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| Arrière-plans | ||
| Les Moines
Soldats du Moyen âge
I - Les Templiers |
| Les Templiers étaient
un ordre militaire et religieux chargé, avec l'Ordre
de l'Hôpital; de la protection des pèlerins en Terre sainte
et de la défense de la Palestine contre les Sarrasins. Il fut fondé
à Jérusalem Après la chute du royaume de Jérusalem Le 13 octobre 1307,
tous les Templiers qui se trouvaient en France furent arrêtés
à la fois. Un procès truqué, reposant sur l'extorsion,
par les promesses ou les tortures, de quelques aveux, conduit à
leur condamnation. Certains furent brûlés. Leurs biens furent
confisqués, et en partie affectés eux Frères
hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. L'ordre fut officiellement
dissous en 1312. Mais il continua d'exister
sous d'autres noms en Espagne |
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| C'est un chevalier
de la maison des comtes de Champagne L'ordre des Templiers
se répandit dans les Pays-Bas Comme tous les ordres religieux, les templiers
ne tardèrent pas a acquérir de vastes possessions territoriales.
En 1179, le concile de Latran demandait
que les templiers abandonnassent tous les biens qu'ils avaient acquis pendant
les dix années précédentes. Philippe-Auguste
leur légua plus de 50 000 marcs (1222).
A la fin du XIIe
siècle, les templiers étaient au nombre de trois
cents, sans compter les « frères servants », à
Jérusalem Organisation de l'ordre L'ordre du Temple avait une organisation à la fois monastique et féodale. A sa tête se trouvait un grand maître (magister milicie Templi), qui avait le rang de prince. Le sénéchal avait dans ses attributions la juridiction et l'administration des biens temporels. Le maréchal était chargé des affaires militaires et de l'intendance pendant les guerres. Venaient ensuite les précepteurs (commandeurs), ou grands, prieurs; des visiteurs, et au-dessous de ces officiers étaient placés le drapier, préposé aux équipements, le gonfalonnier, le turcoplier, chef des troupes indigènes employées par l'ordre, l'aumônier, etc. Lorsqu'un chevalier se présentait pour être reçu dans cet ordre, le chef du chapitre lui adressait l'allocution suivante : « Vous allez prendre de grands engagements. Vous serez exposé à beau coup de peines et de dangers. Il vous faudra veiller quand vous voudriez dormir, supporter la fatigue quand vous voudriez vous reposer; souffrir la soif et la faim quand vous voudriez boire et manger; passer dans un pays quand vous voudriez rester dans un autre. Vous y soumettez vous?-»Le postulant prononçait ensuite les trois voeux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. Le costume des templiers était le manteau blanc avec croix rouge, pour les chevaliers, et le manteau brun ou noir, pour les servants. L'étendard de bataille, mi-parti blanc et noir, était appelé Beauséant (ou Beaucéant) et portait la devise : Non nobis, Domine, non nobis, sed nomini tu da gloriam.Peu de temps après leur institution, saint Bernard leur rendait le témoignage suivant : « Ils vivent sans avoir rien en propre, pas même leur volonté; vêtus simplement et couverts de poussière, ils ont le visage brûlé des ardeurs du soleil, le regard fier et sévère. A l'approche du combat, ils s'arment de foi au dedans et de fer au dehors; leurs armes sont leur unique parure. »L'ordre du Temple tout entier se divisait en plusieurs langues ou nations, les possessions territoriales en plusieurs provinces, correspondant aux principaux pays ou régions, dont trois en Palestine (Jérusalem -
Les vastes possessions acquises par les
templiers dans les différents pays de l'Europe, au XIIe
et surtout au XIIIe
siècle, leur donnèrent une influence d'un autre
genre. Ils devinrent les trésoriers et les banquiers des rois, des
princes, des bourgeois et des clercs, qui mirent en dépôt,
dans leurs châteaux Chacune des maisons possédées
par l'ordre portait le nom de Temple. Celui de Paris Vers la déchéance L'ordre du Temple joua un rôle considérable
dans toutes les croisades. On
les trouva en Syrie, où ils soutenaient Louis
le Jeune; en Palestine, où ils défendirent Gaza contre
Saladin
en 1170,
et se distingueront ensuite constamment, dans les victoires comme dans
les défaites, à Tibériade ou Hattin (1187),
au siège de Damiette, en 1219,
encore à Gaza (1244),
à Mansourah (1250), à
Saint-Jean-d'Acre En Europe, les templiers remplissaient
souvent les plus hautes fonctions auprès des rois. Mais l'esprit
d'indépendance et l'orgueil des membres de l'ordre du Temple leur
attirèrent de bonne heure la haine de beaucoup d'autorités
ecclésiastiques et civiles comme le patriarche de Jérusalem Les Templiers de
France réparèrent difficilement ce désastre; une nouvelle
armée de Templiers se maintint cependant en Palestine. On trouve
les Templiers en lutte tour à tour avec Bohémond VII, prince
d'Antioche Les Templiers allaient être victimes de l'avarice de Philippe le Bel, qui méditait depuis longtemps de s'emparer des richesses des Templiers. Et ils étaient devenus d'ailleurs dangereux tant pour la royauté que pour la papauté, depuis la fin des croisades, virent ces deux pouvoirs se liguer contre eux au commencement du XIVe siècle. On essaya d'abord de fondre ensemble les deux ordres religieux militaires, les Hospitaliers et les Templiers; projet auquel s'opposa Jacques de Molay, grand maître de l'ordre du Temple (1306). Pierre Dubois, auteur du De recuperatione terrae sanctae, propose de les obliger à résider en Palestine, d'affermer tous leurs biens territoriaux et de faire de leurs commanderies et prieurés de véritables écoles coloniales, destinées à l'enseignement des sciences, des arts et des langues orientales. Guillaume de Nogaret fut le véritable
instigateur de la perte des Templiers. Le pape Clément
V fut obligé d'acquiescer à la volonté du roi
de France. On accumula contre les templiers une foule de griefs bizarres
ou odieux, parmi lesquels l'accusation d'héresie
dominait tous les autres. On les accusera ainsi en particulier de
renier Jésus-Christ L'inquisiteur de France, Guillaume de Paris Comme Clément
V mourut un mois après, Guillaume de Nogaret, vers la même
époque, et Philippe
le Bel, six mois plus tard, on attribua leur mort aux dernières
paroles prononcées par Jacques de Molay,
qui les avait tous assignés "devant le tribunal de Dieu |
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Cet
ordre qu'on trouve aussi désigné parfois sous les noms d'ordre
des frères de Notre-Dame et d'ordre de Notre-Darne de Montesa, fut
créé, en 1317, à Montesa (Espagne), par Jacques
II, roi d'Aragon et de Valence; il le plaça sous les auspices de
Notre-Dame et lui donna les biens des Templiers, notamment Montesa, où
fut établi son chef-lieu. Il adopta la règle bénédictine
et reconnut pour chef l'ordre de Calatrava Les chevaliers de Montesa acquirent une réputation de bravoure qui les rendit célèbres et, plusieurs fois, ils repoussèrent et battirent les Maures. Les papes Jean XXII en 1438, Martin V en 1440, Jules ll en 1512, Léon X en 1543, Grégoire XIII en 1565, Sixte V en 1567, approuvèrent l'institution et la protégèrent. Dès 1399, les biens provenant de l'ordre de saint-Georges d'Alfama avaient été donnés à celui de Montesa lors de la réunion du premier de cet ordre au second et, en 1587, date à laquelle il cesse d'être un ordre militaire, la grande maîtrise de Montesa fut annexée à perpétuité à la couronne d'Espagne qui l'a conservée jusqu'au XIXe siècle. L'ordre, dégagé des articles des statuts qui n'étaient plus en harmonie avec les mesure et les idées modernes, avait fini par devenir un des plus illustres de l'Espagne. Aboli en 1872, il fut rétabli en 1874. Il se composait de deux classes de chevaliers profès et novices. Ruban rouge. La tenue officielle était le manteau blanc orné de la croix rouge. |
| Contrairement, par exemple,
à l'Ordre de Malte |
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