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Le
mot cosmologie signifie littéralement théorie
du monde, et plus particulièrement du monde considéré
comme un tout complet et ordonné, du cosmos.
Cette expression a été mise en usage par Kant,
qui appelle « cosmologie rationnelle » le travail de la raison
pour saisir dans son unité « l'ensemble
de tous les phénomènes »,
autrement dit la science de l'objet,
comme il appelle « psychologie rationnelle
» la science du sujet pensant. La cosmologie
a pour objet l'idée-rationnelle
du monde, comme la psychologie l'idée du moi
(Critique de la raison pure).
Passée dans
la langue courante de la philosophie classique,
l'expression cosmologie rationnelle y désigne la partie de
la métaphysique qui traite de la
nature fondamentale et de l'origine des choses sensibles. Qu'y a-t-il,
et y a-t-il quelque chose sous les phénomènes qui composent
ce qu'on appelle communément le monde extérieur? Qu'est-ce
que la matière, en dernière analyse?
Qu'est-ce que la vie ?
etc.
Le sens de l'adjectif
cosmologique est dès lors très clair. On appelle cosmologique
ce qui a rapport au monde considéré comme tout absolu.
Les arguments cosmologiques de l'existence
de Dieu, par exemple, sont celles qui se tirent
de l'existence du monde, et tout particulièrement celle qui repose
sur l'ordre et l'harmonie du cosmos.
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Pierre
Cassou-Noguès, Le
bord de l'expérience. Essai de cosmologie, Presses Universitaires
de France, 2010.
2130579671
Le
but est, dans une perspective spéculative, de décrire notre
expérience.
Décrire
par exemple un après-midi dans un jardin : distinguer différents
facteurs des êtres, des événements, une lumière
singulière , analyser aussi le corps du sujet tel qu'il est ressenti,
examiner la position même du sujet, retracer la façon dont
se déploient l'espace et le temps, enfin rendre compte de la possibilité
de cette description en interrogeant le rapport entre le langage et le
sensible.
Cette
description ne se réduit pas à une phénoménologie
du perçu. Elle a une portée spéculative parce qu'elle
fait entièrement l'économie de l'hypothèse d'un sujet
conscient auquel le monde serait donné à travers ses «
vécus ». En même temps, elle cherche à situer
la subjectivité en montrant quelle est sa position exacte dans le
champ de l'expérience.
Le
problème de fond est « cosmologique » : il s'agit de
penser la coexistence des êtres et des événements sur
un même plan d'expérience.
Pour
mener à bien un tel projet, cet Essai s'appuie un schème
conceptuel emprunté à la cosmologie de Whitehead et à
l'ontologie du dernier Merleau-Ponty. Il ne s'agit pas d'histoire de la
philosophie mais bien, en reprenant les concepts de ces deux philosophes
et en montrant leur complémentarité, de thématiser
autrement notre expérience. (couv.).2130579671
Brian
Greene, La
magie du cosmos, Gallimard (Folio essais), 2007.
9782070347513
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