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| Classification | ||
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Isoetes |
| Les
Isoétacées constituent l'unique famille
vivante de l'ordre des Isoétales, groupe appartenant à la
classe
des Lycopodinées (ptéridophytes).
Cette famille, représentée par le seul genre
Isoetes (nombre réduit d'espèces) est formée de plantes
souvent aquatiques.
Etudié par
J. Gay, Durieu, de Maisonneuve, Al. Braun, Notaris, Engelmann, l'Isoetes
offre un exemple remarquable d'un type très distinct, tout à
fait différent de la famille des Lycopodiacées
avec, laquelle on le confondait autrefois. Cette plante présente
l'aspect d'une rosette stérile de Graminée ou de Jonc, ce
qui la cachait facilement à l'attention de l'observateur. On trouve
les organes fructifères dans une concavité formée
par la base élargie des
feuilles et recouverts
par un voile qui n'est qu'une membrane de la
feuille;
ce qui fait qu'ils purent échapper à Llyods et à Richardson,
les premiers qui découvrirent et observèrent l'Isoetes lacustris
(Ray Sur la même
souche, on rencontre des sporanges
de deux sortes, concordant par leur forme et leur point d'attache, mais
tout à fait différents quant au contenu : les uns, sur les
feuilles supérieures du cycle, sont pleins de spores
volumineuses et tétraédriques (Macrospores), observées
pour la première fois par Dillenius et dont il a fait mention dans
son historia Muscorum (1741); les autres, sur des feuilles plus
internes renfermant des spores plus petites, plus allongées (Microspores)
et découvertes par Linné Au moment de la germination, le prothallium d'un Isoètes, avec ses archégones, présente un rapport singulier avec le sac des Gymnospermes; c'est à cause de la ressemblance qu'ont leurs microspores avec les grains de pollen que ces plantes sont surtout propres à nous montrer le pont qui unit les deux grandes divisions du règne végétal. Tige courte, épaisse, renflée et simple; elle porte inférieurement des racines et supérieurement des feuilles nombreuses supportées en faisceau à base dilatée, longuement rétrécies et subulées.
Isoetes. Port; feuille, coupe longitudinale, sporocarpes. L'aire de dispersion
des Isoètes se rencontre dans les deux hémisphères.
Il existe en France trois ou quatre espèces : l'Isoetes lacustris
se trouve en Auvergne On n'a guère
trouvé d'Isoétacées fossiles que dans les couches
de l'époque tertiaire. Mais il n'est pas improbable que des Isoétacées
aient vécu côte à côte avec les Lépidodendracées
(autres Lycopodinées) paléozoïques,
perdues au sein des marécages des âges carbonifères;
l'humilité même de leur rôle les aurait fait échapper
aux causes de destruction qui ont déterminé la disparition
de leurs congénères géants, avec lesquels ils ont
des rapports évidents. On trouve des vestiges d'Isoétacées
terrestres dans l'éocène récent des gypses |
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