| . |
| |||||||
|
L'histoire de la Géologie |
| L'intérieur
de la Terre Deux grandes théories
se sont ainsi affrontées à partir de la fin du XVIIIe
siècle. Celle de Werner
(Neptunisme, 1792)
qui imaginait que l'intérieur de la Terre était fait d'eau,
et que l'eau était aussi l'agent des transformations géologiques,
et celle de Hutton (Plutonisme, 1795),
qui attribuait ce même rôle au feu niché dans les régions
profondes de notre planète. Après bien des discussions, dans
laquelle intervenaient également des arguments d'ordre cosmogonique |
||
| De
l'Antiquité à la Renaissance
Bien que la géologie ne se soit pas véritablement constituée comme science avant le début du XIXe siècle, les préoccupations que seront jusque là les siennes (origine des fossiles, formation des montagnes, distribution des terres et des mers) peuvent déjà se rencontrer dans les ouvrages de plusieurs philosophes et poètes de l'Antiquité (Aristote, Ovide, Pline, etc.). On peut y lire des notions parfois assez exactes sur les problèmes géologiques - souvent un peu moins, mais en tout cas appelées à perdurer même jusqu'au XXe siècle. Et l'on retrouvera ces mêmes problématiques
développées au Moyen âge,
aussi bien dans le monde arabe (Al-Fergani,
Avicenne)
que dans l'Europe latine (Albert
le Grand, Dante,
Buridan,
etc.). Des solutions nouvelles seront envisagées, comme le rôle
de l'érosion, mais au total peu de progrès
concrets seront accomplis. A la Renaissance,
le rattachement des fossiles à l'épisode du Déluge Les questionnements
traditionnels continuent d'avoir leurs propres développements au
XVIIe
siècle. On continue par exemple
à s'intéresser à l'origine des fossiles, et Sténon
comprend qu'ils sont les restes d'anciens êtres vivants. Mais ce
qui change véritablement à cette époque, c'est la
façon d'aborder désormais comme un tout l'histoire et la
structure de la Terre. Tant que celle-ci était placée au
centre du cosmos, la question de son origine
n'était pas posée, car elle était liée indissociablement
celle de l'origine du cosmos tout entier, ce qui ne pouvait relever que
de la seule théologie Si le XVIIIe
siècle ne parvient pas encore à récolter
les fruits des approches inaugurées au siècle précédent,
la réflexion géologique va développer dans toutes
les directions. La nature des fossiles reste à l'ordre du jour.
On s'interroge aussi sur l'origine de la chaleur de la Terre : vient-elle
de ses profondeurs ou est-ce seulement le Soleil qui en est la cause? On
s'essaie à expliquer les tremblements de Terre.
Le XIXe
siècle est enfin celui où les efforts des siècles
précédents portent enfin leurs fruits. Autour de noms tels
que Elie de Beaumont, Lyell,
Alcide
d'Orbigny, Agassiz,
Suess,
Lapparent,
etc., une nouvelle géologie voit le jour. Le plus grand accomplissement
de cette période sera ainsi la mise sur pied d'une échelle
stratigraphique, qui a peu changé depuis. Les fond marins commencent
également à être étudiés (Expédition
du Challenger). Reste qu'une grande partie de l'édifice que
l'on croit en cours d'achèvement, sa logique
profonde, va être remise en question au XXe
siècle. Alors qu'au cours de cette période, la
géologie de terrain se perfectionne, d'autant plus que la place
immense prise par l'exploitation des ressources pétrolières
en appelle le développement, le grand changement va venir dans les
années 1960, d'une part de la
découverte (à la suite d'idées
initiées vers 1912 par Alfred
Wegener) de l'existence de plaques lithosphériques en mouvement
(théorie de la tectonique des plaques), et qui sont responsables
des grands phénomènes géologiques
qui affectent notre planète |
| . |