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| Les Moines
Soldats du Moyen âge
II - Hospitaliers et Chevaliers de Malte |
| Les Frères Hospitaliers,
aussi nommés aussi Chevaliers de St-Jean de Jérusalem,
puis chevaliers de Rhodes Après la prise de Jérusalem
par Saladin (1188),
les Hospitaliers se retirèrent successivement à St-Jean d'Acre Ils seront depuis connus sous le nom de
Chevaliers de Malte L'ordre n'exista plus dès lors que
de nom. Son siège fut transféré en 1801
à Catane |
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| De
l'hôpital à la caserne
L'ordre religieux des chevaliers de l'Hôpital
de Saint-Jean de Jérusalem,
dits hospitaliers et parfois johannites, date de l'époque de la
première
croisade. Ses origines sont restées assez obscures. On peut
dire seulement que les hospices fondés en Palestine pour les pèlerins
par Grégoire le Grand, à
la fin du VIe
siècle, et restaurés par Charlemagne,
existèrent presque sans interruption jusqu'à la venue des
croisés, que les hospitaliers de l'Hôpital de Saint-Jean à
Jérusalem, fondé ou restauré par les Amalfitains Il semble bien que ce Gérard, auquel
une bulle du pape de 1143 donne le
titre d'institutor, était d'abord un frère oblat de
l'église Sainte-Marie-Latine, dont dépendait l'hôpital;
sa nationalité est incertaine; il était né près
d'Amalfi Devenu en peu de temps militaire, l'ordre des Hospitaliers de Saint Jean comprit trois classes : celle des chevaliers, qui devaient être nobles; celle des prêtres ou aumôniers et celle des frères servants qui, sans être nobles, étaient cependant destinés aussi à la profession des armes. Les chevaliers portèrent le manteau noir à croix blanche par-dessus leur armure et leur étendard fut la croix blanche pleine en champ de gueules. Mais ils n'en continuèrent pas moins à prendre le simple titre de frères. On conçoit que la division de cet
ordre en huit langues ou nations avec chefs, piliers ou baillis conventuels,
subdivisées en grands prieurés ou bailliages capitulaires
comprenant eux-mêmes des commanderies, ne s'établit qu'avec
le temps. On peut se borner à indiquer ici que le chef de l'ordre,
appelé maître et plus tard seulement grand maître, prit
parfois le titre de maître de l'Hôpital à Acre et que
les supérieurs des maisons du continent portaient, en général,
ceux de précepteur ou commandeur et souvent aussi de maître.
Il n'y eut pas en Syrie moins de douze commanderies. Du riche trésor
que l'ordre a possédé, il ne subsiste plus à Malte Cet ordre, qui resta toujours essentiellement français par le nombre de ses chevaliers et de ses grands maîtres, a été mêlé pendant plus de quatre siècles à tous les événements qui agitèrent le Levant. Il prit une prodigieuse extension. Cependant il eut à lutter, dès son origine, en même temps que contre les Sarrasins, contre le patriarche de Jérusalem et les évêques de Palestine, jaloux de ses privilèges, et l'on a dit, d'autre part, que les querelles des Hospitaliers avec les Templiers ont perdu la cause de la Terre sainte. La papauté les favorisait en effet à ce point que, en 1143, Calixte II plaça sous leur surveillance à Jérusalem l'hospice des Teutoniques. L'ordre, recevant sans cesse des donations, devint fort riche; deux mille pauvres étaient secourus chaque jour par lui à Jérusalem. Comprenant plusieurs centaines de chevaliers,
il entretenait encore des troupes de mercenaires ou turcoples. Dès
le XIIIe siècle,
les établissements de l'hôpital se multiplièrent dans
la chrétienté. En France De Jérusalem à Malte En 1187,
à la prise de Jérusalem,
ils s'étaient réfugiés dans leur place forte de Margat,
bâtie sur le promontoire au Sud de Lattakieh L'ordre, souverain dans l'île, battit
monnaie et traversa une brillante période jusqu'à la prise
de Rhodes, le 22 décembre 1522,
par Soliman le Magnifique, plus heureux
que Mohammed II en 1480. Philippe de
Villiers de L'Isle-Adam avait soutenu contre les Ottomans
un siège de six mois; il se transporta successivement à Candie
(Crète), à Messine, à Baies, à Viterbe |
| L'Ordre
depuis le Moyen Âge.
Les chevaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, retirés dans l'île de Malte L'ordre de Malte C'est à partir de Révolution
française, que l'ordre de Malte En 1798,
lors de l'expédition d'Égypte, le général
Bonaparte
se fit livrer Malte, moyennant une pension payée au grand maître
de l'ordre, Hompesch, qui se retira à
Trieste et abdiqua peu de temps après, en faveur de l'empereur de
Russie, Paul ler, qui fut reconnu grand
maître le 27 octobre 1798
( Jean Tommasi, nommé en 1802
et mort en 1805 fut le dernier grand
maître de l'ordre de Malte Le 29 mars 1879,
la dignité de grand maître fut rétablie, en faveur
d'un gentilhomme tyrolien Le but de l'ordre est aujourd'hui exclusivement humanitaire. Sa direction spirituelle est exercée par le grand pénitencier de l'Église romaine. Le ruban de Malte est noir. ( E.-D. Grand. / M. Barroux / H. Vast./ H. Gourdon de Genouillac. / A.-M. B. / B. / H. G.). |
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