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Les
gens
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| Michell (
rév. John). - Naturaliste et géologue et astronome né
dans le comté de Nottingham en 1724, mort à Thornhill (Yorkshire)
le 21 avril 1793. Il fit ses études au Queen's College de Cambridge On lui doit nombre d'idées très novatrices. En 1750, il a ainsi édité à Cambridge un travail d'environ quatre-vingts pages un Traité des aimants artificiels (A Treatise of Artificial Magnets), dans lequel est exposée une méthode pour les fabriquer aisément. Outre cette méthode de magnétisation, qui porte toujours son nom, ce travail contient une variété d'observations magnétiques précises, et une intéressante exposition de la nature de l'induction magnétique. Il y énonce également la loi selon laquelle la "force magnétique entre deux pôles" d'un aimant varie en d-². En géologie, un article intitulé
Conjectures
concerning the Cause and Observations upon the Phaenomena of Earthquakes,
publié en 1760 dans les Transactions philosophiques, jette
les bases de la sismologie. Dans ce travail, qui intervient peu d'années
après le tremblement de terre qui dévaste Lisbonne Michell, à qui l'on doit par ailleurs
la première estimation plausible en 1867 de l'ordre de grandeur
de la distance d'une étoile (il donne pour Véga (Lyre Les étoiles doubles, étaient jusqu'à son époque considérées comme des étoiles Les étoiles obscures (dark stars), comme les désigne Michell lui-même à partir de 1783, sont des objets capables d'engendrer un tel champ de gravitation que la lumière (supposée relever de la description corpusculaire qu'en proposait Newton) ne possède pas une vitesse de libération suffisante pour s'en échapper. Michell, montra à partir des lois de Newton, que la vitesse de libération est proportionnelle à la racine carrée de la masse d'une étoile divisée par sa circonférence. Le calcul lui donna la valeur de la taille critique d'une étoile de masse donnée, au-delà de laquelle la vitesse de la lumière est insuffisante pour quitter la surface de l'astre. Il y a avait tout de même un hic. Avec une étoile de la masse du Soleil, le diamètre critique était d'environ 18 kilomètres, ce qui signifiait une densité très au-delà de ce qu'il était possible d'imaginer à l'époque. Une difficulté apparaissait également si l'on supposait que l'étoile obscure avait une diamètre comparable à celui du Soleil, car cette fois l'astre devenait monstrueux, avec une masse de 400 à 500 fois supérieure à celle du Soleil. Les mêmes idées seront émises, indépendamment par Laplace, dans les deux premières éditions son Exposition du système du monde (1796 et 1799).Ajoutons enfin qu'il mit en évidence la pression de radiation en étudiant l'effet de la lumière sur une fine pellicule de cuivre, et qu'il imagina, en 1790, la méthode et la balance de torsion plus tard utilisée par Coulomb, mais qui, déjà, perfectionnée par Cavendish, devait permettre à celui-ci de mesurer G et la densité de la Terre
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.