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Loi de Titius-Bode.
- Progression géométrique dont chaque terme est approximativement
proportionnel aux distances moyennes des planètes
au Soleil. Cette loi, dont le fondement physique
n'est pas clair, a beacoup intrigué dans le passé. Surtout
après après la découverte des premiers astéroïdes
: ceux de la ceinture principale ont une distance moyenne au Soleil qui
correspond effectivement à l'un des termes de la série. On
a récemment montré qu'une telle progression apparaît
obligatoirement dans tous processus de formation du Système
solaire répondant à certains critères assez peu
contraignants (en particulier une invariance d'échelle).
Kepler
avait déjà remarqué dans Ie groupement des planètes
une lacune, un véritable hiatus, entre Mars
et Jupiter. Pour le combler, il y plaça
une planète - à découvrir. Cette hypothèse
fut mal accueillie, parce qu'elle contrariait les idées régnantes,
et bientôt oubliée.
Le
professeur Titius ,
de Wittemberg, avait donné, dans sa traduction allemande de la Contemplation
de la Nature de Charles Bonnet ,
une série particulière de nombres pour montrer que les distances
des planètes au Soleil sont soumises à une loi, dont l'invention
a été à tort attribuée à l'astronome
Bode ,
de Berlin. Cette série est représentée par la progression
géométrique de, 0, 1, 2, 4, 8, etc., chacun de ces termes
étant, à partir de zéro, multiplié par 3 et
le produit augmenté de 4, de manière à obtenir :
4
= 0x3+4
7
= 1x3+4
10
= 2x3+4
16
= 4x3+4
28
= 8x3+4
52
= 16x3+4
100
= 32x3+4
196
= 64x3+4
338
= 128x3+4
Les nombres
4 7 10 16 28 52 100 [lorsqu'on les divise par 10] représentent assez
bien les distances moyennes [en unités
astronomiques] de Mercure (0,387), de Vénus
(0,723), de la Terre (1,000), de Mars
(1,523), de Jupiter (5,202), de Saturne
(9,538) au Soleil. Quant aux deux derniers termes, applicables à
des planètes qui étaient encore à découvrir
quand parut le livre de Titius, il et à remarquer que la distance
moyenne d'Uranus (19,182) se rapproche encore
assez de 196, Mais la distance moyenne de Neptune
(30,036) s'éloigne très notablement de 388.
Persuadés
de l'existence d'une planète intermédiaire entre Mars et
Jupiter, vingt-quatre astronomes s'associèrent en Allemagne sous
la présidence de Schroeter ,
directeur de l'observatoire de Lilienthal, près de Brême,
pour se mettre à sa recherche. Lalande
s'interessa lui-même vivement à cette association. Mais elle
n'amena aucun résultat. La planète dont le baron Zach
(directeur de l'observatoire de Seeberg, près de Gotha, mort en
1832 à Paris) avait vainement essayé de calculer les éléments,
se présenta un jour d'elle-même au bout de la lunette d'un
astronome qui ne la cherchait point : Piazzi ,
qui en 1801, découvrit le premier astéroïde, Cérès...
(Ferdinand Hoefer).
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