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L'art romantique

Romantisme (beaux-arts). - La querelle des classiques et des romantiques, portant d'abord sur la littérature, s'était portée aussi sur le terrain de l'art. David, voulant régénérer la peinture de son temps, s'inspirant des grands classiques de l'Antiquité, transporta sur la toile les lignes systématiques et les plans musculaires harmonieusement divisés des marbres grecs et romains : il ramena le goût public et la pensée des artistes à des études plus sculpturales que pittoresques, mais sérieuses et difficiles; pendant quarante ans, il régenta despotiquement l'école française et fut le grand chef des classiques. De cette école si maniérée, si maladroitement éprise de l'Antiquité et d'un type étroit et convenu, il sortit un peintre de talent, le baron Gros, qui, désespéré des attaques violentes des romantiques, se noya dans le petit étang de Meudon le 25 juin 1835. 

L'exposition du Radeau de la Méduse de Géricault, énergique peinture d'un drame contemporain, au Salon de 1849, avait été le signal du mouvement romantique contre les oeuvres froides et compassées des élèves de David. La réaction contre les classiques fut d'une extrême violence; à la mort de Géricault, la nouvelle école se rangea autour de Delacroix qui, en 1822, exposa la Barque du Dante, et, en 1823, le Massacre de Scio. Mais les romantiques ne parvinrent pas plus que les classiques à produire un art national, et bientôt l'école tomba dans une véritable médiocrité après les grands hommes qui l'avaient créée. Ingres, Delaroche, Vernet, Ary Scheffer, Léopold Robert, se rap prochant plus ou moins des uns ou des autres, ne se réclamaient d'aucune de ces deux écoles. (A19).

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Dictionnaire Architecture, arts plastiques et arts divers
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