 |
Dubois (Philippe
Goibaud),
de l'Académie française, né à Poitiers
en 1626, mort en 1694, avait d'abord été maître de
violon et de danse. Ayant donné des
leçons de danse au duc de Guise, il plut à ce jeune seigneur,
qui ne voulut plus d'autre gouverneur que lui. Il se mit alors à
apprendre pour enseigner et devint un savant distingué. On lui doit
des traductions de Saint Augustin (Confessions ,
Lettres,
Sermons, Traités de la Continence de la Tempérance, de la
Patience, etc.), et de quelques ouvrages de Cicéron
(les Offices, l'Amitié, la Vieillesse). |
|
 |
Dubois (Guillaume).
- Abbé, puis cardinal, né en 1656 à Brive-la-Gaillarde,
était fils d'un pauvre apothicaire. Il fit ses études au
collège de Saint-Michel à Paris ,
tout en remplissant auprès du principal les fonctions de domestique,
fut ensuite précepteur dans différentes maisons, et réussit
enfin à se faire placer en cette qualité auprès du
duc de Chartres ,
devenu ensuite duc d'Orléans
et régent. D'un esprit vif, pénétrant et adroit, il
sut promptement gagner la confiance de son élève il s'appliquait
à cultiver son intelligence, sans combattre son goût pour
le plaisir; il sut également se concilier la faveur de Louis
XIV, en déterminant son élève à épouser
une fille légitimée du roi, Mlle de Blois ;
il reçut en récompense une riche abbaye.
Le duc d'Orléans, devenu régent
en 1715, appela Guillaume Dubois au conseil d'Etat et le chargea des plus
importantes missions. En 1717, Dubois se plaça au rang des grands
diplomates en concluant à La Haye, de concert avec lord Stanhope,
la triple alliance entre l'Angleterre ,
la France
et la Hollande
contre l'Espagne ,
qui inquiétait le Régent : il fut, en récompense,
nommé ministre des affaires étrangères. Il acquit
bientôt de nouveaux titres à l'affection du Régent
en découvrant et en faisant échouer la conspiration de Cellamare,
1718 et en obtenant du roi d'Espagne la disgrâce du ministre Alberoni.
Peu après, il se fit donner à force d'intrigues l'archevêché
de Cambrai
(1720), et obtint enfin le chapeau de cardinal
(1721). L'Académie Française
lui ouvrit en même temps ses portes, et peu après l'Assemblée
du clergé le choisit pour président.
En 1722 Dubois se fit nommer premier ministre.
Dès lors il régna réellement en maître absolu
et la dépravation de la cour ne connut plus de limites. Il mourut
l'année suivante d'un abcès à la vessie. Ses ennemis
se sont plu à le représenter comme unissant à la débauche
l'avarice, l'ambition, la basse flatterie, la fourberie; cependant on ne
peut lui refuser une activité infatigable et de grands talents politiques.
Voir : Vie privée du cardinal Dubois, 1789, par la
Houssaye-Pegeault; Mémoires secrets et Correspondance inédite
du cardinal Dubois, recueillis par Sevelinges, 1814-1817; l'abbé
Dubois,
par Seillac, 1862. |
 |
Dubois (Antoine). -
Professeur à la faculté de médecine de Paris ,
né en 1756 à Gramat, près de Cahors
(Lot), mort en 1837, fut nommé professeur au collège de chirurgie
en 1790, fit partie de l'expédition d'Égypte ,
devint en 1802 chirurgien de la maison de santé connue par la suite
sous le nom de Maison Dubois, fut choisi en 1811 pour accoucher
l'impératrice Marie-Louise, et reçut à cette occasion
le titre de baron. Nommé en 1820 professeur de clinique à
la Faculté de Paris, il fut destitué en 1822, mais réintégré
en 1829 et élevé en 1830 au décanat.
Dubois remplit jusqu'à sa mort ses
fonctions de médecin dans les hospices de Paris. Ce qui le distinguait,
c'était la sûreté et la pénétration de
son coup d'oeil. Sa vie a été toute pratique, il a peu écrit
: on a seulement de lui plusieurs articles dans le Dictionnaire
des sciences médicales. Il a perfectionné plusieurs instruments
de chirurgie, entre autres le forceps. Il a créé en face
de l'Ecole de Médecine à Paris
un hôpital pour la clinique, qui porte encore son nom.
Son fils, Paul Dubois, né
en 1795, s'est comme lui distingué dans l'art obstétrique
et est aussi devenu doyen de la Faculté et accoucheur de l'impératrice. |
 |
Dubois (Edmond Marcel).
- Professeur et géographe né à Paris
en 1856. Après avoir étudié à l'école
normale et à l'école d'Athènes, il fut nommé
maître de conférences de géographie
à la faculté des lettres de Nancy ,
puis à la Sorbonne ,
où il devint, 1893, professeur de géographie coloniale. Les
principaux ouvrages de Marcel Dubois sont sa thèse de doctorat ès
lettres sur les Ligues Étolienne et Achéenne, deux
Précis de géographie : l'un à l'usage des candidats
à Saint-Cyr (en collaboration avec C. Guy), l'autre plus spécialement
économique (en collaboration avec Kergomard), un remarquable
Essai sur la géographie de Strabon
(1891), couronné par l'Académie des inscriptions, et un livre
intitulé Systèmes coloniaux et peuples Colonisateurs. |
|