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| Arrière-plans | ||
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| Le Danemark
était habité au commencement de l'ère chrétienne
par les Jutes ou Goths,
par les Cimbres
et par les Angles. Il eut longtemps pour
rois des princes goths, qui se prétendaient issus d'Odin La dynastie skjoldungienne
s'éteignit au Danemark en 1047
et fut remplacée par les Esthrithides (Estritides), fondée
par Svend Estridsen. Sous cette dynastie, les
règnes de Valdemar le Grand, de Knud VI, et de Valdemar II, étendirent
la domination danoise sur tout le littéral méridional de
la Baltique. Le Danemark acquit l'île de Rügen (1168),
la Slavenie Les Esthrithides
s'étant éteints en 1375,
la succession devint litigieuse jusqu'à ce que la tutrice du Danemark,
Marguerite, fille de Valdemar IV, eût donné la couronne à
Éric de Poméranie |
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| La
dynastie Skjoldungienne
En référence
à Skjold, fils d'Odin Les annales et chroniques
anglo-saxonnes, irlandaises, franco-latines, arabes, grecques nous renseignent
sur les Vikings (corsaires) qui ravageaient
les cloître où elles étaient
écrites; les vieilles traditions scandinaves
recueillies au Moyen âge dans les
Eddas Dans cette période,
les Danois avaient obtenu l'hégémonie qu'ils disputaient
aux Suédois dans la période précédente. Dès
le IXe
siècle, Ragnar Lodbrok et ses fils
ou leurs compagnons, non contents de dominer dans toute la Scandinavie,
avaient porté leurs déprédations dans l'empire carolingien
et jusque dans le califat de Cordoue La progression du christianisme - Quoique l'on puisse signaler, pour cette période, de magnifiques tombeaux dans des tertres, les sépultures sont généralement en pleine terre, comme dans les cimetières des pays chrétiens. Au Danemark l'odinisme (Dans les guerres civiles entre les roitelets qui se partageaient le Jutland et les îles, plusieurs d'entre eux, comme Harald Klak, s'étaient reconnus vassaux de l'empire franc, quoique Godfred eût tenu tête à Charlemagne et que son neveu Hemming eût conclu avec l'empereur (811) un traité par lequel l'Eider devait être à perpétuité la limite entre les deux États. Dan Mykillali, c. à d. le Magnifique, réunit le Seeland et les autres îles danoises à la Scanie, et en forma sous le nom de Danemark un État séparé du reste des peuples scandinaves. Gorm le Vieux acheva, par la conquête du Jutland en 865, de constituer la monarchie danoise, et son fils Harald Blaatand (= Harald à la Dent bleue) étendit sa domination sur toute la Norvège méridionale; mais, bien que sa mère eût restauré le Danevirke, il ne put le défendre contre l'empereur Otton II, qui en brûIa les parapets en bois et s'avança jusqu'au Limfjlord (974). Svend Tveskjoeg ou Tsveskaeg (= Suénon à la Barbe fourchue), fils de Harald, à qui il avait disputé le trône, régna après lui non seulement en Danemark (985), mais encore en Angleterre (1013). Il eut pour successeur dans le premier de ces deux royaumes son fils cadet Harald (1014), dans le second Knud le Grand qui, à la mort de son frère (1018), réunit de nouveau les deux États. Il se rendit maître d'une partie de l'Écosse et du pays vende d'entre L'Elbe et l'Oder; il conquit aussi toute la Norvège (1027), dont il donna le gouvernement à son neveu, Haakon Eiriksson, puis à son fils Svend. A sa mort (1035), un de ses fils, Harald Harefod, fut proclamé roi en Angleterre, un autre, Hardeknud, en Danemark. Celui-ci, étant sur le point de livrer bataille à Magnus le Bon, roi de Norvège, convint avec lui que si l'un d'eux mourait sans enfants, l'autre lui succéderait. C'est ce qui advint à son décès (1042); en Angleterre où il avait remplacé son frère (1040), il eut pour successeur l'Anglo-Saxon Édouard, et au Danemark, Magnus le Bon. Malgré son surnom, celui-ci ne put supplanter chez ses nouveaux sujets l'affection pour l'ancienne dynastie. Un membre de celle-ci, qu'il avait fait jarl (= duc) du Danemark, Svend, fils d'Estrid, soeur de Knud le Grand, se révolta à plusieurs reprises contre Magnus qui, à sa mort (1047), le reconnut pour son héritier au Danemark. ll eut à lutter jusqu'en 1064 contre Harald Hardrâdé, le nouveau roi de Norvège; ensuite contre Guillaume le Conquérant auquel il disputa vainement l'héritage de Knud le Grand; enfin, contre les Vendes (Slaves) dont la défaite à Lyrskov (1043) n'avait pas arrêté les incursions. Naissance d'une puissance régionale Les Esthrithides.
Pendant que les princes
se querellaient, les Vendes, qui occupaient tout le littoral au Sud de
la Baltique, saccageaient le Danemark et s'attaquaient même à
des villes fortes comme Odense Les Vendes de Poméranie Ce n'était pas assez de ce démembrement de l'empire, il fallut encore que Valdemar Il lui-même morcelât le royaume. En faisant proclamer pour héritier son fils Erik (1231), il créa des fiefs personnels en faveur de ses autres fils; le duché de Slesvig pour Abel; les îles de Laaland et Falster pour Christophe; le Bleking pour Knud; le Halland pour son petit-fils Niels. Erik Plovpenning était à peine monté sur le trône (1241) que les nouveaux ducs se déclarèrent indépendants. II les fit rentrer dans l'obéissance, soumit les Skaniens révoltés et fit une heureuse expédition en Estonie, mais il fut assassiné en 1250. Ses deux frères,
Abel,
qui passait pour être l'instigateur du crime, et Christophe ler,
régnèrent successivement, l'un jusqu'en 1252,
l'autre jusqu'en 1259.
Ce dernier, ayant été élu au détriment des
fils d'Abel encore mineurs, dut investir l'un d'eux du duché de
Slesvig, qui fut ainsi de nouveau séparé des domaines directs
de la couronne. Aux luttes à propos de ce fief se joignirent des
querelles religieuses avec l'archevêque de Lund, Jacob Erlandsen.
Elles n'étaient pas terminées à la mort de Christophe
Ier (1259).
Son fils, Erik Glipping, qui lui succéda sous la régence
de sa mère, l'énergique Marguerite Sprenghest, eut à
lutter contre le même prélat; contre les ducs de Rügen
(Jarimar) de Sudjutland et de Halland, deux fiefs qu'al réunit temporairement
à la couronne; contre Magnus Lagabaeti, roi de Norvège, à
propos d'une dot; enfin contre sa propre noblesse qui le fit égorger
(1286).
Sous son fils Erik Menved, les assassins bannis se coalisèrent avec
le roi de Norvège et l'archevêque de Lund, Jens Grand, qui
mit le royaume en interdit. La paix ne fut rétablie que par les
traités de Copenhague Les Jutlandais, délivrés du joug de l'étranger, élurent pour roi l'un des fils de Christophe II, Valdemar III, qui mérita le surnom de Restaurateur. Il reconquit, en effet, ou racheta successivement tous les territoires démembrés; il annexa même au Danemark (1361) les îles suédoises d'Oeland et de Gotland, d'où le titre de roi des Goths qu'ont porté tous ses successeurs. Il prépara l'union dano-norvégienne en fiançant (1363) sa fille Marguerite avec le roi Haakon ; mais, pour se procurer des ressources, il dut vendre l'Estonie aux chevaliers teutoniques (1346). Il fut toute sa vie aux prises avec les princes voisins et les villes hanséatiques qui lui imposèrent un onéreux traité de commerce (1370) et contre ses propres sujets, fatigués par ses perpétuelles demandes d'hommes et d'argent. A sa mort (1375), le royaume était puissant et prospère, malgré les pertes causées par les guerres, les révoltes et la peste noire (1350). Avec lui s'éteignit la descendance agnatique de Svend Estridsen. L'union et la
désunion scandinaves.
Mais Erik, qui ne prit les rênes de l'État qu'après elle (1412), quoiqu'il eût été proclamé majeur dès 1400, n'hérita pas de son habileté politique. Il ne put venir à bout des comtes de Holstein soutenus par les villes hanséatiques et il dut céder à Adolphe, l'un d'eux, la possession viagère du Slesvig (1435). Les soulèvements d'Engelbrekt (1434) et de Charles Knutsson (1436) lui firent perdre la couronne de Suède; il renonça à celle de Danemark, où le Conseil lui faisait des difficultés et il se retira dans l'île de Gotland, d'où il écuma la Baltique pendant dix ans. Après sa déposition (1439), son neveu Christophe III, dit aussi de Bavière, fut élu d'abord président de l'État suédois, puis roi de Danemark (1440), de Suède (1441) et de Norvège (1442). Il dut reconnaître le comte Adolphe de Holstein comme duc héréditaire de Slesvig et il réprima plusieurs jacqueries (1439, 1441), mais il ne réussit pas à diminuer les privilèges des Hanséates. Il mourut sans enfants (1448). Les premiers des
Oldenburg.
Son fils Jean eut bien de la peine à lui succéder quoiqu'il eût été proclamé héritier des trois royaumes et des deux duchés (le comté de Holstein avait été élevé au même rang que le Slesvig en 1474). Son élection fut pourtant confirmée en Danemark (1481), en Norvège (1483) ; mais, par les intrigues du président Sten Sture, elle fut retardée en Suède jusqu'en 1497, quoiqu'il eût cédé à ce royaume l'île d'Oeland, danoise depuis 1361. Les duchés, ou il ne put être élu que conjointement avec son frère Friedrich, furent partagés (1490) en parties royale et gottorpienne ou ducale. Les deux ducs, dans l'espoir de s'agrandir, envahirent la petite république des Ditmarches, mais leur armée fut détruite (1500). A cette nouvelle, les Suédois firent de nouveau défection (1501), les Norvégiens les imitèrent (1502) et les villes hanséatiques attaquèrent le roi Jean (1510), parce qu'il prétendait leur interdire tout commerce avec les révoltés. II mourut (1513) peu après avoir conclu la paix avec elles et avec la Suède (1542). Entre-temps, le Danemark, devenu un pays européen parmi d'autres, avait suivi l'évolution culturelle du reste du continent. L'imprimerie avait fait son irruption en 1489. Le Moyen âge ici aussi devait céder la place à la Renaissance. (A19). |
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