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Entéléchie
(du grec entélès, perfection, et ékhein,
avoir), mot créé et fréquemment employé par
Aristote,
comme synonyme, à ce qu'il semble au premier abord, de kinèsis
et d'énergéia, expressions par lesquelles il désigne
l'Acte opposé à la Puissance. Cependant,
entre l'Acte proprement dit et l'Entéléchie, il y a au moins
une nuance importance. Le premier se dit de la pure opération des
causes;
le second, de l'union effective de la cause et de la matière,
d'où résulte un être réel et déterminé.
Par suite, il se dit quelquefois aussi de cet être lui-même.
C'est dans ce dernier sens qu'il faut l'entendre dans la fameuse définition
de l'âme : l'entéléchie de tout
corps
naturel qui a la vie en puissance (De l'Âme, liv. II, ch.
1). Leibniz a donné le même nom
à ses monades, parce qu'elles ont, dit-il,
"une certaine perfection qui les rend sources de leurs actions externes
".
(Monadologie, § 18 et suiv.).
(B-E.).
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En
bibliothèque - Bertereau, De
Entelechia apud Leibnitzium, 1843. |
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