 |
Philippe III,
dit le Hardi. - Roi de France
( Moyen âge ,
Capétiens ),
fils de Louis IX, né en 1245, avait suivi
son père à la dernière croisade .
Il fut reconnu roi sur la côte d'Afrique après la mort de
son père, 1270, et, après avoir obtenu sur les Maures un
avantage qui sauvait la face des Croisés, il se hâta de conclure
la paix avec le souverain de Tunis et de revenir en France. Il maintint
avec énergie la prépondérance royale : en 1272, il
fit sentir sa puissance au comte de Foix ,
Roger Bernard III, qui refusait de reconnaître sa suzeraineté,
et le força à lui céder le haut comté de Foix;
en 1274, à la mort de Henri, roi de Navarre, il força les
Navarrais à se soumettre au gouvernement de Jeanne, leur jeune reine,
qu'il avait fiancée à son fils Philippe; mais il tenta vainement
de placer les infants de La Cerda sur le trône de Castille
(1276). Après le massacre des Vêpres siciliennes (1282), il
fit la guerre au roi d'Aragon
Pierre III instigateur de ce massacre : déjà il lui avait
enlevé Elne, la passe d'Écluse, Girone, et soumis une partie
de la Catalogne ,
lorsqu'il fut atteint par une maladie épidémique, qui le
contraignit à rentrer en France : il mourut à Perpignan ,
en 1285.
Ce prince avait hérité du
Poitou
et du comté de Toulouse
par la mort d'Alphonse de Poitiers,
son oncle (1271), du Perche et du comté d'Alençon
par celle de Pierre, cinquième fils de Saint
Louis (1283), et était devenu maître par achats des comtés
de Nemours (1274) et de Chartres
(1284); il avait en outre, par le mariage de son fils avec une princesse
de Navarre ,
préparé la réunion de cet État à la
couronne de France. En 1274, il avait cédé au Saint-Siège
le comtat Venaissin .
Il fut marié deux fois : 1° à Isabelle d'Aragon ,
dont il eut Philippe (Philippe le Bel), 2°
à Marie de Brabant
: cette princesse ayant été faussement accusée par
le grand chambellan Pierre de La Brosse de la mort du jeune Louis, fils
du premier lit, Philippe le punit de la peine capitale. |
|