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| Arrière-plans | ||
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La peinture française au XIXe siècle Le Réalisme et le Naturalisme |
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Le XVIIe siècle | Le XVIIIe siècle |
| Le XIXe siècle : Néo-classicisme, Romantisme, Paysage, Réalisme, Impressionnisme | ||||
| Le souci
d'exactitude dans l'interprétation de la nature accuse des préoccupations
réalistes
qui grandissent à mesure qu'on avance dans le XIXe
siècle. Une fois que les dogmes
académiques sont détruits et les nuages romantiques
dissipés, les arts aussi bien que la littérature tendent
de plus en plus vers la vérité, fût-elle laide. Le
goût de la vérité tient trop
au caractère des peintres de ce siècle, même aux périodes
d'idéalisme classique ou romantique, pour que le réalisme
n'ait pas eu sa part. Les portraits du XIXe
siècle font foi d'une telle probité
et forment une galerie incomparable qui réconcilie les écoles
ennemies et associe les noms de David, de
Prud'hon,
de Gérard, d'Ingres, de Delaroche,
d'Hippolyte Flandrin, de Chassériau; plus tard, ceux de Cabanel
(1823-1889),
de Carolus-Duran (1837-1917),
de Benjamin Constant (1845-1902),
de Bonnat (1833-1922),
de Henner (1829-1905)
et, dans un autre ordre d'idées de Renoir,
d'Albert Besnard (né en 1849).
Cette exigence s'incarne
vers le milieu du XIXe
siècle avec un groupe de peintres
directement influencés par ce mouvement littéraire qui à
la même époque est porté par Emile
Zola, sous le nom de Réalisme ou de Naturalisme. Ces peintres,
qui vont s'opposer à un académisme qui s'était rajeuni
et se piquait lui aussi d'exactitude tout au moins archéologique
avec le groupe des néo-grecs - Couture (1815-1879),
Gérome (1824-1904),
Hamon (1821-1874)
et G. Boulanger (1824-1888)
-, auront pour principaux représentants Courbet
(1819-1877)
et Manet (1832-1883).
Pour qualifier la peinture Avec les réalistes, naturalistes et ceux qui ravitent dans leur sillage, ce n'est pas sa technique qui est révolutionnaire, mais la conception de ses sujets. Il applique un réalisme intégral. On peint (ou prétend peindre) ce que voient les yeux, sans que l'intelligence intervienne. Ainsi, Courbet, représente les paysans non avec l'observation affectueuse de Millet, mais comme des animaux singuliers, plus laids que les autres bêtes; les modèles féminins sont des maritornes, et on donne une impression puissante de nature. Courbet.
Les Casseurs de pierre, par Gustave Courbet. Courbet commençait
ses études par des visites au Louvre « Je ne sais pas si je suis réaliste, comme on l'a dit et répété, mais je sais bien que je veux peindre mes impressions sur le monde que je vois. Je neveux pas seulement être un peintre, j'entends être un homme et un homme vivant »C'était vraiment la première fois, il faut le dire, qu'on revendiquait avec cette énergie les droits de la réalité moderne, des types modernes, des moeurs du temps. Tout cela pouvait, devait même se traduire en peinture Malgré ces défauts, cette
brutalité voulue de la facture, le peu de distinction du dessin,
Gustave
Courbet demeure comme un des plus puissants praticiens de l'école
française de peinture Manet
« On y trouve une vague impression des oeuvres de Thomas Couture, mais elle contient déjà en germe la manière personnelle de l'artiste. »En 1863, quelques tableaux qu'il tenta d'envoyer à l'Exposition ne furent pas admis par le jury. Il fut admis à exposer au Salon des refusés, mais son Déjeuner sur l'herbe fut pour le plus grand nombre un objet de risée. Toutefois, des juges moins prévenus y virent les promesses d'un grand talent. Le Christ et les anges et un Combat de taureaux, exposés en 1864, Jésus insulté par des soldats et Olympia (Salon de 1865), donnèrent lieu aux mêmes controverses. En 1866, Manet vit tous ses tableaux repoussés par le jury, et, l'année suivante, il fit une exposition particulière, dans laquelle on vit, entre autres morceaux, Lola de Valence. - Mais à cette époque, l'artiste avait déjà adopté une manière à lui, laquelle consiste à prendre un sujet très simple, à noter au passage une impression qui le frappe, et à exécuter ses tableaux dans une gamme de tons très sobres, avec certains partis pris d'opposition de couleur. Il a ainsi ouvert la voie aux Impressionnistes, et son exemple a contribué à bannir de la peinture D'autres
peintres réalistes.
Henri Regnault
(1843-1871),
auquel on doit le portrait du Maréchal
Prim, Salomé, la Danseuse, Départ pour la fantasia,
etc.
Salomé, par Henri Régnault. « Regnaut, a dit Théophile Gautier, est un coloriste de premier ordre, ce qui ne l'empêche pas de bien dessiner. Il voit non seulement le ton juste, mais le ton vrai, fin, exquis, inattendu, qui ne se révèle qu'aux privilégiés, et, du contraste des deux nuances, il fait jaillir des éblouissements. Il ne ressemble ni à Titien, ni à Véronèse, ni à Rubens, ni à Rembrandt, ni à Velasquez, ni à Delacroix; sa palette lui appartient; il la charge de couleurs spéciales qu'on ne connaissait pas avant lui, et il en obtient des effets qu'on n'aurait pas cru possibles si on ne les voyait réalisés avec une aisance prodigieuse. »Carolus-Duran (1837-1917), partait du même principe que Courbet : les corps ne se détachent pas de l'atmosphère, et, dans la réalité, ils ne sont pas cernés d'un trait ainsi qu'on les représente arbitrairement; ils se rattachent au milieu ambiant par des gradations colorées. Léon Cogniet (le Tintoret peignant sa fille morte) a fait d'assez remarquables portraits. Baudelaire a dit de lui : « M. Léon Cogniet est un artiste d'un rang très élevé dans la région moyenne du goût et de l'esprit. S'il ne se hausse pas jusqu'au génie, il a un de ces talents complets dans leur modération qui défient la critique. M. Cogniet ignore les caprices hardis de la fantaisie, et le parti pris des absolutistes. Fondre, mêler, réunir, tout en choisissant, a toujours été son rôle et son but; il l'a parfaitement bien atteint. »Louis-Gustave Ricard (1823-1873) est un élève de Léon Cogniet; il a surtout peint des portraits. Théophile Gautier a salué en lui « un petit-fils de Van Dyck ». -
Les Veaux, par Rosa Bonheur (1879). Rosa Bonheur,
issue de l'école de Barbizon « Ce qui me gâte cette peintureChenavard a bien dessiné de rares tableaux avec une couleur blafarde. |
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© Serge Jodra, 2007. - Reproduction interdite.