de Hutton, préfèrent donner cette place au feu que l'on subodore dans les régions centrales de la Terre, et aux phénomènes volcaniques. |
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Jalons |
Des
idées tous azimuts
Halley (1701)
propose de déduire l'âge de la Terre de la salinité
et de l'évaporation de la Méditerranée. Hooker
(1726) tire les vues les plus ingénieuses
sur la nature organique des fossiles, l'extinction des espèces,
la température tropicale dont jouissait autrefois notre globe, les
effets de l'action volcanique, les soulèvements et les affaissements
de la terre, etc. Swedenborg, dans ses Oeuvres
philosophiques et minéralogiques (1735),
avance un grand nombre d'hypothèses
ou de faits remarquables : la théorie
nébuleuse du Système Solaire Les théories de la Terre, elles
aussi continuent sur leur lancée. Benoît de Maillet (1656-1738),
qui signait Telliamed, anagramme transparent, émit le premier
(1725) l'idée
que les ancêtres des humains avaient été des poissons,
théorie
mal reçue à l'époque et qui ne refera surface qu'à
la fin du XIXe
siècle. Il supposa que notre globe était à
l'origine entièrement entouré d'eau, et, que sous l'influence
des rayons solaires, cette eau s'évapora progressivement jusqu'au
point où en sont nos mers d'aujourd'hui. Selon lui, les planètes La cosmogonie de Buffon Par l'influence qu'elle aura et la rigueur
des vues qui y sont développées, c'est l'oeuvre de Buffon
qui marquera surtout cette époque. Buffon, dont les conceptions
sont d'abord esquissées dans son Histoire Naturelle en 1749,
reprendra la question plus en détail en 1780,
dans ses Époques de la Nature. Il y élabore une théorie
cosmogonique Mais cette théorie
cosmogonique vise bien davantage que l'établissement d'une
chronologie et ses raisonnements préfigurent déjà
ceux de Laplace. Considérant que
les planètes La comète en question ayant séparé
la 650e partie de la masse du Soleil, imagine
Buffon, cette partie s'échappa comme un torrent liquéfié
et forma les planètes. Les parties les plus légères
s'éloignèrent le plus du corps solaire; Saturne Tandis que Buffon, au milieu d'hypothèses aussi aventureuses que brillantes, soupçonnait donc les révolutions successives qu'a subies notre planète et la longue durée nécessaire pour qu'elles s'accomplissent, Simon Pallas, Werner, de Saussure, Deluc, Soldani, etc., en se bornant à l'observation pure et simple, travaillaient à élever la géologie au rang des sciences positives. Toutefois Werner voulut à son tour édifier un système embrassant tous les phénomènes de la géologie. Dans ce système, qui jouit longtemps d'une immense popularité, l'eau est considérée comme l'agent universel; toutes les roches, de quelque nature qu'elles soient, depuis le granit jusqu'aux couches les plus modernes, sont des dépôts aqueux : quant aux volcans, ils sont de date récente et n'ont joué aucun rôle dans l'histoire ancienne de la Terre. De là les partisans de Werner furent appelés Neptuniens ou Neptunistes, et l'on appliqua la dénomination de Vulcaniens ou Vulcanistes aux géologues qui attribuaient à certaines roches une origine ignée. Ces derniers se rangeaient sous la bannière du docteur Hutton, dont la théorie, appelée théorie plutonienne, peut se résumer dans ces trois propositions : 1° Les roches les plus anciennes sont des produits dérivés des ruines d'autres roches qui existaient avant elles et qui ont été détruites, surtout par l'action lente des causes atmosphériques |
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