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| François,
baron Gérard est un peintre
français, né à Rome
le 11 mai 1770, mort à Paris
le 11 janvier 1837. Le père de Gérard était attaché,
comme intendant, à la maison du bailli de Breteuil, ambassadeur
à Rome, puis à celle du cardinal de Bernis : sa mère
était Romaine. Gérard fut ramené en France -
Lorsque la Révolution
éclata, Gérard, violemment arraché à ses travaux,
fut compris dans une réquisition, et demanda d'entrer dans le corps
du génie. David le fit nommer membre du tribunal révolutionnaire;
Gérard feignit une maladie pour se soustraire à ces redoutables
fonctions. Le Bélisaire, qu'il
exposa en 1793, commença sa réputation. Il se faisait
connaître, en même temps, comme portraitiste; il peignit les
portraits d'Isabey (musée du Louvre),
et de Mlle Brongniart. Il entra en plein dans la voie du succès,
en 1798, avec Psyché
Daphnis et Chloé, par François Gérard (ca. 1824). Il était dans toute la force de
son talent, au moment où Bonaparte fut
nommé premier consul. Un monde nouveau, séduit par sa réputation,
se mit à rechercher ses pinceaux. Gérard se voua entièrement
au portrait, pendant plusieurs années.
Toutes les notabilités de l'Empire et de l'Europe Sous la Restauration, Gérard demeura
le portraitiste officiel de la famille royale. Il avait été
présenté à Louis XVIII
par Talleyrand. Il peignit le roi, la plupart
des personnages étrangers, amenés en France, à la
suite de la chute de l'Empire. Il composa aussi une Entrée d'Henri
IV à Paris,
1817; ce tableau, qui renfermait une allusion légitimiste, le fit
nommer premier peintre du roi. Il reçut le titre de baron en 1819.
La même année, il peignit Corinne improvisant au cap Misène
et Thétis portant les armes d'Achille
Gérard avait les qualités et les défauts qui constituent le peintre de cour et le peintre à la mode. Il possédait beaucoup d'harmonie et de grâce, une grande suavité de touche, un coloris agréable et fin, une légèreté de pinceau, faite pour plaire. Il ne faut pas demander à ses œuvres la vivacité d'expression, la vigueur de modelé, le sentiment dramatique qui font la force de quelques portraitistes modernes. La couleur argentine de Gérard devient quelquefois blafarde; son exécution est mince et trop délicate. Dans les dernières années
de sa vie, la manière de Gérard s'était beaucoup amollie.
Parmi les meilleurs portraits de Gérard, on peut citer celui de
Mme
de Staël (à M. le duc de Broglie), de la reine de Naples
L'Entrée de Henri IV à Paris, par François Gérard (1817). |
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