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Fleury (André
Hercule de). - Cardinal et ministre, né à Lodève en
1653, fut d'abord aumônier de Louis XIV,
devint en 1698 évêque de Fréjus, fut choisi en 1715
par le vieux roi mourant pour être prle écepteur du jeune
Louis XV, et sut gagner toute la confiance de
son élève. En 1726 il fut choisi pour remplacer le duc de
Bourbon dans la charge de premier ministre; la
même année, il fut nommé cardinal. Il montra de la
sagesse dans l'administration intérieure, diminua les impôts
et mit quelque ordre dans les finances; mais il ne sut pas maintenir l'influence
de la France
au dehors, et abandonna Stanislas, roi de Pologne ,
dans la guerre qu'il soutenait pour reconquérir son trône;
cependant, par le traité de Vienne (1736), il fit céder par
l'Autriche
au roi déchu les duchés de Lorraine
et de Bar ,
en stipulant que ces duchés, après la mort de Stanislas,
reviendraient à la France. Dans la guerre de la succession (1740),
le cardinal ne fit pas encore jouer auxs armées françaises
un rôle bien brillant, mais il ne vit pas la fin de cette guerre
: il mourut en 1743. Honnête, désintéressé,
simple et sans faste, Fleury eut les qualités de l'homme privé
plutôt que les talents du ministre. Il avait été élu
membre de l'Académie française
en 1717 de celle des sciences en 1721, de celle des inscriptions et belles-lettres
en 1725, et avait les titres de proviseur de Sorbonne
et de supérieur de la maison de Navarre. |
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Fleury (J. Bénard,
dit). - Célèbre comédien, né en 1750 à
Lunéville, mort en 1822, était fils d'un des acteurs de la
troupe du roi Stanislas. Il débuta à la Comédie-Française
en 1772, et réussit parfaitement dans les rôles de petits-maîtres,
de courtisans, de mauvais sujets. On ne se lassait pas de l'applaudir dans
le Chevalier à la mode, l'Homme à bonnes fortunes,
et surtout dans le marquis de l'École des bourgeois. Il quitta
la scène en 1818. On a publié en 1836 de prétendus
Mémoires
de Fleury, faits d'après quelques notes trouvées dans ses
papiers après sa mort. |