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Estienne

Les Étienne ou Estienne sont une célèbre famille d'imprimeurs et de savants français, des XVIe et XVIIe siècles, issue d'une vieille maison noble de Provence. Elle a pour chef Henri Étienne, né à Paris vers 1460, mort en 1521, et a surtout été illustrée par Robert et Charles, fils de Henri, et par H. Étienne II, fils de Robert.

Henri Estienne.
Henri Estienne, premier imprimeur de ce nom, né vers 1460, mort à Paris en 1520, se fit recevoir libraire et imprimeur en 1500, après avoir étudié le droit, et il débuta dans la typographie en 1501, en association avec Wolfgang Hopyl. Dès l'année suivante, il fut seul en titre. Les ouvrages sortis de ses presses, au nombre de cent vingt environ, dont un seul en français, se rapportent presque entièrement à la philosophie, aux mathématiques et à l'astronomie

ll publia notamment les travaux de Lefèvre d'Estaples et de Clichtoue, et se trouva en relations d'amitié avec Guillaume Budé, les trois Du Bellay, etc. Certains de ses volumes sont d'une belle exécution typographique. Sa veuve se remaria avec Simon de Colines, à la fois imprimeur, graveur et fondeur en caractères.

François Estienne.
François Estienne, fils aîné du précédent, né à Paris en 1502, mort à Paris en 1550, fut reçu libraire juré et imprimeur en 1537, et semble avoir été associé avec son beau-père. Il publia peu de volumes et ne laissa pas de postérité.

Robert Ier Estienne.
Robert Ier Estienne, frère du précédent, né à Paris en 1503, mort à Genève le 7 septembre 1559, est la premier personnage célèbre de sa dynastie. Elève, de même que ses frères, de l'illustre savant grec Jean Lascaris, il apprit à manier les deux langues classiques avec une entière aisance. Son beau-père acheva son éducation typographique. Dès l'âge de dix-neuf ans, Robert se mit à réviser le texte latin du Nouveau Testament d'après les manuscrits, et l'édition que Simon de Colines en fit paraître en 1523 enflamma de colère les théologiens de la Sorbonne

Leur haine ne faisait que s'accroître avec les nombreuses éditions des textes bibliques qu'Estienne publiait ensuite dans sa propre imprimerie (rue Saint-Jean-de-Beauvais, en face de l'Ecole de droit), et auxquelles il ne cessait d'apporter des améliorations de fond et de forme. Heureusement pour lui, il était couvert par la protection affectueuse du roi François Ier qui le nomma imprimeur pour les langues hébraïque et latine en 1539, et pour le grec l'année suivante. Estienne eut le premier l'honneur d'imprimer des livres avec les admirables caractères grecs gravés par Garamond par ordre du même souverain, et appelés, à cause de cela, « caractères royaux ». Le premier volume où ils furent employés est l'histoire ecclésiastique d'Eusèbe (1544), avec une préface en grec de l'imprimeur en l'honneur du roi ami des lettres. 

Estienne s'attacha à publier des textes grecs inédits et il mit ainsi au jour Denys d'Halicarnasse, Alexandre de Tralles, Dion Cassius, Justin et Appien. Il ne fut pas moins zélé pour la littérature latine, et il en donna tous les principaux auteurs en éditions revues par lui-même, et accompagnées de variantes et de commentaires. Tous ces volumes, extrêmement soignés et d'une rare correction, étaient rendus, par leur bas prix, accessibles à toutes les bourses. Estienne consacra encore à la philosophie latine un véritable monument qui est son Thesaurus linguae latinae, avec interprétation française, livre dont trois éditions successives (1531-1532, 1536, 1543), de plus en plus augmentées, attestent l'utilité et le succès. Cet ouvrage servit désormais de fond à tous les grands dictionnaires latins. Il en tira lui-même un Dictionnaire français-latin (1539-1540, 1549) qui est aussi le premier livre de ce genre. 
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Robert Estienne.
Robert Estienne (1503-1559).

Robert Estienne, dont la vie entière était vouée au bien public, se préoccupa également de l'instruction de la jeunesse, et le premier livre qui soit sorti de ses presses (1526) est un ouvrage de pédagogie. Il édita un nombre considérable de grammaires latines de différents auteurs, publia une série d'opuscules ayant pour but de faciliter les versions de cette langue en français, ainsi que de petits dictionnaires, et rédigea un excellent Traicté de la Grammaire française (1557). La mort de François Ier fut un coup funeste pour le savant typographe à l'humeur indépendante et au caractère entier. L'oraison funèbre de ce prince par l'évêque du Chastel, imprimée par Estienne, raviva les vieilles haines des Sorbonards et provoqua l'orage. Certaines expressions en furent trouvées en opposition avec les doctrines de l'Eglise et l'on s'en prit à l'imprimeur.

Celui-ci, ne se sentant pas suffisamment protégé par Henri II contre ses persécuteurs, prit le parti de s'enfuir à Genève (1551), où il établit une imprimerie qu'il mit au service de la propagation des doctrines de la Réforme. Libre désormais de parler tout haut, il exposa ses querelles avec la Sorbonne dans un écrit passionné, mais qui est un chef-d'oeuvre de polémique et de langue : les Censures des Théologiens de Paris par lesquelles ils avoyent faulsement condamné les Bibles imprimées par Robert Estienne, avec la response d'iceluy (1552). Dès lors il devint un calviniste fougueux et un véritable sectaire. Il applaudit à la condamnation de Michel Servet et reprocha violemment aux théologiens de Paris de n'avoir pas livré Rabelais au bourreau. Dans son testament, il ordonna à ses enfants d'embrasser la religion réformée, et déshérita ceux qui étaient restés dans le giron de l'Eglise catholique. Toute sa tendresse se porta sur son fils aimé Henri, qui fut son digne continuateur dans le domaine de la science. Il avait eu huit autres enfants de son mariage avec Perrette Bade, fille du savant Jesse Bade, professeur et typographe éminent.

Charles Estienne.
Charles Estienne, frère du précédent, né en 1504, mort en 1564. Il étudia la médecine, fut reçu docteur et accompagna (1540) Lazare Baïf, ambassadeur de France, dans ses voyages en Italie et en Allemagne, en qualité de professeur de son fils Antoine, voyage dont Ronsard était aussi. Il y eut l'occasion de se lier d'amitié avec le savant typographe vénitien Paul Manuce et de s'éprendre des choses de l'Antiquité. Après la fuite de son frère à Genève, il prit la direction de son imprimerie et reçut le titre d'imimeur du roi. Grâce à la protection du cardinal de Lorraine, il obtint la levée du séquestre mis sur les biens de Robert en faveur des enfants de celui-ci. Il fut auteur, avant tout, et un écrivain initiateur; on lui doit une série d'ouvrages intéressants, entre autres : De Dissectione partium corporis humani (1545, gr. in-fol.), qu'il traduisit en français (1546); la Guide des chemins de France et les Voyages de plusieurs endroits de France et encore de la Terre Sainte, d'Espaigne, d'Italie, etc. (1552, 2 vol. pet. in-8), ouvrage qui est l'origine des guides de voyages; Discours des histoires de Lorraine et de Flandres (1552, petit in-4), en faveur des droits de Henri II sur ces provinces; Dictionnaire historique et poétique de toutes les nations, hommes, lieux, fleuves, etc. (1553, in-4), qui est le prototype des livres de ce genre; Praedium rusticum (1554, pot. in-8), recueil des divers écrits publiés déjà par lui séparément sur l'agriculture, l'horticulture, la viticulture, etc., et dont il donna aussi une édition française très augmentée : l'Agriculture et Maison rustique (1564, in-4), ouvrage qui eut un succès colossal et prolongé; nombre d'écrits pédagogiques, etc. Ayant fait de mauvaises affaires, il mourut en prison pour dettes. 

Olympie Nicole Estienne.
Sa fille, Olympie-Nicole, femme d'une haute instruction, dont son fiancé, le poète Jean Grévin, célébra la beauté et les vertus, épousa le médecin Jean Liébault, et vécut dans l'indigence. Elle conta ses infortunes dans une série de stances : les Misères de la femme mariée (Paris, s. d. [vers 1590], petit in-8).

Henri II Estienne.
Henri II Estienne, fils de Robert Ier, né à Paris en 1528, mort à Lyon en mars 1598, a su faire profit de tout ce que lui offrait le milieu intelligent et instruit dans lequel il vécut. Il eut pour professeur de grec l'habile helléniste Pierre Danès, et suivait aussi les cours de Tusan, puis d'A. Turnèbe. Il apprit à fond, non seulement cette langue, mais encore le grec moderne, puis les diverses langues de l'Italie, l'espagnol, le flamand, etc., et plusieurs langues orientales. Ainsi préparé, il mit au service des études helléniques une passion sans bornes et une ardeur infatigable. Il s'imposa la tâche de faire pour celles-ci ce que son père avait fait pour les lettres latines. Dès l'âge de dix-huit ans, il explorait déjà les bibliothèques de l'Italie à la recherche des manuscrits grecs. II en collationna un grand nombre, puis il visita l'Angleterre, les Flandres, recevant partout l'accueil le plus flatteur.

En 1554, il fit paraître à Paris la première édition d'Anacréon, dont il sut se procurer deux manuscrits, non « sans péril ». Cette découverte capitale le rendit célèbre du coup et Ronsard chanta sa gloire. L'année suivante, il publia à Venise, à l'imprimerie des Alde, une traduction de Théocrite, suivie de poésies bucoliques de sa plume. En 1557, il établit à Genève une typographie indépendante de celle de son père; les deux furent réunies après la mort de ce dernier. Pendant quarante ans de sa carrière typographique, où il déploya une activité si prodigieuse qu'elle paraît incroyable, Henri Estienne édita environ cent soixante-dix ouvrages en diverses langues. La littérature grecque y tient la première place par le nombre et l'importance des éditions. Il donna une quantité de textes inédits, en améliora d'autres, y ajouta souvent d'excellentes traductions en latin, des commentaires très érudits, et veilla scrupuleusement à la correction typographique. 

Ecrivant avec une égale aisance tant en grec et en latin qu'en français, il produisit énormément en ces trois langues, aussi bien en vers qu'en prose. En dehors de sa part contributive, déjà très large, à la plupart de ses éditions d'auteurs classiques, le nombre de ses ouvrages personnels indépendants est assez grand, et force nous est de ne citer que les principaux. 

En latin : Ciceronianum Lexicon graeco-latinum (1557); divers ouvrages ayant pour but de faciliter l'étude de la la langue grecque ou de la langue française aux étrangers, ainsi que des écrits pour l'éducation de la jeunesse; le célèbre Thesaurus graecae linguae (1572-1573, 5 vol. in-fol.), réimprimé plusieurs fois et complété dans la magistrale édition moderne des Didot (1831-1865, 9 vol. in-fol.); Artis typographicae querimonia (1569, in-4), poème intéressant l'histoire de l'imprimerie; Francofordiense Emporium (1574, in-8), recueil en vers et en prose inspiré par les fameuses foires de Francfort; Principum Monitrix Musa (Bâle, 1590, in-8), ou le Conseiller des princes, recueil de plusieurs ouvrages en vers et en prose, d'une singulière hardiesse, résumant les idées politiques de l'auteur, avec un prologue en vers français adressé à Henri III, son protecteur; la vivacité de sa haine contre la Ligue n'exclut pas la rectitude de son jugement sur les événements de cette époque troublée et sur les meilleurs principes de gouvernement. 

En français, Henri Estienne donna le curieux Traicté de la conformité du langage François avec le grec (1565, petit in-8), où il prétend que le français dérive du grec et en est resté proche; la Précellence du langage français (Paris, 1579, pet. in-8), Deux Dialogues du nouveau langage fançois italianizé (Genève, 1578), écrit en vers dirigé contre la cour de Catherine de Médicis et l'ifluence de ses courtisans, et dont certaines libertés de langage lui valurent des remontrances du conseil de Genève; les Prémices ou le premier livre des Proverbes epigrammatizez (1594), et, par-dessus tout, l'Introduction au traité de la conformité des merveilles anciennes avec les modernes, ouvrage connu sous le nom d'Apologie pour Hérodote (1566, petit in-8 ; éd. critique donnée par P. Ristelhuber, Paris, 1879, 2 vol. in-8), tableau vivant de la société de son époque et surtout satire virulente contre les moeurs du clergé. Cette oeuvre, mêlée d'une foule d'anecdotes souvent très piquantes, est assurément l'un des textes les plus intéressants de la littérature française du XVIe siècle. Henri Estienne s'y montre, avec de grandes qualités de style, le précurseur de Pascal pour la justesse de l'esprit. Si comme écrivain et comme érudit il surpasse son père, il ne possédait pas au même degré le sens artistique en typographie. Il eut pour fils et successeur Paul Estienne, et pour gendre le célèbre Casaubon.
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 De la richesse du vocabulaire français

« Avant d'emprunter des langues modernes, pourquoy ne ferions nous plus tost  [ = ne préférerions-nous] fueilleter nos Romans [on désignait ainsi tous les ouvrages en vieux français par opposition aux écrits latins] et desrouiller force beaux mots tant simples que composez qui ont pris rouille pour avoir esté si longtemps hors d'usage.... Mais il nous en prend comme aux mauvais mesnagers  [ = ceux qui conduisent un ménage, une maison] qui pour avoir plus tost faict empruntent de leurs voisins ce qu'ils trouveroyent chez eux s'ils vouloyent prendre la peine de le cercher. Et encores faisons nous bien pis quand nous laissons sans sçavoir pour quoy, les mots qui sont de nostre creu [ = crû] et que nous avons en main, pour nous servir de ceux que nous avons ramassez d'ailleurs... Messieurs les courtisans se sont oubliez jusques la d'emprunter d'Italie leurs termes de guerre, laissans leurs propres et anciens, sans avoir esgard a la consequence que portoit un tel emprunt; car d'icy a peu d'ans qui sera celuy qui ne pensera que la France ait appris l'art de la guerre en l'eschole de l'Italie, quand il verra qu'elle usera des termes italiens? Ne plus ne moins qu'en voyant les termes grecs de tous les arts liberaulx estre gardez es autres langues, nous jugeons (et a bon droict) que la Grece a esté l'eschole de toutes les sciences. Voila comment un jour les disciples auront le bruit [ = la réputation] d'avoir esté les maistres; et plusieurs casaniers qui se seront tousjours tenus le plus loing des coups qu'ils auront peu [ = pu], auront bien a leur aise acquis la reputation l'avoir esté les plus vaillans. Pour tant [ = à cause de cela] ne m'esbahi je point d'eux s'ils nous font si grand marché  [ = s'ils les importent chez nous en si grand nombre] de leurs mots, veu que oultre le payement qu'ils en reçoivent maintenant, ils s'attendent d'en avoir un jour si bonne recompense : mais je m'esbahi grandement de nous, comment nous ne nous appercevons que par ceste belle traffique [féminin au XVIe siècle; la forme trafic était masculine], nous leur vendons ce qui nous est plus cher qu'à nulle autre nation, voire si cher que tous les jours nous le rachetons de nostre propre sang  [ =notre honneur militaire]. Or me suffit-il d'avoir entamé ce propos particulier; je le laisseray poursuivre a quelque autre qui aura meilleur loisir et peult estre aussi meilleur moyen de ce faire. Cependant ce que j'en ay dict a esté en qualité de vray François, natif du coeur de la France et d'autant plus jaloux de l'honeur de sa patrie. »
 

(Henri Estienne, extrait de la Conformité du langage françois avec le grec).

Robert II Estienne.
Robert II Estienne, frère du précédent, né à Paris en 1530, mort à Genève en 1570, étudia la typographie chez son père, puis chez son oncle Charles, et s'établit pour son
compte en 1556 dans la maison paternelle. Il obtint aussi le titre d'imprimeur du roi. Peu d'ouvrages sortirent de ses presses, mais ils sont exécutés avec soin. Il était poète à ses heures.

François II Estienne.
François II Estienne, frère du précédent, né à Paris vers 1535, fonda, en 1562, à Genève, une imprimerie d'où sortirent plusieurs publications de bon goût, ornées de gravures sur bois. Il exerça jusqu'en 1582. 

L'aîné de ses fils, Gervais, reçu libraire à Paris en 1612, exerçait encore en 1627; le second, Adrien, reçu libraire en 1614 et imprimeur en 1616, eut deux fils : Pierre (né à Paris le 21 août 1618) et Jérôme (né à Paris le 10 septembre 1630), dont le premier fut reçu libraire et imprimeur en 1638, et le second en 1657, et qui furent les derniers de leur branche.

Paul Estienne.
Paul Estienne, né à Genève en janvier 1566, mort après 1627, fils aîné de Henri II, lui succéda dans son imprimerie et la dirigea dans le même esprit. Enveloppé dans la conspiration dite de l'Escalade (1605), il fut emprisonné, puis exilé, et ses biens furent confisqués. Il ne put rentrer à Genève qu'en 1619, et sa détresse croissante l'obligea à vendre son établissement aux frères Chouet (1627). On croit qu'il finit ses jours à Paris, auprès de son fils Antoine.

Robert III Estienne.
Robert III Estienne, né vers 1560, mort à Paris en 1630, fils aîné de Robert II, fut élevé à Chartres auprès de Philippe Desportes. Il est l'auteur de plusieurs poèmes en grec, en latin et en français, et il traduisit en cette dernière langue les deux premiers livres de la Rhétorique d'Aristote (1624). Il continua la maison paternelle depuis 1606, et sa haute instruction lui valut le titre d'interprète du roi ès langues grecque et latine.

Son frère, Henri, fut trésorier des bâtiments du roi. Le fils de celui-ci, Robert IV Estienne, avocat au Parlement, bailli de Saint-Marcel, puis de Saint-Denis, fut imprimeur de 1630 à 1633, mais ses descendants renoncèrent à la noble profession qui avait illustré leurs ancêtres. L'une de ses filles épousa le marquis de Saint-Marc, et cette branche s'éteignit à la troisième génération.

Antoine Estienne.
Antoine Estienne, né à Genève en 1592, mort à Paris en 1674, fils aîné de Paul, recouvra la nationalité française après avoir abjuré le calvinisme, fut nommé imprimeur du roi et du clergé de France dès 1614, reçu à la chambre de l'imprimerie en 1618, et élu adjoint de la communauté en 1626. Il eut la garde des matrices grecques de Garamond et il imprima avec ces types nombre de belles éditions,  notamment de S. Jérôme, 1609, de Plutarque, 1624, d'Aristote. 1629. Cinquante ans d'exercice de son art ne le conduisirent qu'à la ruine, et il dut cesser d'imprimer en 1664. Accablé d'infirmités et devenu aveugle, il mourut à l'Hôtel-Dieu de Paris. 

Son frère Joseph, né en 1603, nommé imprimeur du roi à La Rochelle en 1629, y fut victime de la peste cette même année. 

Antoine eut trois fils: Jean-Jacques, né à Paris en 1622; qui fut reçu libraire et imprimeur en 1642, mais n'exerça point, de même que François, né en 1627; le troisième, Henri, né à Paris en 1631, libraire et imprimeur en 1646, mourut avant son père, le 6 octobre 1661, « ebrietate  », ajoute Lottin. Ainsi finit la branche aînée de cette grande dynastie typographique. 

L'histoire des Étienne a été écrite par Maittaire, Londres, 1709, par Renouard, 1837, et par A.-F. Didot, 1856.

Le rattachement des deux autres familles de ce nom, se disant descendantes de la même souche, et dont l'une a exercé la librairie à Paris au XVIIIe siècle, n'est pas prouvée. (G. Pawlowski).

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