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Castelnau

De nombreuses communes du Sud-Ouest de la France portent le nom de Castelnau
; Nous n'avons retenu ici que celles qui se signalent par leur intérêt historique ou par leurs monuments
Castelnau ou, aujourd'hui, Castelnou, est une commune de France, dans les Pyrénées-Orientales, arrondissement de Perpignan; population en 2010 : 373 habitants. Le village est entouré d'une enceinte en dehors de laquelle s'élève l'église paroissiale, dont la porte est ornée de peintures assez belles. Le château, qui domine le village, est remarquable, et son nom revient souvent dans l'histoire du pays. Peut-être est-il cité dans un acte de 994; mais il est assez difficile de dire si le mot castrum désigne dans ce document le château ou le village fortifié. Ce manoir est formé d'une enceinte pentagonale irrégulière qui se relie aux murs du village, et dans l'intérieur de laquelle sont des logements, le donjon à l'angle Sud-Est et un bloc de rochers qui portait vraisemblablement une tour d'observation. La place est dominée à l'Est par une hauteur sur laquelle apparaissent des traces de constructions, plus récentes, sans doute, et que l'on éleva quand les progrès de la balistique rendirent la voisinage de ce point dangereux pour le château. Castelnau fut enlevé en 1473 par les partisans du roi d'Aragon, qui de là rayonnaient vers Millas et le Riberal. En 1559, le seigneur Pierrot de Llupia ayant résisté à l'autorité royale, son château fut attaqué et pris après un bombardement de deux jours. Dès lors la forteresse fut inhabitée jusqu'au XIXe siècle, où on l'a malheureusement restaurée. Dans les déblais on a trouvé un calice du XIIIe siècle d'un goût très pur.

Les vicomtes de Castelnou, d'abord vicomtes de Vallespir, avaient la suzeraineté de toutes les places dans la province de ce nom. Ils furent au XIe siècle les maîtres de l'église d'Elne; Hualguer de Castelnou, évêque d'Elne de 1130 à 1147 au moins, avait fait taire le cartulaire de sa cathédrale, l'un des plus précieux registres de ce genre que le Moyen âge eût laissés. Pierre de Castelnou fut évêque de Gerona de 1254 à 1279. La branche alliée s'éteignit en 1321 avec Jaspert. Une branche cadette disparut en 1378, à la mort de Bérenger. Les biens de cette puissante famille passèrent successivement aux maisons de Fenouillet, Perillos, Batile, et sous Louis XI aux deux familles françaises de Phelippes et de Châteauverdun, enfin aux Llupia. A Castelnou fut fondé un prieuré de l'ordre de saint Ruf; ce fut, semble-t-il, le plus ancien établissement des Augustins dans le diocèse. Il fut sécularisé en 1592 et uni au chapitre de Solsona. (A. Brutails).

Castelnau-Camblong est une commune du département des Pyrénées-Atlantiques, arrondissement d'Orthez, située sur une élévation, à 3 kilomètres du gave d'Oloron, rive gauche: population : 473 habitants (en 2010). Castelnau et Camblong sont mentionnés dès le XIIIe siècle. En 1385, ils forment une seule communauté appartenant au bailliage de Navarrenx dans la vicomté de Béarn. Aux deux derniers siècles, cette communauté est comprise dans la sénéchaussée et subdélégation de Sauveterre. II y avait, à Camblong, une abbaye laïque vassale de la vicomté de Béarn. (L. Flourac).
Castelnau-de-Bretenou est un hameau dépendant de la commune de Prudhomat (716 habitants; Lot), remarquable par les ruines importantes d'un château féodal. La forteresse de Castelnau est mentionnée dans l'histoire depuis le IXe siècle, mais les plus anciennes des constructions qui subsistent, ne sont pas antérieures au XIIe. La plupart des fortifications encore debout sont des XIIIe, XIVe et XVe siècles. Le bâtiment d'habitation porte les armoiries de Louis de Clermont à la date de 1865. II était encore habité en 1851; à cette date un incendie détruisit les toitures et compromit la solidité de la construction; le château fut alors acheté par le desservant du village, Selve, auquel on en doit la conservation. Bâti sur un rocher qui s'avance entre les vallées du Léré et du Lot, séparé par une échancrure naturelle du massif des montagnes voisines, Castelnau est entouré d'une ceinture de remparts au milieu desquels s'élève le château proprement dit. C'est un triangle irrégulier dont les angles sont occupés par des tours rondes et au centre duquel s'élève un énorme donjon carré. Dans l'espace laissé libre se trouvent d'autres constructions, la chapelle (XVe siècle), l'Auditoire, curieux spécimen de construction civile du XIIe siècle, et le bâtiment principal d'habitation, (XVIIIe siècle), où un bel escalier conduit à un balcon long de 40 mètres. L'ancienne collégiale fondée en 1330 par l'évêque de Rodez, Pierre de Castelnau, est devenue l'église paroissiale du village qui s'est formé autour des ruines.
Castelnau-de-Guers est une commune du département de l'Hérault, arrondissement de Béziers, sur la rive gauche de l'Hérault; population : 1075 habitants. Autrefois comté et diocèse d'Agde. Le lieu de Castelnau est cité dès le XIe siècle; il devint plus tard chef-lieu de seigneurie et prit le surnom de Guers, du nom de plusieurs de ses seigneurs : Guercius; cette baronnie relevait des évêques d'Agde dès 1219. Eglise du XIVe siècle.
Castelnau-de-Lévis, autrefois Castelnau de Bonafous (Castrum novum de Bonafosso) est une commune du département du Tarn, arrondissement d'Albi, sur un coteau dominant le Tarn; population : 1555 habitants en 2010. Sicard d'Alaman ayant reçu en fief, le 15 janvier 1234, de Raymond VII, comte de Toulouse, le puy de Bonafous, y fit construire un magnifique château autour duquel de nombreux habitants vinrent s'établir. La petite ville se développa très vite. Sicard, d'ailleurs, ne négligea rien pour la faire prospérer. Il lui accorda, le 11 mai 1256, une longue charte de coutumes que confirma en 1495, Hugues d'Amboise devenu seigneur du lieu. Sicard étant mort sans enfant, la baronnie de Castelnau fut portée par une de ses cousines, Béatrix, dans la maison de Lévis. L'ancien nom de Castelnau fut peu à peu abandonné. 

Il ne reste plus du château qu'une tour, haute encore de 50 m. L'église paroissiale, dédiée à saint Barthélemy, est du XVe siècle. On y voit deux reliquaires du XVe siècle et une croix processionnelle en cuivre émaillé du XIIIe. On a trouvé dans les environs de Castelnau des médailles gauloises et des armes romaines. (C. Couderc).

Castelnau-de-Médoc est une commune du département de la Gironde, arrondissement de Lesparre-Médoc, sur la Jalle, à 30 m d'altitude; population : 3880 habitants. Fontaines ferrugineuses, vins de Graves; Après Lesparre et Blanquefort, Castelnau était la seigneurie la plus considérable du Médoc. Son château, maintenant ruiné, soutint un siège de quinze jours en 1543, à l'époque de la réunion de la Guyenne à la France. L'église de Castelnau est remarquable par ses vitraux peints, genre de décoration assez rare dans les églises du Sud-Ouest de la France. (L. Cadier).
Castelnau-de-Mandailles est une commune du département de l'Aveyron, arrondissement de Rodez, sur une colline abrupte dominant les gorges de la Mossau; population : 559 habitants. Cette commune est formée des trois paroisses de Castelnau, du Cambon et de Mandailles. Avant 1789, Castelnau n'avait pas le rang de paroisse; c'était une annexe du Cambon desservie par un vicaire. Au Cambon est une église romane dont la construction remonte aux premières années du XIIe siècle. A Mandailles, les maisons sont disposées des deux côtés d'une seule et longue rue, ce qui a donné naissance au proverbe du pays : long comme Mendailles.  (C. C.).
Castelnau-de-Montmiral (Castrum novum Montis mirabilis) est une commune du département du Tarn, arrondissement de Gaillac, sur un monticule isolé; population : 970 habitants. Cette ville est une ancienne bastide fondée probablement par Raymond VII, comte de Toulouse. Elle était administrée par quatre consuls. On la trouve mêlée, pendant tout le Moyen âge, à l'histoire de l'Albigeois. Le château de Montmiral, bâti au XIIIe siècle et restauré, en 1466, par le comte d'Armagnac, a été presque entièrement démoli en 1819. Des fortifications de la ville, il reste deux portes avec machicoulis. L'église paroissiale, dédiée à Notre-Dame, est du XVe siècle. Elle possède une fort belle croix en vermeil, ornée de pierres fines (des intailles romaines pour la plupart), qui lui fut donnée à la fin du XVe siècle par Charles d'Armagnac. Au Sud de Castelnau est le château des Mazières, auquel on n'a rien conservé des constructions anciennes et, au Nord, le château de Meyrargues.
Castelnau de Montratier est une commune du département du Lot, arrondissement de Cahors, sur une colline escarpée dominant la Lutte; population : 2002 habitants. Ville forte et siège d'une seigneurie importante, Castelnau fut prise par Simon de Montfort, lors de la guerre des Albigeois, et plus tard, au XIVe siècle par les Anglais. Elle a conservé de ses anciens remparts des ruines de murailles et des portes encore surmontées de leurs tours. La butte de Maurélis, haute de 20 m et d'environ 40 m de diamètre, entourée de trois fossés, sur une colline dominant la vallée de la Barguelonne, est probablement une ancienne motte féodale. Les châteaux en ruines sont nombreux aux environs. Signalons ceux du Pouget et de Génibrèes.
Castelnau-d'Estrétefonds est une commune du département de la Haute-Garonne, arrondissement de Toulouse, près de la rive droite de la Garonne; population : 5014 habitants en 2010.  L'alleu de Strictusfons fut donné à Saint-Sernin de Toulouse vers 961 par le comte Raimond. Nous ignorons la date de la fondation du château de Castelnau; il paraît avoir été construit au XIIe siècle, par une famille consulaire de Toulouse, dont le nom revient fréquemment dans les actes de ce siècle et du suivant. Les hospitaliers, à dater de 1138, possédèrent à Castelnau plusieurs domaines, dépendant de la commanderie de Fronton. L'église de Castelnau, au diocèse de Toulouse, était avant 1789 à la collation de l'archevêque de cette ville. Le lieu dépendait de la jugerie de Villelongue. Le baron de Castelnau d'Estrétefonds siégeait aux Etats de Languedoc. Château du XVIIIe siècle. (A. Molinier).
Castelnau-Durban est une commune du département de l'Ariège, arrondissement de Saint-Girons; population : 429 habitants. Cette localité, située dans le diocèse de Saint-Lizier, se trouvait dans la portion du comté de Couserans, attribuée aux comtes de Carcassonne, puis de Foix, portion qui comprenait tout le canton actuel de la Bastide-de-Léron, et une partie du canton de Saint-Girons. C'est peut-être le château que le dénombrement de 1263 mentionne sous le nom de Castelnau-de-Sérou; on l'appela plus tard Castelnau-Durban à cause du voisinage de la forteresse de Durban, l'une des plus importantes du pays de Foix. Ce village reçut des coutumes du comte Roger-Bernard III en 1292. Il fut plus tard inféodé, et le sire de Castelnau-Durban fut au XVIe siècle l'un des principaux chefs du parti catholique au pays de Foix. Ruines d'un ancien château. Carrières de marbre. (A. Molinier).
Castelnau-le-Lez est une commune du département de l'Hérault, arrondissement de Montpellier, sur le Lez; population : 15 547 habitants. A remplacé l'ancienne ville romaine de Sextantio, nom que les gens du Moyen âge avaient transformé en Sostantio, puis Substantio. qui a survécu sous la forme vulgaire Substancioun. Il existe encore sur la commune de Castelnau des vestiges importants, murailles d'enceinte, poteries, etc. Quelques archéologues ont rapporté la construction de ces murailles aux Gaulois; Sextantio dans ce cas serait une ville gauloise, Volque, dont les Romains auraient changé le nom (Sextantio en effet veut dire qui a six pans, six côtés). Quoi qu'il en soit, situé sur la via Domitia, qui conduisait d'Italie en Espagne, Sextantio est cité dès le premier siècle de l'ère chrétienne au nombre des bourgs de la colonia Nemausensis. 

Plus tard, cette localité paraît avoir été érigée en colonie latine, mais à vrai dire, on n'a du fait aucune preuve directe. A l'époque barbare, Sextantio survécut et peut-être faut-il dater du temps des invasions les murailles que quelques auteurs font remonter jusqu'à l'époque gauloise. Quoi qu'il en soit, au VIIIe siècle, après la ruine de Maguelonne par Charles Martel (737) Sextantio servit d'asile à l'évêque et au comte de Maguelonne, chassés de leur ancienne résidence. Les évêques y habitèrent 300 ans, jusque vers 1085, date de leur retour à Maguelonne; dès le Xe siècle, les comtes résidaient plutôt à Melgueil (auj. Mauguio). Théodulphe, évêque d'Orléans, visita en 791 Substantio. L'expression de pays de Substantion sert dans quantité de chartes à désigner le diocèse de Maguelonne, mais la ville même est de plus en plus abandonnée et, en 1171, il ne s'y trouvait plus que quelques maisons qu'une charte qualifie de taverna. On parle encore dans plusieurs textes du XIIe siècle des églises de Saint-Hilaire et de Saint-Félix de Substantion. Le château de Castelnau est nommé dans un acte de 1083; il était aux mains d'une famille de chevaliers qui parait souvent dans les actes du Mémorial des nobles, et qui était vassale des seigneurs de Montpellier; en construisant ce château, ces seigneurs avaient empiété sur les droits des comtes de Melgueil. 

La seigneurie de Castelnau subsista longtemps. Au XIVe siècle, elle était aux mains du suzerain; elle fut confisquée après la mort du dernier roi de Majorque en 1349 et incorporée à la sénéchaussée de Beaucaire. Plus tard la baronnie de Castelnau fut encore une fois aliénée; elle appartenait en 1735 au marquis de Castries. L'église de Sainte-Croix, puis Saint-Jean de Castelnau est citée dès l'an 1100, elle appartenait au chapitre cathédral de Maguelonne (ou Montpellier). Au XVIe siècle, elle était dédiée à Notre-Dame, et Germain a analysé un curieux registre, provenant d'une confrérie pieuse pour l'entretien du luminaire dans cette église. Les ruines de Substantion sont encore aujourd'hui considérables: on y a trouvé des vestiges d'aqueduc, des fragments de mosaïque, des inscriptions, des monnaies; quelques inscriptions conservées à Montpellier, à Nîmes, dans diverses collections en proviennent. Les gens du pays qui n'épargnent guère ces vénérables restes, racontent diverses légendes sur cette ancienne ville, légendes que l'abbé Favre a heureusement mises en oeuvre dans son poème, Lou trésor de Soubstancioun. Des moulins étaient cités dès le XIIe siècle. (A. Molinier).

Castelnau-Magnoac est une commune du département des Hautes-Pyrénées, arrondissement de Tarbes; population : 781 habitants. Le bourg est situé sur une colline que baigne la Gèze, affluent de gauche du Gers. Ruines du château des comtes des Quatre-Vallées. 
Castelnau-Rivière-Basse est une commune du département des Hautes-Pyrénées, arrondissement de Tarbes, sur une colline dominant le Loiret et la vallée de l'Adour; population : 704 habitants.  Eglise du XIVe siècle (mon. hist.). Il subsiste des vestiges des anciennes fortifications et du donjon carré. Sur la rive droite de l'Adour, ruines intéressantes de l'ancienne église de Mazères, qui date du XIIe siècle.
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Dictionnaire Villes et monuments
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