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| Encyclopédie | ||
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Occultations et Passages |
Aperçu |
On
appelle éclipseOmbre et pénombre - On désigne sous le nom d'ombre géométrique d'un corps par rapport à un point lumineux la portion de l'espace dont tous les points sont tels que, si on les joint au point lumineux par une ligne droite. cette droite rencontre le corps considéré. Cette portion de l'espace n'est donc pas éclairée par le point lumineux. La surface qui limite la région de l'ombre est un cône à section irrégulière, dont le point lumineux est le sommet et dont les génératrices sont tangentes au corps opaque. Lorsque, au lieu d'un point lumineux, en a un corps lumineux, l'espace au lieu d'être divisé en deux régions, l'une d'ombre et l'autre de pleine lumière, se trouve partagé en trois; aux deux premières vient s'ajouter la pénombre, c.-à-d. une portion de l'espace dont les points ne reçoivent qu'une partie de la lumière que le corps lumineux leur enverrait si le corps opaque n'existait pas. La pénombre est comprise entre deux surfaces, l'une qui limite l'ombre et l'autre qui limite la région de pleine lumière. La première surface petit être engendrée par un plan tangent au corps lumineux et au corps opaque prenant toutes les positions possibles, mais telles que ces deux corps soient du même côté du plan; c'est la surface séparant l'ombre de la pénombre; l'autre surface, celle qui sépare la pénombre de la pleine lumière, peut être engendrée par un plan, tangent encore aux deux corps qui se trouvent cette fois de part et d'autre du plan. La quantité de lumière reçue aux divers points de la pénombre varie suivant sa distance à ces deux surfaces limites. (A. Joannis).Lorsque la Lune s'interpose devant le Soleil, il y a éclipse, parce que la Terre est dans l'ombre ou la pénombre de la Lune; lorsque la Terre s'interpose entre le Soleil et la Lune, il y a éclipse parce que la Lune se trouve dans l'ombre ou la pénombre de la Terre. La plupart du temps, les phénomènes d'éclipses sont bien moins spectaculaires que ceux qui impliquent conjointement nos deux luminaires. Lorsqu'un astéroïde Il en est de même des transits d'exoplanètes
circulant autour d'autres étoiles. Ces événements
ne sont pas encore directement observables, mais les astronomes en ont
déjà obtenu des indications indirectes, comme
dans le cas du passage d'Osiris (dénomination encore non officielle),
la planète extrasolaire découverte autour de l'étoile
HD209458, et obtenues en novembre 1999 par G. W. Henry (université
d'État du Tennessee) et G. Marcy (université de Californie
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Mise en ordre |
Les
occultations*
Le terme d'occultation s'applique à
tout phénomène de recouvrement apparent d'un astre par un
autre. Le commencement ou disparition de l'astre s'appelle immersion,
la sortie émersion; - des termes introduits
au XVIIe siècle
par Picard LalandeDu fait du grand diamètre angulaire de la Lune, c'est donc d'abord à elle que l'on se réfère lorsqu'on parle d'occultations. Notre satellite, en effet, dans son mouvement de révolution mensuel autour de la Terre, recouvre successivement pour un observateur terrestre les étoiles (quotidiennement) et les planètes (de temps à autre) situées une bande de la sphère céleste d'une largeur égale à celle de son disque. Ces astres sont occultés ou cachés pendant un certain temps, de là le nom du phénomène. Certaines occultations peuvent être aisément perçues à l'oeil nu - celles d'Aldébaran (Taureau), par exemple -, et dans les anciennes chroniques l'on trouve mentionnés des phénomènes de ce genre; ces données sont assez intéressantes, car elles permettent de fixer des dates et de contrôler les tablesDans l'ombre de Zeus... En dehors des occultations, on parle encore d'éclipse quand on a affaire à un satellite qui, entrant dans le cône d'ombre projeté par sa planète à l'opposite du Soleil, voit sa lumière s'éteindre progressivement. C'est typiquement ce qui se produit lors des éclipses de Lune, quand notre satellite passe par l'ombre de la Terre. Après celles-là, les éclipses de satellites qui ont joué un plus grand rôle dans l'histoire de l'astronomie sont celles des satellites galiléens de Jupiter. C'est en observant attentivement les variations des temps qui s'écoulent entre deux éclipses consécutives de Io, par exemple, que RoemerCes éclipses correspondent à l'obscurité produite sur le disque d'un satellite, par l'ombre de la planète géante, qui se trouve alors placée entre le Soleil et le satellite. Les satellites de Jupiter tournent en peu de temps autour de cette planète : leur orbite est peu inclinée par rapport à celle de Jupiter : et leur volume est très petit en comparaison de celui de Jupiter. Il arrive de-là qu'à chacune de leurs révolutions, ces satellites sont nécessairement plongés dans l'ombre de Jupiter; d'où il suit que leurs éclipses sont très fréquentes. Mais il faut savoir qu'avant l'opposition de Jupiter, et pendant tout le temps qu'il passe au méridien le matin ou après minuit, les éclipses de ses satellites se font à l'ouest de Jupiter : au contraire après son opposition, et pendant tout le temps que Jupiter passe au méridien le soir ou après midi, ces éclipses se font à l'Est de Jupiter. La distance apparente du satellite, par rapport à Jupiter, au moment d'une éclipse; est d'autant plus grande, que Jupiter est plus près de la quadrature. Il y a principalement deux choses à observer dans une éclipse d'un satellite jovien; à savoir, son immersion et son émersion. Lorsque le satellite commence à se plonger dans l'ombre, ce qui est le moment de son immersion, on le voit diminuer peu à peu, et enfin disparaître totalement; ce qui est l'immersion totale. Ensuite il faut être très attentif à saisir le moment de son émersion, qui arrive à l'instant on l'on commence à voir pointer le satellite : après quoi on le voit augmenter peu à peu jusqu'au moment de l'émersion totale. |
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