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Le
type d'Asclépios / Esculape, tel que
l'art antique l'a fixé, rappelle celui de Zeus;
c'est la même tête barbue, mais avec plus de douceur et de
bienveillance dans l'expression. Le dieu est ordinairement figuré
avec un long manteau qui laisse à découvert l'épaule
droite et une partie de la poitrine, la tête ceinte d'une sorte
de turban. Quelquefois on lui donnait une couronne de laurier.
Il
se distingue par des attributs qui sont le
serpent,
qui, en changeant de peau, semble se rajeunir lui-même, et qui est
aussi le symbole de la divination, allusion
aux oracles par lesquels Asclépios indiquait
aux malades les remèdes à appliquer, le coq,
qu'on lui sacrifiait comme symbole de vigilance; la coupe, destiné
à renfermer la potion salutaire; la baguette, emblème
qui rappelle le temps où les médecins n'étaient que
des sorciers et des enchanteurs, ou bien le ou bâton,
de l'activité du médecin qui promène à travers
le monde sa science secourable.
Asclépios
est souvent représenté sur les bas-reliefs
et les monnaies.
Quelques
ex-voto la montrent couché sur un lit de festin avec une table dressée
devant lui, où des suppliants viennent déposer leurs offrandes.
Plusieurs monuments présentent Asclépios entouré de
sa famille : on y remarque Epioné, sa femme (le mot signifie celle
qui adoucit les maux), Hygie (la Santé),
Télesphore,
le génie de la convalescence.
Calamis,
Alcamène, Scopas, Praxitèle, Céphissodore
avaient exécuté des images d'Asclépios. Les temples
d'Asclépios s'appelaient des Asclépéions ;
le plus fameux de ce dieu était à Épidaure
: là sa statue ,
en or et en ivoire, ouvrage de Thrasymède de Paros, le représentait
assis sur un trône, tenant un bâton
d'une main, et touchant de l'autre la tête d'un serpent;
un chien était couché auprès de lui; sur le trône,
l'artiste avait sculpté le combat de Bellérophon
contre la Chimère, Persée
coupant la tête de Méduse, etc.
Ce dieu avait également un culte important à Athènes,
à Pergame, à Cos
et à Smyrne. |