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| Saint-Riquier
est
une commune du département de la Somme, sur une colline qui domine
le Scardon (affluent droit de la Somme); population : 1200 habitants.
Monuments.
L'église de Saint-Riquier. Riche et prospère, l'abbaye carolingienne comptait initialement 3 églises principales dont l'abbatiale construite sur le tombeau de Riquier. Après les destructions causées par les Vikings en 881, les moines reconstruisent de 1257 à 1536 l'abbatiale sur les ruines carolingiennes, édifice qui présente les différentes étapes du gothique. L'église a été refaite
sous Louis XII et François
Ier par
un maître maçon de la ville, Nicolas Léveillé;
elle renferme des peintures murales
du XVIe siècle dans la salle de
la Trésorerie, des stalles et des fonts
baptismaux remarquables de la Renaissance Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'Abbé d'Aligre et les moines mauristes embellissent l'intérieur de l'abbatiale et construisent de nouveaux bâtiments pour le monastère. A la Révolution, l'abbatiale échappe à la destruction en devenant église paroissiale, mais les bâtiments abbatiaux sont vendus comme bien national et partiellement démontés. Rachetés en 1823 pour devenir école puis petit séminaire, ils ont servi d'hôpital militaire, avant d'accueillir en 1953 la Congrégation des Frères Auxiliaires du Clergé. Depuis 1972, l'abbaye appartient au département de la Somme elle est devenue Musée départemental et Centre Culturel. La ville de Saint-Riquier possède
en outre un beau beffroi municipal flanqué
de tourelles (XIIIe et XIVe
s.).
Le beffroi de Saint-Riquier. © Photos : Serge Jodra, 2010. Histoire.
Angilbert, gendre de Charlemagne, fit construire une église à trois tours, luxe extraordinaire pour l'époque (790). La ville avait alors 12,000 habitants au XIIe siècle, elle reçut sa charte communale. En 1536, les dames de Saint-Riquier se signalèrent en défendant la ville contre les Allemands, à côté de leurs maris, et furent félicitées par François Ier. (GE). |
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