Les gens

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Périclès, célèbre Athénien (La Grèce antique), né en 494 av. J.-C., était fils de Xanthippe, l'un des généraux vainqueurs à Mycale, et petit-fils, par sa mère, de Clisthène, qui avait renversé les Pisistratides. II acquit de bonne heure du renom et de la popularité par son éloquence et ses largesses, devint vers 461 la chef du parti démocratique opposé à Cimon, réussit à faire bannir ses rivaux, notamment Cimon (460) et Thucydide (444), et resta, à partir de 444, seul maître de la direction des affaires. Il signala son administration par la construction de beaux édifices (Le Parthénon, l'Odéon, les Propylées, etc.), par des fêtes somptueuses, par des gratifications distribuées aux citoyens d'Athènes, et par de grands succès au dehors; il soutint en Égypte Inarus contre les Perses, enleva Mégare aux Doriens, fit restituer aux Phocidiens la présidence des cérémonies de Delphes, prit Samos, écrasa une révolte en Eubée, augmenta le nombre des colonies et en conduisit une lui-même dans la Chersonèse, transporta dans Athènes le trésor commun de la Grèce, qui était précédemment à Delphes et réussit à élevée pour un temps la puissance d'Athènes au-dessus de celle de Sparte; mais il indisposa par ses hauteurs et par des contributions onéreuses les peuples qui avaient accepté l'hégémonie d'Athènes : il s'ensuivit une rupture avec Sparte et ses alliés, rupture qui donna naissance à la guerre du Péloponnèse (431); on l'accuse même d'avoir provoqué la lutte en soutenant les Corcyréens, révoltés contre leur métropole, Corinthe, alliée de Sparte. Périclès ne put voir que les premiers événements de cette guerre : il remporta d'abord des avantages, mais à la suite de quelques revers les Athéniens le condamnèrent à l'amende et lui ôtèrent l'autorité (430) : ils la lui rendirent au bout de l'an née, mais il mourut peu après, de la peste qui désolait Athènes (429).

Périclès aimait et favorisait les lettres, les arts et le luxe qui à partir de son administration prirent leur plus grand essor : aussi nomme-t-on : Siècle de Périclès cette époque qui vit fleurir, dans les lettres Sophocle, Euripide, Aristophane, Cratinus, Eupolis; dans les arts Phidias, Callicrate, Ictinus, Polygnote, Zeuxis, Parrhasius, etc. On a dit que l'administration financière de Périclès n'était point irréprochable et que ce fut pour éviter de rendre ses comptes qu'il fit naître la guerre du Péloponnèse. Pressé un jour de justifier l'emploi des deniers publics il se tira d'affaire en offrant de payer de sa propre fortune tous les monuments qu'il avait fait construire, mais à la condition d'y substituer son nom à celui du peuple athénien. Il ne nous reste aucun monument de l'éloquence de Périclès : d'après les témoignages des contemporains, ses discours étaient empreints d'un caractère de majesté qui fit donner à cet orateur le surnom d'Olympien. Périclès eut avec Aspasie une étroite liaison; il finit même par épouser cette femme célèbre. (A19).



Plutarquea écrit sa Vie.

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