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Acropole
d'Athènes - La plus célèbre
des Acropoles fut celle d'Athènes.
Elle est isolée au milieu de la plaine, entre l'Ilissus et le Céphise ,
à 4 km environ du rivage de Phalère. C'est un rocher, haut
de 178 m dont la surface oblongue a été en partie dressée
de main d'homme; escarpé de toutes parts, il n'offre d'accès
que du côté de l'ouest, par lequel il se rattache à
la colline de l'Aréopage. C'est sur ce point que se trouvent les
propylées.
Les murs de ce monument, n'ayant été que dégrossis,
n'ont pu recevoir aucune peinture murale; l'ordre ionique de sa colonnade
intérieure est du style le plus pur. Les Propylées servaient
aussi de dépôt pour les tableaux des maîtres; de là
le nom de Pinacothèque donné à l'aile septentrionale.
L'édifice a vue sur le Pnyx. Devant l'aile méridionale, aujourd'huil
surmontée d'une énorme tour franque, est un petit temple
de la Victoire
Aptère (sans ailes ),
dont les fragments dispersés ont été rétablis
dans leur ancien plan.
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Plan
de l'Acropole d'Athènes.
Parmi les édifices intérieurs
de l'Acropole, les plus célèbres sont le Parthénon
et l'Erechtheum.
Le
Parthénon
est d'ordre dorique, et fait de marbre pentélique; les tuiles étaient
de marbre de Paros, ainsi que les sculptures. Ce temple est le seul exemple
de dorique octastyle que nous possédions. L'enceinte était
partagée en deux salles : l'une, antérieure et plus grande,
formant le temple même, occupé par la statue d'Athéna
d'ivoire et d'or, haute de 26 coudées (12 m.), oeuvre de Phidias;
l'autre, nommée opisthodome, soutenue
par quatre colonnes ioniques, contenait le trésor d'Athènes.
Sur le fronton oriental était représentée, en statues,
la naissance d'Athéna, et, sur l'autre fronton, la lutte de cette
déesse et de Poséidon
pour la possession de l'Attique .
Les métopes, formant la frise
extérieure, représentaient des épisodes de la guerre
des Centaures ,
de celle des Géants ,
et de celle des Amazones ;
la frise du mur sous la colonnade représente la procession des Panathénées .
Toutes ces sculptures de Phidias ou de son école forment la plus
grande composition qu'ait jamais produite l'Antiquité. Le Parthénon
était, selon l'usage des Grecs, entièrement peint au dehors
et au dedans. Les premiers dessins que l'on possède du Parthénon
sont de 1674, et ont été faits par un artiste français,
Jacques Carrey : ce sont les reproductions les plus exactes qui existent;
on les voit dans la collection de Paris,
et dans le Parthénon de L. de Laborde.
L'Erechtheum
existe encore en partie à côté du Parthénon.
Consacré à Athéna Poliade et à Poséidon
Erechtée, il formait un double temple composé de deux pièces
contiguës et bâti sur un sol inégal; de plus, sur le
côté oriental, il y avait une salle plus petite consacrée
à Pandrose, et, du côté opposé, un portique
où l'on montrait, sur le rocher, le coup du trident que Poséidon
donna pour faire naître le cheval .
Ce petit édifice ionique est demeuré célèbre
dans la tradition par le grand nombre de légendes qui s'y rattachent,
et dans l'art par l'élégance extrême de toutes ses
parties; on y voit encore de célèbres caryatides qui ont
servi de modèle ou de point de départ aux caryatides
des temps postérieurs.
Tous ces édifices sont plus récents
que l'invasion des Perses; ceux-ci avaient saccagé l'Acropole, où
ne s'élevaient que des édifices de pierre : ces anciennes
constructions, déjà fort élégantes, servirent
à la reconstruction des murs, où l'on en voit encore des
fragments.
Parmi les autres monuments de l'Acropole,
nous ne citerons que l'Athéna Promachos, ouvrage en bronze de Phidias,
haute de plus de 16 m et vue de Sunium par les navigateurs. Il n'en reste
aucun débris. (Em. B.).
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L'Acropole
d'Athènes à la fin du XIXe
siècle.
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En
bibliothèque - Pausanias;
Pline l'Ancien; Stuart et Revet, Antiq. of Athens; Leake, Top. of Athens;
E. Burnouf, le Parthénon (Revue des Deux Mondes, 1er,
déc. 1847) ; L. de Laborde, le Parthénon, Paris, 1848,
gr. in-fol.; Beulé, l'Acropole d'Athènes,
Paris, 1854, in-8°. . |
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