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Saint-Jean

Saint-Jean-aux-Bois. - Commune de France dans le département de l'Oise, arrondissement de Compiègne. Situé au milieu de la forêt de Compiègne, Saint-Jean-aux-Bois occupe l'emplacement de la célèbre maison royale, dite de Cuise (ancien nom de la forêt de Compiègne), où les rois mérovingiens et carolingiens habitèrent si souvent. Clotaire ler y contracta la maladie dont il mourut à la villa voisine de Choisy, Le roi Eudes y réunit, en 899, les évêques et les grands vassaux du royaume. En 1060, Philippe Ier fit don à la collégiale de Saint-Adrien de Béthisy, de la maison royale de Cuise, qui tombait déjà en ruines et qui perdit dès lors toute son importance.  On voit encore quelques restes du vieux château au Sud du village.

L'histoire du village et de ses hameaux est intimement liée à sa particularité forestière ainsi qu'à la présence de l'abbaye qui, durant plus de six siècles, a permis aux familles étant au service des religieuses, d'avoir un travail assuré dans des activités diverses.

La reine Adélaïde de Savoie, veuve de Louis le Gros, en étant devenue propriétaire on 1152, y installa une communauté de bénédictines, après avoir rebâti l'église et élevé un monastère.  Cette abbaye qui fut prospère durant plus de trois siècles. Mais la forêt n'étant pas sûre, et après avoir eu trente-cinq abbesses, elle fut transféré en 1634 à Royal-Lieu, tandis que les moines de Royal-Lieu (chanoines de Saint Augustin ) allaient eux-mêmes s'installer à Saint-Jean. En 1761, ces moines furent transférés à Soissons, et Saint-Jean, à moitié détruit d'ailleurs en 1652 par les soldats de Turenne, devint un simple prieuré. (C. St-A.).

A la Révolution, les bâtiments conventuels très dégradés et les habitations furent vendus comme biens nationaux. Le village prit alors le nom de La Solitude (les habitants s'appellent encore aujourd'hui Les Solitaires).

Jusqu'à la moitié du XXe siècle, les villageois vivaient principalement des nombreux métiers de la forêt, des activités artisanales mais aussi de la vénerie et du rouissage du chanvre. A partir du XlXe siècle le village disposait  d'une société de secours mutuel, d'une équipe de sapeurs pompiers, d'une société de tir, d'une fanfare, d'un bureau de poste, d'une école publique avec sa bibliothèque et d'une école religieuse, jusqu'à trois cafés restaurants, d'une boulangerie, d'un lavoir communal et de lavoirs individuels, d'un four banal et de plusieurs fours à pain particuliers, ainsi que deux fermes avec quelques étables. En 1850, le village comptait  450 habitants, aujourd'hui ils sont environ 350. 

L'église.
La construction de cette église fut entreprise par les abbesses Bénédictines dès le début du Xlle siècle. Elle fut édifiée en deux étapes sur un même plan : le choeur avec le transept, et enfin la nef. L'église comportait  autrefois un clocher de bois ou de pierre, comme le représente Jean-Baptiste Oudry sur un tableau qu'il a peint en 1736. A gauche de l'entrée nord se trouve un tombeau arqué supposé être celui d'Agathe de Pierrefonds. 
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Saint-Jean-aux-Bois : l'église.
L'église de saint-Jean-aux-Bois.

En 1761, avec l'extinction de la communauté des chanoines de Saint Augustin, ce bâtiment devint église paroissiale. La pureté de son architecture intérieure et ses vitraux en grisaille en font notamment sa renommée. Classé au titre des monuments historiques en 1849, sa restauration fut entreprise dès 1865, elle se poursuivit durant plus de vingt ans. Viollet-le-Duc vint à cette époque y faire quelques croquis. La toiture en ardoise fut refaite et remplacée en 1992 par une couverture en tuiles plates.

L'enceinte et la porte fortifiée. 
Durant le Moyen Âge, une muraille de défense entourait le monastère, ainsi qu'un fossé alimenté par les rus des Planchettes et de Saint Nicolas. La porte fortifiée qui perçait cette ancienne construction est postérieure à l'église, et remonterait à la seconde moitié du XVe ou début du XVle siècle. Elle était dotée de deux tours à mâchicoulis et de deux ponts-levis : l'un à gauche pour la poterne et réservé aux piétons; l'autre pour les charrettes par l'arc central. Ils furent remplacés vers 1700 par un pont de bois avec une porte qui protégeait l'accès de l'enceinte la nuit.
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Saint-Jean-aux-Bois : anciennes douves.
Saint-Jean-aux-Bois : la porte fortifiée.
 Le pont et l'ancien fossé d'enceinte.
La porte d'accès à l'abbaye.

C'est vers 1750 que fut construit ce pont de pierre plus étroit, à double arcatures. Au pied de ce pont nous voyons encore Les pierres utilisées par les lavandières. Cette porte est restée jusqu'en 1931 le seul accès à la Grande Cour du lieu-dit Le Village. 

La salle capitulaire. 
La salle capitulaire, ou de chapitre, était le lieu dans lequel se réunissaient les religieuses Bénédictines pour délibérer sur les affaires s de la communauté. Elle se trouvait contiguë au cloître et incluse dans les bâtiments conventuels. Ceux-ci s'étendaient sur une cinquantaine de mètres, dont un bâtiment sur deux niveaux de 27 mètres de long; ils étaient aménagés à droite de l'église avec, entre autres, cellules et réfectoire. Les traces de l'ensemble subsistent toujours (bancs du cloître et solins des toitures). 
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Saint-Jean-aux-Bois : voûtes de la salle capitulaire.
Saint-Jean-aux-Bois : statue de la Vierge et l'Enfant.
Voûte de la salle capitulaire.
(XIIe siècle.)
Statue de la Vierge et l'Enfant
de Georges Muguet (1903-1988) 

La construction de la salle capitulaire est contemporaine à tous les bâtiments de l'abbaye. Après 1794, les diverses utilisations qui en sont faites (orangerie, écurie pour chèvres et mulets, remise de pompes à incendie, etc.) contribuèrent à sa dégradation. Rachetée par la commune en 1847, elle est classée monument historique en 1849 et restaurée entièrement à partir de 1888. A l'entrée de cette salle on peut voir une belle statue de Georges Muguet (ci-dessus).

La ferme.
La ferme se composait de maisons d'habitation, d'une belle grange, d'un abreuvoir, de plusieurs étables et écuries, d'un colombier. La cour intérieure était appelée la basse-cour. La ferme, ainsi que le moulin banc étaient exploités par du personne: exclusivement au service de l'abbaye.
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Saint-Jean-aux-Bois : la ferme.
La ferme de saint-Jean-aux-Bois.

A partir de 1692, elle fut louée à des fermiers puis aux habitants. En 1791 l'ensemble fut vendu comme bien national se transformant ainsi en plusieurs habitations et dépendances. Cet endroit, longtemps dégradé et aujourd'hui restauré, se dénomme la Petite Cour.

Hameaux.
Malassise, La Bréviaire (Bruiera), où les rois eurent aussi un château; Sainte-Périne-aux-Bois, ancien monastère réuni à Saint-Jean, puis à Marmoutiers; La Muette, ancien rendez-vous de chasse, etc. ( Infos : Ville de Saint-Jean-aux-Bois).

Saint-Jean-Brévelay. - Commune du département du Morbihan, arrondissement de Ploërmel. Population : 2400 habitants. Monuments mégalithiques. Eglise du XVIe s. (bas-relief de l'époque et reliques de saint Jean-Brévelay, ancien archevêque d'York au VIIIe s. et maître de Bède. Pèlerinage à la chapelle de Notre-Dame de Perdroguen, à 5 kilomètres au Sud-Ouest.
Saint-Jean-d'Angély. - Commune du département de la Charente-Maritime, sur la Boutonne, affluent de de la Charente. Population : 7700 habitants. Restes de l'ancienne église abbatiale (XIIIe s.), la plus belle de l'Aunis et de Saintonge; au XVIIe siècle, ou a commencé une église, mais les deux clochers et la façade seule ont été terminés à cette époque. Intéressante fontainede la Renaissance. Tour à mâchcoulis de XVe siècle (Tour-du-gros-Horloge) sur une rue de la ville. Statue du maréchal Regnauld de Saint-Jean-d'Angély qui n'y est pas né, mais y a habité. 

La ville a été abord monastique, formée au XIe siècle autour d'une abbaye (réorganisée par Pépin, roi d'Aquitaine, au IXe siècle, à la place d'Angeriacum, résidence détruite des ducs d'Aquitaine et enrichie du chef de Saint-Jean-Baptiste) : l'affluence des pèlerins donna une grande prospérité à la ville et, en 1204, Philippe-Auguste lui accorda les privilèges municipaux. Saint-Jean-d'Angély se montra toujours hostile aux Anglais; prise en 1568 par les protestants qui ravagèrent l'abbaye, la ville fut reprise en 1569 par le duc d'Anjou. A la suite d'un siège prolongé, Louis XIII prit Saint-Jean-dAngély en 1621, lui retira ses franchises et lui donna le nom de Bourg-Louis, qui n'a pas prévalu. Le nom d'Angely vient d'Angeriacum, forêt de chasse des rois mérovingiens.

Saint-Jean-d'Angle.-  Commune du département de la Charente-Maritime, près de Marennes. Population : 510 habitants. Ruines d'un château (XIIe s.) et de l'église Saint-Fort, dont une chapelle, encore debout, renferme des sépultures de membres de la famille de Comminges.
Saint-Jean-de-Côle. - Commune du département de la Dordogne, arrondissement de Nontron. Population : 330 habitants. Rochers pittoresques. Belle église du XIIe s. (choeur bâti sur une coupole byzantine et tombeau d'un évêque d'Amiens, mort en 1617); elle dépendait d'un prieuré augustin. Château de la Marthonie (XVe et XVIIIe s.).
Saint-Jean-de-Maurienne. - Ville du département  de la Savoie, près de la jonction de l'Arvan et de l'Arc, entre des monts de 2500 m d'altitude, à 573 m. Population : 8900 habitants. Vignobles de Princens, les meilleurs de la Savoie. Sur la rive droite de l'Arc, petit établissement d'eaux thermales de l'Echaillon. Cathédrale du XIIe et du XVe siècle (avec de beaux tombeaux, des boiseries, des peintures du Moyen âge et de la Renaissance : crypte du XIe siècle; superbe cloître en marbre blanc de 1452). Église des XIIe, XIIIe, XVe siècles. Restes du palais épiscopal avec une tour du XIVe siècle. Débris grandioses des remparts du XVe siècle. Monument du médecin Fodéré (mort en 1835). La ville était jadis capitale de la Maurienne.
Saint-Jean-de-Losne (Latona). - Commune du département de la Côte-d'Or, arrondissement de Beaune, sur la rive droite de la Saône, au point de jonction du canal de Bourgogne et près de l'embouchure du canal du Rhône au Rhin. Population : 1300 habitants. En 1256, le duc de Bourgogne, Hugues IV, accorda une charte de commune aux habitants. Cette ville soutint plusieurs sièges, notamment en 1273, contre les Francs-Comtois; puis, en 1636, contre l'armée de Galas qui dut se retirer au bout de neuf jours; pour reconnaître cette résistance, Louis XIII exempta la ville de tailles et lui accorda le surnom de Belle-Défense. (M. P.).
Saint-Jean de Luz. - Commune des Pyrénées-Atlantiques, dans le golfe de Gascogne. Population : 13 300 habitants. Au Moyen âge, Saint-Jean-de-Luz fut la première ville d'où partirent (1520) les pêcheurs de morue de Terre-Neuve, de même que les pêcheurs de baleine. Sous François ler et Henri II, elle forma des corsaires redoutables qui firent la chasse aux Espagnols; mais ceux-ci, en 1558, brûlèrent la ville.

Le 7 juin 1660, le mariage de Louis XIV et de l'infante Marie-Thérèse d'Espagne y fut célébré, après la signature du traité des Pyrénées.  Saint-Jean-de-Luz comptait alors 15.000 habitants. Elle a décliné à la suite desguerres maritimes de Louis XIV, de la perte des colonies sous Louis XV et des tempêtes qui ont obstrué son port. 

Saint-Jean-de-Luz est la ville de naissance de Floquet (mort en 1896).

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Dictionnaire Villes et monuments
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