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Saint-Omer
est une commune de la France ,
dans le département du Pas-de-Calais, sur l'Aa (tributaire de la
mer du Nord), à l'embouchure du canal de Neufossé. Population
: 15 800 habitants.
Belle église
Notre-Dame, ancienne cathédrale
(de la fin du XIIe au XVe
siècle) avec de belles oeuvres d'art du Moyen âge
et de la Renaissance
(sculpture
du XIIIe siècle appelée le
Grand Dieu), des tombeaux remarquables (celui de saint Erkembode du VIIe
siècle, très vénéré, celui de saint
Omer refait au XIIIe siècle, celui
du chanoine Sidrach de Lalaing de 1554, avec de curieux détails
de la Renaissance), une madone en bois du XIIe
siècle, but d'un pèlerinage
qui a contribué à la prospérité de la ville,
une croix-reliquaire du XIIe siècle,
d'un admirable travail, etc. Eglise du Saint-Sépulcre (XIIIe
au XIVe siècle), avec un tableau
de Gaspard de Crayer et une belle flèche du XVe
siècle. Eglise Saint-Denis avec de belles peintures
murales anciennes. Restes de l'ancienne abbaye
de Saint-Bertin dont l'église, autre-fois le plus bel édifice
religieux de l'Artois
(XIVe et XVe
siècle), est en ruines; chapelle
des jésuites (1636) bâtie pour
leur collège; palais épiscopal sur dessins de H.
Mansart, converti en palais de justice; hôtel de ville, théâtre,
maisons du XVIIe siècle. A 3 km
au Sud-Est, près d'Arques, sur le canal de Neuffossé, écluse
hydraulique de Fontinettes (terminée en 1887) qui élève
les navires de 13 m.
Saint-Omer s'est fondée autour de
l'abbaye de Sithiu (Saint-Bertin) et prit
au Xe siècle le nom de son fondateur,
évêque de Thérouanne; elle s'appelait alors Audomari
fa num. Le monastère de Saint-Bertin,
qui occupait l'emplacement de la bourgade antique, était l'un des
plus puissants de la Neustrie
dès l'époque mérovingienne
: le dernier descendant de Clovis, Chilpéric
III, y échangea en 752 la couronne contre la tonsure; des deux autres
monastères fondés en même temps par Saint Omer, un
seul, celui de Saint-Omer ou Notre-Dame, dura au Moyen âge,
et de 1559 à 1790 porta le titre d'évêché. En
1071, le comte Arnulf III de Flandre
et le roi Pierre Ier de France furent défaits
à Saint-Omer par Robert le Frison. En 1127, la ville obtint une
charte communale de Guillaume Cliton, comte de Flandre; dès le XIIIe
siècle, elle eut d'importantes manufactures de drap. Elle appartint
au comte d'Artois et avec celui-ci à la Bourgogne ,
puis à partir de 1493 aux Pays-Bas. En 1629, les Français
l'assiégèrent sans succès; mais en 1677, le duc d'Orléans
s'en empara et, au traité de Nimègue elle fut réunie
à la France. Le siège de 1710 par les Impériaux (commandés
par le prince Eugène et Marlborough) est resté célèbre
selon la tradition, une femme du peuple, Jacqueline Robin, sauva la ville
en réussissant à la ravitailler; une statue
a été érigée en 1884 à l'héroïne.
Saint-Omer fut évêché jusqu'en 1789 : c'est à
la suite de la destruction de Thérouanne par Charles-Quint
que le siège épiscopal de la Morénie aurait été
transféré à Saint-Omer. En 1892, ses fortifications
furent déclassées.
Les habitants de Saint-Omer sont appelés
Audomarois; ceux des faubourgs de Hautpont et de Lyzel s'appellent Hautponnais
et Lyzelards et se distinguent par une langue qui les rapprochent des Flamands. |
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