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Les
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Lenclos
(Anne, dite Ninon de), née à Paris« comme un sentiment aveugle et machinal, qui ne suppose aucun mérite dans l'objet qui le fait naître ».Après avoir appartenu à Gaspard de Coligny, Ninon de Lenclos demeura trois ans attachée, au marquis de Villarceaux; elle passa ensuite du marquis d'Estrées à l'abbé d'Effiat (qui se seraient disputé aux dés un enfant qu'elle avait eu, le futur chevalier de la Boissière). Parmi ses adorateurs, on cite encore Condé, La Rochefoucauld, Sévigné, La Châtre (« Ah! le bon billet qu'a La Châtre! »), Longueville, Saint-Evremond; etc; Elle, savait garder comme amis ceux qu'elle n'avait plus comme amants, n'ayant jamais, dit la légende, plus d'un amant à la fois. Dans son âge mur et presque dans
sa vieillesse Ninon de Lenclos tint un de ces «-bureaux
d'esprit-» qui aurait rappelé
l'hôtel de Rambouillet Voltaire, fils de son notaire, lui fut présenté à l'âge de onze ans (et non de treize, comme il le croit lui-même). La vieille femme qui, en dépit de la légende attachée à son nom, était alors « sèche comme une momie » et affligée de toutes les infirmités de l'âge, lègua 2000 F pour s`acheter des livres à l'enfant dont le précoce génie l'avait séduite, et qui a souvent parlé d'elle, mais avec plus d'affection que d'exactitude. La Correspondance authentique de Ninon de Lenclos été publiée par Laurent (1886). (H. Monin). |
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