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| Léonard
de Vinci, Leonardo da Vinci, est l'un des plus grands artistes
de la Renaissance Léonard de Vinci est né en
Italie Dès 1472, son nom est inscrit sur
le registre des peintres florentins. On sait que Léonard de Vinci
habita à peu près constamment Florence jusqu'en 1482; qu'il
y a dessiné, peint et sculpté et qu'il s'y est occupé
d'études scientifiques et de travaux d'ingénieur (Travaux
pour la canalisation de l'Arno). Aucun de ses ouvrages de sculpture
ne nous est parvenu. Les seules peintures
subsistantes qu'on puisse à bon droit rapporter à cette première
période sont : la petite Annonciation Peut-être Léonard de Vinci
étudia-t-il l'anatomie Léonard de Vinci peignit aussi,
durant sa période milanaise, divers portraits,
comme celui de Lucrezia Crivelli; il fut mêlé aux études
relatives à l'achèvement de la cathédrale
et dirigea les travaux d'une académie dite " Académie de
Léonard de Vinci ", dans laquelle il semble s'être réservé
l'enseignement de la peinture. Peut-être
son Traité de peinture n'est-il que le résumé
de ses leçons.
Vinci, Isabelle d'Este. Léonard de Vinci quitta Milan après
la conquête du Milanais par Louis XII.
Il se réfugia à Venise,
en passant par Mantoue On retrouve ensuite Léonard de Vinci
à Milan, où l'appelle le gouverneur, Charles d'Amboise; à
Rome, où il peint à fresque
la Madone et un donateur, au couvent de San Onofrio, et deux ou
trois tableaux, parmi lesquels le
Saint Jean-Baptiste du Louvre;
puis à Bologne
Vinci, Saint Jean-Baptiste. L'Italie Les ouvrages authentiques de Léonard
de Vinci sont très rares. Les superbes cartons qu'il avait faits
avec Michel-Ange pour la salle du conseil
à Florence sont malheureusement perdus. La galerie publique qui
en possède le plus est le musée du Louvre, à Paris.
On peut y admirer 9 tableaux ou portraits,
entre autres : la Vierge Léonard Vinci nous est aussi connu comme savant, grâce au colossal répertoire de matériaux que forment ses notes manuscrites réparties entre diverses bibliothèques. Il y préconise la méthode mathématique, et résume, sans ordre apparent, mais avec une continuité et une originalité de vues surprenantes, ses idées sur tous les ordres de connaissances humaines; on y rencontre aussi des fragments humoristiques, des fantaisies, des maximes, des controverses, des prières, des lettres et jusqu'à des listes de mots. Nous ne suivrons pas les manuscrits de
Léonard de Vinci dans leurs vicissitudes; nous nous contenterons
ici de dire où se trouvent les principaux d'entre eux, et de mentionner
les premières publications qui les ont donnés à connaître.
Le manuscrit le plus riche est le Codex Atlanticus, conservé
à la bibliothèque Ambrosienne de Milan : il contient 393
pages (hauteur, 65 cm; largeur, 44 cm) et collés sur ces pages environ
1600 feuillets, dont quelques-uns écrits des deux côtés.
La bibliothèque de l'Institut de France possède douze manuscrits,
apportés en France Déjà au XVIe
siècle, Melzi avait fait des extraits des manuscrits de Léonard
de Vinci et préparé une édition du Traité
de la peinture. C'est en 1651 que les extraits qui forment le Traité
de la peinture furent publiés pour la première fois sous
ce titre : Trattato della pittura di L. da V. nuovamente dato in luce
con la vita dell' autore da Raphaël du Fresne (Parigi, 1651, in-fol.).
Ce traité, compilation de divers fragments des manuscrits, fut aussitôt
traduit en français par Friart de Chambray. L'édition a été
faite d'après deux copies manuscrites, l'une qui est aujourd'hui
à la bibliothèque Ambrosienne, L'autre à la bibliothèque
Barberini. Il existe à la bibliothèque du Vatican
une copie dont l'écriture paraît du XVIe
siècle (Codex Vaticanus). On l'attribue à Melzi. Cette
copie, qui est la plus complète, a servi à l'édition
du Traité de la peinture que l'abbé Manzi, en 1847,
dédia au roi Louis XVIII, et à
la savante édition de Heinrich Ludwig : Das Buch von der Malerei
nach dem Codex Vaticanus herausgegeben (Vienne, 1882, 3 B., in-8).
Léonard de Vinci. En 1797, Venturi publiait des extraits inédits des manuscrits qu'il avait lui-même déchiffrés et traduits sous ce titre : Essai sur les ouvrages physico-mathématiques de L. de V., lu à la première classe de l'Institut national des sciences et des arts par J.-B. Venturi, etc., Paris, an V (1797). Venturi annonçait « qu'il présenterait bientôt, dans trois traités complets, tout ce que le Vinci avait fait sur la mécanique, l'hydraulique et l'optique. »Ce projet ne fut jamais réalisé. En 1826 parut le Trattato del moto e misure dell' acque, publié par Francesco Cardinali, dans le 10e vol. de la Collection des auteurs italiens qui traite du mouvement des eaux. C'est la reproduction d'un manuscrit petit in-fol., qui date du XVIIe siècle et qui est conservé à la bibliothèque Barberini de Rome. Il faut arriver jusqu'à la seconde moitié du XIXe siècle pour que l'on se mette enfin au déchiffrement et à la publication des manuscrits tels que Léonard de Vinci nous les a laissés. En 1872, sous le patronage du gouvernement italien, a paru un volume imprimé avec luxe et tiré à 300 exemplaires : Saggio dell'opere di L. d. V. Ce volume contient en reproductions photo-lithographiques un choix de 37 des pages les plus remarquables du Codex Atlanticus. En 1883, Jean-Paul Richter a publié en 2 gros volumes plus de 1500 extraits choisis dans tous les manuscrits et classés par ordre de matières, sous ce : The literary Works of L. de Vinci compiled and edited from the original manuscripts by J.-P. Richter Ph D. in two volumes, London, 1883. Enfin Charles Ravaisson-Mollien, après dix années de travail, a publié intégralement les 12 manuscrits de la bibliothèque de l'institut et les 2 volumes de la bibliothèque Ashburnam volés jadis par Libri et restitués depuis à la France : les Manuscrits de L. de V. publiés en facsimilés phototypiques avec transcriptions littérales, traductions françaises, avant-propos et tables méthodiques (6 vol. in-fol.). L'impulsion était donnée. Luca Beltrami a publié avec 94 fac-similés et leurs transcriptions littérales un manuscrit appartenant au prince Trivulzio : Il codice di L. da V. nella bibliotheca del Principe Trivulzio in Milano, trascritto ed annotato de Luca Beltrami Ripr. in 94 tavole heliographische da Angelo della Croce Milan, MDCCCXCI. Enfin la publication du Codex Atlanticus s'est poursuivie sous les auspices de l'Académie dei Lincei : Il codice Atlantico di L. de V. nella Bibliotheca Ambrosiana di Milano riprodotto e publicato della R. Academia dei Lincei sotto gli auspici e col sussidio del Re e dal Governo Roma. (Gabriel Séailles / NLI).
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